MAREMMES
MARGINELLE.
comme unecause perturbatrice quivientsimplement accroître ou diminuer la marée lunaire. La haute nier résultant de leurs effets combinés sera donc plus grande quand ces effets s'ajouteront, c.-à-d. quand les deux astres seront en opposition ou en conjonction ; elle sera plus faible au contraire, quand la marée basse du soleil coïncidera avec la marée haute de la lune, c.-à-d. quand la lune sera en quadrature.
Les explications qui précèdent supposent la terre complètement recouverte par la mer, et la profondeur de la mer uniforme. Les choses se passent en effet à peu près de cette façon dans les vastes mers du Sud. Mais dans l'océan Atlantique, resserré entre deux continents, les eaux se portent alternativement de l'Amérique vers l'Europe et réciproquement, et cette oscillation, en même temps qu'elle retarde l'heure des marées, a pour effet de les rendre bien plus fortes que dans l'océan Pacifique. Cet effet est encore accru par le voisinage des côtes contre lesquelles le flot formé en haute mer vient se briser violemment; enfin, la résistance différente que l'inégalité des plages sous-marines et surtout leur pente plus ou moins abrupte font éprouver au mouvement des eaux, explique les différences de hauteur de la marée d'un port à l'autre et le retard plus ou moins grand qui constitue leur établissement. Ce retard est d'ailleurs au maximum quand le port est au fond d'un golfe étroit, ou sur une mer ouverte mais resserrée comme la mer de la Manche, parce qu'il ne s'y manifeste alors que des marées dérivées. L'inclinaison des côtes explique aussi pourquoi la mer met plus de temps à monter qu'à descendre. — La marée directe n'est jamais très-sensible dans une mer intérieure, parce que la différence d'attraction de la lune sur ses points extrêmes est toujours peu considérable ; de là le peu d'importance de la marée dans la Méditerranée, et son absence presque complète dans la mer Noire.
L'explication des marées, entrevue par les anciens, est cependant demeurée longtemps obscure. Newton le premier en chercha la cause dans la grande loi de la gravitation universelle. Après lui, Maclaurin, Bernouilli, Euler et Laplace en ont poursuivi et complété la théorie; et, grâce à leurs travaux, la théorie des marées est aujourd'hui une des plus complètes et des plus satisfaisantes.
marée. On entend aussi par ce mot l'ensemble des poissons de mer qui servent à l'approvisionnement des villes, et dont il se fait une consommation énorme à Paris, à Londres, etc. — On dit proverbialement: arriver comme marie en carême, pour exprimer qu'on arrive tout à fait à propos.
MAREKANITE. Voy. Peui.ite.
MARELLE ou mkiîeu.e, nom de deux jeux d'enfants: l'un, qui se joue avec un petit nombre de jetons, sur un damier où se trouvent tracés plusieurs carrés unis entre eux par des lignes transversales; l'autre, qui consiste en une sorte d'échelle tracée sur le sol avec des lignes qui se coupent les unes à angle droit, les autres transversalement, et. terminée par un demi-cercle : on y marche à cloche-pied, en poussant avec le pied une espèce do palet pour le faire passer successivement par tous les compartiments tracés sur le sol. On a prétendu que ce jeu était l'ancien jeu géographique des Phénicien-;, et qu'il offrait la position de leur métropole, Tyr, avec toutes ses colonies, ainsi que les lignes à suivre sur mer pour se transporter d'un lieu à l'autre; mais, en réalité, mare/le vient de méreau ou mareau{cn baslat. marc/lus), qui veut, dire jeton.
