‹ Dictionnaire universel des sciences, des lettres et des arts ... refondu sous la direction de E. Faguet [et] J. TanneryChapitre 1024 sur 1729 · MOCO · texte numérisé non relu

MOCO

Espèces principales : la M. épiscopale, remarquable par l'éclat de ses couleurs, et la M. papale ou Tiare.

MITTE (orig. inc), émanation malsaine qui s'exliale des fosses d'aisances : c'est de rammoniaquc unie aux acides carbonique et sulfliydrique. La niitte cause une irritation piquante sur les yeux, les narines et la gorge, et quelquelois une violente inflammation des conjonctives. C'est ce qu'on appelle aussi le plomb.

MIXOLYOIEN (mode]. Voy. houe.

MIXTION, MIXTURE (du lat. mixtio, mixtura, de niiscere, mêler), se. dit, en Chimie et en Pharmacie, du mélange de plusieurs liquides qui, sans réagir chimiquement les uns sur les autres, conservent chacun leurs propriétés. La plupart des potions sont des mixtures.

MNÉMIE, Mnemia, genre d'Acalèphes, de l'ordre des Polypes ctcnophores. Voy. callianire.

MNÉMONIQUE (du gr. p.vTi[xovtxy|, s.-ent. têx^I' .^«"t de la mémoire), ou mnémotechnie (de p.v/i|XTj, mémoire, et téyvT,, art), art d'aider la mémoire. Toutes les méthodes de mnémonique reposent sur l'association des idées : elles consistent soit à rappeler des faits compliqués et difficiles à retenir par le moyen de combinaisons plus simples et plus faciles, soit à lier entre eux des faits ou des noms qui se présentent isolés. On recourt surtout aux procédés ae la mnémoniq'ue pour fixer dans l'esprit des dates, des nomenclatures. Comme les rapports par lesquels les idées s'associent le plus facilement et se lient le plus étroitement sont les rapports de lieu et d'analogie, c'est aussi sur ces deux rapports que sont fondées les principales méthodes de mnémonique : la i" est la localisation, qui associe les objets avec l'image d'un lieu, d'un édifice, dont toutes les parties sont bien connues; la 2= est la symbolisalion, qui établit une analogie soit dans les choses, soit dans les mots, entre le fait à retenir et quelque objet plus familier à l'esprit. Le rythme et la rime étant au nombre des moyens les plus propres à aider la mémoire, on a composé aes vers techniques qui sont fort utiles dans certaines études arides, comme celles des langues [Jardin des racines grecques de Lancelot), de l'histoire, de la géographie [vers techniques du P. Buffier, de l'abbé Gaultier, etc.). Pour aider à retenir les nombres, on a imaginé de substituer aux neuf chiffres primitifs neuf des lettres les plus usuelles, à l'aide desquelles on fabrique des mots et des phrases faciles à retenir. Toutefois, dans l'emploi de ces moyens, il faut éviter avec plus de soin qu'on ne le fait ordinairement, de tomber dans des associations puériles et bizarres qui faussent le jugement sans être d'un grand avantage pour la mémoire.

Voy. ASSOCIATION DES IDÉES. " '

L'art de la mémoire artificielle est très ancien : on en attribue l'invention à Simonide, qui vivait au vi" siècle av. J.-G. Cicéron [De l'orateur, II, 86) décrit les procédés de la topologie ou mémoire locale; Quintilien (XI, 2), Pline le Naturaliste (VII, 24), les mentionnent également. Raymond Lulle les mit à profit dans son Grand Art. Toutefois ce n'est qu'à partir du xv= siècle que divers auteurs conçurent la pensée de créer un système complet de mnémotechnie, comme Grataroli, B. Porta, L. Schenckel, Cl. Buffier [Pratique de la mémoire artificielle, 1719- 1723), etc. — Dans notre siècle, la mnémonique a produit de nouveaux essais : la Mnémonique de Kaestner, le Conipendium de mnémonique de Kluber, Y Art de la mémoire nratique du baron d'Aretin (1810), enfin la Mnémotechnie de M. Aimé Paris (1825), qui obtint quelque temps une véritable vogue. La Méthode dite polonaise, de Bem, est une application de la mnémonique à l'bistoire et au calcul.

On trouvera dans \' Instruction systématique d'Aretin (1810) et dans les écrits de M. Aime Paris l'histoire et la bibliographie de la Mnémonique.

MOA, nom indigène d'un oiseau coureur de la Nouvelle- Zélande [Diuornis giganleus), dont l'espèce est aujourd'hui éteinte. Voy. dinornis.

MOALLAKA, poèmes arabes. Voy. le Dict. d'Hist. et de Géogr.

MOBILE (du lat. mobilis, qui meut, ou qui ])eut être mû). Pris substantivement, ce mot exprime le plus souvent une force mouvante, p. èx. l'eau dans une machine hydraulique, la vapeur dans une machine à vapeur. — Les Horlogers nomment mobile toute roue ou pièce du mouvement dune montre ou d'une pendule qui tourne sur des pivots. Dans une montre, les premiers mobiles sont

le barillet, la fusée et la grande roue moyenne; les derniers mobiles, la petite roue moyenne, la roue de champ, la roue de rencontre et li^ balancier.

