‹ Dictionnaire universel des sciences, des lettres et des artsChapitre 995 sur 1672 · MÉNINGITE · texte numérisé non relu

MÉNINGITE

Suède et Danemark, 1 sur 250; Russie, 1 sur 1,000. Ce nombre peut doubler dans les temps do calamité. — Les gouvernements ont, de tout temps, cherché les moyens d'éteindre la mendicité. Des lois d'une rigueur excessive ont été rendues au moyen âge, surtout en Angleterre, contre les mendiants : on les condamnait à la prison, au carcan, à la mort. En France, le roi Jean défendit la mendicité sous peine du fouet et du pilori (1300,); à la seconde récidive, le mendiant était marqué au front et banni ; en 1547, Henri II prononça contre les mendiants la peine des galères, et cet état de choses subsista, dans le texte de la loi du moins, jusqu'à la Révolution. Depuis, la législation devint moins sévère :avant de réprimer la mendicité comme délit, on voulut lui offrir du travail comme secours: un décret du 30 mai 1790 ouvrit des ateliers pour les mendiants valides ; la loi du 24 brumaire an II organisa à la fois des travaux de secours et des maisons de répression ; elle condamna les récidivistes à la transportation. Un décret impérial du 5 juillet 1808 ordonna qu'un dépôt de mendicité serait ouvert dans chaque département; mais ces établissements, qui entraînaient des dépenses énormes et faisaient à l'industrie une concurrence ruineuse, ont élé, pour la plus grande partie, abandonnés, et il n'en existe aujourd'hui qu'un petit nombre. Pour arriver au même but, l'Angleterre a sa taxe des pauvres et ses maisons de travail, l'Allemagne ses maisons d'industrie, l'Italie ses refuges. — D'après les statistiques officielles, la mendicité est aujourd'hui interdde, en France, dans 59 départements.

D'après notre législation actuelle : « Toute personne qui mendie dans un lieu pour lequel il existe un dépôt de mendicité est punie de 3 à 6 mois d'emprisonnement, et conduite au dépôt à l'expiration de sa peine. Dans les lieux où il n'existe pas de dépôt, les mendiants valides sont punis de 1 mois à 3 mois d'emprisonnement. — Tout mendiant qui use de menaces, qui entre sans permission dans une habitation, ou feint des plaies et infirmités, est puni d'un emprisonnement de 6 mois à 2 ans » (C. pén., art. 274 et suiv.).

MENDOLE,.l/a?M«, genre de Poissons acanthoptérygiens, de l'ordre des Squamodermes et type de la famille des Ménides, établi aux dépens des vrais Spares, dont les Mendoles se distinguent par leurs dents en velours ras, leurs mâchoires extensibles en une sorte de tube, et garnies chacune d'une rangée de fines dents. Ce sont des poissons semblables au hareng, et dont la chair est assez bonne à manger. Ce genre renferme 4 espèces, vivant toutes dans la Méditerranée : la plus remarquable est la M. commune (M. vulgaris) ou Spare mène, de 0m,20 de long, blanchâtre et rayée de bleu, avec une grande tache noire de chaque côté des flancs. Les autres espèces sont la M. juscle, la M. d'Osbeck et la M. vomérine.

MENEAUX (orig. inc), montants et traverses de bois, de fer ou de pierre, qui, dans les croisées, servent à séparer les ouvertures. — Les faux meneaux ne sont pas assemblés avec les montants de la croisée, mais avec les châssis, et s'ouvrent avec ceux-ci.

MÉNESTREL, MÉNÉTS1EB 'du lat. barb. ministerellus, ministerarius ; de minuter, homme au servie- d'an autre). Au moyen âge, on nommait ménestrels ceux qui composaient les mélodies des chants de-; troubadours [Voy. ce mot] el qui allaient de au en châteaux, chantant ou récitant îles vers. Dans le nord, les ménestrels furent Longtemps en gran le estime et ils paraissent avoir remplacé en partie les bardes ( Voy. ce mol à partir du ixe siècle. lis marchaient souvent à la tête des armées entonnant le chant de guerre, comme le normand Taille-

f , qui accompagnait Guillaume-le Conquérant. Non contenta de chanter on de réciter les vers des trouvères, iea ménestrels composaient eux-mêmes des

