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MÉDUSE

fut organisée le 19 février 1803, par la médiation de Bonaparte, alors premier consul, acte qui la constitua en une confédération de 19 cantons, régie par une diète nationale annuelle.

En Astronomie, on appelle médiation, le moment de la culmination d'un astre. — En Liturgie, c'est le partage de chaque verset d'un psaume en deux parties, division marquée par une inflexion de la voix.

MÉDIATISATION, acte politique par lequel de petites souverainetés faisant partie d'une confédération, sont réunies à des États plus puissants, de manière à ne plus relever que médiatement de l'autorité souverainu. On trouve dans l'histoire de l'Allemagne plusieurs exemples de médiatisation :1a plus célèbre est celle qui eut lieu en 1806, sous l'influence de Napoléon. L'empire d'Allemagne ayant été reconstitué à cette époque, on sentit la nécessité de médiatiser cette foule de petites souverainetés qui y existaient encore et qui compliquaient à l'infini les rapports diplomatiques et internationaux : tel fut le sortdes familles d'Arenberg, Croy-Dulmen,Dietrichstein, Esterhazy de Galantha, Furstenberg, Hohenlohe, Kaunitz, la Layen, Looz-Coswaren, Linange de Leiningen,Salm,Sayn\Vittgenstein,Solms,Stahremberg, Tour et Taxis, Isembourg, Pappenheim, l'uckler, Metternich, Neipperg, Schœnbourg, Stolberg, Walmoden, etc. L'acte signé à Vienne pour la constitution germanique, le 8 juin 1815, portait que les maisons médiatisées conserveraient les droits d'égalité de naissance avec les maisons souveraines; que leurs membres ne seraient justiciables que des tribunaux supérieurs ; et qu'ils auraient l'exercice de la juridiction civile et criminelle en première instance. — Aux États-Unis, les districts annexés soit à un État, soit à un territoire, sont dans la position d'états médiatisés.

MEDICAGO, nom latin botanique du genre Luzerne^. Voy. ce mot.

MÉDICAL (jlby). V. Médecin et Officier de santé.

MÉDICAMENT (du \aX.medicamentum), substance employée dans un but cm atif. On distingue des M. simples: ce sont ceux que l'on emploie seuls; des .)/. composés, dans lesquels on associe ensemble plusieurs substances médicamenteuses. On divise encore les médicaments: suivant leur mode d'application, en M. externes et M. internes ; suivant les effets qu'ils doivent produire, en évacuants, vermifuges, diurétiques, pectoraux ou béchiques, antispasmodiques, fébrifuges, toniques, antiscorbutiques, dépuratifs, antiphlogistiques, etc. — L'étude des médicaments est l'objet de la Matière médicale ou Pharmacologie. Voy. ce mot.

MÉDICATION (du lat. medicatio), effet produit par l'action des médicaments. — On prend aussi ce mot pour synonyme de mode de traitement, de système niédical.

MÉDICIMI It, Jatropha, genre important de la famille des Euphorbiacées, se compose d'arbres, d'arbrisseaux et de quelques herbes, qui touB renferment un suc laiteux et abondant. Ces plantes habitent les Contrées chaudes de l'ancien et surtout du nouveau continent. Les principales espèces sont : le M. cathartique (I. curctu), vulg. Pignon d'Inde, liici/i d'Amérique et Haricot du Pérou: c'est un arbrisseau de l'Amérique tropicale, à feuilles al tenu s, (mi i( il ('es,très-

glabres et à ûeura monoïques îles mâles, terminales, les femelles axillaires) ; ses fruits contiennent une huile acre très-employée en Amérique comme vomitif et purgatif violent; le M. matuhoi (/. manûiot),

plus coi bous le nom de Manioc (Voy, ce mot) ;

le M. multifide (I. multifidn), vulg. Petit Médicinier, \t. d'Espagne, qui doit son nom scientifique aux

nombreuses divisions de ses feuilles: ses graines, ap-

pelées noisettes purgatives, ont en effet une grande

vertu, maK l'usage eu a éié abandonné comme exposant à des accidents; le M. aigu 1. acuminata), à feuilles en forme de violon, terminées par une pointe, à stipules oblongues;à fleurs d'un rouge écarlate

très-vif, disposées en corymbe ; le M. brûlant (T. urens), à jolies fleurs blanches, et qui est couvert de poils brûlants comme l'ortie.

