‹ Dictionnaire universel des sciences, des lettres et des artsChapitre 984 sur 1672 · MÉDIATION · texte numérisé non relu

MÉDIATION

VHistoire de la médecine a été écrite par Sprcngel (trad. par Jourdan). On doit à M. Houdart l'Histoire de la médecine grecque (1856), à M. P. V. lîenouard un résumé de l'Histoire de l<i médecine jusqu'au xixe siècle (1846), à M. Dezeimeris des Lettres sur l'histoire de lu médecine, à M. Daremberg, l'Histoire des scie nés médicales (1870j, à M. Bouchut YHist. de la médecine et des doctrines médicales (1872) . Abréviations usitées en médecine. Les praticiens employaient jadis dans leurs ordonnances certaines abréviations qui ont été abandonnées depuis l'introduction du système métrique. Par exemple : Jfo pour livre, 3 pour once, 3 pour gros, $ pour scrupule, Gr. pour grain, ft pour demi; gutt. pour gouttes; *!£ pour recipe ou prenez ;D. et P., pour doses et préparations; p. e. pour parties égales ; Sk,ana, pour parties égales de choque substance ; M. pour mêlez ; F. S. A. pour ftat secundum artem (faites selon l'art). médecine légale, branche des sciences médicales qui s'occupe des rapports de la médecine avec la justice. — Parmi les questions soumises parles magistrats au médecin légiste, les unes sont relatives à l'identité des individus, à leur état de santé ou de maladie, à la nature et à l'issue probable des maladies, aux propriétés contagieuses ou non des maladies ; à l'état d'incapacité des personnes relativement à certains actes de la vie civile ; à la filiation, à la paternité. Le médecin légiste est aussi consulté dans les cas d'avortement, d'infanticide, de suicide, d'homicide, soit par blessures, soit par empoisonnement, soit par asphyxie ; il est appelé à distinguer la mort réelle d'avec la mort apparente, et à se prononcer, d'après l'examen des cadavres, dans les questions de survie. — Les meilleurs ouvrages de médecine légale sont ceux de Fodéré, Orfila, Devergie, Tardieu, etc. Le Dr Brian, le Dr Bayard ont donné de bons Manuels de médecine légale. Consulter aussi Trébuchet, Jurisprudence de la médecine, de la chirurgie et de la pharmacie en France, comprenant la médecine iégale, la police médicale, etc. (1834).

Académie de médecine. Cette société savante, créée à Paris en 1820, est destinée à éclairer le gouvernement sur tout ce qui concerne la santé publique. Elle a continué les travaux de la Société de médecine et de l'Académie de chirurgie, qui existaient à Paris avant 1789. Elle comprend trois sections : médecine, chirurgie, pharmacie; elle publie des Mémoires, qui ont commencé à paraître en 1828. 11 paraît en outre tous les 15 jours un Bulletin de ses travaux. L"s mémoires de l'ancienne Académie de chirurgie (17G8 à 1798; forment 12 volumes in-4.

Ecoles de médecine. Les écoles de médecine en France sont contemporaines des universités ; celle de Paris fut organisée dans la dernière moitié du xiue siècle; ses statuts furent approuvés par Philippe de Valois en 1331. En 1452 furent organisées les Facultés chargées de conférer les grades. Elles furent supprimées en 1792, et remplacées en 1794 par trois écoles dites Écoles de santé, établies à Paris, à Montpellier et à Strasbourg : celle de Paris fut placée dans le local de l'ancienne Académie de chirurgie, auquel on réunit le couvent des Cordeliers. Ces écoles furent, en 1808, comprises dans l'Université impériale, et la Faculté de médecine fut rétablie. Il y a aujourd'hui en France 3 Facultés de médecine, celles de Paris, Montpellier et Nancy; elles se composent toutes trois de professeurs titulaires et d'agrégés, ceux-ci nommes au concours. On y enseigne l'anatomie, la physiologie; la chimie, la physique et l'histoire naturelle médicales; l'hygiène, la pathologie interne et externe, la thérapeutique et la matière médicale, la médecine opératoire, les accouchements. Les cours durent k ans. I ne école pratique est annexée à chaque Faculté. — Il y a, en outre, des écoles préparatoires de mé- ■ à Alger, Amiens, Angers, Arras, Besançon, aux, Caen, Clermont, Dijon, Grenoble, Lille' - % h} on, Marseille, Orléans, Poitiers, Beims'

