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MA II A III

Du pan, où la doctrine du magnétisme est combattue; Mesmer et le Magnétisme animal de M. Ern. Bersul (1853"; le Magnétisme expliqué par lui-même du Dr Garcin (1853; ; les Mystères du sommeil et du magnétisme de M. Dcbay, etc.; et, pour l'histoire de cette doctrine : V 'Histoire critique au magnéti i mal de>ï)elexiz6;\' Histoire académique dumagnétisme animulde SIM. Burdinet Dubois (a'Amiens . — Voir, en outre, les Annales, les Archives, la Bibliothèque, le Journal du magnétisme (mimai, VHermès, etc.

Pour ce qui concerne le Somnambulisme magnétique, Voy. Somnambulisme.

MAGJXETOÉLEQTRIQUES [machines), appareils qui produisent l'électricité à l'aide des aimants ; ils sont fondés sur l'induction. Le premier dece genre a été construit par Pixii, en 1832. Puis vinrent Les machines de Saxton, de Clarkc, de Breton, de Nollet, de Wilde, de Ladd. Le principe de ces appareils consiste en ce fait découvert par Faraday, que, si le magnétisme d'une pièce de fer augmente ou diminue, un lil métallique formant autour d'elle un circuit fermé est le lieu d'un courant électrique, dont la durée dépend de celle du changement survenu dans le magnétisme. L'emploi de ces machines pour la galvanoplastie, l'éclairage des phares, etc., est entré auj.dans l'industrie: une des meilleures est celle de Gramme. V. Rlectbo-aimant et Lampes électriques.

MAGNËTOMETHES (du gr. (xâyvr,:, aimant, et [iérpov, mesure) appareils destiné à l'étude du magnétisme terrestre, d'après le système de Gauss. On distingue : 1° le M. unifilaire, pour l'étude de la déclinaison : c'est un fort barreau aimanté, suspendu horizontalement par un faisceau de fils de cocon sans torsion, et portant un miroir dans lequel l'observateur regarde avec une lunette l'image d'une règle horizontale divisée ; la position du barreau se déduit de la division que l'on voit devant le fil du micromètre de la lunette; 2° le il/, bifilaire: c'est encore un barreau comme le précédent, mais il est suspendu par deux fils parallèles; quand on écarte le barreau de sa position naturelle d'équilibre, on développe une réaction inversement proportionnelle à la longueur des fils, proportionnelle à leur distance, au poids du barreau, et à, l'angle de déviation, s'il est très petit. Le barreau est placé hors du méridien magnétique ; alors le magnétisme terrestre tend à l'y ramener, el l'obliquité des Bis détermine une position d'équilibre, laquelle change avec l'intensité du magnétisme; on peut apprécier avi appareil une variation égale à 77^ del'inteni il gnétique : cet instrument sert donc à mesurer l'intensité delà composante horizontale du magnétisme terrestre; 3° le M. balance, pour l'étude de la composante verticale : c'est un barreau aimanté fixé à l'extrémité d'un fléau de bal;! née, et équilibré par un contre-poids ; cet aimant s'abaisse ou s'élève, quand la composante verticale du magnétisme terrestre éprouve un changement. — Ces înstrui installés dans la plupart des observatoires ont amené de grands progrès «'ans ce ^-nvr d'études.

MAGNIFICAT, cantique de la Vierge que l'on

chante à l'église, aui vêpres. La sai \ ierge, étanl

allée visiter sa cousine Elisabeth quelque temps après la Conception, répondit à ses félicitations en entonnant le et itique Magnificat anima mea Dominum [mon âme glorifie le Sei rieur), dans lequel elle remerciait Dieu de l'avoir choisie pour être la mère du Sauveur.

