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MENUISERIE

MKNYANTHE.

do la M. -poivrée. — La.1/. h feuille ronde, vulg. Baume sauvage, est cotonneuse, à feuilles ridées ou gaufrées,

d'un vert blanchâtre en dessous, a. fleurs blanchâtres :elle croît dans les lieux humides, dans les fossés et sur le bord des chemins; c'est un bon sudo-

rifique La M. crépue, qu'on regarde comme une

variété de la menthe verte, s'en distingue par ses feuilles plus grandes, crispées, un peu aiguës : on l'emploie souvent à la place de la menthe poivrée.

Parmi les autres espèces, on remarque la Menthe pouliot (M. pulegium), très-commune le long des ruisseaux et clans les lieux humides : tige rampante, feuilles ovales, obtuses, ponctuéesen dessous ; fleurs purpurines dont le calice est fermé par un anneau de poils pendant la maturation : elle est emméuagogue et s'emploie aussi contre la toux, l'asthme, l'enrouement. On prétend que son odeur chasse les puces (puliçes) : d'où son nom. I'ùj/.Nepeta.

Menthe-coq. Voy. Balsamite.

MENTHOL, partie qui cristallise lorsqu'on conserve longtemps l'huile essentielle de menthe poivrée. C'est une sorte de camphre ou d'alcool auquel on a donné aussi le nom d'alcool menthylique. Sa formule est C,0Hî0O. 11 fond à 34° et bout à 210°. Son odeur et son goût sont ceux de l'essence de menthe, et il les communique à l'eau que l'on agite avec elle, quoiqu'il soit fort peu soluble dans ce dissolvant. On connaît de ce corps quelques éthers(owtyrique, chlorhydrique, etc.). Traité par les déshydratants, cet alcool donne le meuthène [C10Hl8J, liquide d'une odeur très-agréable.

MENTION (du lat. mentio). C'est, en Droit, l'indication d'un fait, utile à constater, dans un acte juridique antérieurement rédigé. Ainsi on inscrit en marge des actes de l'État civil les jugements qui les rectifient (C. Kap.,art. 101). — C'est aussi, en Diplomatie, une note remise par un gouvernement pour établir certains faits ou justifier certaines mesures.

MENTON (du lat. mentum), saillie plus ou moins prononcée de la mâchoire au-dessus de la lèvre inférieure, forme la partie inférieure et moyenne de la face. — On appelle artère mentonnière, la terminaison de l'artère dentaire inférieure, à sa sortie du trou mentonnicr; nerf menfonnier, la terminaison du nerf dentaire inférieur; il sort par le trou mcntonnier et se divise en un grand nombre de filets qui se distribuent à la lèvre inférieure; trou mentonnier, une petite ouverture située sur la face externe de l'os maxillaire inférieur près de la symphyse du menton : c'est l'orifice externe du canal dentaire inférieur. — Voy. Mentagre.

MENUET (de menu, parce qu'on le dansait à petits pas, à pas menuets, comme on disait autrefois), sorte de danse élégante et grave à la fois, qui a régné en France, sous Louis XIV, Louis XV et Louis XVI, à la cour, dans le beau monde et sur le théâtre ; mais qui, vers la fin du dernier siècle, a cédé la place à la gavotte {Voy. ce mot). Le menuet se dansait à deux, sur un air d'un mouvement modéré, à 3 temps et se composait essentiellement, outre les révérences avant et après la figure, de quatre pas exécutés en forme de Z, avec un repos de 4 en k mesures et 2 reprises du même motif. Les menuets d'Exaudet, de Fischer et de Grétry ont été longtemps à la mode. Le danseur Pécourt contribua beaucoup a la vogue de cette danse par la grâce et la simplicité qu'il sut donner à Bes ligures. — Le menuet est une danse française : on la croit originaire du PoitOU.

Les compositeurs introduisent dans les sonates e1 autres pièces de musique instrumentale des morceau] analogues par le mouvement au menuet dansé, et qu'on appelle aussi menuets : Baydn, Mozart, Beei loven, onl composé des menuets délicieux. Les

menuets ont fait place au SChetXO. 1'"'/. ce mot.

