MÉLANCOLIE
MÉGASCOPE (du gr. (xsya;, grand, et axoTriw, examiner), instrument d'Optique, destiné adonner des images réduites ou amplifiées d'une gravure, d'un tableau ou d'un bas-relief ayant peu d'étendue : c'est une espèce de chambre obscure, portant une lentille acli ruina tique devant laquelle on place l'objet. Cet objet est éclairé fortement et de l'autre côté de la lentille on reçoit sur un écran l'image réelle et renversée. Le mégascope ne diffère du microscope solaire que par la nature des objets dont il donne les images, et par la manière dont ces objets sont éclairés. Il a été imaginé par Charles, en 1780.
MÉGATI1ÉIUOI (du gr. u.Éya;, grand, et torçptov, bête), genre de Mammifères fossiles établi par G. Cuvier, renferme des animaux de la taille des grands Rhinocéros, dont on a trouvé des débris dans les couches superficielles des terrains d'alluvion de l'Amérique du Sud, notamment dans le Paraguay. La première découverte dx\ Megatherium date de 1789. Cet animal, trouvé sur les bords du Koxan, à 16 kilomètres de Buenos-Ayres, avait la taille de l'éléphant. Il appartient à l'ordre des Édentés, et paraît intermédiaire entre les Tatous et Tamanoirs. — On a formé, sous les noms de Mégathérides, Mégûthères, une famille d'animaux fossiles de l'ordre des Édentés, qui a pour type le Megatherium ; les autres genres sont le Mégalonyx, le Mylodon, le Scélidothériurti, etc.
AlÉGATIUlilS, genre de Mollusques brachiopodes, de l'ordre des Cirrhidés, fam. des Thécididées, connus aussi sous le nom d'Argyope : coquille térébratuliforme, libre, pourvue d'une area percée d'une large ouverture pour le passage d'un muscle, et dont la petite valve est munie de trois apophyses saillantes. Les Mégathiris se trouvent à l'état fossile depuis l'étage néocomien ; les espèces vivantes sont communes dans les mers actuelles.
mégie, mégisserie (du b.-lat. megùcerius ; de l'allem. weissgerben, passer en blanc, mégir), art de préparer les peaux de mouton, de veau, de chevreau, de chamois, et autres peaux délirâtes, pour les rendre propres à divers usages autres que ceux qui concernent les métiers de corroyeur et de pelletier, principalement aux usages de la ganterie. Le mégissier, après avoir soumis les peaux aux mêmes préparations que le chamoiscur, afin de les débarrasser de la laine et de toute matière étrangère ( Voy. Cm wioisech), les passe en blanc, c.-à-d. les fait tremper dans une pâte de farine mêlée d'alun et de sel et délayée dans de l'eau, qu'on appelle mégis : ce qui les rend souples et moelleuses. Le mégissier prépare aussi des peaux qui doivent conserver leurs poils, telles que les housses, les fourrures, etc. Le travail de la mégisserie, qui naguère exigeait une dizaine d'opérations successives et ne durait pas moins de deux ou trois mois, a été beaucoup simplifié depuis peu: les opérations, réduites actuellement à trois ou quatre, ne demandent pas plus de trois semaines. Cette branche d'industrie est exploitée, en France, dans plusieurs départements, surtout dans ceux de 1 \ dèche et de l'Isère : Annonay est renommé pour sa mégisserie.
Les mégissiers formaient jadis une corporation fort ain ienne : il lui fut donné dès n>70 des règlements, qui nous sont parvenus. En 177»), ils furent réunis eu uno seule corporation avec les tanneurs, corroyeurs, peaussiers et parcheminiers.
HÉUAJEU ou MAiiu'.i, nom arabe d'une espèce de Dromadaire, d'une allure très-rapide. On Ben sert comme monture et comme attelage. Voy. Ch&hbao.
Ui ige ou Mi.i.i-: (du lat. medù us , nom donné, dans quel [ues provinces de l'est de la France et en Suisse, aux empiriques qui so font passer pour médecins dans les campagnes,
>ii iom i E, substance minérale qui résulte de la combinaison d'un silicate d'alumine et d'un Bilicate de chaux [2&lSi ■r-CaSîl.On la trouve cristallisée et compacte : ses cristaux dérivent d'un prisme droit à base carrée. Elle est blanche, souvent incolore, tt cas-
sure ondulée, raye le verre et pèse 2,6. On la trouve dans les dolomies, au Vésuve, dans le Tvrol, etc.
