‹ Dictionnaire universel des sciences, des lettres et des arts ... refondu sous la direction de E. Faguet [et] J. TanneryChapitre 1004 sur 1729 · MÉTAYER. VOU. MÉTAIRIE · texte numérisé non relu

MÉTAYER. VOU. MÉTAIRIE

MÉTEIL (du D.-lat. mistellum, de mixtum, mêlé), mélange de seigle et de froment que l'on sème ensemble afin d'augmenter la valeur vénale du seigle, plus forte alors que si on le vendait séparément. Dans le midi de la France, ce mélange s'appelle conségal (du lat. secale, seigle^. Voy. blé.

MÉTEMPSYCOSEOUMÉTEMPSYCHOSE (dugT. [JL£Tc[l'|Û/(i)3l;,

transmigration de l'âme), passage de l'âme d'un corps dans un autre. Cette doctrine est une ébauche imparfaite du dogme de l'immortalité de l'âme; c'est la conception d'une autre vie, mais analogue à notre existence actuelle. La croyance à la métempsycose, liée à celle de la préexistence, a régné chez plusieurs peuples anciens. Les Egyptiens admettaient, d'après Hérodote, qu'après la mort l'âme passait successivement dans des corps d'animaux terrestres, aquatiques et aériens, et qu'elle revenait après trois mille ans animer le corps de l'nomme ; mais, d'après leurs monuments, les âmes des morts étaient jugées dans l'Amenti par Osiris, et celles qui avaient été vertueuses étaient réunies aux dieux immortels. Les brahmanes de l'Inde enseignent depuis des siècles que la métempsycose est une punition à laquelle l'âme est condamnée jusqu'à ce «qu'elle ait expié les fautes commises dans une vie ant(''rieurc. En Grèce, la transmigration des âmes fut enseignée par Orphée dans les mystères, par Pythagore dans sa morale, par Platon, Plotin, Porphyre et 'Origène

sous des formes diverses. Elle se trouvait aussi au sein du Judaïsme dans la Cabale. Enfin, d'après César, elle était professée par les Druides, qui s'en servaient pour inspirer aux Gaulois le mépris de la mort.

Détruite en Europe par le Christianisme, la croyance à la métempsycose a été reproduite de nos jours à des points de vue différents par plusieurs philosophes, Pierre Leroux (De l'Humanité), Ch. Fourier [Théorie de l'unité universelle, t. II), et développée par Jean Reynaud dans une brillante utopie [Terre et Ctel), où il suppose que l'âme passe d'astre en astre, etc. On réfute cette hj-pothèse en montrant qu'elle est en contradiction avec les conditions de la justice et de la fraternité humaine : d'un côté, la justice divine ne pourrait nous punir ici-bas pour des fautes commises ailleurs pendant une vie dont nous n'avons aucun souvenir, parce que toute expiation implique le souvenir de l'action punie; d'un autre côté, nous ne saurions nous intéresser à ceux qui souffrent, si leurs maux étaient toujours les conséquences légitimes de leurs fautes. — Voy. Caro, l'Idée de Dieu; J. Simon, la Religion naturelle; H. Martin, la Vie future.

MÉTÉORE (du gr. pteTÉtopoç, élevé dans l'air). Ce mot, qui dans l'usage vulgaire ne s'applique qu'aux phénomènes lumineux du ciel, désigne, en Physique et en Astronomie, tous les phénomènes qui se passent dans l'atmosphère. On distingue : les M. ignés, le tonnerre, le feu St-Elme, les feux follets, les étoiles filantes, les bolides et les aérolithes ; les M. lumineux, l'arc-en-ciel, les halos, les aurores boréales, la lumière zodiacale, les parhclies et le mirage; les M. aqueux, les brouillards, les nuages, la pluie, la neige, la rosée, le givre, la grêle, le verglas; les M. aériens, les vents et les trombes. Voy. chacun de ces mots et météorologie. — Voy. aussi J. Rambosson, Histoire des météores.

MÉTÉORINEj plante plus connue sous le nom de Souci. Voy. ce mot.

MÉTÉORIQUES (pierres). Voy. aérolithes.

MbTÉORiSATlON (du gr. iiexewpîÇstv, soulever, gonfler), dite aussi Tympanite, Indigestion gazeuse, affection propre aux animaux herbivores (Ruminants et Solipèdes) et qui est déterminée par le développement excessif et la rétention des gaz dans l'appareil digestif, d'où résulte un ballonnement considérable de l'abdomen et, si l'on ne peut arrêter les progrès des fermentations digestives ou donner issue aux gaz, la mort par asphyxie. Cette affection a pour causes l'ingestion d'aliments humides, verts ou de mauvaise qualité, ou l'arrêt dans l'œsophage d'ime racine, d'un fruit qui s'opposent à la sortie des gaz formés dans le rumen. Le traitement le plus efficace est la ponction du rumen chez les bêtes bovines, ou la ponction du caecum chez le cheval.

MÉTÉORISME (même étjin.), enflure générale de l'abdomen due à la distension du tube alimentaire par des gaz qui s'y trouvent accumulés. On dit aussi ballonnement ou tympanite. Le météorisme est aisé à reconnaître par la résonance tympanique que produit la percussion de l'abdomen; il n'a aucune gravité quand il accompagne une maladie chronique ; c'est au contraire un symptôme fâcheux quand il survient dans le cours d'une maladie aiguë, une fièvre par exemple. Voy. météorisatiox.

MÉTÉORITES. Voy. aérolithes.

MÉTÉOROGRAPHE (de météore et du gr. ypâsw, tracer), se dit, en Physique, de tout appareil destine à enregistrer d'une manière continue la température, la

[)ression atmosphérique, la direction et la \'itesse du vent, e degré d'humidité de l'air, et en général toutes les circonstances qui intéressent la météorologie. Le P. Secchi, directeur de l'Observatoire romain, a inventé un météorographe; l'appareil, installé au dehors dans l'atmosphère, est en relation avec un circuit voltaïque contenant un électro-aimant, et cet électro-aimant trace sur un tableau une courbe qui fait connaître les indications de l'instrument. Un instrument analogue fonctionne à l'Observatoire royal de Bruxelles. Voy. asémomètbes, barométrographe, uygho-

MÈTRE, pluviomètre, CtC.

MÉTÉOROLOGIE (du gr. [xeTcwpo^ovCa, de {lexéwpo;, météore, et X(5yoî, discours), partie de la Physique qui traite des phénomènes dont l'atmosphère est Te théâtre, ainsi que des questions c|ui s'y rattachent. Elle a pour objet l'étude de la pluie, de la neige, des vents, des trombes, des aérolithes, du tonnerre, des aurores boréales, etc. — Les anciens n'avaient que des idées con-

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