MENUISERIE, KBH0I81EB (de menu, parce que le

menuisier lie se sert que de menu liuis coniparalivoment au charpentier). La menuiserie entre pour une part importante dans la construction du bâtiment :

elle comprend les cloisons en planches, portes, croisées, lambris, revêtements, planchers, parquets, alcôves, escaliers, volets, persiennes, jalousies, etc. Elle tient aussi à l'ébénisterie par la fabrication des meubles communs,tels que tables, couchettes, bancs, armoires, rayons, etc. Les bois les plus employés en menuiserie sont : le chêne, le sapin, le tilleul, le hêtre, le peuplier, et quelquefois le noyer. — L'ouvrier menuisier doit avoir des notions de géométrie pratique et de dessin linéaire : il lui faut non-seulement dégrossir et polir les planches dont il se sert, mais savoir joindre et ajuster ses pièces au moyen d'assemblages de toute sorte; rarement il travaille deux fois d'après le même modèle, et il doit toujours approprier ses ressources à l'usage spécial de l'objet et à la place que cet objet doit occuper. Les outils du menuisier sont nombreux; les principaux sont, avec l'établi, le marteau, le maillet, le rabot, la varlope, la scie, le ciseau et les gouges de toute espèce, le vilebrequin, les tenailles, L'équerre, la règle, le compas, le iil à plomb, etc. Du re>te,le façonnage à lu mécanique prend depuis quelques années une extension considérable : il s'applique surtout au sciage et au découpage des bois, aux moulures, au parquetage, etc. La menuiserie de fer fait aussi une active concurrence à la menuiserie ordinaire : les persiennes en tôle repoussée, les jalousies en fer, les fers pour vitrages se répandent dans les constructions les plus ordinaires. Voy. Chakpemihi.

On a un Traité de la menuiserie par Roubo, menuisier, qui le rédigea au dernier siècle pour l'Académie des Sciences. Consulter aussi Nosban, Mauve/ du menuisier (collection Roret) ; Guilmard, Album du menuisier parisien, et le Menuisier moderne; Ad. Mangeant, Journal de menuiserie.

Avant 1789, les menuisiers formaient une corporation, dont les premiers statuts remontent à 1390. Ils célébraient à la Ste-Anne (28 juillet) l'anniversaire du jour où ces statuts leur furent donnés.

MENURE (du gr. u.r(vri, croissant, et ovpi, qupue), Menura, genre d'Oiseaux, voisins des Merles, de la famille des Passereaux dentirostres selon Cuvier et Temminck, et de celle des Gallinacés selon d'autres : bec droit, plus large à sa base que haut; pieds grêler; ailes courtes, concaves; queue à pennes trèslongues, de diverses formes, et au nombre do 10. Ce genre ne renferme qu'une seule espèce, le Menure lyre, de la taille d'un faisan, à plumage d'un brun grisâtre. Les deux plumes externes de sa queue forment le contour d'une lyre, et les plumes du milieu en figurent les cordes. Cet oiseau curieux est particulier à l'Australie.

3II..M S PLAISIRS, ou simplement Les Menus, nom donné autrefois aux dépenses du roi qui n'entraient pas dans les dépenses ordinaires, comme les fêtes, les bals, les spectacles à la COUf.

L'hôtel des Menus plaisirs, situé à Paris, rue du Faubourg-Poissonnière, était le lieu où se tenait l'administration qui réglait cette sorte de dépenses. — L'Administration des Menus plaisirs, charj la conservation du mobilier des fêtes et cérémonies nationales, a longtemps résidé dans ce même hôtel

(auj. démoli] ; elle a été transportée à llledeaCj gnea. mi:mt-vair (de menu, petit, et du lat. ranu<,

varié, moucheté;, fourrure recherchée, au mo\.

et réservée à la noblesse, n'était autre boom que la

i>eau de l'espèce d'Écureuil dite Petû-Gris. ' '<»i.\ mi..

En termes de Blason, l'écu est dit chargé de menu van- lorsqu'il est composé de six rangées; le uair ordinaire n'en a que quatre.

MÉIfl a> i m pour Minyanthe, du gr. (xivûavOe;, de u(vuc, petit, et âvéoc, Heur), Menyanthes, genre de

la famille des (ientianées, type de la tribu 068 Mé-

nvanthées, ne renferme qu'une seule espèce remarquable, le M. à trois feuilles (M. trifbaata), vulg.

Trèfle d'eau, plante à racine vi\ace, horizontale, produisant une tOUffB de feuilles radicales, glabres et d'un vert l'once; ses fleurs blanches sont agréable-

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