‹ Dictionnaire universel des sciences, des lettres et des artsChapitre 92 sur 1672 · ARACHIDE · texte numérisé non relu

ARACHIDE

Culture ; le Jardin d'acclimatation en possède un également. Tout le monde a pu admirer les aquariums d'eau douce et d'uau de mer établis à l'Exposition universelle de Paris en 18G7 et à celle du Havre en 1808. — Quant aux aquariums appropriés à l'Horticulture, ce sont des bassins, chauffés par un thermosiphon et recouverts d'un vitrage, de manière à former une véritable serre aquatique où règne une atmosphère constamment chaude et humide, atmosphère nécessaire à un grand nombre de plantes, comme les Nym phseas, les Victoria Regina, les Pontédériées, certaines Broméliacées, etc.

AQUA-TI>'TE 'de l'ital. acqua-tinta, eau teinte), gravure à l'eau-forte imitant le dessin au lavis. Voy. GitAvunE.

AQUA-TOFANA, c.-à-d. en ital. eau de Tofana, dite aussi Acquetta di Napoli, poison très-subtil dont on attribue l'invention aune femme de Palerme, nommée Tofana, qui commença à le répandre vers 1059. Ce poison n'agissait que lentement, et ne laissait aucune trace. Tofana, dont les crimes ne furent découverts qu'en 1707, mourut, dit-on, étranglée en prison, après avoir causé la mort de plus de 600 personnes, au nombre desquelles on compte deux papes.

— On croit que Y Aqua-Tofana était une solution trèsétendue d'acide arsénieux mêlée à d'autres substances qui la déguisaient.

AQUATIQUES (Plantes), plantes qui vivent dans les eaux-douces. On distingue les plantes aquatiques propr. dites, qui sortent en partie de l'eau, comme le Nénuphar, l'Alisme, le Potamogéton, etc., et les plantes aqua fit es, qui vivent entièrement submergées, comme les Cératophylles, les Myriophylles, etc.

AQUEDUC (du lat. aqua? ductus), canal construit en pierre ou en maçonnerie, et élevé sur un terrain inégal pour ménager la pente de l'eau et la conduire dans un lieu qui en est dépourvu. Quand il traverse des vallées, il est supporté par des arcades, qui quelquefois même sont élevées par étages les unes audessus des autres. On citait dans l'antiquité l'aqueduc de Sésostris à Memphis, celui de Sémiramis à Babylone, celui de Salomon dans le pays d'Israël. Le premier aqueduc construit par les Romains fut dû à Appius Claudius (312 av. J.-C.) : on le nommait Aqua Appia. On construisit ensuite : l'Anio vêtus (273), Y Aqua Marcia (146), YAquaJulia (35), Y Aqua Virgo (21) ; ce dernier, construit par Agrippa, avait 14,105 pas romains. Parmi les aqueducs que les Romains construisirent dans les provinces, les plus célèbres sont : Y A. de Nimes, dit aussi pont duGard, qui a 3 rangs d'arcades av.pevposées-A'A. de Ségovie;YA. de Metz, qui traversait la Moselle; YA.d'Arcueit, près de Paris, attribué à Constance Chlore, et relevé ou plutôt remplacé en 1624 par Marie de Médicis. Louis XIV fit exécuter les A. de Montpellier, du Bue, près de Versailles, de Maiutenôn (inachevé;. De nos juins on a élevé VA. de Roquefavour (achevé en 1848; qui conduit à Marseille les eaux de laDurance et ceux qui amènent à Paris les eaux de la Dhuys et de la Vanne.

— Voy. Ponts-canaux et Conduite des eaux.

Les Anatumistes emploient par analogie le mot Aqueduc pour désigner certains conduits qui établissent des communications entre différentes parties des Organes : tels sont Y A. de Fallope, ou canal spiroïde de l'os temporal; Y A. du vestibule, conduit osseux qui s'étend du vestibule à la face postérieure du rocher; VA ■ du limaçon, conduit très-étroit qui va de la rampe du tymppn au bord postérieur du rocher; VA. de Syl- Vius, can&l intermédiaire des ventricules, situé dans l'épaisseur du cerveau.

AQUICULTURE. Voy. PlSClCOl/rOKK.

AQUll'OLIACEES (du lat. aq ni folium ; houx) , famille de plantes, synon. d'IUcinées. Voy. ce mot.