Les anciens astronomes nommaient premier mobile le ciel, qu'ils supposaient envelopper et faire mouvoir tous les corps célestes.

En Psychologie, mobile est synonyme de motif. Voy. ce mot.

Garde nationale jnohile. Voy. garde.

Fêtes mobiles. Voy. fêtes.

MOBILIER (du lat. ?nobilis, meuble). On appelle ainsi, en Droit, tout ce qui n'est pas immeuble, soit de sa nature, soit par la détermination de la loi [Voy. meuble). — Une action mobilière est celle qui a pour objet la revendication d'un meuble, soit corporel, soit incorporel. — Saisie, vente mobilière. Voy. saisie, vente.

Crédit mobilier. Il a été formé à Paris en 1852, avec l'autorisation du gouvernement (Décret du 18 novembre), une Société générale de crédit mobilier, destinée à faire des prêts sur dépôt de valeurs mobilières, actions, coupons de rentes, etc. Voy. crédit.

Impôt mobilier. Contribution personnelle et mobilière. Voy. IMPÔTS.

mobilier, ensemble des meubles qui garnit et orne une maison. Voy. meubles.

MOBILISATION, ensemble des opérations qui constituent pour une armée le passage du pied de paix au pied de guerre. Le mot est nouvellement introcluit dans la langue militaire, bien que la chose soit ancienne; mais l'organisation nouvelle des armées par suite du service obligatoire lui a donné une importance considérable qu'elle n'avait pas autrefois. Elle peut se résumer dajis l appel des réserves, leur équipement et leur encadrement, la réquisition des chevaux et voitures, la mainmise par le département de la guerre sur toutes les ressources qui lui sont nécessaires et en particulier les chemins de fer. — Il ne faut pas confondre la mobilisation avec la concentration, qui est le transport des unités mobilisées sur le terrain où elles seront appelées à opérer; il faut encore moins, dans la pratique, confondre ces opérations, ou en intervertir l'ordre, sous peine d'obtenir les fâcheux résultats qui ont marqué chez nous les débuts de la guerre de 1870. — L'ordre de mobilisation donné et répandu dans le pays entier par tous les moyens possibles, les hommes soumis au service militaire se rendent au lieu de convocation à des dates qui leur sont assignées sur les livrets ; ces dates sont comptées par jour de mobilisation ; tous les chemins de fer cessent leur trafic ordinaire pour mettre leurs moyens d'action à la disposition du ministre de la guerre; en même temps commence la réquisition des chevaux et voitures recensés annuellement ; cette première période est celle de l'afflux, vers les centres de mobilisation, des ressources du pays ; celles-ci sont alors organisées par les soins de l'autorité militaire, on habille et équipe les hommes et les chevaux ; on complète les cor|)s de troupe à l'effectif de guerre, on en forme de nouveaux; on constitue les services qui n'existent pas en temps de paix, tels que la télégraphie militaire, les trésor et postes aux armées, etc., en un mot on fait une armée de tous les éléments qui sont venus se rassembler. Alors seulement peut avoir lieu le transport des unités sur la base de concentration. On conçoit même par cet exposé sommaire de quelle importance est la mobilisation et combien il est indispensable de la préparer minutieusement dès le temps de paix. L'ensemble de toutes les mesures prévues pour la mobilisation forme le plan de mobilisation ; chaque corps de troupe, chaque formation de guerre, chaque place forte a le sien ; il va sans dire que les documents qui le composent ont un caractère rigoureusement confidentiel et doivent être entourés de tous les soins nécessaires pour en empêcher la divulgation. On conçoit d'ailleurs que par leur nombre considérable, leur variété, la multiplicité des endroits où ils sont déposés, ces documents ne puissent être l'objet que d'indiscrétions partielles, alors même que celles-ci seraient voulues et inspirées par une intention criminelle. Cette considération doit montrer combien est chimérique la crainte parfois répandue dans le public de trahison ayant donné connaissance aux ennemis du plan de mobilisation. On lira avec fruit à propos de la mobilisation la Nation armée de Von der Goltz, dont il existe une traduction française.

MOCO, Kerodon sciureus, espèce de Mammifère roiv-

MOCOCO

MODERNE

«eur du Brésil, renferme de petits animaux de la taille <les écureuils et voisins des Cabiais.

MOCOCO, Quadrumane du genre Maki. Voy. maki.

MODALES (notes). Vou. mode.

MODALITÉ (de modal, de mode). Dans la Logique scolastique, ce mot signiiie le mode, la manière dont une chose existe ou est conçue, selon qu'elle est possible ou impossible, contingente ou nécessaire. De là résulte la division des 4 propositions modales (Aristote, De l'Interprétation, ch. XII-XIV; Logique de Port-Royal, II, 8). Kant divise tous nos jugements, considérés sous le rapport de la modalité, en jugements problématiques, assertoires ou asser toriques, et apodictiques, selon qu'ils se rapportent au possible, au réel ou au nécessaire, l'oy.

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