MORS
dans l'intérieur des cheminées. On cuit les morilles fraîches sur le gril ou dans un plat, on met les morilles sèches dans les ragoûts.
MORILLON, nom sous lequel on désigne dans le commerce les émeraudes brutes.
C'est aussi le nom : 1° d'une variété de Raisin noir et doux; 2° d'un Canard, dont le plumage est d'un noir luisant à reflets verdâtres. Voy. hilodin.
MORIN, matière tinctoriale jaune qu'on relire du Bois jaune.
MORINDE (du lat. monts indien, mûrier indien), Mofinda, genre de la famille des Rubiacées, renferme plusieurs espèces d'arbres et d'arbrisseaux particulières aux régions tropicales et dont les plus connues sont : la M. royoc de la Chine, du Mexique et de la Guyane : sa tige, faible et pliante, haute d'environ 3 mètres, se divise en rameaux courts et sarmenteux portant des feuilles lancéolées et des fleurs blanches à tube étroit; ses fruits sont assez semblables à des mûres : sa racine donne par infusion une liqueur noire ; elle est employée comme vermifuge ; la M. à otnbelles, dont la racnie donne une teinture jaune-safran.
MORINE (du botan. L. Marin), Morina. genre de la famille des Dipsacées, type de la tribu des Morinées : c'est une belle plante vivace, originaire du Népaul (Inde) : feuilles longues, dentées; tige florifère, d'environ 1 mètre,
Eortant un long épi de fleurs verticillées, tubulées, d'un lanc rosé, se succédant longtemps. Cette plante réussit très bien en pleine terre : elle a tlcuri pour la première fois à Paris en juillet 1837.
MORINGE (nom malabar), Moringa, genre type de la petite famille des Moringées, établie par R. Rrown aux dépens des Légumineuses. L'espèce principale est la Moringa ben. Voy. ben.
MORION, sorte de casque léger et sans visière, emprunté aux Mores : d'où son nom. C'était autrefois la coin"ure spéciale des arquebusiers et des mousquetaires. — C'était aussi le nom d'une sorte de châtiment militaire qui consistait à frapper sur le derrière le soldat coupable avec la hampe d'une hallebarde ou la crosse d'un mousquet.
MORION, Morio, genre de Mollusques gastéropodes, de l'ordre des Pectininranches, famille des Cassidées. Semblables aux Casques par leur coquille globuleuse à spire courte, dont l'ouverture étroite est bordée de bourrelets dentés sur le labre, et dont la columelle est plissée ou ridée, les Morions s'en distinguent en ce que le canal respiratoire, au lieu d'être recourbé brusquement en dessus, est assez long et oblique en avant. Les espèces vivantes habitent le plus souvent les mers chaudes. On en trouve de fossiles dans tous les étages tertiaires.
MORioN, quartz enfumé très foncé et presque opaque [Voy. quartz).
MORISONIE (de R. Morison, botaniste écossais), Morisonia, genre de la famille des Capparidées, établi par Plumier pour une seule espèce, commune aux Antilles et à l'Amérique méridionale, le Mabouier [M. americana) : c'est un arbre peu élevé, à fleurs d'un blanc obscur, un peu odorantes, disposées en corymbes latéraux. Le fruit est une baie de la grosseur d'une pomme, recouverte d'une écorce calleuse, d'un rouge de tuile. Les racines sont longues, grosses, compactes et pesantes ; les indigènes s'en servent, dit-on, pour faire leurs tomahawks.
MORISQUE. Voy. mulâtre.
MORMON, un des Jioms du Mandrill, espèce de Singe, et du Macareux, espèce de Pingouin.
MORMYRE (du gr. fiôpjjLOî, hideux, et oùpi, queue), Mormyrus., genre de Poissons malacoptérygiens abdominaux, de l'ordre des Squamodeimes, famille des Esocidés, renferme des espèces qui vivent dans le Nil et sont recherchées pour leur chair.
Mormyre, poisson sparoïde. Voy. pagei..
MORNE (de l'espagn. morron, monticule). Ce mot, dans les Antilles françaises et à l'île de la Réunion, est, en général, synonyme de montagne, et désigne spécialement de petites montagnes rondes, isolées, élevées sur une pointe de terre ou le long d'une côte : tels sont le Gros Morne a la Martinique, le Morne de la Découverte dans 1 lie de V rance.
MORNE, sorte d'anneau ou de frette qu'on mettait au Dont du 1er des lances courtoises pour les rendre inollensives (loi/. LANCE). En Blason, morne est le cercle que forme un huchet [Voy. ce mot) h son extrémité. Un
casque morné est un casque fermé ; un lion morné est un lion sans dents, langue, grilles et queue.
