‹ Dictionnaire universel des sciences, des lettres et des artsChapitre 942 sur 1672 · MAIS · texte numérisé non relu

MAIS

ripai de l'impôt foncier, représentative des droits do transmission entre-vifs et par décès.

MAIN, en Botanique. Voy. Vrille et ClBRR.

MAINATE, Eulabes, Mainatus, genre d'Oiseaux, de l'ordre des Passereaux conirostres, famille des Sturnidés, assez semblables aux Merles pour la grosseur et pour le vol. On distingue : le M. de Sumatra, ou M. religieux (E. indicus), de la grosseur d'une grive assez forte, au bec large, comprimé, crochu au bout, sans échancrure, de couleur jaune ainsi que les tarses, au plumage noir à reflets métalliques violets : il habite Sumatra; le M. de Java I E.j'avanut), un peu moins gros que le précédent, mais dont le bec, moins long, est plus élargi à la base ; le M. de Dumont ou Mino (E. Dumonti), qui habite la Nouvelle-Guinée. Ces oiseaux sont très-doux et s'apprivoisent aisément. Leur chant est agréable; comme les perroquets, ils retiennent et répètent des mots et même des phrases. Les Mainates se nourrissent de graines et d'insectes. Ils pondent de 3 à k œufs grisâtres, tachetés de vert olive.

MAINLEVÉE, mainmise, mainmorte. Voy. Main.

HAINOTTE ou menotte, sorte de champignon. Voy. Clavaire.

MAIRE (du lat. major), le premier officier municipal d'une ville, d'une commune. Les attributions des maires sont fort diverses : ils sont à la fois les représentants directs de la loi pour les actes civils (actes de naissance, de mariage, de décès, certificats de vie) ; les agents du Gouvernement pour la publication et l'exécution de toutes les mesures qui émanent de l'autorité centrale; les délégués de l'autorité judiciaire, pour la recherche de tous les faits contraires au bon ordre; en outre, ils sont les administrateurs de la commune, gèrent ses intérêts, et nomment à certains emplois. 11 n'y a qu'un maire par commune (Paris excepté, qui en a 20). Ils ont, selon l'importance des communes, un ou plusieurs adjoints, qui les assistent et les remplacent au besoin : leurs fonctions sont entièrement gratuites. Pour être maire, il faut avoir 25 ans accomplis et être inscrit, dans la commune, au rôle de l'une des quatre nontribu tions directes. Le maire est nommé par le Chef du gouvernement, à Paris, dans les chefs-lieux de département et d'arrondissement et dans les villes de plus do 20,000 âmes. Dans les autres communes, il est élu par le conseil municipal. Les maires et leurs adjoints sont pris( Paris excepté) parmi les membres du conseil municipal. Ils son t révocables par décret (L. des 29 juin 1870et i 6 avril 1871). Ne peuvent être maires : lespréfets, sous-préfets et conseillers de préfecture, les membres des cours et tribunaux, les ministres du culte, les militaires, les ingénieurs des ponts et chaussées et des mines, les agents des administrations financières et forestières; les fonctionnaires des collèges communaux et les instituteurs communaux, les comptables et les agents salariés de la commune, etc. (Loisdes 17 février 1800,18 juillet 1837 et5 mai 1855 • — L'institution clés maires remonte aux temps les plureculés de notre histoire : le maire, avec le&éckeviw •et les conseiller.", formait le corps de raille et en était le chef; il était élu parles habitants, mais devait être institué par le roi. Depuis 1789, les maires ont été alternativement élus par la commune ou nommés par le Gouvernement, ou bien élus par la commune et confirmés par le Gouvernement. La constitution du ik janvier 1852 attribuait au Gouvernement la nomination des maires. La loi votée le 20 janvier 1876 a rétabli proi isoiremeut cet état de choses. — Il y a eu un maire de Paris en 1848 et en 1870.

Maire du palais, grand officier de la maison des rois mérovingiens. Voy. le Dict. d'Hist. et de Géogr.

lord-maire de Londres, Voy. Lord.

