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MASTICATION

d'entretien, la masse de ferrage ou quelquefois très-grandes, appliquées le plus souverit

sure, la masse

de harnachement, etc. Les masses sont alimentées par des retenues faites sur la solde de chaque soldat. masse (du lat. matea, radical supposé de mateola, bâton), bâton à tête d'or ou d'argent que des assesseurs appelés massiers portaient par honneur dans certaines cérémonies devant les rois, devant les chanceliers de France, devant le recteur et les quatre Facultés de l'Université de Paris allant en procession, devant quelques chapitres et devant les cardinaux. L'Université a seule aujourd'hui conservé ses massiers.

Dans les Arts mécaniques, on appelle masse un gros marteau de fer carré des deux bouts, emmanché de bois et servant aux carriers, tailleurs de pierre, paveurs, etc., pour briser la pierre. — La masse d'armes était une arme de fer en usage au moyen âge, fort pesante d'un bout, avec laquelle on assommait.

Musse, monnaie. Voy. Cadière.

masse d'eau, plante. Voy. Massette.

MASSEL, mesure allemande. Voy. Mass.

MASSEPAIN (orig. incert.), espèce de petit biscuit fait de pâte d'amande et de sucre, auquel on donne souvent la forme d'un petit pain rond. On fait ordinairement les massepains avec des amandes d'abricots, avec des amandes amères, ou même avec des avelines ou des pistaches.

MASSET (de masse), se dit, en Métallurgie, des loupes de fer formées par coagulation dans les fonderies où l'on n'emploie que de petits fourneaux. Voy. Loupe.

MASSÉTER (muscle), du gr. u.?.iT<Tr|TT)p, masticateur ; muscle situé à la partie postérieure de la joue, et couché sur la branche de l'os maxillaire inférieur. Il sert aux mouvements de la mâchoire dans la mastication. — On appelle artère massétérine celle qui naît du tronc même de la maxillaire interne ou de la temporale profonde postérieure, et se répand dans l'épaisseur du muscle masséter, après avoir traversé l'échancrure sigmoide de l'os maxillaire inférieur ; veine massétérine, une veine qui offre la même distribution que l'artère précédente, et qui se rend dans la veine maxillaire ; nerf massétérin, un nerf qui est fourni par le nerf maxillaire inférieur.

MASSETTE, Typha,vu\g. Masse d'eau, genre type de la famille des Typhacées, se compose de roseaux à hautes tiges, environnés inférieurement de feuilles larges et rubanées, et terminés par une sorte de masse cylindrique et noire dont le duvet, léger et soyeux, s'échappe facilement. On en distingue deux espèces, très-abondantes dans toutes les contrées marécageuses et sur le bord des rivières: la M. à larges feuilles, haute de près de 2m, et la M. à petites feuilles, toutes deux communes en France. On peut utiliser ces plantes ; leur rhizome se mange confit au vinaigre; leur duvet sert à garnir les matelas et les coussins ; on a essayé de le faire entrer dans la fabrication du feutre.

MASSICOT ou protoxyde de plomb, composé de plomb et d'oxygène, est de couleur jaune ou rougeâtre, et très-fusible. Lorsqu'on le fait fondre dans un creuset de terre, il le perce en s'unissant à la silice et à l'alumine de ses parois, et le recouvre d'un enduit vitreux très- brillant. C'est le seul des oxydes de plomb qui puisse s'unir aux acides. Il se combine aussi avec les alcalis, qui le rendent soluble dans l'eau. Le massicot est un des oxydes les plus facilement réductibles à l'état de métal par le charbon ou le gaz hydrogène. Il sert à la préparation du minium et des sels de plomb. Lorsque le massicot est demivitrifié, il porte le nom de litharge. Voy. ce mot. MASSIER. Voy. Masse.

M AS SOI E (du botan . fr . Masson), Massonia , genre de la famille des Liliacées, tribu des Asphodélées, qui croit principalement au cap de Bonne-Espérance, se compose d'espèces bulbeuses d'un port remarquable: leur hampe est courte, et sort de deux feuilles

à la surface du sol. Plusieurs espèces sont cultivées dans nos serres. On distingué la M. à larges feuilles, la M. ondulée, la M. à fleurs violettes, la M. pustuleuse, la AI. en < œur.

