‹ Dictionnaire universel des sciences, des lettres et des arts ... refondu sous la direction de E. Faguet [et] J. TanneryChapitre 1021 sur 1729 · MINUTE · texte numérisé non relu

MINUTE

Henri I" jusqu'à Louis VIII, toutes les lettres, chartes, ordonnances (les rois, furent contresignées par ces officiers. Louis XI peut être considéré comme le premier de nos rois qui ait établi un système régulier de haute administration : il divisa son conseil en trois sections, qu'il composa d'hommes de son choix, et dont il borna la coopération à exécuter ses ordres. François I"' réunit les trois sections en une seule; Henri II en forma deux; Louis Xlll en fit cinq : cette dernière division des déjjarlcments ministériels subsista jusqu'au règne de Louis XVI. 11 y avait alors : 1" le M. des affaires étrangères, dont la création date du xvi° siècle et qui a porté aussi, notamment sous Napoléon \", le nom de M. des relations extérieures; 2° le M. de la maison du Roi, borné d'alwrd à la surintendance de la maison du Roi et plus tard chargé d'attributions plus étendues; supprimé en 1830, il a été rétabli sous Napoléon III (Voy. ci-après); 5» le M. des finances, dont le titulaire porta d'abord le nom de surintendant général des finances (1515), puis celui de contrôleur général (1661) et ne prit celui de ministre des finances qu'en 1795; 4» le M. de la guerre, dont la spécialité n'a été déterminée que sous Henri III en 1589 et dont l'autorité s'accrut encore après la suppression de la charge de connétable; 5° le M. de la marine, créé dans le XVII" siècle.

Actuellement (janvier 1895) on compte en France H ministères : 1 " le M. des affaires étrangères ; 2° le M. de la guerre; 3° le M. de la marine; 4° le M. de Y intérieur; 5° le M. de la justice ; 6" le M. de {'instruction publique, auquel se rattachent les administrations des beaux-arts et des cultes; 7» le M. de Yagi-iculture; 8° le M. de l'industrie et du commerce, auquel se rattache l'administration des postes et télégraphes; 9° le M. des travaux publics; 10° le M. des finances; 11° le M. des colonies.

Ministère public, magistrature amovible établie près des tribunaux de première instance, des cours d'appel et de cassation, pour y veiller au maintien de l'ordre public, et y requérir l'exécution et l'application des lois. La poursuite des crimes est réservée au ministère public ; c'est lui qui soutient l'accusation. — On désigne aussi collectivement par ce nom l'ensemble des magistrats qui sont cliargés des fonctions du ministère public, et qUi forment ce qu'on appelle le parquet ou la magistrature debout : procureurs généraux, avocats généraux, procureurs de la république, substituts. Voy. ces mots et magistrat.

MINISTRE (du lat. minister), haut fonctionnaire chargé d'une des branches de l'administration de l'Etat [Voy. mixistère). Leur titre officiel est ministre secrétaire d'Etat au département de la guerre, des finances, etc.

Ministres d'Etat. On a ainsi appelé en France, à différentes époques, des ministres sans portefeuille, qui n'avaient pas de département et qui n'étaient appelés que jwur le conseil. Sous Napoléon I"', les présidents des sections du Conseil d'Etat et plusieurs directeurs généraux étaient ministres d'Etat. Sous la Restauration, le titre de ministre d'Etat fut donné, avec un traitement de 20 000 fr. et le droit de faire partie du conseil privé du monarque, à plusieurs ministres au moment où ils étaient remplacés. Le gouvernement de Juillet supprima cette institution. — Le décret du 24 nov. 1860 avait créé des ministres sans portefeuille, chargés de porter la parole devant les Chambres au nom du gouvernement ; ils furent supprimés par le décret du 23 juin 1863 et leurs attributions furent transportées au ministre d'Etat [Voy. ministère), qui les conserva jusqu'à sa suppression en 1868.

Dans la Diplomatie, on nomme ministres, ministres publics, de hauts agents diplomatiques envoyés dans les cours étrangères pour y représenter leur souverain. On distingue les ministres résidents et les ministres ou envoyés plénipotentiaires, dont le titre' est plus élevé.

Dans l'Eglise réformée, on donne le titre de ministres, ministres du St Evangile, à ceux qui sont chargés des fonctions relatives au culte ; on les nomme pasteurs quand us ont une église à desservir. Il faut plusieurs degrés pour arriver au titre de ministre. Après trois années d'études theologiques, l'étudiant prend le nom de proposant et peut occuper la chaire avec l'agrément du consistoire. Quand il a soutenu sa thèse de bachelier en théologie, il reçoit de la Faculté un certificat d'aptitude : il peut alors se présenter devant une réunion de pasteurs afin d obtenir la consécration qui doit lui conférer le caractère de ministre.

