MAUVE
que la précédente; ses fleurs distillées donnent une huile essentielle de couleur bleue. — Parmi les autres espèces conservées dans le goure Matricaire on remarque : la AL inodore, très-commune en France, et la M. suave, des Indes orientales.
MATRICE (du lat. mairie; de muter, mère). Outre son sens propre, par lequel il désigne le viscère dans lequel le fœtus se développe, ce mot a reçu métaphoriquement plusieurs autres acceptions.
Dans les Arts, on donne en général le nom de matrices : 1° aux moules, soit en creux, soit en relief, qui après avoir reçu l'empreinte d'un poinçon, doivent reproduire cette empreinte sur les objets soumis a leur action -. ce qui se fait soit par le balancier ou la presse, comme dans les monnaies et les médailles; soit par le refroidissement, comme dans la fonte des caractères d'imprimerie ; 2° aux étalons des poids et des mesures, etc.
On appelle matrices des contributions les rôles à souche qui servent à inscrire la cote des contributions et à vérifier les erreurs qui auraient pu être commises sur les bordereaux qui sont envoyés aux contribuables.
Matrice de gérofle : c'est le fruit du Géroflier arrive'' à maturité.
MATRICULE (du lat. mafriculo), ou Registre matricule, registre sur lequel on écrit le nom des personnes qui entrent dans certains corps, dans certaines sociétés ou compagnies. — Il se dit spécialement, dans l'Armée, du grand registre sur lequel sont inscrits les noms et prénoms des soldats à mesure qu'ils entrent au corps, leur numéro d'ordre, le lieu et la date de leur naissance, avec leur signalement. Ce registre indique, en outre, le passage d'un corps à un autre, les condamnations infamantes, les désertions, etc. Il y a aussi des registres matricules pour l'inscription maritime, ainsi (pie dans toutes les grandes administrations. — L'inscription sur ces registres s'appelle immatriculation.
MATRONE (du lat. matrona). Ce mot qui, chez les Romains, signifiait une dame de condition, a été appliqué, en France, d'abord aux femmes d'un âge respectable et par suite aux sages-femmes.V. ce mot. MATTE (de l'allem. Malte, tas, masse;, substance métallique chargée de soufre, résultant de la première fonte d'une mine qui a été traitée dans le fourneau de fusion, et qui n'est pas encore dans un état suffisant de pureté.
On donne aussi le nom de matte au lait caillé. MATTE AU ou soie en matasse, assemblage d'éche veaux de soie grége, réunis par une ficelle nouée. MATTHIOLE (de Matthiole, commentateur de Dioscoride), Matthiola, genre de la famille des Crucifères, tribu des Arabidées, se distingue des giroflées par des stigmates connivents et des graines entourées d'un rebord membraneux. La M. blanchâtre (M. incana), vulg. Yiolier ou Giroflée des jardins, est une plante bisannuelle, à variétés blanche, rose, incarnat, rouge, violette, etc. ; les fleurs sont d'une odeur suave; les feuilles, obtuses, allongées, diverse nt découpées, plus ou moins soyeuses ou blanchâtres. La M. annuelle (M. anmta) est appelée vulg. Giroflée quarantaine : elle est un peu plus petite que la précédente, et fournil une trentaine de variétés, la plupart à feuilles douilles.
MATURATIF (du lat. maturare, l'aire mûrir). Les tnaturatifs sont des topiques excitants qu'on emploie pour hâter la suppuration d'une tnnienr phlegmoneuse indolente. Ils sont administrés sous forme de cataplasmes, faits avec des racines de BCllle, des
feuille.-, de sauge ou d'oseille, des Qeurs de sureau ou de camomille, etc., ou bien sous colle d'emplâtres et d'onguents : tels sont les onguents populeum,
styrax, l'onguent dit de la .Mère, l'emplâtre diachv Ion
gommé et celui de pois de Bourgogne,
MATURATION, m vu 1,111 (du lat. maturatm, iiiii-
turitas; de maturus, mûr). L'étal de maturité est
amené naturellement par la succession et l'enchaî-
nement des phases diverses par lesquelles passe le fruit, et qui commencent aussitôt après la fécondation. La chaleur, la lumière et l'humidité sont les causes qui activent le plus la maturation. Il est aussi des moyens artificiels d'avancer la maturité des fruits. Voy. Capiuhcation et Primei as.
