APPARAT
-qui est séparée des muscles par un tissu cellulaire lamelleux. A leur extrémité, les aponévroses se fixent aux saillies osseuses et chacune d'elles est munie d'un muscle tenseur. Voy. Fascia.
APOPHTIIEGMÉ (du gr. ànôsOeyfxa), dit mémorable de quelque personnage célèbre, pensée forte et exprimée laconiquement. Plutarque nous a conservé un grand nombre d'apophthegmesdesanciens. Lycosthène (Wollïhardt) a donné un intéressant recueil d'Apophthegmes.
AFOPIIYLLITK (du gr. à7ro?u).).i'Çeiv, s'exfolier), substance blanche, brillante, souvent nacrée, qui cristallise en p -ismes à base carrée clivables parallè.ement à la base; elle raye difficilement le verre et pèse de 2,335 à 2,460. C'est un silicate de chaux et de potasse [8 Ca Si» + KSi6 + 16 Aq]. On la trouve dans les minerais de fer magnétique de Suède; dans les calcaires qui accompagnent les minerais de cuiv re du Banat ; dans les minerais de plomb du Hartz, et dans les roches basaltiques du Tyrol et des îles Féroô.
APOPHYSES (du gr. àTtôyUdt;). On nomme ainsi les éminences naturelles des os, lorsque ces éminences sont allongées et très-saillantes. Elles ont reçu différents noms qui expriment leur forme, tomme A. styloïde, A. coracoïde, etc., c.-à-d. en forme de stylet, de bec de corbeau, etc.; ou qui rappellent le nom dequelqueanatomiste, comme Y A. d'Ingrassias (ce sont les petites ailes du sphénoïde). Elles ont ordinairement un point d'ossification spécial et ne sont pas soudées à l'os principal dans l'enfance.
APOPLEXIE (du gr. &K<McXY)|Ca), état morbide caractérisé par une suspension plus ou moins brusque, plus ou moins prolongée, de la sensibilité et du mouvement, sans que la respiration et la circulation soient toutefois interrompues, et qui amène la mort soit subitement, soit à la suite de quelques accès laissant après eux une paralysie partielle ou totale. Cet ^tat est produit tantôt par un épanchement sanguin, soit dans la substance du cerveau (étovrdissement, coup de sang, apoplexie sanguine ou A . proprement dite), soit dans la cavité de l'arachnoïde ou dans les ventricules du cerveau {A.rnéningée);X.z.\\\.bt par une accumulation de sérosités dans les mêmes parties du cerveau (A. séreuse); quelquefois il se produit sans cause appréciable {A . nerveuse) : cette dernière forme est très-contestée. Souvent l'apoplexie est produite parla présence subite d'un caillot de sang dans une artère du cerveau : ces caillots ont reçu dans la science moderne le nom d'embolies. Voy. ce mot.
L'apoplexie sanguine, qui est la plus commune, peut être provoquée par l'excès des travaux intellectuels ou des émotions morales, l'abus des liqueurs alcooliques, l'exposition à un soleil trop ardent ou à un froid trop intense, la suppression d'une évacuation habituelle, etc. Elle est surtout fréquente dans l'âge mûr et dans la vieillesse. Quelquefois l'attaque survient d'une manière brusque et inopinée (A. foudroyante); alors la mort a lieu sur-le-champ. Le plus souvent, l'attaque est annoncée par divers symptômes, violents maux de tète, ébl uissements, vertiges, palpitations, tintements d'oreilles, fourmillements dans les membre^, somnolence, parole embarrassée, intelligence engourdie. On peut prévenir l'attaque par des i missions sanguines, par l'emploi des révulsifs, p. ex. l'usage répété du laines. Quand elle a eu lieu, il faut au plus tôt débarrasser le malade de ses vêtements, le transporter dans un lieu aéré, d'une température fraîche, éloigné du bruit; maintenir la tête élevée et découverte. Le médecin jugera ensuite s'il convient de pratiquer une saignée générale ou locale. On appliquera en même temps sur la tête des compresses imbibées d'eau froide et souvent renouvelées. A ces moyens on ajoutera des pédiluves sinapisés, des lavements laxatifs ou purgatifs, enfin la diète et le repos le plus absolu.
