‹ Dictionnaire universel des sciences, des lettres et des artsChapitre 962 sur 1672 · MARDI · texte numérisé non relu

MARDI

mille des Hépatiques, a été établi en 1 713 par Marchant fils. Ces plantes se trouvent sur tous les points du globe: ce sont des expansions membraneuses d'un vert foncé, ordinairement divisées en plusieurs lobes et traversées par une nervure brunâtre, qui croissent au bord des ruisseaux, des fontaines et des puits. Les espèces sont nombreuses : on distingue la Marchande pntte d'oie, la M. hémisphérique, la M. odorante, la M. marginée, la M. triandre, la SI. conique. Yoy. HÉPATIQUES.

B1ARCI1E (orig. dout.), l'un des modes de progression de l'homme et des animaux. La marche se compose de la succession des pas, et diffère de la course en ce que dans celle-ci le corps par moments se détache complètement du sol, tandis que dans la marche une des jambes repose toujours sur le sol. Voy. Locomotion.

Dans l'Art militaire, on appelle marche le mouvement qu'exécute un corps d'armée pour se porter d'un lieu dans un autre. On cite parmi les marches célèbres celles de Turenne, en décembre 1674, pour couvrir sa conquête de l'Alsace; deCondé, pour secourir Oudenarde; celle de Napoléon Ier, en Italie, pour repou-ser les Autrichiens qui voulaient secourir Mantoue, et celles qu'il exécuta en France pendant la campagne de 1814. Voy. aussi Retraite.

Dans la Stratégie navale, l'ordre de marche est la position et l'arrangement assignés aux vaisseaux d'une escadre qui navigue. On distingue 5 ordres de marche : 1° l'ordre de chasse, l'escadre étant sur une des lignes du plus près; 2° l'escadre suivant la perpendiculaire du vent ; 3° l'ordre de retraite, l'escadre sur les deux lignes du plus près, l'amiral au centre et sous le vent ; 4° l'escadre en trois divisions, chacune dans le 3e ordre, chaque division commandant respectivement à l'autre ; 5° l'escadre partagée en trois colonnes, chacune étant rangée sur la ligne du plus près, dont elle tient l'amure.

En Musique, on nomme marche toute pièce de musique composée pour des instruments à vent et de percussion, et destinée à régler le pas. Les marchés s'emploient quelquefois dans la musique théâtrale. La marche militaire est ordinairement à 4 temps et à 2 reprises ; le pas redoublé est à 2 temps. — Parmi les plus beaux morceaux de ce genre, on cite la Marche de Lodoïska de Kreutzer, le Pas double des Deux Journées, la Marche funèbre de Cherubinipour les obsèques du général Hoche.

On appelle marches : 1° les touches des claviers de l'orgue ou de la vielle ; 2° les pièces de bois sur lesquelles les ouvriers posent le pied pour faire mouvoir leur métier. — En termes de Construction, marche est synonyme de degré. Voy. Escalier.

marche (du b.-lat. marc/iia; orig. germanique), province frontière. Voy. le Dict. d'iltst. et de Gêogr,

MARCHÉ (du lat. mercatus), lieu public où l'on expose en vente toutes sortes de marchandises ou de denrées. Le marché qui se tientà époques fixes dans les villages, bourgs, ou petites villes, pour la vente des bestiaux, des productions du pays ou de certains produits industriels prend le nom do foire [Voy, co mot). Dans les villes, on appelle souvent haltes les marchés destinés a la vente des comestibles, des fruits et dos légumes, et bazars, ceux où l'on expose en vente des objets d'ameublement, de ménage ou de luxe. L'autorité municipale a la polico des marchés.

On appelle marché franc tout marché affranchi des taxes ordinaires. Les principaux marchés «le cette espèce sont : en Angleterre, Bristol, Exetér, llorncastlr, Woodstock, Falkirk; en Allemagne, I'rancfortsur-le-Mein, Francfort-sur-1'Odor et Loipzig ; en Russie, Nijnéi-Novogorod et Kiachta; en Orient, la Mecque. Voy. Port franc.