MINIUM (du lat. minium, qu'on dérive de Minius, auj. Minho, fleuve de Lusitanie, sur les bords duquel on trouvait le vermillon ou chiabre, que les anciens appelaient aussi minium), composé de plomb et d'oxygène, d'un rouge très vif : c'est un oxyde de plomb [Pb'O*],

au'on obtient en chauffant avec précaution, dans des caisses e tôle peu profondes, le massicot très divisé, jusqu'à ce qu'il ait acquis une couleur rouge foncé; une partie du protoxyde de plomb passe alors à l'état de peroxyde ; lorsqu'on verse sur le minium de l'acide nitrique, le peroxyde ap|)arait avec sa couleur puce, tandis que 1 acide dissout la partie non peroxydée. Le minium est employé, en raison de sa belle couleur, pour colorer les papiers de tenture, les cires molles et à cacheter; on l'emploie aussi, mais plus rarement, comme couleur à l'huile; on en faisait un usage fréquent dans les miniatures anciennes [Voy. ce mot). On en consomme beaucoup {jour la fabrication du strass, du flint-glass et du cristal. Voy. plomb.

MINIUM NATIF, OU Plomb oxydé rouge, de même composition que le minium artificiel, se trouve quelquefois en enduit pulvérulent sur la galène.

MINK, Mustela lutreola, vulg. Putois des rivières, espèce du genre Marte, habite le nord de l'Europe et surtout la Finlande. Ce mammifère a les pieds à demi palmés.

MINNESINGER ou minnes^nger (c.-à-d. chantres d'amour) , anciens poètes lyriques allemands du xii« au XIV» siècle [Voy. ce mot au Dict. d'Hist. et de Géogr.). Voy. aussi G.-A. lleinrich, Histoire de la littérature allemande (t. I, 91-280).

Ml NO ou MAINATE DE DUMONT, oiseau de la Nouvelle- Guinée. Voy. MAINATE.

MINORITÉ (du lat. minoritas), état de celui qui est mineur, c.-à-a. qui n'a pas encore atteint 21 ans, âge de majorité {Voy. ce mot). D'après la loi française, le mineur est soumis à l'autorité du père ( Voy. puissance paternelle), laquelle passe, en cas d'absence ou de décès du père, à la mère ou à un tuteur [Voy. tutelle). Le mineur est incapable de contracter; cependant : 1° il peut consentir ses conventions matrimoniales, à l'âge où il |jeut se marier, avec le consentement des personnes apj)elées à consentir à son mariage ; 2° il peut tester à l'âge de 16 ans jusqu'à concurrence de la moitié de ce dont la loi permet à un majeur de disposer. Il a pour garantie une hypothèque légale sur les biens de son tuteur, et la prescription ne court pas contre lui (C. civ., art. 371, 388, 904, 1124, 1398, 2121, 2252). La minorité peut cesser par l'émancipation [Voy. ce mot). Voy. Demolombe, Traité de la Minorité. — Pour ce qui concerne les mineurs en Droit criminel, voy. discernement.

Minorité des princes. L'histoire de France présente dix mmorités et régences : Philippe I" à 8 ans, Philippe Auguste à 15 ans, St Louis à 12 ans, Jean I"' à sa naissance, Charles VI à 12 ans, Charles VIII à 13 ans, Charles IX à 10 ans, Louis XIII à 9 ans, Louis XIV à 5 ans, et Louis XY à 6 ans. La plupart de ces minorités ont été pour le pays des époques désastreuses. Voy. majorité du souverain.

MINOT (de mine), ancienne mesure de France, ixmr les grains, le sel, le charbon, etc., était la moitié de la mine et le quart du setier. Le minot de grains, mesure de Paris, contenait 3 boisseaux et répondait à 39 litres environ. Le minot d'avoine valait le double de celui de grains, c.-à-d. 6 boisseaux, et répondait à 78 litres. Le minot de sel, de 4 lioisseaux, équivalait à 51 litres. Le minot de charbon, de 8 boisseaux, répondait à 104 litres.

On appelle : farine de minot celle qui, pour passer les mers, est emballée dans des barils; minotier, le meunier qui fait des envois de farine, et minoterie le commerce qui a la farine [lour objet.

MINUIT (du préfixe mi, moitié, et de nuit). C'est, en Astronomie, le moment où le soleil passe à la partie inférieure du méridien de chaque lieu. Voy. jour et heure.

Messe de minuit. Voy. messe.

MINUSCULES. Voy. lettres.

MINUTE (du lat. minutus, petit). Considérée comme espace de temps, la minute est la 60" partie de l'heure. — Considérée comme subdivision de la circonférence, c'est la 60° partie du degré. La minute centésimale est la 100° partie du grade [Voy. ce mot).

