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MATIÈRE

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MATRICAIRE.

forces attractives et répulsives, et constituant par leur réunion des éléments étendus et corporels : car dans cette hypothèse, l'étendue, n'étant pas un mode d'une substance réelle, ne peut exister qu'à titre de conception sans valeur objective. — III. D'après VAtomisme dynamique, la matière est constituée par la force et Yétendue. 1° D'un côté, la force n'a rien d'incompatible avec l'inertie, conçue comme l'impuissance de chaque atome à changer lui-même son action externe qui reste toujours la même dans les mêmes circonstances (Voy. Déterminisme). D'un autre côté, l'étendue, étant une propriété essentielle de la matière aussi bien que la force, suppose des éléments étendus, les atomes impénétrables et incompressibles, continus chacun en particulier, mais séparés par des interstices pour que le mouvement soir possible; divisibles par leur nature, sans être divisés actuellement (parce que la divisibilité à l'infini implique contradiction), ils ont une quantité réelle, quelque petite qu'elle soit, afin de pouvoir constituer par leurs agrégats les molécules des corps simples. 2° En admettant la coexistence de la force et de l'étendue, on peut expliquer les phénomènes physiques, chimiques et physiologiques, sans être arrêté par les difficultés que présentent les doctrines exclusives : car si l'étude des figures et des mouvements prévaut dans les choses matérielles auxquelles on peut appliquer l'expérience et le calcul, la considération de la force prédomine dans le règne végétal et le règne animal où l'insuffisance du Mécanisme est évidente. 3° L'Atomisme dynamique permet d'expliquer les rapports mutuels de 1 ame et du corps, parce que, tout en établissant une distinction profonde entre ces deux substances, il leur laisse un attribut commun, l'activité externe ou force motrice. Comme l'activité du corps lui est propre, l'âme, en agissant sur lui, ne fait qu'exciter la force qu'il possède essentiellement et qui opère dans les fonctions animales ; de son côté, le corps ne donne aucune force à l'âme; seulement il concourt à exciter ses facultés, et quelquefois il entrave leur action, s'il est mal organisé ou incomplètement développé. — Consulter Bordas-Demoulin, le Cartésianisme ; H. Martin, les Sciences et la Philosophie (Essai iv).

Par matière, beaucoup de philosophes grecs entendaient une substance indéfinie qui était pour Platon, le non-être; pour Aristote, l'être en puissance; pour les Stoïciens, une substance passive et dépourvue de toute qualité. A leur imitation, les scolastiques admettaient une matière première, substance indéterminée, qui, par l'adjonction de la forme substantielle, devenait la matière seconde ou matière informée. Voy. Éléments, Substance.

Matière verte de Priestley, espèce d'Algue. Voy. Protococcus.

matière médicale. On réunit sous ce nom, en Médecine, toutes les substances que le médecin emploie pour le traitement des maladies. Dans l'usage, on étend ce nom à cette partie des sciences médicales qui traite des médicaments sous le rapport de leur origine, de leur préparation, de leurs propriétés et leur action sur l'économie animale. Dans les écrits modernes, on a remplacé cette dénomination par celle de Pharmacologie. Voy. ce mot.

matières d'or et d'argent. En Droit, on appelle ainsi l'or et l'argent soit à l'état de lingot, soit mis en œuvre par l'industrie, mais non monnayés. Ils sont soumis à un régime spécial par la loi du 19 brumaire an VI. L'alliage ne peut dépasser une certaine proportion qu'on appelle le titre, et la garantie (Voy. ce mot) n'est donnée qu'aux matières conformes aux prescriptions de la loi.

matières soMMAiRES,sedit,en Droit, de certaines contestations déterminées par la loi, qui, en raison do. leur nature, de leur peu d'importance et de leur urgence, demandent une prompte solution. Tels sont les appels des jugements rendus par les juges de paix, les demandes purement personnelles, quelle qu'en soit la

somme, quand il y a titre et qu'il n'est pas contesté, ou s'il n'y a pas de titre lorsqu'elles n'excèdent pas 1500 fr. ; les demandes en payement de loyers ou fermages et arrérages de rente, etc. Ces matières sont jugées à l'audience, après les délais de la citation échus, sur un simple acte, sans autre procédure ni formalités (C. de proc, art. 404-413).

