NAISSANCE
Dans plusieurs circonstances, notamment dans les opérations d'assurances sur la vie, de placement viager, il importe de connaître les chances de mortalité afin d'en déduire la durée probable de la vie des intéressés. On a dressé à cet effet des listes qui, sur un nombre donné de naissances datant de la même époque, indiquent le nombre des survivants à la fin de chaque année. Les plus connues de ces tables sont : celle de Deparcieux, imprimée en 1746 par cet auteur dans son Essai sur les probabilités de la vie humaine; celle de Duvillard, publiée en 1806 dans son li\Te sur \' Influence de la petite vérole; celle de Finlavson, dressée en 1819 par ordre du gouvernement anglais et publiée en 1829; celle de M. de Monlferrand, couronnée en 1838 par l'Académie des Sciences; celle de M. Quélelet, dressée en 1845 pour l'administration belge. Malheureusement ces tables sont loin de s'accorder : Duvillard donne une mortalité trop prompte, Deparcieux une mortalité trop lente, parce qu'il n'a opéré que sur des têles choisies; les tables de M. de Montferrand. calculées sur 12 millions de décès connus, paraissent approcher le plus de la vérité : elles servent de base aux calculs de plusieurs compagnies d'assurances. Ce sont elles que nous donnons ici :