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LITTÉRATURE

LITORXE, espèce Ap Crier à tête cendrée.

LITOTE (du gr. Xit6tï|Ç, petitesse) ou diminution, figure de Rhétorique qui consiste h employer, une expression plus faible pour faire comprendre qu'on pourrait en employer une infiniment plus forte: Va, je ne te hais pas! pour «je t'aime ardemment;» Us ne s'aiment pas, pour « ils se détestent. »

LITRE >le litron, anc. mesure de capacité;. C'est, dans li système métrique, L'unité principale de M*

tant pour les liquides que pour les sub S. Sa capacité est celle d'un décimètre cube. Les multiples usités sont le décalitre et l'hectolitre, qui valent respectivement 10 litres et 100 litres? li s sous-multiples sont le décilitre et le centilitre qui valent le 10e' et le 100e du litre. Dans la pratique, la loi autorise la fabrication de mesures matéégales non-seulement au litre et à ses multiples et sous-niultipics usités, mais encore à leur double et à leur moitié. Ces mesures matérielles ont la forme de cylindres dont la hauteur est égale au diamètre delà base s'il s'agit des grains, ou double du diamètMPde la base si elles sont destinées aux liss autres que le lait. — Lors de la création des nouvelles mesures, en 1793, le litre fut un instant désigné sous le nom de culil.

litre pour listre; de lista, bande), ceinture funèbre. Voy. Ceinture.

LITRON (du b.-lat. titra ; du gr. Xfxpa), ancienne mesure de capacité pour les grains. Le litron contenait 40 pouces cubes (0 lit. 813). Il fallait 12 litrons pour un boisseau. Le "tableau suivant donne la conversion des litrons en litres.

litrons.

Litres.

Litrons.

Litres.

LITTÉRAL (du lat. litteralis). En Algèbre, on appelle grandeurs littérales, celles qui sont exprimées par des lettres. Voy. Algèbre.

En Théologie, on oppose, en parlant de l'Écriture, le sens littéral au sens allégorique ou mystique. Voy. Mystique.

En Linguistique, en parlant du grec, de l'arabe et de quelques autres langues, on entend par langue littérale, la langue ancienne et écrite par opposition à la langue moderne et vulguire. — Une traduction, une version est littérale, lorsqu'elle est faite mot à mot; un commentaire est littéral lorsqu'il suit le texte mot par mot.

LITTÉRATURE, LETTRES, BELLES-LETTRES (du lat.

liftera, lettre, écriture, et litteratura, alphabet, grammaire). Ces divers noms désignent à la fois : 1° l'art de produire les œuvres d'esprit, spécialement celles de la poésie et de l'éloquence; 2° l'ensemble des productions littéraires d'une nation, d'une époque ; o° la connaissance des règles qui doivent diriger les écrivains, l'étude et la critique des œuvres littéraires; 4° l'histoire des œuvres de l'esprit humain. — Lettres est opposé à Sciences. Unies, les lettres et les sciences embrassent tous les objets d'étude, et forment l'ensemble complet de la culture intellectuelle.

Considérée selon les matières dont elle s'occupe,

11a Littérature comprend : 1° la Poésie et ses nombreux genres ; 2° Y Éloquence, sous quelque forme qu'elle se produise; 3° Y Histoire; 4° la Philosophie et la Littérature scientifique ; 5° les études qui s'occupent des langues, instruments de toute littérature, la Grammaire, la Philologie, la Linguistique; 6° enfin celles qui ont pour but d'imposer des règles aux œuvres de l'esprit, ou d'en apprécier la valeur : Rhétorique, Poétique, Critique littéraire, Esthétique (Voy. ces noms). — Considérée selon les temps ou les pays, la littérature peut se diviser en L. antienne ou moderne, L. grecque on latine, L. française, ita-

lienne, anglai e, allemande, etc. Voy. aussi Classiqce; Les sujets sur lesquels s'exerce la littérature varient également selon les époques et selon les pays,

et il en est de même de la forme sous laquelL matières sont traitées : ce qui a pu faire dire avec vérité que « la littérature est l'expression de la société (Voir Benloew, Essai sur l'esprit des liti tures, L870). » La li térature a été cuMvi

[ues par les ; euples civilisé: ; cependant elle a fait particulièrement la gloire de certains sii qui ont reçu de lu le oo

sont chez les Grecs, les siècles de Périclès et d'Alexandre; chez les Romains, le siècle d'Auguste; en Italie, le siècle de Léon X; en France, le siècle de Louis XIV.

