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MENTHE

la deuxième période (dite comateuse). La durée de cette affection est de quinze jours au plus à l'état aigu ; son pronostic est des plus graves. Parmi ceux qui n'y succombent pas, plusieurs ne retrouvent jamais, ou du moins ne retrouvent qu'incomplètement, l'usage de leurs facultés intellectuelles.

Outre la forme de méningite décrite ci-dessus (M. propre, M. cérébrale), les médecins distinguent : la M. spinale ou rachidienne, qui consiste dans l'inflammation de la moelle épinière; la M. cérébro-spinale, qui est la complication des deux précédentes et qui règne quelquefois épidémiquement sur les soldats ; enfin la M. tuberculeuse ou granuleuse : cette dernière est spéciale à l'enfance, surtout dans la période de six à dix ans : sa terminaison est toujours funeste. Il y a aussi une M. rhumatismale qui est une complication presque toujours mortelle du rhumatisme aigu. Enfin la méningo-encéphalite chronique est une des lésions fréquentes du cerveau chez les aliénés.

MENIPPÉE (satire), pamphlet politique et religieux composé en 1593 contre les chefs de la Ligue. Voy. le Dict. d'Hist. et de Géogr.

MÉXISPERME (du gr. [XYJvYi, croissant, et (77T£p|j.a, graine), Menispermum, genre type de la famille des Ménispermées ou Ménispermacées, renferme des arbrisseaux grimpants, sarmenteux, qui croissentdans l'Amérique et l'Asie centrales : feuilles alternes, simples, souvent peltées, entières, dépourvues de stipules; fleurs monoïques ou dioiques, groupées en grappes ou en paniculss, souvent petites et verdàtres ; fruit composé d'une ou de plusieurs baies, dans chacune desquelles se trouve une graine réniforme, recourbée sur elle-même en forme de croissant. Ces plantes sont propres à couvrir des tonnelles ou à garnir des palissades. Les principales espèces sont : le Ménisperme comestible (M. edukj, dont on mange les fruit* et qui par la fermentation fournit une liqueur enivrante ; le M. coccule [M. cocculus), qui comprend plusieurs variétés auxquelles on doit la coque du Levant et la racine de Colombo {Voy. ces mots et Coccule); le M. du Canada, au feuillage vert foncé et aux petits drupes noirs, que l'on cultive dans les jardins, etc. — On extrait des fruits de plusieurs arbres de cette famille des substances vénéneuses, telles que la ménispermine et la picrotoxine, découvertes dans la coque du Levant, la première par Pelletier et Couerbe, la seconde parBoullay.

MÉNISPERJMÉES ou ménispermacées (du g.-typc menispermum), famille de plantes Dicotylédones dialypétales liypogynes, a beaucoup de rapports avec celles des Berbéridées et des Anonacées ; elle s'en distingue parle port, par les étamines, généralement en nombre défini, et par la structure du fruit. — Elle renferme les genres Menispermum (dont quelquesuns détachent l'espèce Cocculus), Aydestis, Cissampelos^ Pse/ium, Spirospermum, etc.

MENISQUE (dugr. (A^vidxo;, croissant). On nommait ainsi chez les anciens une plaque en forme de calotte, qu'on mettait sur la tête des statues des dieux pour les garantir des injures de l'air.

En Optique, le mot ménisque désigne un verre lenticulaire, concave d'un côté et convexe de l'autre. Voy. Lentille.

On nomme encore ainsi, dans les phénomènes capillaires, la portion supérieure de la colonne de liquide contenue dans le tube, laquelle peut être concave ou convexe, selon la nature du liquide. Voy. Capillarité.

MÉXOIîRANCHE (du gr. (xsvoç, force, et de branchies), Menobranchus , genre de Batraciens, de l'or dre des Urodèles pérennibranches, caractérisés par des branchies en houppes frangées qui persistent même après le développement des poumons. Il a pour type le M. latéral, long de (P^O, des grands lacs de l'Amérique du Nord.

MÉXOLOGE (du gr. u.Y]vo).ÔYtov), se dit : 1° d'un traité sur les mois des différents peuples anciens e: modernes ; 2° dans la Liturgie grecque, de livres

contenant des vies de martyrs ou de saints rangées moispar mois d'après la date de leur fête.