APORRHAÏS, mollusque. Voy. Anséiune.
APOSIOPESE (du gr. àitociomYiai;), synonyme de Réticence. Voy. ce mot.
APOSTASIE (du gr. à7to«rraa{a), acte de celai qui renonce à sa religion, spécialement à la religion chrétienne, ou d'un religieux qui renonce à ses vœux. La plus célèbre apostasie est celle de l'empereur Julien. Les premiers temps de la Réforme et de la Révolution française ont offert un assez grand nombre de religieux qui apostasièrent. — Dans l'ancien Droit canonique, l'apostat était frappé de diverses peines, telles que l'excommunication, la privation de juridiction, des droits de cité, etc.
APOSTÈME, Apostlme. Voy. Abcès.
A POSTERIORI, A PRIORI. La première expression désigne en Philosophie les connaissances que l'intelligence humaine emprunte à l'observation, soit externe, soit interne ; la seconde, celles qu'elle tire de son propre fonds avec le secours de la raison. Voy. Idées. — Voy. aussi Arci ment.
APOSTROPHE (du gr. iiroarpoip]), figure de pensée par laquelle on se détourne de l'objet de son discours pour s'adresser tout à coup à une personne ou à une chose. Cette figure est d'un grand effet quand elle est bien placée. Telle est celle que Racine met dans la bouche du grand-prêtre Joad, au milieu de sa prophétie (Athal., III, 7;:
Pleure, Jérusalem, pleure, cité perfide.
Des prophètes divins détestable homicide.
C'est aussi, en Grammaire, un petit signe (') bien connu, qui marque l'élision.
APOTHÈME (du gr. â7toTt0r,p.i, déposer), perpendiculaire abaissée du centre d'un polygone réguliei sur un de ses côtés. — L'A. d'une pyramide régulière est la hauteur d'un des triangles égaux qui forment sa surface latérale.
APOTHÉOSE (du gr. à7ro9Écoffi:), cérémonie par laquelle les anciens plaçaient un homme illustre au rang des dieux. Chez les Grecs, cette cérémonie remonte aux temps les plus reculés ; les héros étaient des hommes divinisés. On en trouve quelques exemples dans les temps historiques: ainsi, Alexandre mit au rang des dieux son ami Éphestion. Mais c'est à Romeque cette cérémonie fut le plus multipliée: Romulus d'abord, et plus tard la plupart desempereurs romains furent divinisés après leur mort. Pour célébrer l'apothéose de ces derniers, on plaçait sur un lit d'ivoire une image en cire du défunt. Le sénat la visitait, et des médecins donnaient des bulletins de sa santé; au 7' jour, ils annonçaient sa mort. On portait alors le lit de parade au Champ de Mars, on le plaçait sur un catafalque, formé de mat iè es combustibles; on chantait tout autour des hymnes en l'honneur du défunt; puis l'empereur régnant mettait le feu au catafalque, et après lui les sénateurs et les chevaliers. Du milieu des flammes on voyait sortir un aigle qui, selon la croyance, einp rtait aux cieux l'âme du défunt. Si c'était une impératrice, on se servait d'un paon au lieu d'aigle.
Apothéose. I.n Physique, on appelle Apothéoses certains météores lumineux. Quelquefois un observateur placé sur uneéminence, le dus tourné au soleil, et regardant un nuage ou un brouillard en face de lui, voit son ombre projetée sur le brouillard. Quelquefois aussi la tête de l'omb,- parait environnée de couronnes irisées. Ces phénomènes se produisent assez souvent sur le Brocken, en Hanovre; ils constituent le fameux spectre du Brocken qui a donné à cette montagne une célébrité superatitie
APOTHICAIRE (du gr. àitobr,y.r„ boutique), synonyme de Pharmacien. Voy. Pharmacie.
APOZÈME(du gr. àirôÇepa), potioncuraposéed'une décoction ou infusion d'une ou de plusieurs substances végétales, à laquelle on ajoute divers autres médicaments, tels que sels, sirops, électnaires, teintures. Les Apozhnes ne sont guère employés auj., à cause du dégoût qu'ils inspirent an malade.
APPjtfRAT, en lat. Apparat us, nom donné autrefois à certains livres disposés en forme do dictionnaires ou de catalogues et propres à faciliter les études :