En termes de Pratique, le mot minute (de minuta, petite écriture) signifie l'original, la première rédaction de pièces judiciaires ou d'actes civils quelconques, ainsi nommée parce qu'elle est écrite en petite, en menue écri-

MINYANTHE

MfROIR

tiire: elle s'oppose à la grosse [Voy. ce mot), qui n'en est qu'une expédition. Les minutes d actes et de jugements restent déposées chez les notaires, juges de paix, grefllers des tribunaux, etc. — D'après les art. 20 et suiv. de la loi du 25 ventôse an xi, les notaires sont tenus de garder minute de tous les actes qu'ils reçoivent, excepté de ceux «|uils peuvent rédiger en brevet (certificats de vie, procurations, actes de notoriété, quittances de fermages, loyers, salaires et arrérages de pensions et rentes, etc.). Ils ne peuvent se dessaisir d'aucime minute, si ce n'est dans les cas prévus par la loi et en vertu d'un jugement. Avant de s'en dessaisu", ils doivent en dresser une copie signée, qui tient lieu de minute jusqu'à la réintégration. Lelui oui aurait défruit drcs minutes est passible des peines portées à l'art. 459 du Code pénal.

MINYANTE, plante. Voy. mésyaxthe.

MIOCÈNE, groupe inférieur du système ncogène, c.-à-d. ^es dépots tertiaires supérieurs, est compris entre l'Oligocène et le Pliocène et ]>eut être divisé en un certain nombre d'étages, qui sont les suivants : Burdigalien, HeU'étien, Tortonien, Samiatien, Pontien {Voy. ces mots) .

MIQUELETS (de l'esnagn. miquelele), sorte de guérillas. Voy. le Dict. d'Uist. et de Géogr.

MIR. Ce mot désigne, dans la Grande-Russie, le village soumis au régime de la propriété collective. C'est un curieux vestige d'une organisation qui a dû être celle de tous les peuples primitifs. Lbabitation et les meubles appartiennent à la famille : les terres appartiennent au mir «t sont partagées périodiquement, par voie de tirage 4U sort, entre les chefs des familles. Le starosta (en russe, < vieillard ») est à la tête de la commmiauté.

MIRA (s.-ent. slella, étoile merveilleuse', ou mira <XTi, étoile changeante de la constellation de la Baleine.

Voi/. BALEINE.

MIRABELLE (prune de), petite espèce de Prune jaune, douce et parfumée, avec laq[uelle on prépare des gelées excellentes, que l'on peut faire sécher. Elle tire son nom ■de la ville de Mirabeau (Vaucluse).

MIRABILIS JAiAPPA, plante. Voy. belle-de-sdit et >tc-

TAGO.

MIRABILITE, S^Tl. d'EXASTHALOSE.

MIRACLE du lat. miraciilitm), acte de la puissance divine contraire aux lois connues de la nature.

On a donné quelquefois le nom de miracles aux essais dramatitjucs du moyen âge, plus connus sous le nom de viystèrcs et dans lesquels on représentait les miracles de l'Ecriture ou de la vie des saints. Voy. mystères.

Au moyen âge, on nommait cour des miracles, dans plusieui-s villes, le lieu où se réunissaient les mendiants «le tout genre, qui formaient une véritable communauté, ayant ses lois et ses statuts et des chefs particuliers. Ce nom vient de ce qu'en entrant dans ce Ueu les mendiants se guérissaient comme par miracle, en faisant disparaître les plaies factices et autres maux prétendus à l'aide desquels ils sollicitaient la charité publique.

MIRAGE (de mirer, regarder dans un miroir), illusion d'Optique due à la raréfaction inégale des couches de l'air et, par suite, à la réfraction inégale des rayons lumineux. On observe surtout le mirage dans les plaines sablonneuses de l'Egypte. Tous les objets saillants paraissent comme s'ils étaient au milieu d'un lac immense, par suite de la réflexion au voisinage du sol échauffé des rayons provenant de^ parties du ciel voisines de l'horizon. Ce phénomène a été souvent observé pendant l'expédition de l'armée française en Egypte. Monge en a donné une explication, que Babinet a depuis rectifiée et complétée. — Le tihénomène de la fata Morgana, dans le golfe de Naples, c spectre du mont Brocken. dans le Hano\Te, certaines apparitions qu'on croyait miraculeuses, ont aussi été attribués au mirage. Pour le spectre du Brocken, voy. aussi apothéose.

MIRBANE, ancien nom de la nitro-henzine.

MIRE (de wi'rer, regarder fixement, viser). C'est proprement une marque, le plus souvent une espèce de bouton allongé, placée vers le bout d'un fusil ou d'un canon, et qui guide l'œil de celui qui veut tirer. Dans les fusils de guerre, la mire se nomme guidon et a la forme d'un biseau. Le point de mire est le but visé, l'endroit où l'on veut que le coup porte : la ligne de mire, le rayon visuel qui va du cran de la hausse au point visé en passant par Je sommet du guidon [Voy. hacsse).