MAREMMES (en ital. maremma, c.-è d. terre près
de la mer}, nom qu'on donne en Italie à îles terrains isolés et situés soit dans les États de l'Église, an voisinagede Rome, soit en Toscane, aux environs (le Sienne et sur le versanl occidental de- Apennins, mcore près de Naples, el qu'on ne saurait habiter en été à cause des émanations délétères, connues sous le nom de malaria, qui s'exhalent du sol, im-
prégné de soufre et d'alun. En hiver, les maremmes deviennent autant de riches prairies où le bétail trouve une abondante nourriture : l'homme peut aussi y résider sans inconvénient. Avant Auguste, les maremmes de l'Italie, aujourd'hui désertes et insalubres, étaient encore un immense jardin, dans lequel était agglomérée une population compacte. Le défaut de culture dans ces contrées contribue à augmenter l'intensité du mal ; les plantations d'arbres en diminueraient les effets. — Les grands-ducs de Toscane ont fait de louables efforts pour faire disparaître les maremmes situées dans leurs Etats ; de 1828 à 1832 la vallée de la Chiana a été assainie; mais il reste encore beaucoup à faire.
MARÉOGRAPHE ou markckapiik (de marée et du gr. Ypâçui, écrire), instrument qui permet d'observer journellement et avec précision toutes les variations des marées. Il consiste essentiellement en une bande de papier sans fin qui se déroule par un mouvement d'horlogerie et sur laquelle le flot et le jusant, à l'aide d'un flotteur, tracent une courbe qui représente l'amplitude de la marée.
MARGARATES, sels formés par l'acide rnargarique et les bases salifiables : ce sont de véritables savons. Les seuls qui, sous le rapport des arts, méritent de l'intérêt sont les margarates à base dépotasse, de soude et de chaux, parce qu'on peut en extraire l'acide margarique, en les traitant par l'acide sulfurique ou par un autre acide, comme cela se pratique dans la fabrication des bougies stéariques.
MARGARINE 'du gr. u.âpyapo,, blanc de perle, à cause de son aspect nacré), nom donné par Chevreul à la combinaison naturelle d'acide margarique et de glycérine qui constitue en grande partie la portion concrète des huiles grasses. M. Berthelot en a fait une étude particulière.
MARGARIQUE 'acide), acide gras, blanc, inodore, insipide, fondant à 60°, insoluble dans l'eau. Il est composé d'oxygène, de carbone et d'hydrogène, dans les rapports de G,7H3iOi, formule qui diffère de celle de l'acide stéarique. On l'obtient en saponifiant l'huile d'olive parla litharge et reprenant le mélange d'oléate et de margarate de plomb par l'éther qui ne dissout, que l'oléate et laisse le margarate ; on met ensuite l'acide margarique en liberté en traitant son --el île plomb par l'acide chlorhydrique chaud. M. Beintl pense que l'acide margarique (pie l'on a prétendu retirer de beaucoup de graines est un mélange d'acide palmitique et d'acide stéarique. — Depuis quelques années, on forme avec un mélange de cet acide et d'acide stéarique des bougies très-blanches, très-80lides et très-sonores. Ces bougies, appelées d'abord oxggém'es, portent aujourd'hui le nom de stéariques,
MARGARITA, nom latin d'un genre d- Coquilles qui produisent des perles, l'oy. Pintadi.ii .
MARGARITE [AlSi5-f-CaAl*J , silicate double naturel d'alumine et de chaux qui contient des I de fer; il cristallise en prismes à huit pans du système orthorhombique. La Margarite est de couleur gris-perle ou rougeàtre et d'un éclat nacré (d'où son nom) ; elle pèse 3. On l'a trouvée disséminée dans les chlorites du Tyrol.
MARGEUR. En termes d'Imprimerie, on appelle ainsi l'ouvrier dont le travail consiste, dans ans presse mécanique, à présenter successivement les feuilles de papier à la machine en les (Usant entre* dans les cordons do manière qu'elles aillent couvrir exactement celle qui est collée sur le tympan et qu'on appelle la marge.
HARGINE de marge), SS dit, en fiotanique, tantôt des surfaces circonscrites par une bande colorée,
tantôt des surfaces munie- d'un rebord Saillant, niais
étroit, ordinairement produit par une expansion du
tissu de l'organe: dans ce dernier cas, ce mot est s\ nonj me lYmii.
MARGINI lii.U ire de Mollusques
gastéropodes, de l'ordredes Pectinibrancb.es, famille des Cypréadéesi coquille ovale ou oblongue, à spire-