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MARÉE

la planète Mars présidait à la première heure de ce jour. En style liturgique, le mardi est la 3e férié. — Le mardi gras estle dernier jour du carnaval.

MARK (du b.-lat. mara), petit amas d'eau dormante, naturel ou artificiel. Les mares sont nécessaires dans beaucoup de campagnes pour abreuver et baigner les bestiaux, élever les oies et les canards ; mais il faut éviter d'y laisser parvenir les eaux ménagères ou celles d'un lavoir et d'y jeter aucune matière putrescible. Les eaux de mare sont toujours malsaineset leurs émanations engendrent des fièvres.

MARECAGE. Voy. Marais.

MARÉCHAL (du b.-lat. marescattus ; de l'anc. ht-allem. marah, cheval, et scalc, qui soigne). Pris absolument, le mot maréchal désigne, en France et dans la plupart des États de l'Europe, la première dignité de l'armée. — Les maréchaux de France sont de droit sénateurs. Voy. ce mot au Dict. d'Hist. et de Géogr.

Maréchal de camp, grade militaire, créé en 1534, a été supprimé en 1793, pour être remplacé par celui de général de brigade. Rétabli en 1814, il a été de nouveau remplacé depuis 1848 par celui de général de brigade. Voy. Général.

Maréchal des logis, sous-officier de cavalerie dont le grade et les fonctions correspondent à ceux du sergent dans l'infanterie. Le grade de maréchal des logis chef correspond à celui de seçgent-major. — Jadis les maréchaux des logis étaient des officiers chargés de préparer les logements de la cour en voyage.

Maréchal du palais, grand dignitaire de l'Empire. Voy. Maison de l'empereur.

maréchal ferrant, artisan chargé de ferrer les chevaux, les ânes, les mulets, les bœufs, etc.; souvent il est aussi médecin vétérinaire. 11 doit nonseulement connaître les diverses sortes de fers qui conviennent à chaque espèce d'animal, aux pieds de devant et à ceux de derrière, mais aussi savoir ajuster le fer selon la forme du pied, ses défauts ou ses maladies; reconnaître quand il convient de substituera la ferrure ordinaire la ferrure dite hygiénique ou chirurgicale, etc. Les outils qu'on emploie pour ferrer les chevaux sont : le brochoir, sorte de marteau destiné à fixer les clous dans le fer ; les tricoises, espèce de tenailles ; la rénette, qui sert à retenir la pointe des clous ; le rogne-pied, pour couper la corne, etc. — On estime les Traités de maréchalerie de Laurent Rusé et de Jean Massé. Consulter aussi Bouley, la Maréchalerie {Jury de l'Exposition univ. de 1867, t. XII, p. 250-264).

Les maréchaux-ferrants formaient avant 1789 une corporation dont les statuts remontent au xiue siècle; ces statuts furent revisés en 1473 et 1651. Le patron des maréchaux-ferrants était St Éloi.

MARECHAUSSEE (du b.-lat. marescalcia, de marescalcus), corps de gens à cheval institué dès les premiers temps de la monarchie française pour veiller à la sûreté publique et assurer l'exécution des lois. Réorganisée par François Ier, accrue par Henri II, la maréchaussée formait, en 1789, 33 compagnies, y compris celle de la connétablie, qui avait été créée dès 1060, et qui était la première de l'arme, celle du prévôt général de l'Ile-de-France, et celle de la prévôté générale des monnaies : le corps entier comptait 4,600 officiers, sous-officiers et soldats ou archers. La maréchaussée fut d'abord sous les ordres immédiats du connétable, et, après la suppression de ce grade, sous celle des maréchaux (d'où son nom). — En 1790,1a maréchaussée fut réorganisée et prit le nom de gendarmerie nationale (Voy. Gendarmerie). — On appelait prévôt de la maréchaussée l'officier préposé à la sûreté des grands chemins dans une province.