MÉDIMNE (du gr. ui8iu.voç), mesure de capacité, en usage chez les anciens Grecs pour les choses sèches, valait 3 boisseaux et demi, ou 51 lit., 79 de nos mesures. Un médimne contenait 6 hectes, Z|8 chénices et 96 xestes. Au temps de Solon, suivant Plutarque, le médimne de blé valait un drachme (0 fr. 87 c).

MÉDISANCE (en Droit). Voy. Calomnie, Diffamation, Inju:f..

méditation (du lat. meditatio). Ce mot, en termes de Religion, est synonyme d'oraison mentale, et se dit aussi de tout écrit composé sur un sujet de dévotion, comme les Méditations sur lu grâce, si communes au xvne siècle. — En Philosophie et en Littérature, il se dit d'un écrit composé sur un sujet de philosophie (les Méditations de Descartes p. ex.), ou d'un poème d'un caractère élégiaque traitant de Dieu, de la nature et de l'homme (les Méditations de Lamartine p. ex.).

MÉDIUM, c.-à-d. en lat. milieu, se dit, en Musique, de la portion moyenne de l'étendue de la voix, également éloignée des extrémités grave et aiguë. Un beau médium, quand il a une certaine latitude, donne les sons les mieux nourris, les plus mélodieux.

médium, personne qui, selon les partisans du Spiritisme, sert d'intermédiaire entre ses semblables et les esprits des morts ou autres.

Médium unissant deHunter. V. Lymphe plastique.

MEDJIDIÉ (de l'arabe medjid, glorieux), décoration ottomane instituée en 1852 par le sultan Abdul- Medjid pour récompenser le mérite civil et militaire.

MÉDULLAIRE (du lat. medullaris, de medul/a, moelle). En Anatomie, on distingue : les artères et les veines médullaires, qui pénètrent dans l'intériear des os ; le canal médullaire, cavité des os longs qui contient la moelle; la substance médullaire, c.-à-d. la moelle, la substance blanche du cerveau, etc.

En Botanique, on distingue également un canal médullaire, cavité qui occupe le centre des végétaux dicotylédones et qui contient la moelle ; un étui médullaire, rangée de fibres ligneuses qui forment autour de la moelle, et des rayons médullaires, lames verticales, qui, partant du centre de l'arbre, se dirigent vers la circonférence : ces lames sont visibles, sous forme de rayons, sur la coupe transversale du tronc d'un arbre.

MÉDULLE (du lat. medulla, moelle). Dutrochet a appelé médulle interne la moelle contenue dans le canal médullaire des végétaux, et médulle externe la hune de tissu cellulaire qui unit l'épiderme aux couches corticales. Cette dénomination n'a pas été conservée dans la science. Voy. Moelle.

MÉDUSE (nom de Méduse, une des Gorgones, dont l'aspect était effrayant), désignation générale sous laquelle on embrasse un très-grand nombre de Zoophytes appartenant à divers groupes. Dans un sens plus précis et plus restreint, le mot de Médutet désigne un ordre d'animaux marins, de l'embranchement des Rayonnes et de la classe des Discophores, comprenant les Acalèphes simples de Cuvier, plus les l'n /,/,/, lires et les Campanulatres. On reconnaît cesanimaux à une ombrelle, faite don' gelée transparente en forme de champignon ou de cloche : c'est k la I corps et l'organe locomoteur de. l'animal. Dans son épaisseur sont cachés la cavité digestive et 1 naux circulatoires; au centre de la lace concave, à II place du pied du champignon on du battant de la cloche se trouve la bouche ou les bouches entourées d< divers appendices; le bord même de l'ombrelle est garni d'expansions qui servent de bras ou de lignes de fond; les contractions et les dilatations alternatives

de l'ombrelle provoquent le déplacement de l'animal

au milieu des eaux. —Le polj morphisme des méduses est remarquable. L'animal pond des œufs bien caractérisés, d'où sort une espèce de larve ayant l'apparence et les mouvements d'un infusoiro; cet état do

MÉGADERME.