MAGNOLIA CE* ES (de Magnolia, genre type , famille de piaules I iionl \ li'doiies diah pétales liypogy-

nes, renferme des ai lires et des arbrisseaux originaires del' Amérique septentrionale et de l'Asie orientale, à feuilles alternes, souvent coriaces i l tantes ; à fleurs parfaites, quelquefois imparfaites lent, Le plus souvent grandes, terminales

(maxillaires, à odeur suave : calice de S à 0 sépales

caducs; de 3 à 27 pétales, formant plusieurs verticilles à préfloraison imbriquée; étaminea nombreu-

ses, libres, disposées sur plusieurs rangées spirales; pistils nombreux, tantôt réunis circulairement au centre de la fleur, tantôt formant un capitule plus ou moins allongé ; ovaire uniloculaire. La plupart des Magnoliacéi int cultivées comme plantes d'ornement ; plusieurs espèces renferment des principes excitants OU aromatiques : c'est à cette famille qu'appartient le genre Drimyde, qui fournit au commerce i'écorce dite de Winter, et Vlllicium ou Badiane, dont les fruits sont connus sous le nom d'am éta l . — On divise les Magnoliacées en deux tribus : celle des Magnoliées, qui comprend les genres Magnolia; Tulipier, etc. ; et celle des Il/iciées, qui comprend

la BailiaaC et la Driau/de.

MAGNOLIER (de P. Mognol, botaniste français), Magnolia, genre type de la famille des Magnoli et de la tribu des Magnoliées, renferme des arbres et des arbrisseaux originaires de l'Amérique septentrionale et de l'Asie orientale, et dont plusieurs sont naturalisés dans nos jardins. On en connaît lj espèces, toutes remarquables par un port élégant et majestueux, par des fleurs solitaires à pétales tantôt pendants, tantôt redressés, et qui exhalent une odeur très-suave ; par de grandes feuilles luisantes d'un beau vert, persistantes dans quelques espèces, caduques dans les autres. Le M. à grandes fleurs [M. grandiflora), dit aussi Laurier-tulipier, originaire de la Caroline du Sud, acquiert la grandeur du noyer ; son tronc est droit; ses fleurs, d'un vert luisant, sont persistantes; ses fleurs offrent durant IV aspect magnifique, lorsque de larges corolles du blanc le plus pur, relevées par la colonne dorée de leurs nombreuses étamines, se montrent à l'extrémité de chaque rameau. L'odeur suave qui s'exhale de ces fleurs rappelle les parfums unis de la rose, de la jonquille et de l'oranger. Le M. parasol M. mu' doit son nom à la disposition de ses grandes feuilles caduques, étalées et rama •■ - cinq i I ùx t nsemble, à l'extrémité supérieure des rameaux. Le bois de toutes lesespèces est aromatique; dans le .1/. à feud- [I.acuminata ,il est dur, d'uu beau grain, couleur d'orange : on s'en sert aux États-Unis pour divers ouvrages d'ébénisterie et de menuiserie. L'élu .1/. oleu{M. glauca) ou Ari ir, réduite en poudre, s'emploie contre les lièvres, et est connue sous le nom île quinquina de Virginie. Parmi les espèces originaires d'Asie, wi remarque le .1/. \mlan, le M. el le M. brun, tous trois de Chine. Le Magnolier a été transporté en Fiance en I 732 ; mais il n'a commencé à y être connu et apprécié que vers la fin du siècle dernier.

MAGNONAISE. Voy. MAYONNAISE.

MAGOT, Inuus, genre de Quadrumanes, de la famille des ginges, tribu îles Pithécins, section des Macaques. Le Magot manque complètement de q

Son museau est ail. ngé, et sa face teinte d'une

leur de chair livide. On le trouve dans le nord de l'Afrique, en Égj pie, en r,a ri ia rie surtout ; quelques individus sesont môme acclimatés sur le rochi r tar.Le Magot est le singe le plus anciennement co mu et aussi le plus commun de ceux qu'on amené en Europe. Jeune, il est remarquable par son i et sa vivacité; devenu vieux, il est taciturne et méchant. H \it dans les eildrûi - et sur b's

roi lier-, marche toujours à quatr a la

taille d'un chien ordinaire.

M IGOT, On donne ce n.ui à des i. -pies

qui noua viennent de la Chine et qui Boni recherchées en Europe: ces statuettes sont tantôt enpor- , Laine, tantôt en talc ou en pierre ollaire.

MAGUET ou Agave de Cuba. Voy. Lgave.

B1AHALEB mot arabe . nom indigène du fruiidu Cerisier odorant ou Bc tde v fruit, qui

ressemble à un noyau de cerise, i -t employé par les

parfumeurs : après l'avoir concassé et mis dans l'eau, ils le distillent et le font entrer dans les pour leur donner une o Me.