Bennes, Rouen, Toulouse, Tours. Ces écoles ne peuvent conférer de grades; les études qui y nont faites valent auprès des Facultés, mais pour un temps moindre que le temps passé dans une Faculté. — Les étudiants trouveronfd'utiles secours dans le Guide de l'étudiant en médecine d'E. Langlebert. Il existe enfin une École spéciale de médecine et de pharmacie militaires, établie à Paris à ['hôpital militaire du Val de-Grâce, destinée à former des sujets pour le Corps de santé de l'armée de terre. Cette école a été réorganisée par les décrets du 15 nov. 1852, du 12 juin 1856 et du 5 oct. 1872, ce dernier a pour objet de faciliter le recrutement du corps de santé; il établit deux catégories d'élèves, ceux qui sont simplement bacheliers et ceux qui ont des inscriptions valables pour le doctorat. Brest, Toulon et Rochefort ont des Écoles de médecine navale.

MEDIAN (du lat. mediamis, de médius), qui est au milieu. — En Anatomie, on nomme nerf médi m, le plus gros des nerfs du plexus brachial : il se distribue à l'avant-bras et, parvenu dans la paume de la main, il se divise en six rameaux ; — veine médiane, le tronc commun des veines antérieures du poignet et de l'avant-bras : au pli du bras, il se partage en médiane basilique et médiane céphalique.

MÉDIAXOCHE, mot espagnol, synonyme de réveillon, a été introduit en France par la reine Anne d'Autriche : c'est un souper gras après un jour maigre. MÉDIANTE (du lat. médians, qui est au milieu). On nomme ainsi, en Musique, la tierce au-dessus de la note tonique ou principale. Dans le mode majeur d'ut, mi est la médiante; dans le mode mineur de la, c'est ut. La médiante sert à distinguer l'accord parfait majeur de l'accord parfait mineur ; i ar elle seule varie parmi les notes qui composent ces accords ; elle est majeure dans le premier cas, et mineure dans le second. — Dans le Plain-chant, la médiante est un repos au milieu de chaque verset, qui se fait presque toujours sur la dominante du ton. Ce repos est marqué par un astérisque.

MÉDIASTIN (du lat. mediastinus, placé au milieu). En Botanique, on appelle médiastin la cloison transversale, très-mince, qui, dans les crucifères, est formée par la prolongation des trophospermes et sépare le fruit en deux parties: après l'ouverture des valves, les graines demeurent alternativement fixées sur les deux faces du médiastin.

En Anatomie, le médiastin est la cloison membraneuse que forme l'adossement des plèvres et qui divise la poitrine en deux parties inégales, l'une à droite plus large, et l'autre à gauche. Ce sont deux feuillets unis seulement dans leur partie moyenne et s'écartant en avant et en arrière, de manière à laisser entre eux deux intervalles : le médiastin antérieur, en forme d'X, contient dans sa partie inférieure le cœur, le péricarde et les gros troncs vasculaires, et dans sa partie supérieure le thymus chez le fœtus) ; le médiastin postérieur est occupé par l'œsophage, la veine azygos, le canal thoracique, la partie inférieure de la trachée-artère, l'origine des bronches, etc. — On appelle médiastin du cerveau, la faux cérébrale. Voy. Cerveao.

Les artères médiastines (l'antérieure et la postérieure) sont celles qui se distribuent au médiastin.

MÉDIATEUR (du lat. mediator ; de médius, placé entre). Ce nom se donne, dans la Religion chrétienne, à Jésus-Christ, envisagé comme réconciliateur entre Dieu et les hommes.

Médiateur plastique. Voy. Plastique.

MÉDIATION (du lat. mediatio), se dit, en Politique, lorsque deux États sont en guerre ou seulement en contestation, et qu'une troisième puissance interpose ses bons offices pour prévenir les hostilités ou rétablir la paix. On peut accepter ou refuser cette intervention, ainsi que la solution proposée: c'est en cela que la médiation diffère de l'arbitrage, dont les décisions sont obligatoires. — On appelle spécialement acte de médiation l'acte par lequel la Suisse

MÉDICINIEIt.

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