En Topographie, on appelle mire un appareil servant au nivellement et permettant de déterminer à quelle hauteur une ligne de visée horizontale, domiéc par un niveau, passe au-dessus du point sur lequel la mire est placée ; c'est tantôt une tige graduée le long de laquelle glisse, à l'aide d'un collier, une plaque métallique appelée voyant : cette plaque est partagée j>ar une horizontale et une verticale en quatre carrés égaux peints de couleurs différentes; l'horizontale, qui sépare les carrés supérieurs des carrés inférieurs, prend le nom de ligne de foi ; le collier qui porte le voyant est muni d'une division en millimètres dont le zéro correspond à la ligne de foi. — On fait usage aussi des mires parlantes, sur lesquelles les hautcui's sont tracées à la couleur, de manière que l'opérateur, ayant l'œil à la lunette du niveau, lise lui-même la hauteur de mire correspondante. Elles ne peuvent être employées qu'avec les niveaux à lunettes. Voy. kivellement

et SIGNAL TOPOGRAPHIQCE.

MIRIAM, 102= petite planète, trouvée le 22 août 1868 par C.-H.-F. Peters. à Clinton (Etats-Unis). Voy. planètes.

MIRLITONS, en Pâtisserie, sorte de tartelettes à la pâte d'amandes.

MIROBOLAN. fruit exotique. Voy. mtrobolak.

MIROIR (de mirer, regarder fixement), corps poli poiirvant réfléchir les rayons de la lumière. On distingue les miroirs en glace élamée et les miroirs en métal. — Les

[iremiers sont plus économiques et moins altérables que es seconds; mais ils ont l'inconvénient d'oU'rir deux images par l'effet de la double réflexion qui s'opère sur les deux faces du verre : aussi ne peuvent-ils être employés aux expériences d'optique qui demandent de l'exactitude; ils sont, au contraire, très avantageux pour l'usage ordinaire. On donne le nom de glaces aux grands miroirs destinés à orner les appartements : elles sont coulées pour la plupart ; les verres de moindre dimension qui servent aux usages de la toilette ont conservé le nom de miroirs. Les petits miroirs de Nuremberg ont été longtemps renommés ; les amateurs recherchent également les miroirs de Venise. — Les miroirs de métal furent les seuls que connurent les anciens : c'étaient des disques en argent, en or, en fer bruni et en airain. Pline parle bien de , miroirs en verre [vitrum obsidianum) qu'on tirait d'Ethiopie, mais ce n'était qu'une matière noire, analogue au jais et susceptible d'un assez beau poli ( Voy. obsidie>-.\e) . Les miroirs métalliques qu'on fabriquait pour les télescopes et autres instruments d'optique étaient formés d'un alliage de cuivre, d'étain et d'arsenic. On emploie surtout maintenant des miroirs de verre, recouverts ann^ couche d'argent sur la face réfléchissante : le procédé est dû à Foucault, qui l'a employé dans les miroirs de son télescope. Voy. étamage et glaces. — Voy. aussi sPECunm. Les miroirs sont ordinairement plans ou sphériqites. Dans les miroirs plans, l'image des corps se voit derrière le miroir, à égale distance et de même gi-aiideur que le corps ; de plus, elle est droite et symétrique. Les miroirs spliériques sont concaves ou convexes. Dans le premier cas, ils sont convergents, parce qu'ils concentrent en un point placé en avant (foyer réel) les rayons parallèles, comme les ravons solaires; dans le second, ils sont divergents, parce "qu'ils les écartent à partir d'un point dit foyer virtuel placé en arrière du miroir. Les miroirs concaves grossissent les objets placés entre le foyer et la surface réfléchissante ; l'image est virtuelle et plus grande que l'objet. Si l'objet est placé au delà du foyer par rapport au miroir, mais en deçà du centre de la sphère, on obtient une image réelle, qu'on peut recevoir sur un écran; elle se trouve au delà du centre, renversée et plus grande que l'objet. Si l'objet est au delà du centre, l'image est encore réelle, mais elle est plus petite et se forme entre le fover et le centre. Quand on déplace l'objet, l'image réelfe se déplace toujours en sens contraire. Le foyer des rayons parallèles est à égale distance du centre et du miroir : on l'appelle foyer principal. Dans les miroirs convexes, l'image est toujours vue derrière le miroir, entre le miroir et son foyer, plus petite et plus rapprochée de la surface réfléchissante que n'est l'objet luimême. Pour le miroir parabolique, voy. parabolioce. — On appelle catoptrique [Voy. ce mot) la partie de la Physique qui traite les lois suivant lesquelles les objets sa réfléchissent dans les iniroii*s.

MIROIR ARDENT, miroir sphérique ou à plusieurs facettes planes convergeant toutes en un même foyer, de maniera

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