‹ Dictionnaire universel des sciences, des lettres et des arts ... refondu sous la direction de E. Faguet [et] J. TanneryChapitre 1001 sur 1729 · MÉTAL · texte numérisé non relu

MÉTAL

déduisent de l'unité principale correspondante. En générai, i le choix des unités principales y est arl)itraire, et les uni- ' tés secondaires y sont le plus souvent de 8 en 8 fois ou | de 12 en 12 fois plus grandes ou plus petites; dans le ■ nouveau système français, les multiples et sous-multiples ' dune même unité principale suivent la subdivision déci- ' maie. Los inconvénients des systèmes variables et dilfé- ' rents sont trop évidents pour nu'on y insiste. Le svstème ; métrique, institue par l'Assemblée nationale en 1790, tend à prévaloir. II convient de lui rattacher le système C. G. S. [ {Voy. SYSTÈME et CMTÉs), élaboré par un Congrès inter- j national de physiciens réunis à Paris (1881), et destiné | à unifier les mesures employées en Physique. — Il existe • un Bureau international des Poids et Mesures qui i concentre toutes les recherches relatives aux mesures scientifiques. j

Aux articles loxgcedr, mxÉRAiRES (mescres), superficie, '

AGRAIRES (mesures), VOLUME, CAPACITÉ, MONNAIE, POIDS, TEMPS j

et ANNÉE, nous donnons les mesures adoptées chez les principaux peuples de l'antiquité et des temps modernes, évaluées en mesures françaises. A l'article métrique (système), on trouvera exposées les particularités relatives à notre système décimal. i

La mesure d'mie grandeur change naturellement quand on change l'unité : les problèmes relatifs au changement | d'unités se résolvent conune il suit : soit A luie grandeur ! mesurée par le nombre a quand on prend pour unité la grandeur B, de même espèce que A ; soit b le nombre qui mesure B quand on prend pour unité la grandeur C de j même espèce que A et B, soit enfin a' le nombre qui ; mesure A quand on prend C pour unité, on a la relation j a'=^aXb. Par exemple, si une longueur est mesurée I par le nombre 2 quand on prend le mètre pour unité, elle ' sera mesurée par les nombres 20 = 2 X 10, 200 = 2 X 100 quand on prend le décimètre ou le centimètre pour unité. — On démontre que l'aire d'un triangle spliérique est

anesuré par le nombre quand on prend pour ;

unité de surface la surface de la sphère sur laquelle est : "tracé le triangle, et eu désignant par A, B, C les nom- ^ bres qui mesurent les angles du triangle en prenant l'angle droit pour unité d'angle. Supposons qu'on prenne pour unité d'angle le degré et pour unité de surface le mètre «arré ; soit R le rayon de la sphère exprimé en mètres : soient A', B', C les mesures des angles du triangle (en degrés). Comme l'angle droit vaut 90 degrés, on aura : A' = 90 A , B' = 90 B, C = 90 C ; la surface de la sphère, de l'ancienne unité de surface, est d'ailleurs 4t:R* en mètres carrés ; la surface du triangle en mètres carrés sera , A-i-B-hC — 2 , „, A' -*- B' -+- C — 180 „. donc g— X 4::R^= i,o ^^ ' .

mesure, nom d'une mesure vinaire adoptée en Lorraine, et qui vaut de 42 à 45 litres.

mesure. En Musique, c'est la division d'un morceau de musique en parties égales et symétriques; cette division s'indique dans l'écriture au moyen ae lignes verticales dites barres de mesure. Chaque mesure se divise en 2, 3 ou 4 parties, dites temps, constituant les 3 mesures principales à 2, 3 et 4 temps; ces temps sont forts ou faibles suivant leur place et leur importance au j)oint de vue de l'accentuation ; ils peuvent eux-mêmes se décomposer en de nouvelles fractions. On distingue 2 sortes de mesures : la mesure simple, dont les temps sont binaires, -c.-à-d. divisibles par 2, et équivalents à une note de valeur simple, ronde, blanche, noire, etc. ; la mesure composée, dont les temps sont ternaires, c.-à-d. divisibles par 5 et équivalents à une note de valeur pointée, ronde pointée, blanche pointée, noire pointée, etc. Les différentes mesures sont indiquées par deux cbilfres placés, comme dans les fractions en arithmétique, l'un au-<lessus de l'autre, le supérieur exprimant les quantités des valeurs composant la mesure, l'inférieur la qualité de ces valeurs : p. ex. : j signifiera une mesure formée de 3 quarts de ronde, c.-à-d. de 3 noires; f, une mesure formée de t) huitièmes de ronde ou 6 noires, etc. Ces chiffres se placent au commencement d'un morceau de musique, immédiatement après l'armature de la clef. Abréviativement la mesure de | s'indique par un seul 2 ou par le signe (7, et celle de \ par un seul 4 ou le signe C. Outre les mesures à 2, 3 et 4 temps on emploie encore la mesure à 5 temps, la mesure à t temps, etc.

