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ARASES

amandes de l'Arachide, fraîches ou cuites sous la cendre ou dans l'eau, offrent un aliment agréable ; on en extrait une huile limpide, inodore, moins grasse que l'huile d'olhe, et qui rancit difficilement; on en fait une pâte qui se mêle au cacao pour faire le chocolat; elle sert aussi à la fabrication des savons : cette huile se compose spécialement ù'aracliine,à'hypogéine et de palaiiline. — Cette plante, qui a toute l'utilité de l'olive et de la pomme de terre à la fois, est originaire de l'Amérique; elle n'est bien connue que depuis 17'j8, où elle a été décrite par le docteur Bodaid de la Jacopière. On la trouve auj. en Chine, au Japon, à Macassar, aussi bien qu'en Amérique ; elle prospère dans le Midi de l'Europe, au Sénégal et en Algérie.

ARACHNIDES (du gr. &0&)pi\, araignée), classe d'animaux Annelés, compris dans le sous-embranchement des Articulés, Ont pour caractère distinctif d'être privés d'antennes et pourvus de l\ paires de pattes. Leur tôte est habituellement soudée au thorax et la bouche n'a pour appendices que 2 paires de pattesmâchoires dont la première est souvent désignée par le nom de mandibules et la seconde par celui de palpes. Les Arachnides ont presque tous un système nerveux coalesccnt, c.-à-d. dont les ganglions sont réunis or> un seul. Les jeunesont en naissant la môme forme que les adultes, sauf chez les Acarides. — On peut partager cette classe en 5 ordres : Scorpio?iides, Aranèides^Gnli'odules, Phalcngides et Acarides.

ARACHNOÏDE, nom donné par les Anatomistes à diverses membranes, à cause de leur ténuité comparable à celle de la toile d'aratonée, ne s'applique maintenant qu'à une membrane séreuse qui fait partie des enveloppes ducerveau,et est placée cntrela pie-mère et la dure-mère.

ARAGONITE, état dimorphique du carbonate de chaux naturel (Ca C). Ce carbonate se trouve dans la nature sous deux formescristallines différentes: quand sescristauxappartiennentau sy-umedu prismedroit à base rhombe,il prend le nom d'Aragonite; il prend celui de Spath calcaire ou Spath d'Islande, quand ils appartiennent au système rhomboédrique. En outre, le spath ]èse 2,723; l'aragonite, 2,947. L'aragonite est tantôt blanche, tantôt verdàtre, grisâtre ou jaunâtre, généralement translucide quand elle est cristallisée. Quelquefois ses cristaux forment, comme dans les argiles de Dax, des groupements qui simulent des prismes hexagonaux réguliers. On la rencontre aussi en concrétions rayonnées, en masses fibreuses ou bacillaires et en enduits blanchâtres. L'aragonite, chauffée à la flamme d'une bougie, se délite en parcelles qui sont de petits rhomboèdres. — On la trouve empâtée dans les gypses, les argiles, les basaltes, en Auvergne, aux Pyrénées, en Dauphiné, en Angleterre. C'est en Aragon qu'on l'a trouvéepour la 1" fois, d'où son nom. Voy. Spath calcaire.

ARAIGNÉE (du lat. aranea). Pour le zoologiste, li s A c j uées, sous le nom d'Aranéides, constituent, avec les Mygales ou Tln'raphoses, un ordre de la classe des Arachnides, caractérisé par des mandibules cylindriques ou coniques, qui servent aussi pour piqni r ; d !S palpes t mtaculiformes et un abdomen renfl i portant à l'arrière des mamelons ou filières, qui sécrètent une liqueur s'épaississant au contact de 1 air pour fo mer ces fils soyeux avec lesquels elles enveloppent leurs œufs et tissent leur toile. Sous le rapport de la classification, Latreille distinguait : l ' des A. sédentaires, Bubdiv. en Rectigrades (Tubitèles ou Tapissières,] i |uitè s ou Filandières, Orbitèles ou Tendeuses' et Latérigrades : 2° des A. vagabondes, subdiv. en CitigradeseiSaltigrades.'WaitkQn&'&r distingue : i" des A. tei restres, qu'il subdivise en Vagabondes (Tubicoles, Gellulicoles, Coureusi s, Voltigeu ses, ! , Errantet (Niditèles el Filit

