‹ Dictionnaire universel des sciences, des lettres et des artsChapitre 975 sur 1672 · MAT · texte numérisé non relu

MAT

•nablement broyée. La perfection de la mastication exerce la plus grande influence sur la digestion et par suite sur la santé. Voy. Insalivation.

MASTICATOIRE, se dit de toute substance qu'on mâche pour exciter l'excrétion de la salive ou pour parfumer l'haleine. Les masticatoires sont tantôt des substances inertes qui n'agissent que mécaniquement, tantôt des stimulants, tels que les racines de lentisque (mastic propr. dit), de livèche, d'impératoire, d'angélique, ou môme des substances acres (pyrèthre, scille, bétel, polygala, tabac, etc.). MASTIFFS (chiens) ou dogues. F. Chien etDOGCE. MASTIGADOUR, synonyme de masticatoire, se dirait, en Hippiatrie, de certaines préparations médicamenteuses destinées à ôtre mâchées par les animaux malades et qu'à cet effet on attachait enveloppées dans du linge à un mors uni et approprié à cet usage. On donnait aussi à ce mors le nom de masiigadour et l'on disait d'un cheval qu'il était au mastigadour lorsque après l'avoir muni d'un tel mors, on lui mettait la tête entre deux piliers, la croupe tournée vers la mangeoire.

MASTIGE (du gr. u.àcrn?, fouet), Mastigus, genre d'Insectes, de l'ordre des Coléoptères tétramères, famille des Palpeurs, ne se compose que d'espèces exotiques.

MASTITE (du gr. u.aaTÔç, mamelle, sein), dite aussi Mammite, vulg. Glande au sein ou Poil, inflammation plus ou moins grave des mamelles et assez fréquente chez les nourrices et les femmes enceintes: elle est caractérisée par l'endurcissement et l'aspect bosselé et inégal du sein et par des douleurs lancinantes. Elle provient soit d'une impression brusque du froid sur le sein, soit d'une irritation produite par la succion même, soit de causes particulières. Si ce n'est qu'un engorgement laiteux, on attend qu'il se dissipe de lui-même ou l'on dégorge le sein par la succion naturelle ou artificielle : on y joint les fomentations chaudes et camphrées, la ouate, etc. ; s'il y a inflammation et douleurs vives, on a recours aux cataplasmes émollients et narcotiques, aux sangsues, etc. Ces moyens ne suffisent pas toujours à prévenir un abcès.

MASTODONTE (dugr. |j.aaTÔ<;, mamelon, et ôSoûi;, ô56vto;, dent : dents mamelonnées), Mastodon, nom donnéparCuvieràun genre de Mammifères aujourd'hui perdus, qui, par leur structure, étaient pour la plupart fort voisins des Éléphants, et qui, comme eux, doivent être rangés dans l'ordre des Proboscidiens. Ce genre se distingue par des dents molaires dépourvues de cément et mamelonnées à leur couronne, par des arêtes transversales, plus souvent encore par d'épais mamelons, et par la direction vers le bas des incisives supérieures qui, sortant de la bouche, constituent de véritables défenses. Quelques-uns avaient des défenses aux deux mâchoires. — On a distingué dix espèces de mastodontes, toutes caractérisées par des différences de forme et do proportion dans les dents molaires ; les principales sont: le Grand mastodonte ou M.i/ir/aniesque, le Petit mastodonte, le M. à larges dents, le .1/. à dents étroites, le M. à long museau, le M. des Cordillères, le M. de Humboldt, le M. tapiroïde, le M. du Bengale et le M. d'Australie. Les débris de ces animaux se rem outrent surtout dans les terrains appartenant à l'époque tertiaire pliocène. Leur taule était an moins égale à celle de l'Éléphant. Le Grand mastodonte, primitivement désigné sous la dénomination d'animal de ro/tio, parce qu'on en a trouvé des débris dans la vallée de ce fleuve, avait d'abord Ôl fondu avec l'éléphant fossile, le Mammouth ( Yoi/. ce

mot). <;•■ sont les esse nts du M. à dents étroites

qui, trouas.. ,i 1013 à Chaumont en Dauphiné, furent rogardés par certains savants de cette épo ■ connue le Bquelette de Teutobochus, le roi des Cimbres défait parMarius et conservée à llordeaux sous ce nom jusqu'en 1832. C'est encore à des os de mastodonte ou de mammouth qu'on doit rapporter le

prétendu corps d'Oreste, long de 7 coudées, découvert à Tégée et dont parle Pline ; celui d'Astérius, fils d'Ajax, long de 10 coudées, d'après Pausanius ; le géant de Lucerne de 19 pieds découvert par Plater en 1577, et tous les cyclopes des Giguutologies du moyen âge.