MAHABIi espèce de chai Voy. Uni* ni.

M Al GUE.

M AIL LE Cil OU T.

HAIIEUTRES on mahoitres (orig. inc), coussins rembourrés dont on garnissait les pourpoints au xv" siècle pour faire paraître les épaules plus larges et plus hautes. Au temps de la Ligue, on donnait ce nom par dérision à des soldats protestants qui portaient des pourpoints à malieutres.

MAHMOl'DI, maiimol'dieh, mon iiaîos de Perse et de Turquie dont la valeur a souvent varié.

MAIiOGOiM, arbre d'Amérique. Voy. Acajou.

MAI10MÉTISME ou isLAMisiiE, religion de Mahomet. 1 '///. M AHOM LT Ct MAIIOM ÉT1SM E ail UÏCt. d' lits t.

et de Géoyr.

MAIIOXE ou mahonne, sorte de grande barque à voiles carrées, destinée an transport dos marchandises, était très-usitée au moyen âge et l'est encore dans les mers du Levant. — On a donné aussi ce nom à des sociétés financières pour l'armement de vaisseaux de commerce.

MAUONIE, Mahonia, genre de la famille des Berbéridées, très-voisin des lierberis. Voy. ce mot.

MAI (du lat. mains), le 5e mois de l'année dans le calendrier grégorien, et le 3° du calendrier de Romulus : il a 31 jours. Sous le rapport astronomique, mai occupe la 3e place dans l'écliptique, ainsi que le signe des Gémeaux, signe danslequel le soleil est censé entrer du 19 au 23 do ce mois, quoique réellement, par l'effet de la précession des équinoxes, il soit maintenant, en mai, dans celui du Taureau.

Les Romains avaient consacré' le mois de mai aux vieillards [mojores), ou, selon d'autres, h Maïa, mère de Mercure. Les Catholiques le consacrent à la Mère du Sauveur, et l'appellent mois de Maine.

On a donné le nom de maialisme à l'abaissement de température qui, dans nos contrées, se produit souvent au mois de mai; mais on n'a point encore expliqué suffisamment la cause de ce phénomène. Voy. Étoiles filantes.

Arbre de mai, ou simplement Mai, arbre ou rameau qui se plantait le premier jour de mai, devant la maison des personnes que l'on voulait honorer. Les clercs de la basoche dressaient tous les ans à Paris un mai dans la grande cour du Palais. On offrait aussi des mais aux églises : ils consistaient en tableaux, reliquaires, ou tout autre objet de prix. Cet usage s'est conservé dans quelques parties de la France. Les jeunes villageois plantent encore des mais, qu'ils ornent de fleurs et de rubans, à la porte de leurs fiancées. — Mai est encore le surnom de l'Aubépine dans l'ancien Poitou.

MAIA (nom mythologique), genre de Crustacés, de l'ordre des Décapodes brachyurcs, famille des Oxyrh) îiques.ettype dclatribti des Maïens. Ces animaux se plaisent dans les lieux vaseux et pierreux de la mer. Ils pondent plus do 6,000 œufs ; leur taille atteint deO'",l°à 0"',12. On trouve sur les côtes de la Méditerranée et aussi sur celles de l'Atlantique le M. sçMinade, vulg. Araignée île mer, et le M. verruqueux : leur chair est peu estimée. Les anciens regardaient ces crustacés comme doués de raison : la Diane d'Ephèse en porte un suspendu à son cou comme emblème de la sagesse. On en voit aussi figurer sur les médailles antiques.

maïa, une des Pléiades. Voy. Pléiades.

MAIEUTIQUE (du gr. uaiEUTixrj, art d'accoucher), nom donné par Socrate à la dialectique qu'il employait pour découvrir la vérité. Faisant allusion à la profession de sa mère, qui était sage-femme, il disait qu'il accouchait les esprits, parce que, procédant du connu à l'inconnu, il conduisait son interlocuteur à analyser sa propre pensée, à s'élever par induction h Vidée de l'objet sur lequel roulait la discussion et il en donner la définition. Voy. Dialectique.