AQUILA1RE, Aquilaria, grand arbre originaire des Indes Orientales, est le type de la famille peu nombreuse des Aquilariées, voisine des Térébinthacées. C'est de cet arbre qu'on tire le Bois d'aigle ou Bois d'alocs, dit aussi Agalloche, Garo, Calambouc,

bois pesant, résineux, d'une odeur faible que la chaleur rend aromatique et agréable. Les Indiens en brûlent dans leurs maisons pour purifier et parfumer l'air. Il en existe plusieurs variétés que l'on cultive en serre chaude.

AQUILEGIA. Voy. Ancolie.

AQUILON (du lat. aquilo), le vent du nord, et en général tout vent violent et froid.

ARA (onomatopée), Macrocercus, genre de Perroquets à longue queue, de l'Amérique du Nord, caractérisé par une queue plus longue que le corps, étagée, pointue ; des joues dépourvues de plumes, recouvertes d'une membrane blanche ; un bec trèsfort et crochu. L'ara est remarquable par sa grande taille et par son plumage orné des plus brillantes couleurs, bleu, jaune d'or, vert, rouge De tous les aras, celui qui s'acclimate le mieux en France est Y Ara bleu de Buffon, d'un beau bleu d'azur avec le ventre jaune. Le plus grand est Y Ara macao qui atteint près d'un mètre.

ARABESQUES, ornements de sculpture, de peinture et d'architecture, ainsi nommés parce qu'ils sont surtout à, la mode chez les Arabes, sont formés de branches, de feuillage et de fruits, d'animaux et d'êtres imaginaires, ou de draperies, de rubans, de caractères d'écriture assortis, contrastés, groupés ou enlacés avec art, de manière à produire un effet agréable. La loi de Mahomet interdisant toute représentation de figures d'hommes et d'animaux, on n'en rencontre point dans les arabesques qui sont véritablement l'ouvrage des Arabes; mais les Européens, que n'atteint point cette défense, groupent ensemble dans les leurs toutes sortes de figures et d'objets bizarres. Les Romains ont connu ce genre d'ornements; les Arabes les ont remis à la mode en Europe au moyen âge et leur ont donné leur nom.

ARABETTE, Arabis, genre de la famille des Cimcifères, type de la tribu des Arubidées, renferme des plantes herbacées, annuelles ou vivaces, très-communes en Europe ; on les cultive dans les jardins. L'A. des Alpes ou printanière {A. alpiua) forme des touffes toujours vertes qui se couvrent de fleurs blanches un peu odorantes dèsla fin de mars. L'A petitetour ou Touret/e (A.turrita), dite aussi C/tou bâtard, monte à lm, et porte un épi de fleurs blanches et assez grandes. L'A. du Caucase (A. caucasica), est remarquable par la précocité de sa floraison et par les touffes veloutées de ses feuilles.

ARABENE, principe chimique soluble dans l'eau froide, et qui constitue en grande partie la somme arabique {Voy. Go.mme). Sa composition répond à la formule C^H^O11.

ARAC ou rack, nom donné par lpslnd:ens à toute liqueur spiritueuse, et surtout à celle qu'ils retirent suit du riz fermenté, soit d'un mélange de sucre de canne et de jus de noix de coco. — Les Tartares donnent le nom û'arac à une liqueur enivrante extraite du lait de cavale.

ARACARI, Pteroglossus, espèce de Toucan originaire du Brésil, un peu plus gros que le merle, et ainsi appelé par imitation de son chant. Voy. Toican.

ARACATCHA, genre de la famille des Ombellifères, tribu des Smyrnées. L'A.esculeiiia, originaire de l'Amérique méridionale et connue en Europe depuis 1804, est une herbe vivaceà racines tubéreuses, charnues, qui offre un aliment sain et agréable ; sa saveur tient de la châtaigne et de la pomme de terre: on la mange crue ou cuite sous la cendre. On n'est pas encore parvenu à l'acclimater en France.

ARACÉES ou Aroîdées. Voy. Aroïhées.

ARACHIDE, Arachis hypogœa, genre de la famille des Papilionacées-Hédysariées : c'est une plante annuelle, qui rampe en couvrant le sol comme d'une épaisse chevelure, et produit un grand nombre de longues gousses, renfermantdesespècesd'amandesde la grosseur d'une aveline et dites Pistaches de terre. A mesure que les gousses succèdent aux fleurs, elles entrent dans la terre pour achever leur maturité. Les

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