MASTOÏDE (du gr. (xadTOEior;;), se dit, en Anatomie, de tout ce qui a la forme d'un mamelon. On appelle : apojjltij.se mastoïde, l'apophyse placée à la partie inférieure et postérieure de l'os temporal et qui donne attache au muscle sterno-mastoîdien ;

— cellules mastoïdiennes, des cavités placées dans l'apophyse mastoïde qui communiquent les unes avec les autres et s'ouvrent dans la caisse du tympan ; — gouttière mastoïdienne, un enfoncement situé à la face interne de la portion mastoïdienne du temporal ;

— muscle mastoïdien ( Voy. Sterntm, ; — ouverture mastoïdienne, l'ouverture qui met en communication les cellules susdites avec la caisse du tympan ; — rainure mastoïdienne ou digastrique, l'enfoncement situé en dedans de l'apophyse mastoïde et qui donne attache au ventre postérieur du muscle digastrique;

— trou mastoïdien, un petit trou placé derrière l'apophyse mastoïde et qui donne passage à une petite artère et à une veine.

MASURQUE ou masoirqie, danse. Vog. Mazurka.

MAT (adjectif;, de mater, abattre, tuer (du lat. mactare), et par suite ôter la force, le ressort, l'éclat. On appelle mat tout ce qui n'a point d'éclat, et qui réfléchit peu la lumière. L'or mat est celui qui n'est pas bruni [Voy. Douche) ; l'argent ma/, celui qui est blanchi, mais qui n'est ni bruni ni poli: on rend l'argent mat avec delà pierre ponce, du grès et le blanchiment au feu.

Un son mat est, en général, celui qui n'est point aussi marqué qu'il devrait l'être. Les médecins nomment spécialement ainsi le son que rendent les parties charnues quand on les percute avec le doigt. La matité du son fournit au médecin auscultateur d'utiles indices : la poitrine donne un son mat lors de l'hépatisation du poumon, ou quand il existe un épanchement considérable ; dans l'anévrisme du cœur ou des gros vaisseaux, dans la phthisie, la vomique.l'hydropisie de poitrine, le son de la cavité thoracique est mat. Du reste, entre ces diverses mutités, il y a bien des nuances que l'habitude seule peut apprendre à distinguer. Voy. Percussion.

Au jeu des Échecs, on appelle faire mat, cerner le roi de manière à ce qu'il ne puisse faire un pas sans être pris. Voy. Échecs.

MÂT (de l'allem. Mast), pièce de bois destinée à supporter la voilure d'un navire. Le nombre, la dimension et la disposition des mâts varient beaucoup. A bord des grands vaisseaux, on compte k mâts principaux; ce sont, de l'arrière à l'avant : le mât d'artimon, le grand mât, le mât de tnisaine, et enfin le mât de beaupré, qui est couché sur l'éperon à lu proue du vaisseau. Ces mâts eux-mêmes sont composés de plusieurs mâts, placés bout à bout : les nuits inférieurs s'appellent bas-mâts; ils supportent les mâts de hune, sur lesquels s'élèvent les mâts deperriitfiief, surmontés eux-mêmes des mâts de cw Os différents mâts ont, en outre, des noms particuliers, selon le mât principal dont ils font parti' lli ne, Artimon, BkaoprÉ, Misaine, etc.). — Les bois qu'on emploie de préférence pour les mâts de vaisseaux sont le pin et le sapin. On estime surtout les . pins de l'Ukraine, ceux de la Livonie, dits pins de Riga, et ceux de Norwége, ainsi que les sapins du Canada; le pin île \\ eymouth (Mtosach nssots j est aussi fort en usage»

Dans la Marine marchande, on désigne souvent les bâtiments par le nombre de leurs mâts : aussi on dit un deux mâts, et surtout un trois mâts. Parce dernier mot, on entend généralement tous les navires à traits carrés ou à voiles carrées) qui sont matés

d'un grand mât, d'un mât de inisaine et d'un niât d'art

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