Les principaux ouvrages où l'on pourra étudier les principes de la littérature sont, parmi les traitée didactiques, le Traité des Etudes de Rollin, les Eléments de littérature et le Dictionnaire delittéi i de Mar-mootel, les Cours de belles-lettres de Le Batteux, de Domairon, de Dubois-Fontanelle, de IL Blair, le Cours analytique de littérature de L cier; parmi les ouvrages de critique littéraire, le Lycée ou Cours de littérature de La Harpe, et surtout les divers Cours de littérature de MU. Villemain, Saint-Marc Girardin, Nisard, ainsi que les articles critiques de Gust. Planche, Ste Beuve, etc.

Pour l'histoire de la littérature, on pourra consulter l'Histoire littéraire d'Eichhorn, le Manuel de l'histoire de la littérature de Wachler,17ftîfo«re de la poésie et de l'éloquence de Bouterweck, l'Histoire de la littérature de l'Europe pendant les xve, \\ ic et \\ ne siècles, de Hallam; pour les littératures spéciales, l'Histoire de la littérature grecque de Schœll,d'Otftied Mûller, de Bernhardy, etc., l'Histoire de la l'

tmatne de Schœll, de Bcehr, de Bernhardy, l'Histoire littéraire de l'Italie de Ginguené (avec la la continuation de Salfi), l'Histoire de la littérature du midi de l'Europe de Sismondi, l'Histoire littéraire delà France, monument colossal, entrepris par les Bénédictins (D. Rivet, D. Taillandier, D. Clém sncet), continuée de nos jours par l'Académie des Inscriptions et Belles-Lettres ; l'Histoire de la littérature allemande de Gervinus (en allem.), le Dit nuire critique des auteurs anglais et américains de St Austin Allibone, etc. — De bons abrégés d'histoire littéraire ont été donnés en France : par MM. Pierron pour la Littérature grecque) ; Charpentier, Pierron (L. latine); D. Nisard, Geruzez, Demogeot, A. Nettement [L. française) ;Eichhoïï(L. du Nord , Perrens (L. italienne"; E. Baret L. espagnole), etc. Voir en outre : A. Michiels, Histoire des idées littéraires eu France au xi\e siècle (4e éd. 1803; ; Em. Cbasles , Histoire nationale de la littérature française 1870 et sùiy.); Vapereau, l'Année littéraire (1858 et ann. suiv.), etc.

Sous le titre, assez impropre, de Leçons de littérature, il a paru plusieurs recueils de morceaux choisis, tirés des meilleurs écrivains (en prose ou en vers , français, latins, grecs, anglais, italiens, etc. Les premiers furent publiés par MM. Noël et de Laplace, qui ont trouvé de nombreux imitateurs. Parmi les compilations de ce genre, on remarque les Chefsd'œuvre de l'éloquence et de la poésie de l'abbé -Marcel, où les morceaux sont distribués par ordre de genres; le Trésor littéraire de la France, publié par la Société des gens de lettres (1866); les rocles français de M. E. Crépet (1861-63), les prosateur* ans au xix* siècle de M. Godefroy 1870 , etc. Les Anglais ont de bons recueils analogues, connus sous le titre A' Elégant extraits.

La littérature est, chez tous les peuples policés, le principal objet de l'enseignement classique. En France, elle est spécialement enseignée, à des degrés divers, dans les lycées et collèges, et dans les Facultés des lettres (Voy. ces mots). — L'Académie française met annuellement au concours des sujets d'élo'quence et de poésie ; elle distribue aussi des

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