Sfdenta /■ s (Tapitèles, Orbitèles, Napitèlea et Ri titèlos); •> des A. aquatiques, dites aussi Nageuses et i Mire Argyro

Quant au genre i dite [Aranea, Te

gennrta), il est le type des A. sédentaires, section des Tapissières et a pour caractères : '4 yeux antérieurs disposés en ligne courbe, 2 filières supérieures plus saillantes que les h autres, une toile presque horizontale et accompagnée à sa partie supérieure d'un tube où l'animal se tient pour guetter sa proie. L .1. domestique vit dans nos demeures et tend sa toile dans les angles des murs : elle se nourrit surtout de mouche-. Le mâle est plus petit que la femelle et parait la redouter. Cette araignée est susceptible de s'apprivoiser: on sait que Pélisson, en fermé à la Bastille, avait apprivoisé une araignée qu'il attirait parle son d'un instrument. D'autres espèces se trouvent sur les haies el dans les buissons. — Dans le langage vulgaire on confond sous le nom d'araignées presque toutes les Aranéides, notamment celles des genres B\ Thomise, Sallique, etc. Le Faucheux à Ion gués pat t -s est un pliaiangide. Une espèce célèbre est la Tarentule, dont la morsure produit des effets singuliers.

Les araignées sont un objet de dégoût et leur aspect justifie cette aversion; en entre, elles répandent sur leur proie un venin qui la tue, mais il est à , eu près certain que ce venin n'offre aucun danger pour l'homme. D'un autre côté , elles nous rendent des services réels en chassant une foule d'insectes nuisibles aux fruits de la terre : c'est ce qui a fait donner à la Petite Araignée du raisin ou Théridion le nom de bienfaisante. On a essayé d'utiliser la toile d'araignée, mais on n'en a jamais pu faire que des étoffes sans solidité; on s'en sert quelquefois arrêter les hémorrhagies légères. On a cru longtemps aux signes tirésdes araignées. — Consul ter les travaux de Treviranus, Lyonnet, L. Dufour, Marcel de Serre;, Brandt,Walcke ia6r, l> ges, E. Simo.i, etc. Araignée d'eau. Voy. Gerius.

Le mot Araiiptée sert souvent à désigner certains objets dont la forme rappelle plus ou moins Tarai ou sa toile : ainsi, dans l'Art militaire, on m araignée les branches ou rayons de galerie, les conduits de mine ou chemins sous terre qui sortent d'un puits commun, et qui sont terminés chacun par un fourneau. — En termes de Marine, Varaignée est un réseau de lignes dormantes qui vont se terminer sur les étais des bas-mâts et se réunissent au même point en passant dans la môme moque ou boisd'a-aignée. — En termes de Chasse, c'est une sorte de filet dont on se sert surtout pour prendre les merles.

En Physique, l'Araignée de Franklin est un petit corps conducteur, taillé en forme d'araignée, et suspend u par un fil de soie entre le bouton d'une bout, ille de l.eydeetunetige qui communique avec l'armature extérieure. Tant que la bouteille est électrisée, l'araignée va et vient du bouton à la tige, et décharge peu à peu la bouteille.

ARAIRE (du lat. aratrum). Voy. CutnRUE.

ARALIACÉES, famille de végétaux Dicotylédones dialypéta'.es périgyneR,se compose de plantes h cées et d'arbrisseaux très-voisins de nos Ombellifères Genres principaux : Arabe, Moscatelline, Panax (Gin-Scng , lierre.

AIXALIK, Ara lia, genre type de la famille desAialiacées, renferme des plantes ligneuses origin de l'Amérique du Nord, à feuilles alternes; à : Manches, a 5 [«étales, 5 étamines et 5 stylet ; le est une baie à 5 loues. La racine est sucrée, aromatique, et peut servira la nourriture de l'homme. On cultive les Arabes comme plantes d'orneni do la douce odeur qu'exhalent leurs fleurs. On distingue : l'A. spmota ou Angélique épineuse, arbnde 3 à V": l'A. nudicauhs, VA. racemosa, etc.

ARANEIDES (du lat. aranea, araignée), 2' ordre de la classe des Arachnides, a pour type le genre I gnée. Voy. Arài hnidbs et Vraicni s.

ARASES, eu pierres d'arasi de ras), pierres de bas appareil qui servent à araser (mettre de oh

un cours d'assises à la bailleur des planchers OU plinthes (| un bâtiment. En termes de Menuiserie, oroser, c'est couper, à une certaine épaisseur, avec une

ARBITRA G F.

