MOUVEMENT
mntuollomcnt. — Pour les soins qu'ils réclament, voy. BERGEii, BERGERIE. l'our Ics maladies auxquelles ils sont sujets, voy. épizootie et le nom de chaque maladie.
11 existe deux races principales de moutons sauvages, dont nos différentes races domestiques paraissent issues : ce sont le Mouflon, qui habile l'Europe, la Corse et le nord de l'Afrique principalement, et l'Argali, qui se trouve surtout on Asie [Voy. ces mots). Le mouton domestique, plus ou moins éloigne du type sauvage, a des formes moins sveltes, une allure plus lourde ; une toison crépue et laineuse au lieu d'un poil soyeux; son intelligence paraît s'être abâtardie. — On donne en général le nom de bélier au mouton mâle entier, et celui de brebis à la femelle ; l'on réserve spécialement le nom do mouton au bélier coupé. Le bélier peut engendrer à 18 mois; mais on ne l'emploie à cet usage qu'à 3 ans; un seul suffit à 20 ou 25 brebis. La femelle peut porter de 1 an jusqu'à 7 ou 8 ans; la gestation dure 5 mois. Les petits se nomment agneaux et agnelles, la \" année ; antcnnois, la 2°.
Les principales races françaises sont : la li. mérinos, importée d'Espagne depuis plusieurs siècles et répandue actuellement sur la presque totalité du territoire français. Les plus beaux spécimens de cette race se trouvent dans les bergeries nationales de Rambouillet, qui ont conservé et amélioré la race primitive, dans les grandes fermes de la Brie, de la Beauce et de la Picardie. — La R. berrichonne, originaire du Bcrry, dont la laine totalement blanche forme une toison mécliocremcnt tassée. La tête et les pattes, dépourvues de laine, sont recouvertes de poils courts. — La R. solognote, originaire de la Sologne, et caractérisée par la couleur fauve de la tête et des pattes, la laine restant blanche comme dans la R. berrichonne. — La R. auvergnate, représentée par des moutons hauts sur pattes, à toison blanclie tachée de noir. — La R. du Larzac, qui est excellente laitière et que l'on exploite dans la région des Cévenncs pour la fai)ricalion du fromage de Roquefort. — La R. lauraguaise, répandue dans toute la zone située au nord des Pyrénées. — hdi R. du Roussillon et de la Crau d'Arles, qui dérivent du mérinos, etc. En Angleterre, les moutons, tous améliorés en vue de la boucherie, forment deux catégories bien tranchées : l'une renfermant les moutons à laine longue ; l'autre, les moutons à laine courte. Les principales races à laine longue sont : la R. Dishley (New-Leicester), la plus célèbre, la plus répandue et la mieux améliorée; les R. Costwola, New- Kent [Romney-Marsh], etc. Parmi les races à laine courte, on trouve : la R. South-down, élevée dans les comtés du sud de l'Angleterre, et importée en France depuis de longues années; sa sobriété, son endurance et sa facilité d'engraissement en font l'une des races les plus précieuses; les R. Shropshire-down, Oxfordshire-down, etc. En Ecosse, les R. Cheviot et Rlaclifaced constituent aussi des populations importantes. L'Allemagne expédie sur les marelles français un très grand nombre de métismérinos ; et l'Italie, beaucoup de ses moutons bergamasques.
En Algérie, on trouve la R. Algérienne proprement dite, à toison blanche et fauve, blanche et noire", et la R. des moutons à large queue, espèce singulière, originaire de l'Asie et de l'Afrique, commune surtout chez les Kirghizes et en Perse, et qui doit son nom au volume de sa queue, qui, chez quelques individus, pèse jusqu'à 15 kilogr. et devient assez grosse pour gêner l'animal clans sa marche. Cette monstruosité est l'effet d'un développement extraordinaire du tissu graisseux.
Le mouton est un des animaux les plus utiles pour l'homme : par sa toison, il lui fournit la plus grande partie de ses vêtements, et par sa chair, une excellente nourriture. La tonte de la laine se fait une fois par an, en été ; le poids moyen d'une toison est de 2 à 4 kilogr. (Quant aux usages de ce produit, voy. laine). Les moutons qui fournissent de la laine ne sont livrés à la boucherie que de 8 à 10 ans ; on abat les autres à 2 ou 5 ans. Outre le parti qu'on tire de la chair de l'animal comme viande de boucherie, sa graisse, ou suif, est un produit non moins important [Voy. snir) ; sa peau est appliquée à divers usages par les chamoiseurs, les mégissiers, les cordonniers, les gainiers, les gantiers ; le plus beau parchemin se fait avec de a peau d'agneau. Enfin le lait que fournit la lemelle, la brebis, est tout aussi bon que celui des vaches : Il produit un beurre délicat, qui n'a d'autre défaut que d être parfaitement blanc ; ce même lait de brebis, conve-
nablement préparé, produit plusieurs fromages estimés^ entre autres celui de Roquefort. Voy. fromage.
Mouton du Cap, oiseau. Voy. albatros.
MouTOX. Dans les Arts mécaniques, on appelle ainsi une masse de for ou une grosse pièce de bois garnie de fer, qu'on élève au moyen d'une machine à coulisses appelée sonnette, et qu'ensuite, à l'aide d'un déclic, on laisse retomber sur des pieux pour les enfoncer en terre : on s'en sert dans les constructions sur pilotis. 11 y a aussi des moutons mis en mouvement à 1 aide de la vapeur. Voy.