M EISTEKS.ENGEUS, c.-à-d. en allemand maîtres chanteurs, poètes populaires qui ont fleuri en Allemagne du xive au x\ 11e siècle. Les plus célèbres sont Henri de Misnie, Henri deMugeln, Muscatblut, Michel Behaim, Hans Sachs, etc. {Voy. le Die t. d'Hist. et de Géogr.). Voir aussi G. -A. Heinrich, Histoire de la Littérature allemande, t. Ie', p. 280.
MEL/ENA (du gr. ui),a;, noir, fém. uiXaiva), vulg. Mûktdie noire, flux de san r noirâtre provenant de l'appareil digestif et s'échappant, soit par la bouche, soit par l'anus : la couleur du flux est ce qui distingue le mélœna de VhémaU mise Voy. ce mot . Cette maladie peut être le résultat de quelque lésion des voies digestives; mais le plus souvent elle ré-ulte d'une simple exhalation à la surface de la muqueuse intestinale. Dans ce dernier cas, on prescrit le repos, des boissons froides et acides, l'extrait de ratanhia; on applique des révulsifs sur les extrémités. Quand l'hémorrhagie dépend d'une lésion grave de l'intestin, c'est contre cette lésion qu'il faut diriger les moyens curatifs.
9IÉLALEUQUE (du gr. pi/a;, noir, et Xeuxôc, blanc), Melaleuca, genre de la famille des Myrtacées, renferme des arbres et des arbrisseaux originaires de l'Australie, mais qu'on trouve aussi dans l'Inde : tiges très-rameuses; feuilles velues, rudes au toucher, d'un joli vert, opposées ou verticillées. Les espèces les plus connues sont : le M. ù feuilles de millepertuis (M. hypericifolia), aux fleurs d'un rouge vif, disposées en épis; le M. à ('nulles de '• (.1/. erici folio) ; le M. armillaire [M. armillarù . les graines duquel on fait des bracelets (annula en latin), des colliers, et dont les fleurs sont violacée-. On retire du M. à bois blanc (M. /c<> l'huile de cajeput. Voy. Cajeput.
MÉLAMBO ou malvmbo, écorce dont 1 encore incertaine, et qui a été apportée de Santa-Fé de Bogota, en 1806. Les uns l'attribuent au Di Winteri, d'autres à un Quassia. Cette écori épaisse de 0m,008 à 0"',010, cassante, d'une couleur de buis, recouverte d'un épidémie blanc ave tubercules nombreux; son odeur est forte lorsqu'elle est récente ; sa saveur, amère et poivrée. On l'a employée comme fébrifuge.
BfELAJtPODIUM (du gr. u.É).a;, noir, et - 7roS6;, pied, tige), genre de la famille d « Composées, tribu de- s mécionidées, renferme d herbacées ou su (frutescentes de l'Amérique, à tiges dichotomes, à feuilles oppos.es; à Heure dioi [ues, celles du disque tubuleuses , maies, ordinairement jaunes; celles du rayon ligulées, femelles, qui fois blanches.
mélami'YRE (du gr. tutâuirupov, blé noir , '/ lampyrum, genre do la famille des Scrofulariées, tribu des Rhinanthées, renferme d cées annuelles, à feuilles simples, q Beurs
disposées en épis terminaux et accompagnées de bractées. L'espèce principale, le )i. des • V.
arvense , nommé aussi Blé de vache, parce q , recherché des vaches, Queue-de-renard, R Fleur-de-chair, à cause de la forme et (le la couleur purpurine de ses bractées en épis, est très commune dan ■ les champs et dans les blés : elle fleurit en été. Le M. à crêtes (M. cristatum), à bractées d'un vert
pâle DU Jaunâtre, est très commun dans le |.
Boulogne. On distingue encore le If. - M.
pratense) et le If. des bois If.
mélancolie (du gr. utktcr/filla ■ Ce mot qui,
chez les anciens, était syn.unmo i'atrabile ou liu-
meur noire I I .. Itsabilb , désignait aussi la maladie mentale, dans laquelle le délire est caraCt
rin et la tristesse. La mélancolie, comme l'hypocondrie, parait tenir à une altération particulière du système hépatique qui s.- déclare à I d'affections morales vives ou prolong es. i es mélancoliques sont en proie à une tristesse insurmontable
MÉLANOSE.