MÉGAPTÊRE.

larve infusiforme a reçu le nom général de scolex. Le scolex se fixe au fond de la mer ou sur les rochers et devient un polt/pe, animal regardé autrefois comme appartenant à un tout autre groupe que les méduses. Le polype grandit et se segmente de manière à ressembler à une pile d'assiettes dont chacune tendrait à avoir son individualité : cet état d'association porte le nom général de strobile. Enfin la séparation a lieu, et chaque élément du strobile devient une méduse particulière, individu sexué (proglottis), qui ferme le cycle des développements. Toutes les méduses passent d'une manière plus ou moins nette par ces trois états.

La plupart des méduses sont remarquables par leur transparence, la délicatesse de leurs tissus et la vivacité de leurs couleurs ; jetées sur la plage, elles se dissolvent en un liquide visqueux et à demi transparent. Elles apparaissent quelquefois en quantités considérables et remplissent les filets des pêcheurs dont elles éloignent les poissons ; elles sont armées extérieurement de petits organes, difficilement visibles, dont le contact peut produire une urtication plus ou moins intense :delà lesnomsd'^4ca/è/)/<esou d'Orties de mer qu'on leur donnait autrefois ; quelques espèces sont phosphorescentes. — On divise aujourd'hui les Méduses en plusieurs familles : les Méduses propr. dites, auxquelles on donne sur nos côtes le nom d'Auréltes et qui n'ont qu'une bouche centrale au milieu de quatre longs appendices ; les Rhizostomes, qui ont un grand nombre d'orifices buccaux ; les Océanidèes, les Thaumantiadées , les Êquoridées, etc., auxquelles il faut ajouter, comme nous l'avons déjà fait remarquer, les Tubulaires et \esCampamilaires. Voy. ces mots, et Polypomédcses.

MEETING (participe présent du verbe to meet, se Tencontrer), mot anglais qui signifie une réunion populaire dont le but est de délibérer et de discuter sur un sujet politique, sur une élection, ou sur toute autre question qui intéresse un grand nombre d'individus. Les élections surtout donnent lieu, en Angleterre, à de nombreux meetings. Les meetings se tiennent presque toujours en plein air; leur objet est annoncé à l'avance par des placards en grosses lettres, qui couvrent les murs, ou qui sont portés au bout d'une perche dans les rues.

MÉGACÉPIIALE (du gr. uiya;, grand, etxs?a).TQ, tête), genre d'Insectes, de l'ordre des Coléoptères pentamères, famille des Carnassiers, tribu des Carabiques, très-voisin des Cicindèles : corps bombé, tête forte et ronde. On en connaît actuellement plus de 25 espèces, propres à l'Amérique, à l'Afrique et à l'Asie. Ce sont des insectes nocturnes, généralement très-brillants et de couleurs métalliques. Le M. à quatre taches est long de 0m, 02, d'un vert doré; il a les mandibules, les antennes, les palpes, fauves.

MÉGACIIILE (du gr. piyaç, grand, et yiO.oc,, lè- "vre), Megachile, genre d'Insectes, de l'ordre des Hyménoptères porte-aiguillon, famille des Mellifères, tribu des Apiaires : tète forte, épaisse ; yeux ovalaires; mandibules triangulaires, finement dentelées; antennes courtes, insérées au milieu de la face ; corselet arrondi et bombé. On les divise en deux groupes : les M. maçonnes, qui se bâtissent des nids, «t les M . coupeuses de feuilles, ainsi nommées à cause de leurs habitudes. Le type de ce groupe est la M. de la rose à cent feuilles (M. centuncularis), commune dans nos jardins.

MÉGADERME (du gr. uiya:, grand, et ôÉpjjia, peau), genre de Chauves-souris de l'ancien continent, famille des Vespertilionidés, caractérisé par un développement considérable de la peau au-dessus des narines. Il n'a point d'incisives supérieures; les canines sont très-fortes et crochues. Les oreilles sont très-grandes et réunies sur le devant de la tête. Il a trois crêtes nasales, point de queue, les lèvres velues et sans tubercules. On en connaît U espèces, qui habitent l'Afrique et l'Inde. Le M. lyre a 0ra,08 de long, et chacune de ses ailes est longue de 0",20. Son pe-

lage est roux en dessus et fauve en dessous. Le M. feuille a le pelage d'une belle couleur cendrée, et la feuille nasale très-grande.