MAREE (du latin mare, mer). On donne le nom de marée à cette oscillation périodique en vertu de laquelle deux fois par jour la mer envahit les côtes et deux fois par jour les abandonne, en laissant libre

une partie plus ou moins grande du sol sous-marin. Lorsque la mer monte, c'est le flux ou le flot; lorsqu'elle descend, c'est le reflux ou le jusant. Quand la mer a atteint son maximum de hauteur, on dit qu'elle est haute ou pleine; elle est basse au contraire quand elle atteint son minimum de hauteur. L'intervalle de temps qui s'écoule entre deux pleines mers consécutives est de 12" 25"' 1 4* en moyen ne ; mais la basse mer intermédiaire partage cette durée en deux espaces de temps inégaux. A Brest et à Boulogne p. ex., la mer met 16 minutes de plus à monter qu'à descendre ; au Havre la différence est de 2h 8ra. On appelle marée totale la demi-somme des hauteurs de deux hautes mers consécutives au-dessusde la basse mer intermédiaire. La marée totale en un lieu donné, varie avec les phases de la lune : elle est la plus grande à l'époque des syzygies {vive eau), et la plus faible à l'époque des quadratures [morte eau). Ainsi, à Brest p. ex., la marée totale des syzygies, est de 6m,25 en moyenne, tandis que celle des quadratures est seulement de 3m,10. Il est à remarquer toutefois que sur nos côtes, la plus grande marée du mois n'a lieu que 36" environ après la syzygie correspondante. La grandeur de la marée totale varie aussi avec la distance de la lune à la terre. Cette variation de la marée dans les syzygies, peut aller jusqu'à 3 vingtièmes de la hauteur totale. La variation de distance du soleil à la terre exerce également sur la hauteur de la marée une influence appréciable, mais beaucoup moindre. La déclinaison du soleil et celle de la lune ont aussi une action marquée sur la hauteur des marées : les marées des syzygies sont d'autant plus fortes, et celles des quadratures d'autant plus faibles que le soleil et la lune sont plus voisins de Féquateur. A Brest, la marée totale de la syzygie voisine des équinoxes, surpasse de 0m,75 la marée totale des autres syzygies. Ajoutons que la haute mer n'arrive pas juste à l'instant du passage de la lune au méridien. Il y a pour chaque port, relativement à ce passage, un retard spécial que l'on appelle l'établissement du port. Ce retard à Brest est de 3h 45m ; il est de 6" à St-Malo, de 11" 43m à Calais et à Dunkerque.

Les marées résultent de l'attraction simultanée du soleil et de la lune sur les eaux de la mer. Les molécules de la terre les plus voisines de la lune, subissent de la part de cet astre une attraction plus forte que les molécules placées au centre, tandis que les molécules les plus éloignées sont soumises à une attraction moindre. Ces deux actions tendent à diminuer la pesanteur de ces molécules; au contraire, l'attraction de la lune sur les molécules situées à 90° des premières, fournit une composante qui en accroît la pesanteur. De là une rupture d'équilibre dans la disposition des molécules terrestres. Les parties solides de la terre résistent à l'attraction par l'effet de leur cohésion ; mais les parties liquides y obéissent, et les eaux de la mer, au lieu de la forme sphérique, prennent la forme d'un ellipsoïde allongé dont le grand axe est dirigé vers la lune. En d'autres termes, aux extrémités du diamètre terrestre qui passe par la lune il se forme deux montagnes d'eau, tandis qu'une dépression marquée se produit à 90° de ces extrémités. Ces deux montagnes et ladépression qui les sépare suivent la lune dans son mouvement diurne, et quand l'une d'elles atteint un point déterminé, l'eau s'y élève au-dessus de son niveau moyen, il y a haute mer ; il y a haute mer encore quand la seconde montagne liquide vient se substituer à la première. Dans l'intervalle, le point considéré a été atteint par la dépression, et la basse mer s'y est produite. On comprend qu'au bout d'un jour lunaire les mêmes phénomènes doivent recommencer dans le même ordre. — L'attraction du soleil sur les eaux de la mer doit produire des phénomènes tout pareils ; mais la marée solaire, par suite de l'éloignement de cet astre, et malgré l'excès de sa masse, étant deux fois et d< -m i moindre que la marée lunaire, on peut la regarder

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