A ni; HE.

scie faite pour cet usage, le bas des planches où l'on veut mettre des emboîlures, tout en conservant assez de bois pour faire les tenons.

ARAUCARIA, genre de Conifères, famille des Abiétinées, qui tire son nom du pays des Araucati s yC\n\ \) où on l'a trouvé pour lai" fois : ce sont de très-grande arbres à tige droite, à rameaux vcrticillés, à bourgeons nus et à fleurs dioiques. Outre l'espèce type, l'A. imbricata du Chili, on connaît l'A. excelsa, VA. angustifolia du Brésil, l'A. Cunninghammi et VA. Cookii de la Nouv.-Calédonie. — On a découvert dans les terrains houillers des bois fossiles analogues à l'Aracauria; on les a nommés- Araucariies.

ARBALESTR1LLE (diminutif d'arbalète), instrument de marine, auj. abandonné, qui servait à prendre en mer la hauteur du soleil ou des astres. Il a été remplacé par le quart de cercle et l'octant.

ARBALÈTE (du lat. arcus balista), arc composé dont on se servait avant l'invention de l'artillerie, pour lancer des flèches avec plus de force et de justesse qu'avec l'arc ordinaire. L'arbalète est formée d'un arc d'acier monté sur un fût en bois, lequel est terminé par une crosse que l'on appuie à l'épaule; à l'endroit de la plus grande tension de l'arc, un crochet retient la corde; la flèche est placée dans une rainure pratiquée le long du fût et, lorsque l'on a ajusté, on la fait partir au moyen d'une détente. On bandait l'arbalète soit avec la main ou le pied, soit avec un moulinet et une poulie. — On attribue l'invention de l'arbalète aux Phéniciens; les Romains avaient une arme analogue, la manubaliste ou batiste à main. Il n'en est question en France qu'au temps ie Louis le Gros; Philippe-Auguste créa des compagnies d'Arbalétriers, qui prirent une grande importance dans l'armée; la charge de Grand maître des Arbalétriers était la 1" après celle de maréchal de France; elle fut réunie en 1515 à celle de grand maître de l'artillerie. A la fin du xvie siècle, les arbalétriers avaient disparu définitivement de l'armée. Il y a encore auj. dans plusieurs villes des compagnies libres d'archers ou d'arbalétriers amateurs. Voy. Arc

Les ouvriers en métaux donnent le nomd' Arbalète à un instrument composé de deux lames élastiques d'acier courbées l'une contre l'autre, et retenues dans cette position par deux viroles de fer. L'une de ces lames est attachée au plancher, l'autre s'applique contre une coche pratiquée au dos d'une lime a deux manches, qui, elle-même, pose sur l'ouvrage à polir. L'arbalète épargne à l'ouvrier la fatigue de presser la lime sur la pièce qu'il travaille.

ARBALÉTRIER, soldat. Voy. Ardalète.

Dans la Charpente, on nomme ainsi des pièces de bois qui servent à former le comble d'un bâtiment ; elles sont, posées obliquement, de manière à s'assembler par leur bout supérieur dans la poutre perpendiculaire qu'on appelle poinçon, et par le bout opposé dans la poutre horizontale ou entrait.

En Zoologie, c'est le nom vulgaire du Martinet noir.

ARBENNE, nom vulg. de la Perdrix blanche.

ARBITRAGE, Arbitre (du lat. arbiter). L'Arbitrage est une juridiction conférée à de simples particuliers pour statuer sur les contestations à l'égard desquelles la loi ne défend pas de compromettre (Voy. Compromis). Les Arbitres sont choisis par les parties elles-mêmes ou désignées par le président du tribunal. S'il n'y a qu'un arbitre, il est juge unique de la contestation; s'il y en a deux et qu'ils ne tombent pas d'accord, on recourt pour les départager à un tiers arbitre, qui est nommé soit par les deux premiers, soit par le tribunal. — On peut toujours appeler des décisions des arbitres volontaires, sauf convention contraire : les parties sont censées avoir renoncé au droit d'appel quand le compromis porte que les arbitres jugeront comme amiables compositeurs, c.-à-d. d'après la seule équité et sans s'astreindre aux prescriptions de la loifC. de Proc, art. 1003- 1029;. L'arbitrage forcé qui avait lieu autrefois pour les contestations entre associés de commerce a été

aboli par la loi du 17 juillet 1856. — Lorsque les arbitres sont nommés par les parties, leurs décision appelées sentences ar bit raies ; s'ils sont nommés d'office par les juges, elles sont dites rapport arbitral.