MASSORE (de l'hébreu masorat, tradition^, nom donné au travail critique fait sur le texte de la Bible par les docteurs Juifs appelés massor êtes (Voy. ce mot au Die t. d'IIist. et de Géogr.), travail dont l'objet était de fixer non-seulement les différentes leçons du texte, mais encore la lecture et la prononciation des mots, conformément à la tradition.

MASSUE (de masse), en lat. clava, la plus ancienne des armes offensives, se trouve dans tous les temps et chez tous les peuples. L'Ecriture en arme Caîn et Samson, de même que la Fable la met entre les mains d'Hercule. Les Bomains avaient dans leurs armées des combattants qui portaient des massues garnies de clous ; ils les appelaient clavatores. La massue, sous le nom de masse d'armes, a de même été employée dans la milice française jusqu'à la dé^ couverte de la poudre. Elle est encore aujourd'hui entre les mains de tous les sauvages: leur casse-tête, leur tomahawk, ne sont que des massues.

En Botanique, on nomme massue la partie supérieure du corps des Champignons, lorsqu'elle se compose d'un renflement qui fait suite au stipe, ou qui en est séparé par un bord sensible.

Massue d'Hercule. On appelle ainsi, en Botanique, une variété de Concombre, à cause de la forme de son fruit, et, en Conchyliologie, à cause de la longueur de son canal et de la brièveté de sa spire, une coquille de l'ordre des Gastéropodes pectinibranches, qu'on appelle aussi Rocher cornu (Murex cornutus). MASTIC (du gr. u.a<ru-/Y), de u-ào-Tio, mâcher). C'est proprement le nom d'une résine qui s'extrait par incision du Lentisque (Pistacia lentiscus), de l'île de Chio, et que l'on trouve dans le commerce en larmes ou en grains jaunâtres, demi-transparents, fragiles, à cassure vitreuse , d'une odeur douce et agréable et d'une saveur aromatique ; elle se ramollit sous la dent et y devient ductile. On l'emploie quelquefois comme mastica toire pour fortifier les gencives et parfumer l'haleine ; on s'en sert encore dans la préparation des vernis.

On donne aussi le nom de mastics à divers ciments composés de substances fort différentes et destinés à clore les joints de manière à s'opposer au passage des liquides ou des gaz. Le mastic des vitriers se fait avec du blanc. d'Espagne et de l'huile de lin. Le mastic des marbriers, dont on se sert pour recoller les marbres et les pierres lithographiques, est de la gomme laque qu'on applique à chaud. Le mastic des font ai- ?iiers est composé de la résine dite arcanson et de ciment de brique bien sec ; il est employé àchaud pour sceller les robinets des fontaines : en se refroidissant, il devient parfaitement compacte. Celui que l'on emploie à couvrir les terrasses, revêtir les bassins, souder les pierres, en un mot à prévenir l'infiltration des eaux, est formé de 9 p. de briques en poudre ou d'argile cuite, de 1 p. de litharge et d'une certaine quantité d'huile de lin. On compose aussi des mastics avec de la chaux et du sable, comme les mortiers.

Le mastic hydrofuge est une espèce de vernis qui empêche la détérioration qu'éprouvent les peintures sur pierre et sur plâtre par l'effet de l'humidité. Il consiste en un mélange de cire jaune ou de résine et d'huile de lin. On fait pénétrer ce vernis au moyen d'une chaleur très-intense dans les pores des pierres ou du plâtre sur lesquels on veut exécuter des peintures. Voy. Encaustique.

MASTICATION (du lat. masticatio), action de mâcher, consiste a diviser les aliments solides pour qu'ils soient plus facilement imprégnés de salive, avalés et digérés. Les organes de la mastication sont, avec les mâchoires et les dents, la langue et les lèvres, qui poussent ou ramènent entre les dents la substance alimentaire jusqu'à ce qu'elle soit conve-

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