‹ Dictionnaire universel des sciences, des lettres et des arts ... refondu sous la direction de E. Faguet [et] J. TanneryChapitre 1003 sur 1729 · MÉTÉOROLOGIE · texte numérisé non relu

MÉTÉOROLOGIE

connaissance du moi, celle de la nature et celle de Dieu nous apparaissent comme corrélatives et d'une égale autorité ; enlin qu'on ne peut en contester la légitimité sans ruiner les fondements de toutes les sciences (Voy. conscience, iuisos). — Consulter : Janet, la Crise philosophique ; Caro, l'Idée de Dieu; H. Martin, les Sciences et la Philosophie: Ravaisson, la Philosophie au xtx' siècle; Franck, Métaphysique (dans le Dictionnaire des sciences philosophiques).

MÉTAPLASME (du gr. [X£TairÀaa[jiôî, transformation), dénomination générale sous laquelle on réunit, en Littérature, toutes les figures de diction qui n'ont pour objet que les changements intérieure que peuvent éprouver les mots : il se dit de toute modification qui se fait dans un mot en retranchant, ajoutant ou changeant une lettre ou une syllabe : telles sont la fnétathèse, Yélision, la arase, la syncope, la prosthèse. Voy. ces mots.

MÉTASTASE,MÉTAPTOSE (dugr. [XETâffTaat;, (leTi-ïrrwdiî, changement de place), se dit, en Médecine, du déplacement d'une maladie, de tout changement dans son siège ou dans sa forme. On n'est pas d'accord sur la cause de ce phénomène physiologique : il était attribué par les humoristes au transport de la matière morbifîque dans un lieu différent de celui qu'elle occupait primitivement, et par les solidistes au déplacement de l'irritation. La physiologie pathologique moderne nous montre que les métastases ne sont le plus souvent que les étapes successives d'une même infection (Foy. abcès métastatique) ou bien encore des manifestations à distance d'un même vice de nutrition : accès de goutte succédant à la suppression d'un llux hémorroïdaire, d'une migraine.

MÉTATARSE (du gr. [leTàxapaiov, de \i.fzi, après, derrière, et Tâpaoî, tarse), portion du pied comprise entre le tarse ou le talon et les orteils; elle est composée de cinq os parallèles, qui forment, par leur partie extérieure, le dos du pied, et, par leur partie intérieure et inférieure, la plante du niod. — On appelle : artères, veines métatarsiennes, aes artères et des veines qui se rendent au métatarse; os métatarsiens, les cinq os qui forment le métatarse ; phalanges métatarsiennes, les cinq premières phalanges des orteils. Voy. métacarpe.

MÉTATHÈSE (du gr. [iexiOsîHî, transposition), figure de Grammaire, qui consiste dans la transposition d'une lettre, ce qui a lieu surtout quand les mots passent d'mie langue dans une autre : c'est ainsi que du mot grec morphè les Latins ont fait forma par la transposition des lettres f et m, et que du latin providere nous avons fait pourvoir, etc.

En Logique, on appelle métathèse la conversion d'une proposition. Voi/. proposition-.

En Pathologie, on nomme ainsi la transposition de la cause d'une maladie du lieu où elle existait dans un autre où sa présence est moins nuisible. L'opération de la cataracte par abaissement, la répulsion dans la vessie d'im calcul engagé dans l'urètre, sont des métathèses.

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