MATIN (du lat. matutinum). Les Astronomes appellent ainsi la partie du jour comprise entre minuit et midi : c'est dans ce sens que le prennent au<si tous les actes de la vie civile et les indications du calendrier. — Vulgairement, on appelle matin, matinée, la partie du jour comprise entre le lever du soleil et midi. — Etoile du matin. Voy. Venus.

MATIN (du b.-lat. massatinus, chien de la maison, de mansio, demeure), en ital. mastino, espèce de gros Chien domestique, à poil court, qu'on emploie surtout à la garde des maisons et du gros bétail (Voy. Chien). — Mâtin, mâtiné, se dit aussi des Chiens dont la race est mélangée.

MATINES (de matin), première partie de l'office canonial. On devrait dire les matines, et dans beaucoup d'ordres religieux, on les dit en effet, à la première heure du jour, c.-à-d. aussitôt après minuit. Mais l'usage le plus répandu est de les dire, non le matin, mais la veille au soir, vers les 4 ou 5 heures, pour le lendemain. On appelle encore ces prières vigiles, heures canoniales ou matutinales, et prières nocturnes, quand on se lève pendant la nuit pour les chanter. Dans l'office des dimanches et des fêtes, les matines sont ordinairement divisées en trois nocturnes, composés chacun de trois psaumes, de trois antiennes et de trois leçons. Après le dernier répons, on chante le Te Deitm. On admet généralement que les matines ont été introduites dans la liturgie par St Ambroise.

MATISIE, Matisia, genre de la famille des StPrculiacées, tribu des Hélictérées, renferme des arbres du Pérou et de la Nouvelle-Grenade, hauts de 5 à 6m, et dont le tronc se divise, à son sommet, en nombreux rameaux, étalés horizontalement : feuilles alternes, pétiolées, entières, cordiformes ; fleurs réunies sur les branches en trois ou six faisceaux, soyeuses extérieurement et de couleur blanche rosée. La M. en cœur (M. cordata), produit des fruits dont la saveur est analogue à celle de l'abricot.

MATOU, Chat entier. Voy. Chat.

MATOUKÉE, Matourea, plante de la famille des Scrofulariées, tribu des Gratiolées, ne comprend qu'une espèce, la Matourée des prés, vulg. Basilic sauvage, plante herbacée, à fleurs solitaires, qui croît dans les terrains humides de l'île deCayenne.et s'élève à la hauteur d'un mètre environ.

MATBAS (orig. inc), vase dont on fait usage en Chimie, en Physique et en Pharmacie : c'est un vaisseau de verre à long col, à corps rond et quelquefois ovoïde. Les matras sont tubulés ou non tubulés. — On donnait aussi ce nom, au moyen âge, à un gros trait qu'on lançait avec l'arbalète.

MATRICAIRE, Mat ricana, genre de la famille des Composées, tribu des Sénécionidées-Anthémidées, renferme des plantes herbacées, annuelles, qui croissent par toute l'Europe et auxquelles on attribuait autrefois une action spéciale sur la matrice. Ce genre a été de beaucoup diminué par les botanistes modernes qui s'accordent à placer dans le genre Pyrèthre (Voy. ce mot) ses deux principales espèces : la M. officinale (M. parthenium), plante à tiges fermes, striées; à feuilles larges, blanchâtres, ailées; à fleurs en corymbe, jaunes dans le disque, blanches à la circonférence, d'une odeur vive et pénétrante, d'une saveur très-amère, qui s'emploie en infusion, comme tonique, stomachique, vermifuge : elle est très-commune dans les lieux incultes et pierreux dos contrées tempérées de l'Europe, et la M. camomille (M. camomillu), qui est un peu moins haute, et a une odeur plus douce que la précédente : son amertume est assez prononcée, elle est cependant moins active

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