MAIGRE (du lat macer). Le régime maigre est celui qui ne comprend que des aliments végétaux ou provenant d'animaux à sang froid, tels que les poissons : on l'oppose au régime gras., qui se coinpose de la chair d'animaux à sang chaud, tels que les mammifères ctles oiseaux. Jadis, par une inter-

prétation bénigne, l'Église considérait comme cliair maigre les macreuses, les poules d'eau, Les li et autres espèces aquatiques (quoique ce soient aussi des animaux à sang chaud;, parce qu'ils ne visent que de pois i ns ou d'herbages Quviatiles. — Les aliments maigres renferment moins d'azote que les aliments gras, et par ce motif sont moins nourrissants et moins fortifiants. Indépendamment des cas où ils sont prescrits par la religion pour amortir la chair 'Voy. Abstikekce), ils doivent être préférés par les personnes qui mènent une vie peu active. Il est des peuples entiers, notamment dans l'Inde et dans une grande partie de l'Afrique, qui n'en connaissent pas d'autres.

maigre est aussi le nom vulgaire du poisson appelé Seiène par les Zoologistes. Voy. Scient.

MAIGREUR (en latin maries), état d'un individu chez lequel le tissu cellulaire ne contient pas de graisse, ou n'en contient qu'une très-petite quantité. Cet. état, loin d'exclure la santé, est souvent inhérent à la constitution primitive, et no doit pas être confondu avec Y amaigrissement, ou émaciation, qui est toujours un symptôme morbide ou le résultat d'une maladie.

3IA1L (du lat. maliens, marteau). C'est proprement le gros marteau, la masse de fer carrée dont le carrier se sert pour enfoncer les coins entre les joints des pierres, ou dans les entailles qu'il y a pratiquées avec le marteau et le ciseau. Il y a des mails de différentes dimensions, de 0m,08 a 0,,],12 pour la grosseur, ct de 0"',2i à 0m,40 pour la longueur: on y adapte un manche long, mince et élastique, afin de donner plus de coup à la masse.

mail, petite masse cylindrique de bois, garnie d'un cercle de fer à chaque bout, qui a un long manche un peu pliant, et dont on se sert, dans le jeu qui prend de là le nom de jeu du mail, pour pousser ou pour chasser avec force une boule de buis en cherchant à faire entrer cette boule dans un trou on à. empocher celle de son adversaire d'y entrer. La jeu du mail, fort à la mode aux xvne et xvme siècles est peu en usage aujourd'hui ( Voy. Crocket). — 0:i appelait aussi mail le lieu où l'on jouait au mail: c'était le plus souvent une allée plantée d'arbres ; ce nom a été conservé à plusieurs promenades publiques.

MAIL-COACIf. Voy. Malle.

MAILLE (du lat. macula). Ce mot se dit propr. de chaque nœud que forme le fil, la soie, la laine, la corde, etc., soit dans les tissus serrés, comme ceux des bas, soit dans les tissus lâches, comme ceux d'un filet, d'une raquette; il s'entend en même temps de l'ouverture que ces nœuds laissent entre eux Voy. Filet, Bas, etc.). — Par suite, il s'est dit de petits annelets de fer ou d'acier dont on formait des armures au moyen âge en les entrelaçant les uns dans les autres. Voy. Cotte de mailles.

maille (du b.-lat. medalio, médaille, dérivé luimême de metallum), nom commun à plusieurs petites monnaies de cuivre qui avaient cours sous les premiers rois de la 3e race, et qui ne valaient, comme l'obole, que la moitié d'un denier. Il y avait des ynaillesparisisetàes mailles tournois; il y avait aussi des demi-mailles de ces deux espèces de monnaies. La maille poitevine s'appelait pite. — En 1303, Philippe le Bel fit frapper des mailles blanches, c.-à-d. d'argent. Il y eut aussi des mailles d'un, ap] mailles de Lorraine, pesant 2 deniers h grains : elles étaient en circulation sous François 1er.

Par extension, maille s'est dit de tout objet de valeur minime; d'où l'expression n'avoir ni s/m ni maille. On dit, dans le mémo sens, de gens querelleurs, qu'ils ont toujours maille à partir (c.-;:-d. à partager), pour faire entendre qu'ils se disputent pour la moindre chose.

MAILLECHORT (de Maillot ou Malliot et Choner, ouvriers lyonnais qui l'inventèrent en 1828), alliage formé de cuivre, de nickel et de zinc, avec un peu de fer et d'étain, et qui a à peu près le son

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