poésies et < hantaient leurs propres œuvres, comme KUtebeuf, dont on a plusieurs fabliaux on rimes; mais alors on leur donnait plutôt le nom de chuntai-

res ou chanterres, et ils se faisaient accompagner de jongleurs ou joueurs d'instruments (Voy. JoNGLEOa)* On cite comme ménestrels renommés j. Bretelet J. Bodel d'Arras au xin' siècle, et le bourguignon Vignot, auteur de noèls longtemps populaires. En Angleterre, la considération attachée au titre de ménestrel se maintint assez longtemps, ils remplissaient môme une sorte de fonction publique ; mais vers la fin du xvie siècle, ils l'avaient complètement perdue, et en 1597 la reine Elisabeth ordonna de les traiter comme vagabonds. En France, les ménestrels musiciens ou ménétriers formèrent de bonne heure une corporation, connue sous le nom de ménestrandie: ses statuts remontent à 1330 ; ils avaient pour patrons St Julien et St Genest, et leur chef portait le titre de roi des meurtriers. Cette corporation subsista jusqu'à la fin du xvhi* siècle : supprimée officiellement en 1773, elle se maintint cependant sous le nom de confrérie des ménétriers jusqu'en 1789. Aujourd'hui, on donne encore le nom de ménétriers aux joueurs de violon qui font danser dans les villages. — M. Bernhardt a écrit l'Histoire de la corporation de< triers. On a du poète anglais Beattie un poëme intitulé le Ménestrel.

MENHIR (du bas-breton men hir, pierre longue), nom donné à d'antiques monuments appelés aussi pierres levées, pierres de minuit. Ce sont des blocs de pierre d'une hauteur quelquefois considérable, élevés en forme de colonnes et isolés les uns des autres, que l'on trouve dans plusieurs provinces de la France, surtout dans la Bretagne. Pendant longtemps on a cru que ces monuments étaient d'origine gauloise ou celtique et qu'ils servaient au culte des Druides; on pense aujourd'hui qu'ils appartiennent à une antiquité^ beaucoup plus reculée.

MÉ.MDES (du g.-type Mœna, Mendole), famille de Poissons acanthoptérygiens, de l'ordre des Squamodermes, détachés des Sparoïdes, dont ils diffèrent par leur mâchoire rétractile et protactile. Leur corps est couvert d'écaillés comme celui des Spares. Cette famille renferme 4 genres : Mendole, Picarel, Césion et lierre.

.uÉ.mlithe (du français ménil, première partie du mot Ménilmontant, une des buttes qui dominent Paris, et du gr. Xt'Oo;, pierre), variété d'Opale commune, qu'on trouve à Ménilmontant, dans les marnes de la formation gypseuse. Voy. Opale.

MÉNIN (de l'espagnol menino, mignon), nom donné, en Espagne, aux enfants nobles attachés aux jeunes princes du sang, pour être élevés avec eux et pour partager leurs études et leurs jeux. — En France, on donnait aussi ce nom aux gentilshommes spécialement attachés a la personne du Dauphin, et appelés aussi les gentilshommes de la ni

MÉNINGES (du gr. [av^S, membrane), nom donné aux trois membranes qui enveloppent le cerveau, et qui sont la dure-mère, l'arachnoïde et la pie-mère : la pie-mère est la plus interne et touche immédiatement le cerveau; la dure-mère est externe et adhère au crâne; l'arachnoïde est entre le> deux. L'inflammation des méninges est une des mi les plus graves : on la connaît sous les noms de fièvre cérébrale et à

MENINGITE (de méninge), on Fièvre cén 6ra&, inflammation des méninges. La membrane qui en siège le plus ordinaire est la pie-mère. U arrive trèssouvent que les couches superficielles du cerveau sont enflammées en même temps que les m oinges:

on lui donne alors le nom de ','ilite.

I ne violente céphalalgie, on état de somnolence et en même temps d'insomnie; La rougeur des conjonctives, la chaleur du front, des tint monta d'oreille, des vomissements, des frissons irréguliers suivis de chaleur; plus tard le délire, des convulsions, sont 1 s symptômes ordinaires de La première périt de de la méningite (période aigue ou délirante) ; une somnolence plus grande, avec paralysie des yeux et difficulté de la déglutition, enfin le coma, caractérisent

MENOLOGE.

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