MAIBIK (de maire), local où siège l'administration municipale de chaque commune et souvent aussi la justice de paix; sa dénomination légale est Maison commune. On dit aussi Municipalité et par abus Hôtel de ville. C'est dans la mairie que sont conservés

les registres de l'état civil et qu'aux termes de la loi le- mariages doivenl être célébrés. — Voir F. Xarjoux, Architecture communale,

.MAÏS (mot haïtien;, Zea, vulg. Blé de Turquie, Bléd'Espague, Blé d'Inde, on H lé de Rome, genre de la famille des Graminées, tribu des Panicées, se compose de plantes herbacées, annuelles, dont les fleurs mâles et les fleurs femelles sont portées par le même pied, mais sur des points différents. Le Mais cultive (Zea mats) est une plante forte et vigoureuse dont la tige s'élève jusqu'à 2 et même 3m, se termine par un panache de fleurs mâles, et porte 2, 3 et même 4 gros épis ornés d'une barbe verte et soyeuse : chaque brin est un pistil qui va s'attacher à chacun des grains dont la réunion forme ces beaux épis dorés sur lesquels on a compté jusqu'à 700 grains de la grosseur d'un pois.

Les variétés du Maïs sont assez nombreuses ; elles ne diffèrent, pour la plupart, que par la couleur du grain: ces variétés existent quelquefois dans le même cliamp; on trouve même sur un seul épi des grains bigarrés. Les variétés qui se perpétuent assez constamment les mêmes sont : le .1/. jaune, qui paraît être le type de l'espèce ; son grain est très-savoureux; le M. blanc, dont l'épi est plus long, plus gros, et les grains plus larges, plus aplatis : il mûrit 12 ou 15 jours plus tôt que le précédent; le M. quarantain ou cinquantain, qui a les grains deux fois plus petits que le maïs ordinaire ; le M. à poulet, dont l'épi et le grain sont encore plus petits : on le nomme ainsi parce qu'il convient parfaitement à la nourriture des poulets. Ces deux dernières variétés sont précoces ; elles s'accommodent d'une terre de qualité inférieure, et l'on peut en faire deux récoltes dans les terrains qui leur sont favorables. On distingue encore plusieurs autres variétés, d'après le nombre des rangées de grains qu'offre leur épi ; ce nombre est assez constant dans quelques parties du sud de la France : ainsi, le M. de Pradie a 8 rangées; le M. de Cussac en a 16. Le M. de Pensylvanie ou M. géant, à gros grains blancs allongés et aplatis, a des épis de 8 à 10 rangées de 24 à 28 grains chacune; on le recommande comme espèce fourragère.

Le maïs est une plante très-épuisante ; aussi la culture alterne du froment et du maïs ne peut-elle réussir sans de fortes fumures. — On sème le maïs au printemps, après deux labours. Dans le pays basque, on le sème à la volée, on l'éclaircit deux fois, et on ne laisse que les pieds les plus vigoureux. Vers la fin de septembre, on enlève les feuilles, et les épis restent seuls pour être récoltés h parfaite maturité. Dans la Dordogne,on le sème à la charrue, enrayons convenablement espacés. Le maïs exige plusieurs binages ; il souffre beaucoup des sécheresses prolongées. Souvent on l'associe à des haricots, afin qu'il leur serve de rames. — Il ne faut couper l'aigrette qui porte les fleurs mâles que lorsque la barbe de l'épi est brune et sèche ; sinon la fécondation des fleurs femelles est empêchée, et la plupart des graines avortent. On reconnaît la parfaite maturité du maïs à la dessiccation des feuilles, au déchirement des enveloppes de l'épi et à la dureté du grain. On détache les épis des tiges, et on les suspend sur des perches, ou bien on les étend sur le plancher des greniers, où ils achèvent de se durcir et de sécher. — On fait en Italie avec la farine de maïs des bouillies qui portent les noms de polenta, de milliasse ou gaude, et des gâteaux qu'on prépare de plusieurs manières différentes. M. Betz-Pénot a réussi en 1856 à rendre cette farine panifiable et à l'associer à la farine de blé. Le maïs est exposé à une maladie analogue à l'ergot du seigle (Voy. Seic.le) et devient alors d'un emploi très-dangereux. On attribue à l'usage du maïs ergoté la pellagre du midi de l'Europe et le peladero d'Amérique (Voy. ces mots). Les Indiens mangent les grains du maïs en vert, comme nous mangeons les petits pois, ou bien grillés ou cuits dans l'eau. Les Américains forment, avec les grains piles et macérés

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