MOROXITE, variété a'Apatile de couleur vcrdàlre.
Voy. AI'ATITE.
MORPHÉE, en provençal Lou nègre, maladie commune à l'olivier et à l'oranger, est caractérisée par des couches de matière noire qui s'observent surtout à la partie supérieure des feuilles et aux brindilles; cette poussière noire est due à la présence d'un petit champignon parasite ( Voy. fumagine). La plante malade se couvre ordinairement d'une foule d'insectes qui augmentent le mal : ce sont des Hémiptères du genre Dorthesie.
MORPHINE (de Morphée, dieu du sommeil), alcali végétal, auquel l'opium doit en grande partie ses propriétés narcotiques, et dont la formule est [C"Il*9AzU^]. A l'état de pureté, la morphine est en prismes rectanguiaires blancs, transparents, msipides, inodores et insolubles dans l'éther. On l'obtient en précipitant par l'ammoniaque la dissolution aqueuse de l'opium, additiomiée d'acide chlorhvdrique pour donner du chlorhydrate de morphine. Combinée avec les acides, elle formé plusieurs sels, notamment \' acétate de morphine, qui sont très vénéneux et qui laissent peu de traces. A dose modérée, la morphine est employée en médecine comme calmant du système nerveux : elle procure un sommeil tranquille et plus ou moins profond; on l'administre sous forme de chlorhydrate et d'acétate, pris à l'intérieur ou bien à l'aide d'une injection sous-cutanée. L'abus de ces calmants peut amener des symptômes tout à fait analogues à ceux de l'alcoolisme. — Signalée dès 1688, par Ludwig, sous le nom de magistère d'opium, obtenue en 1803 par Derosne, mais considérée par lui comme de la narcotine modifiée et rendue alcaline par le carbonate de potasse employé à sa préparation, la morphine fut décrite en 1804 par Séguin; elle a été surtout bien étudiée en 1817 par Sertuerner, nui en a constaté l'alcalinité. La morphine est devenue célèbre par le coupable usage qu'en fit le docteur Castaing pour empoisonner lentement les frères Ballet et s'approprier leur fortune.
MORPHNUS, nom latin du genre spizaète.
MORPHO (du gr. |xopcpTi, beauté), genre d'Insectes, de l'ordre des Lépidoptères, famille des Diurnes, tribu des Papilionides; corps robuste, trompe longue, antennes filiformes et presque aussi longues que le corps, ailes très développées, brunes en dessous, avec des yeux d'une autre couleur, et souvent ornées en dessus des couleurs les ))lus brillantes. Les espèces les plus connues sont le M. Adonis, d'un bleu d'azur métallique très brillant, avec le bord externe noir et deux taches au sommet des premières ailes, qui ont 0 m. 08 d'envergure ; le M. Métetlus, noir, avec le bord des ailes verdàtre; le M. Andromaque, le M. Ménélas, d'un bleu pâle très brillant, avec le bord des échancrures blanchâtre et 3 petites taches blanches à la côte ; le M. Laërte, dont les ailes, d'un blanc nacré, sont légèrement dentées. D'autres espèces ont été rapportées au genre Pavonie. Voy. ce mot.
MORPHOLOGIE (du gi'. [xopç-^, forme, et "kàyo:,, discours), partie de la Biologie, qui s'occupe de l'étude des formes. Outre l'étude des formes adultes (organogi-aphie ou anatomie), elle comprend la comparaison des formes des différents êtres (anatomie comparée) et l'étude de la succession des formes (embryologie). — Ce mot a été étendu à la Linguistique, où il désigne l'étude de la forme des mots et de leurs transformations.
MORRÈNE, Morsus ranas, plante aquatique. Voy. ht-
DROCIIARIS.
MORS (du lat. morsus]. Mors de bride, ou Frein, partie de la bride qui passe dans la bouche du cheval et qui sert à le gouverner. Il se compose essentiellement d'une embouchure, pièce en fer ou en bois, qui presse sur les barres {Voy. ce mot), et de deux branches placées le long des joues et jointes en dessous de la lèvre inférieure par la gourmette. Les rênes s'attachent aux branches du mors, et quand le cavalier ou le cocher exerce sur elles une traction, la gourmette faisant office de jioint d'appui, l'embouchure du mors vient presser d'une part sur les barres et de l'autre sur la partie supérieure du palais du cheval. L'action du mors est donc d'autant plus grande que les branches sont plus longues et que le milieu de l'embouchure, ou entretoise, forme un coude plus prononcé. On peut d'après cela se rendre compte de l'ellet des divers systèmes de mors (à berge, à branches tournées, à canon