MÂTURE, l'ensemble des mâts d'un vaisseau.
MATUTE (nom mytholog.), Matuta, genre de Crustacés, de l'ordre des Décapodes brachyures, famille des Oxystomes, tribu des Calappiens : test généralement déprimé, presque en forme de cœur, tronqué en avant ; antennes extérieures ou latérales beaucoup plus petites que les intermédiaires et insérées près de leur base extérieure; second article des pieds-mâchoires extérieurs triangulaire, allongé et pointu; pinces desserres épaisses, tuberculeuses, dentelées; queue composée de 5 à 7 tablettes. On distingue le M. vainqueur, long de 0™,035 ; le M. planipède et Je M. front entier.
MAUBECHE, Tringa, Calidrù, genre d'Oiseaux, de l'ordre des Échassiers limicoles, famille des Longirostres, identifié par quelques-uns avec le genre Bécasseau, comprend deux espèces, la GrandeMaubé /<>j ou M. commune (C.grisea), Sandpiper des Anglais, de la taille d'une bécassine, et la M. noirâtre ou violette (C. maritima), de moitié plus petite que l'autre espèce. Les maubèches vivent en troupes; elles courent sur le sable avec beaucoup de vitesse. Ces oiseaux, qui nichent dans les régions les plus septentrionales, ne se rencontrent dans nos pays que sur les bords de la mer. — On donne quelquefois le nom de Velito maubèche à l'Alouette de mer.
MAUGE, HAUGÈftB du lat. manica, manche?), se dit dans la .Marine : 1° d'un morceau de cuir cloué au-dessus des dalots de l'avant et destiné à en fermer l'ouverture ; 2" d'un conduit de cuir ou de toile goudronnée par où l'eau s'écoule de l'intérieur du vaisseau dans la mer.
MAURELLE, nom vulgaire du Croton tinctorium ou Tournesol des teinturiers-.
MAURET, murktte, un des noms vulgaires du fruit de Y Airelle. Voy. ce mot.
MAURICIE (de Maurice de Nassau), Mauritia, genre de la famille des Palmiers, tribu desCalamées, propre à l'Amérique tropicale, surtout à la Guyane : cet arbre croit en groupes. Son tronc s'élève à la hauteur d'environ è"1 ; son feuillage est pendant et en forme d'éventail. Le Mauritia flexuosa, vulg. Palmier bâche, est pour les habitants des rives de l'Orenoque un bienfait de la Providence : ils y trouvent non-seulement une habitation sûre, en y suspendant des nattes faites avec les fibres de ses feuilles, mais aussi des mets variés : la moelle du tronc recèle une farine analogue au sagou, qui forme en se séchant des disques minces de la nature du pain ; la sève fermentes Sert à faire un vin de palmier doux et enivrant; les fruits frais fournissent une nourriture agréable.
MAUSOLÉE (du monument funèbre élevé à Mausole, roi de Carie), Voy. Tombeau.
Mauvais r.iti:. Voy. Marché (droit pf\
mai vais traitements. La loi du 19 mai 1674 sur le travail des enfants dans les manufactures défend aux patrons d'user de mauvais traitements envers huis apprentis. Voy. aussi Aniviaiv. COUH ( BUB-
sl l.| s.
HAOVAIBB TOI, so dit, en Droit, do l'état de celui qui a l'intention de tremper OU sait qu'il fait une chose défendue. En général, la mauvais.' 1. i ne se présume pas; c'est à celui qui l'allègue de la prouver.
M VI v visis m i . i-i s. Voy. Ill RBHS.
MAUVE, M ulrii. genre type de la famille des Mal-
vacées, tribu des Ualvées, renferme des plantes her- . des sens arbrisseaux ou arbrisseaux, dont
plusieurs sent exotiques. |), ires-abon-
dantes et également utiles so font remarquer dan*
nos campagnes : ce sont IhPetite mauve [M- rotun~ difolia), vulg. Fromageon, et la Grande marne ou