‹ Dictionnaire universel des sciences, des lettres et des artsChapitre 94 sur 1672 · ARC · texte numérisé non relu

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croissement en grosseur n'est presque dû qu'à la pression des disques supérieurs sur les disques infé rieurs. Voy. Agb.

Les arbres ne fleurissent et ne donnent de fruits que plusieurs années après qu'ils ont été Bernés. De /i0 à 50 ans, l'arbre esl dans toute sa force; de 50 à co,

il se soutient, encore; mais de 70 à 00, il décline et finit par périr. Cependant on a vu un grand nombre d'arbres dépasser de beaucoup ce terni-' et offrir des exemples d'une longée ité extraordinaire: tels sonl le Cèdre, le Baobab, etc.

Les arbres ne se distinguent des arbrisseaux et des arbustes que par leur taille et leur durée. Les arbrisseaux ont à peine un tronc, ou leur tronc se divise presque à la racine; ils ne s'élèvent guère au-dessus de a'" : tels sont l'Aubépine, le Cognassier, le Néflier, le Sureau. Les arbustes, pius petits que les arbrissi aux, affectent la forme de buisson : tris sont les Bruyères, certains Rosiers, les Daphnés, plusieurs Saules. Enfin, les sous-arbrisseau.r, tels que la Vigne vierge, la Clématite, tiennent le milieu entre les arbustes et les plantes herbacé» s.

Selon les divers points de vue sous lesquels on peut considérer les arbres, on les groupe en A . à feuilles caduques et .1. à /rutiles persistantes ou A. verts, en A. indigènes et A. exotiques, en A. forestiers et A. fruitiers. Voy, ces mots et Arboriculture.

La loi défend au propriétai e de planter des arbres sur son fonds, si ce n'est à une certaine distance du fends voisin li\ée par l'art. 671 du C. Nap [Voy. Mitoyenneté). La mutilation des arbres est punie par les art. 665-450 du Code pénal.

On appelle vulg. : Arbre d'amour, le Gaînier; — A. aux anémones, le Calycanthe ; — A. d'argent, le Protée argenté; — A, des Banians, le Figuier du Bengale ( Voy. Banians); — A. de baume, le Bursère gommifère, le Badamier, etc. ; — A. à beurre,\& Bassie butyracée; — A. à bourre, l'Arec chevelu; — A. <lu Brésil, la Césalpinie épineuse ; — A. de castor, le Magnolia glauque ; — .1. à cire, le Myrica cérifère et le Céroxylon andicole; — A. de corail, ou immortel, l'Érythrine corail; — A. à corde, le Figuier de l'île Boi.vbon ; — A. au coton, le Fromager à 5 feuilles; — A. de Chypre, le Cyprès chauve ; — A. deCythère, le Spondias ; — A. du diable, le Sablier; — A. de Dieu, le Figuier religieux ; — A. d'encens, diverses es] d'Âmyrides et d'Iciquiers; — A. de fer, le Bois de fer; — A. à fraises, l'Arbousier commun; — A. à franges, le Chionanthe; — A. à la glu, le Houx; — A. à la gomme, l'Eucalypte, le Métrosidère; — A. à grives, le Sorbier; — A. de Judée, le Gaînier; — .!. à lait, plusieurs Apocynéos, Urticées et Euphorbiacées; — A. au lis, le Tulipier; — .1. de Mai ou de St-Jean, le Panax; — A. à la migraine, le Premne ;

— A. de mille ans, le Baobab; — I. de Moïse, le Mespile pyracantbe; — A. de neige, la Viburne, le Chionanthe ; — A. à pain, l'Artocarpe; — .1. <i papier, la Broussonétie ; —A. à perruque, le Sumac fustet ; — .1. à la pistache, le Staphylier; — A. a\

vre, le Schine; —A. puant, la Fetidie, leStercuner;

— A. aux quarante cens, le Ginkgo; — A. samt, la Melia azi darach; — A. de si. i . le bois d Lucie; — A. de St-Thomas, la Bauhinie; — I. à sang, le Millepertuis; — .1. de soie, la Mimosa et

urS \|irrWlirs; —.1. à si,,'/; le ( ',r, ,| on ; — ,|.

a thé, leSymploque; — A. triste, le Nyctanthe; — A. à la vache, le Galactodendron ; — .i. à velours, la Tournefortie ; — A. au vermillon, le Chêne ■ 1ère; — .1. au verx t, le Terminalier, le Rhus; — A. dévie, le Thuya;— A. du voyageur, l'Urania revenais, etc.