Arbitbagb, opération financière, qui consiste, soit à acheter des valeurs sur une place où elles sont à un cours inférieur, on même temps qu'on en revend d'autres sur la place où elles sont à un cours plus élevé, afin de bénéficier de la différence ; soit à échanger à la bourse des titres que l'on vend cher contre d'autres que l'on achète à meilleur compte.

ARBITRE, juge. Voy. Arbitrage.

Arbitre (libre). Voy. Liberté.

ARBORICULTURE (du lat. arbor et de cultim , partie de l'Agriculture qui concerne la culture desarbres. Elle traite et des soins généraux applicable- à toute espèce d'arbres (choix et préparation des terrains, modes divers de reproduction par semis, drageons, marcottes, boutures, greffe, etc.), et des soins particuliers à chaque espèce : à ce dernier effet, elle partage les arbres en plusieurs classes : A . fore A. d'ornement, A. fruitiers, Vignes, Arbrisseaux, et'-. [Voy. Forêts, Vignes, etc.). Les ouvrages classiques sur la matière sont : le Traité des Arbres et Arbustes, par Duhamel du Monceau, Vieillard, Jaume St- Hilaire, Mirbel, Poiret, continué par M. Loiseleur- Deslongchamps, et le Cours élémentaire d'Arboriculture, par A. Du Breuil.

ARBORISATION' (du lat. arbor), espèce de dessin naturel, qu'on remarque sur certaines pierres, telles que les agates, et qui figure des rameaux d'arbres. Les arborisations proviennent des infiltrations métalliques qui s'opèrent dans les fissures des pierres. On les appelle aussi Dendrites. Voy. ce mot.

ARBOUSIER (du lat. arbutus), Arbutus, genre de la famille des Éricacées, comprend des arbrisseaux, des arbustes et des arbres, d'un port remarquable et d'un beau feuillage toujours vert, qui croissent en Amérique, en Asie et en Europe. On distingue : VA. commun ou des Pyrénées [A. unedo), qui s'élève-à la hauteur de 3 à6m : ses fleurs sont blancle s ou roses, en grappes; son fruit ressemble à la fraise (d'où son nom vulg. d'Arbre à fraises) : les oiseaux en sont très-friands ; on retire de sa pulpe jaune et mucilagineuse un sucre doux et liquide, ainsi que de l'alcool; VA. andrachne (A. hybrida) du Levant et VA. à lo7ig ues feuilles, des îles Canaries, qui se greffent sur le précédent ; l'A. des Alpes ou Busserole(A. uva ursi), dont on fait auj. un genre à part, le genre Arctostaphylos : c'est un arbuste rampant, à fleurs rouges, à feuilles semblables à celles du buis, qui servent au tannage du cuir, surtout pour la préparation du maroquin.

ARBRE i du lat. arbor), végétal ligneux dont les racines subsistent un grand nombre d'années, dont la tige, nue à la base, chargée de branches et de feuilles au sommet, dépasse au moins 5m. Les arbres se distinguent en A . dicotylédones ou exogènes (Chêne, Peuplier, Pommier, etc.), et A. monocotylédonès ou endogènes (Palmier, Bambou, Jonc, etc.). Le tronc des premiers présente, à l'intérieur, une série de couches concentriques divisées en deux systèmes : le S. cortical, formé de l'épidémie, de l'enveloppe herbacée, des couches corticales et du liber ; et le S. centrait formé de l'aubier, du bois propr. dit, de l'étui médullaire et de la moelle. De plus, les dicotylédones s'accroissent chaque année en grosseur, par la formation d'une nouvelle couche entre l'aubier et le liber, et en hauteur, par un nouveau scion ou rejet que le bourgeon terminal forme chaque année audessus du bourgeon de l'année précédente. Au contraire, les arbres monocotylédonès ne présentent à l'intérieur qu'une masse homogène de tissu cellulaire, sans couches distinctes, et où se distribuent longitudinalement des fibres ligneuses. L'accroissement en hauteur se fait par la formation d'un nouveau disque au-dessus du disque provenant de la soudure des feuilles de l'année précédente, et lac-

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