->ii:.\OPOME (du gr. [iivo;, force, et 7tw(j.a, opercule), Menopoma, genre de Batraciens, de l'ordre des Urodèles, qui ont la forme extérieure des Salamandres et qui après avoir perdu leurs branchies conservent de chaque côté du cou l'orifice par lequel elles sortaient : leursvertèbressont biconcaves. La Grande salamandre (Salamandra gtgantea), type du genre, se trouve dans les rivières et les grands lacs de l'Amérique du Nord : elle a Om, 50 de long et sa couleur est d'un bleu noirâtre.

ME.\SE (du lat. mensa, table). Ce mot désignait autrefois le revenu d'un prélat, d'un abbé ou d'une communauté, revenu qui était affecté à la table ou à l'entretien de ceux qui en jouissaient. De là trois sortes de menses : Yépiscopale, l'abbatiale et la conventuelle. — Mesure de terre. Voy. Manse.

MEXSOLE (de l'italien mensola), terme d'Architecture, est synonyme de clef de voûte.

MEXSTRUE (du bas-latin menstruum, formé de mensis, mois). Outre le sens qu'il a en Physiologie, où il désigne un phénomène mensuel, propre à la constitution des femmes, ce mot a été employé par les anciens chimistes pour signifier un dissolvant qui agit lentementetàl'aide d'une douce chaleur. On supposait que son action dissolvante durait un ?nois : de là les noms de mensis philosophicus, mois philosophique, de dissolvant menstruel. Ce mot n'est plus employé aujourd'hui que dans le sens de dissolvaid, d'excipient liquide.

MEXTAGRE (du la,t.me/dagra, de mentum, menton, et du gr. deypa, prise), éruption pustuleuse qui affecte le menton : elle est produite par le développement d'un champignon ou parasite végétal, le Trichophyton tonsurans, dans le bulbe du poil de la barbe; le follicule pileux s'enflamme et sécrète du pus, le poil tombe, puis il survient une induration avec hypertrophie qui donne aux parties malades un aspect mamelonné ; cette maladie est contagieuse. Elle était connue autrefois sous le nom de sycosis. Pour le traitement, Voy. Trichophyton.

MEXTALES (maladies), du lat. mentalis, démens, esprit. Voy. Folie, Aliénation mentale, Démence, Manie, Monomanie, etc.

MENTHE (du gr. (Atvôa), Mentha, vulg. Baume, genre de la famille des Labiées, type de la tribu des Mi'uthouléei, renferme des plantes herbacées presque vivaces, à tiges anguleuses, portant de petites fleurs découpées en 4 lobes. On en connaît un grand nombre d'espèces, répandant pour la plupart une forte odeur aromatique. Les plus répandues sont la Menthe sauvage {M. silvestris) et la M. aquatique ( 1/. nquatica), qui croissent dans les lieux humides ; la M. poivrée (M. piperita), la M. verte (M. viridi-), la M. crépue {M. crispa), la M. à feuille ronde (M. rotundtfolia), la M. pouliot (M. putegium).

La Menthe poivrée ou M. anglaise, originaire d'Angleterre, a des tiges quadrilatères, couvertes de quelques poils; des feuilles pétiolées, ovales, lancéolées, aiguës et dentées en scie, des fleurs violacées. A une odeur aromatique et agréable, que la dessiccation ne diminue pas, elle joint une saveur poivrée et camphrée qui laisse dans la bouche une sensation de froid très-marquée : l'odeur est due à la présence d'une huile essentielle renfermée dans de petites glandes qui sont contenues dans l'épaisseur des feuilles. Cette plante est antispasmodique, tonique et fortement excitante ; l'essence qu'on en extrait est employée par les parfumeurs et les confiseurs; elle entre aussi dans la préparation de pastilles et de tablettes propres à favoriser la di-estion ; l'infusion de menthe, unie à la mélisse, est employée dans le même but. — La M. verte, vulg. Baume vert, est glabre et nullement cotonneuse; ses feuilles, directer ment attachées à la tige, sont finement dentées su • les bords; ses fleurs sont purpurines. Elle a une odeur balsamique fort agréable, mais moins forte que celle

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