MÉGALANTHROPOGÉNÉSIE (du grec uiyaç, grand, dcvÛpwTro:, homme, etyévsiriç, génération), art prétendu de procréer à volonté des hommes d'esprit, de talent, de génie.

MÉGALITHIQUES (MONUMENTS), du gr. uiya:, grand, et ).(8oç, pierre; nom sous lequel on désigne aujourd'hui les cromlechs, les dolmens, les pierreslevées, les allées couvertes, les nuraghes, et autres monuments que l'on attribuait autrefois aux Druides et aux Celtes et qui paraissent être antérieurs à cette civilisation. Voy. ces mots.

MÉGALODON (du gr. uiya:;, grand, et ôSov;, ô66vxo;, dent), genre de Mollusques acéphales, de l'ordre des Orthoconques intégropalléales, famille des Carditidées : coquille symétrique, épaisse, fermée, pourvue d'un ligament externe et présentant deux impressions musculaires a chaque valve, celle du côté buccal très-profonde; charnière composée d'une grosse dent cardinale de chaque côté et d'une dent latérale anale. Les Mégalodons sont tous fossiles et appartiennent aux terrains paléozoïques.

MÉGALONYX (du gr. uiya:, grand, et ôvvi?, ongle), genre de Mammifères fossiles découvert en 1796, aux États-Unis, dans une caverne du comté de Green-Brier (Virginie) : on pense que ce mammifère est une espèce de Megatlierium. Voy. ce mot.

mégalonyx, genre d'Oiseaux, de l'ordre des Passereaux conirostres, dont toutes les espèces habitent l'Amérique méridionale : bec plus court que la tête, droit, conique, robuste; ailes très-courtes, obtuses; queue imparfaite, pointue, successivement élargie; tarses puissants; ongles très-longs, très-forts et très-peu recourbés. L'espèce type est le M. roux, du Chili, qui a près de 0m,25 de long, et le plumage entièrement roux, à l'exception du ventre, des flancs et des couvertures inférieures de la queue, qui sont rayés de brun et de blanc.

MÉGALOPE (du gr. uiya;, grand, et ô<|/, œil), Megalops, genre de Poissons malacoptérygiens abdominaux, de l'ordre des Squamodermes, famille des Clupéidés et voisin des Harengs. Le M. cyprianïde, vulg. Cailleu-tassart, Savalle, Apalike, est commun dans la mer des Antilles ; sa chair est estimée ; le M. filamenteux habite les mers de l'Inde.

mégalope, Megalopus, genre de Crustacés, de l'ordre des Décapodes macroures, tribu des Galathées, et voisins des Écrevisses : yeux extrêmement gros et saillants, d'où leur nom. On distingue la M. rhomboïdale, la M. armée, et la M. mutique.

MÉGALOSAURE (du gr. uiya:, grand, et craOpo;, lézard), Megalosaurus, grande espèce de Reptiles fossiles, découverte à Stonesfield, près d'Oxford. Le Mégalosaure doit être rangé parmi les Sauriens et près des Iguaniens; sa taille dépassait lO™. Cuvier pense que c'était un animal marin et très-vorace.

MÉGAPODE (du gr. uiya:, grand, et ttoO:, jtoôo;, pied), oiseau de l'Océanie, placé par Cuvier parmi les Échassiers macrodactyles, à la suite des Jacanas et des Kamichis; par Lesson, parmi les Passereaux; par Temminck, dans les Gallinacés. Les Mégapodes ont le bec grêle, faible, droit, un peu comprimé; les jambes écussonnées, fortes, assez élevées, placées à la partie postérieure du corps; les ongles trèsforts, très-longs ; les ailes médiocres, concaves, arrondies; la queue petite, cunéiforme, dépassant à peine les ailes. Ces oiseaux pondent des œufs trèsgros, et habitent les terrains marécageux des îles de l'Océanie. Ils sont craintifs, courent comme les perdrix, et volent peu et bas. On en compte lt ou 5 espèces, qui sont peu connues.

MÉGAPTÊRE (du gr. uiya;, grand, et 7rr;p6v, nageoire), Megapterus, genre de Mammifères, de l'ordre des Cétacés mysticètes ou à fanons, est particulièrement caractérisé par la longueur de ses nageoires et par son agilité.

MÉIONITE.

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