Le - Anatomistes nomment Arbre dé vie certaines ramifications qu'offre le cervelet et qui figurent les

branches d'un arbre dépouillé de 868 I" Iles I

(.ir.Miii . -En Zoologie, on appelle Arbres de mer

les Gorgones, i ,,,, . ce mot

Les Alchimistes donnaient le nom d'.L7;vv métal

tiques a certaines cristallisations métalliqui b. i

principales sont: VA. de Diane, ou A. philosophique* amalgame d'argent, cristallisé en petites houppes brillantes, qu'on obtient en abandonnant pendant quelques jours du mercure dans une dissolution un peu concentrée de nitrate d'argent ; VA. de Saturne, dépôt de plomb métallique et cristallisé, qui se produit lorsqu'on abandonne une lame de zinc dans une solution d'acétate de plomb.

En Mécanique, on nomme Arbre l'axe d'une roue, ainsi que toute pièce de bois ou de fonte, immobile ou même mobile, qui est la partie principale d'une machine et autour de laquelle tourne la machine tout entière. Les horlogers nomment ainsi l'essieu qui est au milieu du barillet d'une montre et qui sert à tendre le ressort.

En termes de Marine, on nomme Arbres les mats qui portent des antennes et des voiles latines. Le mât de l'avant se nomme A. de trinquet; celui du milieu, A. de mestre. VA. de touret est l'axe sur lequel tournent plusieurs espèces de dévidoirs.

On nomme A. généalogique une table en forme d'arbre, où l'auteur de la famille forme la s iucbe, et d'où l'on voit sortir comme d'un tronc diverses branches de consanguinité, de parenté; les arbres généalogiques furent jadis un grand objet de luxe ; — A. encyclopédique, un tableau systématique dessciencea et des arts disposé de manière à faire voir leur enchaînement et leurs rapports mutuels: on connaît surtout les arbres encyclopédiques dressés dans ce but par Bacon, par d'Alembert (en tète de V Encyclopédie), par A. -M. Ampère, etc.

AKIIUISSKAU, ai'.blste. Voy. Ahlre.

AKC (du lat. arcus). L'Arc est certainement une des armes les plus anciennes : il en est fait mention dans l'Éi riture, et la Fable en attribue l'invention à Apollon. C'est encore auj. le principal moyen d'attaque et de défense des sauvages. Chez les anciens, les Scythes, les Cretois, les Partîtes, les Thraces passaient pour d'excellents archers : chez les modernes, les archers anglais et génois étaient renommés par leur adresse. L'emploi de l'arc a persisté longtemps dans les armées modernes, même après l'invention de la poudre de guerre ; il y a encore auj. dans quelques localités, surtout en Picardie, des Compagnies d archers, ayant leurs statuts et leur costume. Foy. AR- CHER et Flèche.

En Numismatique, l'Arc est un attribut ou un emblème qui se voit sur beaucoup de médailles représentant Diane, Apollon, Érosou l'Amour; dans celles des rois de Perse ou des Partîtes, lare se voit comme arme de guerre.

En Géométrie, on appelle Arc toute portion de ligne courbe. On nomme corde de l'arc la lieue qui en joint les extrémités, flce/ie la perpendiculaire menée au milieu de la corde et qui se termine a l'arc même. ! de Cercle est une partie de la circonférence.

Les arcs égaux contiennent le mente nombre de degrés et appartiennent à un même cercle OU &dl

des égaux ; les arcs semblables contiennent le même nombre de degrés, mais appartiennent à des cercles différents. — Peur trouver la longueur d'un arc de cercle, on cherche la mesure de lacirconlérence tout entière, et on la multiplie parle rapport des graduations de l'arc et de la circonférence : si l'on désigne par nia graduation de l'arc, par a sa longueur et par I! le rayon, cet énoncé esi traduit par la formule

a = -J^. De cette formule, on conclut : 1* que deUX arcs d'un même cercle sont entre eux comme leurs

graduations; 2° que deui ans de même graduation ou tires semblables s ni entre eux comme leurs rayons; 3° que le rapport de deux arcs quelconques

il au produit des rapports de leurs rayons et

■ butions; v' enfin que quand deux arcs de circonférences différentes sont égaux leurs graduations sont en raison Inverse de leurs raj ■ ns.

En Physique, on appelle Arc voitaïque la lumière que l'on obtient entre d u\ pointes de charbon, OU

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