SCIENCE MORALE, DESTINÉE, BIEN, DEVOIR, MÉRITE, SANCTION
bontieub). Dans la seconde partie, on applique aux iliffcrentes situations de la vie les principes établis par la morale générale; et comme l'homme peut être considéré dans ses rapports : 1° avec lui-même; 2» avec ses semblables : 3° avec Dieu, on subdivise la morale particulière en M. individuelle, M. sociale et .V. religieuse {Voy.
DEVOIR, DROIT NATUREL, VERTU). Lc Droit posi ti f ClOi
Politique peuvent être considérés comme des dépendances et des applications de la Morale.
Des trois motifs qui peuvent déterminer nos actions, savoir, le sentiment, l'intérêt et le devoir, le dernier seul donne une règle véritablement absolue et constitue la loi morale; mais on peut les concilier entre eux dans une certaine mesure, en ce sens que, bien compris, ils nous conseillent les mêmes actes. Il en résulte que les philosophes sont souvent d'accord sur les préceptes les plus généraux à prescrire dans la pratique, quoiqu'ils professent des opinions très différentes sur les questions spéculatives de la morale. Il existe à cet égard trois systèmes : le S. sentimental, le S. égoïste, le S. rationnel : c'est ce dernier que nous avons suivi dans l'exposition de cette science. Voy. sestimeht, intérêt, devoir, loi
MORALB.
Enseignée d'abord sous forme de préceptes pratiques {Sagesse et Proverbes de Salomon, Maximes des Sept Sages de la Grèce, Vers dorés et autres des Poètes gtuymiqties], ou sous forme d'apologues et d'allégories, la morale prend un caractère scientifique dans les écoles de la Grèce et de Rome. Elle occupe un rang important dans l'enseignement de Pythagore, de Socrate, de Platon, d'Aristote, des Epicuriens, mais surtout des Stoïciens (J'^oy. vertus), dont la doctrine morale a eu le plus d'influence, et nous est connue par les traités de Cicéron (Des biens et des maujr, Tusculancs, Des devoirs], de Sénèque, d'Epictète {Manuel, Dissertations rédigées ptr