En Matière administrative on appelle marchés certains contrats passés entre l'administration el les particuliers (m. de travaux publics, M. de fournitures, etc.). Voy. Adjudication, Foobniturb, Travaux riiiucs, etc. Voy. aussi Devis.

Dans les Transactions commerciales, le mot marché signifie tout traité d'achat, de vente ou d'échange de marchandises quelconques. Les march 's se font soit verbalement, en donnant des arrhes, soit par écrit, sous signature privée ou par-devant notaire. On distingue : le M. à livrer, qui consiste à vendre une ch'ose dont le prix est fixé, mais qui ne sera livrée qu'ultérieurement et d'après certaines conventions arrêtées d'avance; le M. à terme, dont l'exécution est ajournée à un délai fixé; et le M. à prifne, convention par laquelle les parties s'engagent à prtyer à certaine échéance une somme déterminée ou variable, suivant que la chose que l'on suppose vendue, mais qui de fait ne doit jamais être livrée, aura augmenté ou diminué de valeur depuis la conclusion du marché ; ce dernier marché, qui n'est jamais qu'une vente fictive, est proscrit par la loiiVoy. Agiotage).— A la Bourse, on distingue aussi les M. à terme, dont l'exécution ne doit avoir lieu qu'au jour de la liquidation (Voy. ce mot); et les M. au comptant, qui se font au taux du jour. En outre, les marchés i terme sont dits M. fermes, s'ils doivent donner lieu à une livraison réelle de titres ou d'espèces; dans le cas contraire, c.-à-d. si l'acheteur (ou dans certains cas le vendeur) se réserve le droit d'annuler son marché aune époque fixée d'avance, moyennant l'abandon d'une indemnité ou prime convenue , ils sont dits M. libres ou à prime. Voy. Bourse.

Dans certaines provinces de France (Picardie et Flandre), on appelle droit de marché ou mauvais gré une usurpation consacrée par le temps et qui empêche les propriétaires d'expulser certains fermiers établis depuis longues années sur leurs terres. Celui qui refuse de s'y conformer ne trouve plus de fermiers et est exposé quelquefois au vol et à l'incendie.

MARCIIEPIED. Aux termes d'une ordonnance de 1G69, on appelle ainsi le chemin de contre-halage, c. à-d. le chemin placé sur la rive opposée à celle où se trouve le chemin de halage. Sa largeur est fixée à 10 pieds (3°', 24). — Par extension, ce mot s'applique à tout passage, établi dans l'intérêt public, sur la propriété des riverains d'un cours d'eau soit navigable, soit flottable.

MARCOTTE) MARCOTTAGE(dulat./n<rjM.sprovin).

En Arboriculture, on appelle marcotte une branche tenant encore à la plante-mère, et qui, recourbée et mise en terre, y pousse des racines qui prennent bientôt assez de force pour suffire seules à l'alimentation de la branche; on sépare alors cette branche de la tige dont elle provient, et elle prend une existence indépendante. Souvent il faut, pour marcotter, inciser la partie courbée en terre, afin de déterminer, à l'endroit de la blessure, un bourrelet qui facilite l'émissioi des racines. On peut aussi, au lieu do développer des racines à une tige, développer une tige à des racines : c'est le marcottage par drageons (l'oy. ce mot). Quand aux arbres dépourvus de rameaux à la base de leur tige, un a recours au marcottage en Pair : on fait passer une de leurs branches dans un vase approprié a ce1 u -ago et rempli do terre que l'on maintient humide. — Le marcottage est une opération très-avanta'euso pour

multiplier les végétaux qui ne peuvent pre par la voie du semis leurs qualités util' blés, ou bien qui sont trop longtemps a faire attendre les fruits qu'on leur demande. I..' premier printemps doit être préféré pour le marcottage des végétaux ligneux des /eues glaciales et froides ; le commencement du second printemps i\ des zones tempérées \ le milieu du troisième pour ceux dos zones chaudes, el le commencement del'été pour l,. mar ' - plantes des unes brûlant marcottage doit toujours précéder de quelques jours l'ascension delà sève dans la tige des \'' étaux.

mardi (du lat. Martis <li>-*, jour do M jour de la semaine, ainsi nommé dès les temps lei

plus reculés parce que les astrologues pensaient que

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