‹ Dictionnaire universel des sciences, des lettres et des artsChapitre 940 sur 1672 · MAIN · texte numérisé non relu

MAIN

et la couleur de l'argent. La composition la plus généralement adoptée contient sur 100 parties t cuivre, 55 ; nickel, 2.S ; zinc, 17 ; fer, 3 ; étain, 2. Les Allemands lui donnent le nom d'Argentan, les Anglais celui de Britieh situer ; on l'appelle auBsi par corruption Melchior. Le maillechort peut recevoir un beau poli; on en fait des flambeaux, des garnitures de sellerie et de carrosserie, de la petite bijouterie, etc. On en fait aussi des couverts, des timbales, des plats; mais cet alliage peut n'être pas sans danger quand on l'emploie pour des vases destinés à conserver des aliments. Les ouvrages, en maillechort se dorent et s'argentent aujourd'hui parle procédé Ruolz.

MAILLI T (dimin. de mail), espèce de marteau de bois à deux têtes, fait avec un bois dur, tel que le buis, et qui sort clans beaucoup d'artsindustriels. Le maçon, le sculpteur, le marbrier, etc., emploient le maillet pour dégrossir et quelquefois même pour terminer leurs ouvrages. Le maillet du plombier est un gros cylindre partagé en deux dans sa longueur par son manche : l'ouvrier s'en sert par le côté plal pour battre le plomb. Voy. Mail et Mailloche.

Au moyen âge, le maillet d'armes était une arme contondante avec laquelle on brisait les armures.

MAii.i.KT, poisson. Voy. Marteau.

MAILLOCHE (augment. de mail). Les Carriers nomment ainsi un marteau de fer de la même grosseur que le mail, mais dont la tête a une bien moins grande longueur, et qui sert à enfoncer les coins entre les joints des pierres ou dans les entailles pratiquées avec le marteau et le ciseau. — On donne le même nom à un gros morceau de bois presque cylindrique, qui sert aux fabricants de cerceaux pour frapper sur le contre à fendre le merrain et sur les perches qu'ils divisent pour former les cerceaux.

MAILLOT (de maille). Ce premier vêtement de l'enfant, composé de langes recouverts d'une couverture de laine ou de molleton, a pour destination principale de tenir chaudement le nouveau-né et de maintenir ses membres encore mal affermis. Longtemps, les maillots, trop épais et trop serrés, eurent l'inconvénient d'étouffer et de garrotter l'enfant, et par la de le disposera des congestions et à de graves maladies; les Anglais, dociles aux conseils de Locke, ont donné l'exemple de secouer cette routine ■ bientôt Buflbn et J.-J. Rousseau, en Fiance, firent refermer ce qu'il y avaitde vicieux dans le mode vulgaire d'emmaillottement. Aujourd'hui, les mères éclairées dégagent les bras et les jambes, et savent concilier la liberté de la poitrine et des membres, avec le besoin de chaleur et les soins de propreté. — On nomme encore maillot (mais du nom de l'inventeur) le vêlement collant en laine, en coton ou en soie tricotée et de couleur de chair, dont se revêtent les saltimbanques, les gymnastes et les clowns, ainsi que le caleçon ou pantalon collant que mettent les danseuses pour paraître sur la si eue.

MAILLOT, mollusque Gastéropode. Voy. Pipa.

HAJLLURE (de maille, en hit. macula), se <lit, on tenues de Fauconnerie, des mouchetures que l'on remarque sur les plumes de certains oiseaux.

MAÎfilON, eu Singe à queue de cochon, espèce de

Macaque de l'Inde, à queue courte. Voy. M ICAQI B.

5IALN (du latin manus), partie du corps qui termine les extrémités supérieures chez. l'Homme, et

qui sert au toucher, ainsi qu'à la préhension des

objets. Ce (pii constitue la main et la distingue du

de l'homme et de la patte de l'aninial, e'eM sur

tout l'indépendance des mouvements du pouce, qui peut B'opposer aux autres doigta, dispo ition qui

n'existe ({lie ehr/. l'homme et (lie/, les singes. TToiS

parties composent la main : le carpe ou poignet, le métacarpe et les doigts. < In distingue encore dans la

main la paume ou partie interne, et h' i/n\. — for-

i lée d'un grand nombre de petites pièces osseuses et terminée par cinq appendices flexibles, la main se moule à la surface des divers objets peur < brasser les contours; elle présente dans son organi-

sation les circonstances les plus favorables à l'exeri toucher. Ch. Bell a écrit un traité spécial sur l'admirable structure de cet organe, et sur les preuves qu'elle fournit en faveur de la Providence.

L'homme seul a deux mains et mérite le nom de bimane; les singes ont aux pieds de derrière des appendices analogues à la main : c'est ce qui leur a fait donner le nom de quadrumanes.

MAIN C.oi BANTB. Voy. BROI ILLARD.

main de JUSTICE, espèce de se. ptre que le roi de France portait le juin- de son sacre, et au bout duquel était une main, emblème de la puissance. H Capet avait fait graver cet ornemenl Bur son Bceau ; mais on croit que c'est Charles \ 1 qui imagina le premier de porter la main de justice avec le sceptre.

MAIN-IWH I M! F., se dit, en Le m mie politique, (lu

travail manuel d'où, résulte un produit. Le | r la main-d'œuvre dépend non-seulement de la difticulté du travail ou de l'habileté de l'ouvrier, mais aussi de causes accidentelles, tels ncur-

rence, la cherté des vivres, les crises p. |,

main-femme, nom donné, dans l'anc. Droit français, tantôt à une terre qui ne devait au s, , qu'une rente et le service d'échevinage, tantôt à celle qui était concédée héréditairement ou à vie moyennant un cens et sous certaines conditions, tantôt enfin à une terre prise à bail.

MAIN-FORTE. Voy. For.CE PUBLIQUE.

MAIN GAUCHE [MARIAGE DE LA . I Oy. BfORGANATIQfJt.

main harmonique, nom donné par Gui d'Arezxo à

la gamme de son invention, parce qu'il représentait cette gamme sous la figure d'une main les doigts de laquelle étaient marquée tous l< de la gamme. — On a donné le nom de main harmonique à un des procédés employés dans la méthode du méloplaste. Voy. ce mot.

mainlevée, acte qui fait cesser l'empêchement résultant, d'une saisie, d'une opposition OU d'un cription hypothécaire. La mainlevée est vola I quand le saisissant, l'opposant ou le créancier ] sent (ce qui doit se faire néanmoins par acte authentique ; judiciaire, quand elle est prononcée par jugement ; administrative, quand elle résulte d'un arrêté du préfet. — La demande en mainlevée judiciaire est portée devant le tribunal du domicile de la partie saisie (C. de proc, art. 567 .

mainmise. Dans le langage du Droit, ce mot est synoin me de saisie. Yoy. Susif.

mainmorte (c.-à-d. puissance morte, incapable), état des vassaux qui, sous l'empire de la féodalité, étaient soumis à la servitude personnel!.', et ne pouvaient disposer de leurs biens par testament ; leur succession revenait au seigneur lorsqu'ils mouraient sans enfants légitimes. Dans certains pays, il suffisait polir que la mainmorte eût son effet (pie les entants, même légitimes, ne fussentpascoi) m c-à-d. n'habitassent pas avec leur père. — Par son édit du mois d'août 1779, Louis \\ I avait a droit de mainmorte dans les terres de son domaine.

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