I Dans la Versification, on appelle mesure la cadence du

vers, cadence qui est déterminée, dans les langues anciennes et dans quelques langues modernes (l'allemand p. ex.), par les brèves et les longues et par les accents: et dans la plupart des langues motlernes, notamment en français, par le nombre des syllabes ou des pieds dont se compose un vers. Ce nombre varie suivant le genre de vers : la mesure de l'alexandrin français, par exemple, est de douze syllabes, avec un repos, nommé césure, entre la sixième et la septième syllabe. La mesure du vers, en même temps qu'elle flatte l'oreille conmie la musique, est un puissant auxiliaire pour la mémoire : c'est sur cette observation que l'on a fait reposer l'emploi dans l'éducation des vers mnémoniques. Voy. métrique, prosodie, versification, etc.

Dans l'art de l'Escrime, la mesure est la distance convenable à laquelle il faut se placer pour porter un coup. Entrer en mesure, c'est approcher de son adversaire en faisant un pas en avant : gagner la mesure, c'est porter le pied droit en avant et le faire suivre de la jambe gau che, en conservant d'un pied à l'autre la même dislance que celle que l'on avait prise en se mettant en garde ; rompre la mesure, c'est se mettre hors de la portée du couu; serrer la mesure, c'est avancer sur l'adversaire; lâcher la mesure, c'est reculer devant lui.

META..., préfixe employé en Chimie dans deux sens distincts. En Chimie minérale, il sert à représenter un hjdrate particulier d'un acide comme l'acide phosphorique, l'ac. antimonique. En Chimie organique, ce préfixe est employé dans la série aromatique avec les préfixes ortho et para pour distinguer les trois dérivés isomères bisubsiitués de la benzine [Voy. ce mot).

MÉTACARPE (du gr. |ji£T3xâp-iov, de ^£Tâ, après, derrière, et xap-ndç, jwignet), partie de la main située entre le carpe et les doigts, et composée de cinq os cylindroïdes et parallèles, appelés os tnétacarptens. Le niétacarpe forme le dos de la main par sa partie postérieure, et la paume par sa partie antérieure. — H y a des artères et des veines métacarpiennes. Le ligament métacarpien est une bandelette aponévrotique qui maintient l'extrémité inférieure des quatre derniers os métacarpiens.

Chez les Animaux, on observe généralement autant d'os bien développés au métacarpe que l'animal a de doigts. Chez les Ruminants cependant, les deux os métacarpiens sont soudés en un seul, appelé canon {Voy. ce mot) ; chez le cheval il n'y a à chaque membre qu'un seul métacarpien bien développé, et deux autres rudimentaires ; ce métacarpien bien développé porte aussi le nom de canon, bien qu il ne soit pas homologue du précédent. Chez les Oiseaux, le bout de l'aile est formé par la soudure de deux os métacarpiens.

MÉTACENTRE \d\i gr. (texd, indiquant changement, et de centre), nom donne, en Hydrostatique et en Marine, à mi point d'un navire ou d'un coqis flottant, admettant un plan de symétrie, qui sert à exprimer les conditions de stabilité. C'est le point d'intersection de la droite qui passe par le centre de poussée et par le centre de gravité dans la positioîi d'équilibre, avec la verticale du nouveau centre de poussée qui correspond à une position du corps flottant voisine, en supposant que, dans cette position, le plan de s\-métrie reste vertical et contienne par conséquent la verticale menée par le nouveau centre de poussée : l'équilibre est stable ou instable suivant ouc le mélaceiilrc reste toujours au-dessus ou au-dessous au centre de gravité du corps flottant ; s'il peut être tantôt au-dessus, tantôt au-<lessous du centre de gravité, la considération du métacentre ne fait rien connaître sur la stabilité de l'équilibre.

MÉTAGENÈSE (du gr. [xe^d, indiquant changement, et de genèse) , sjTionyme de génération alternante. Voy.

GÉXÉR.\T10N.

MÉTAIRIE (du b.-lat. medietaria, formé lui-même de medietas, milieu, moitié), bien-fonds affermé à cette condition que le locataire, dit alors métayer (jadis meyladier, medietarius), tenant <lu propriétaire la terre, les instruments et les bestiaux, et apportant pour sa part son industrie et son travail, retient pour son payement la moitié des fruits, les semences prélevées. C'est ce qu'on nomme aussi fermier partiaire ou colon partiaire. Ce genre de fermage est soumis par la loi à des conditions particulières (C. civ., art. 1763, 1818, 20ti2). Voy. ferme, fermier.

MÉTAL (du gr. (xéTaXXov).Les métaux sont des corps

WÊTAL

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