PILOTIS
On a quelquefois nommé mouton la monnaie qu'on appelle plus ordinairenjent agnelet. Voy. agneau.
MOUTURE [AuX&i.molitura], série a opérations à l'aide desquelles le meunier sépare les différentes parties qui constituent le froment, savoir : la farine blanche, la farine bise et le son. Pendant longtemps on ne connaissait que la mouture dite à la grosse, qui livrait au boulanger la farine brute et obligeait celui-ci à bluter pour séparer la fleur de farine du son et des gruaux. Au xvi» siècle. Pigeant de Senlis inventa lamouture économique, qui opère d'elle-même celte séparation et qui soumet de nouveau les gruaux à la meule. Cette méthode, qui procure un rende-^ ment plus considérable, ne fut cependant généralement admise en France qu'au milieu du xviii" siècle. Dès 1839, on a fait usage de cylindres en fonte lisse jiour opérer la réduction du gi'ain, puis on a imaginé de pratiquer la mouture rationnelle en deux temps : 1» avec des cyliiulres en fonte cannelée, on fond et concasse le grain pour déshabiller les gruaux ; 2° avec des cylindres en fonte poli& ou en porcelaine (Wegmann) on réduit les gruaux en farine. La séparation des gruaux, du son et des farines se fait au moyen de la bluterie [Voy. blutage). Divers autres systèmes ue réduction ont été proposés : le batteur Toufflin, les appareils Touya (de Tarbes), Nagel et Kaemp (de Hambourg), Saint-Réquier, etc.
MOUVANCE, dite aussi Tenure, état de dépendanced'un fief par rapport à un autre dont il relevait : un fief était tenu ou mouvant d'un autre, loi-squ'il lui devait foi et hommage et autres devoirs. Si un fiei relevait d'un fief supérieur, c'était pour lui une mouvance passive; si ce même fief en avait d'autres qui relevaient de lui, c'était la înouvance active. — La mouvance noble ou féodale était celle dans laquelle le possesseur du fief devait foi et hommage ou au moins fidélité au jwssesseur du lief dominant; la mouvance roturière, celle dans laquelle le fief servant n'était tenu qu'à certaines redevances.
MOUVEMENT (du lat. movimentum], état d'un cori» qui change de place par rapport à un autre corps reganlc comme fixe. L'étude du mouvement, indépendamment descauses qui le produisent, est l'objet de la cinématique. On y étudie successivement le mouvement d'un point, d'un corps solide, des systèmes variables. Le mouvement d'un point donne lieu aux notions suivantes : la trajectoire du point [mobile) est la courbe décrite par ce point. Si la trajectoire est droite, le mouvement est rectilignc. Parmi les M. rectilignes, le plus simple est le M. uniforme, dans lequel le mobile décrit des espaces égaux dans des teinjis égaux et se meut toujours dans le même sens : la vitesse, dans le mouvement rectiligne uniforme, est le segment de droite que le mobile parcourt pendant l'unité de temps : cette vitesse a un sens déterminé; on désigne aussi par vitesse le nombre qui mesure ce segment. Dans un mouvement quelconque, rectiligne ou curviligne, la vitesse tnoyenne entre deux instants est la vitesse d'un mobile fictif qui se mouvrait d'un mouvement rectiligne et miiforme sur la droite qui joint les deux positions du mobile aux deux instants considérés et passerait en ces deux points en même temps que le mobile vrai. Cette vitesse moyenne, d'après ce qu on Aient de dire, doit être regardée comme un segment de droite. La limite vers laquelle elle tend quand l'intervalle de temps compris enlrc les deux instants tend vers zéro est ce qu'on appelle la vitesse à un moment donné. Elle est représentée aussi par un segment de droite ayant son origine au point où se trouve le mobile, situé sur la tangente à la trajectoire en ce point, et ayant une direction déterminée. Le nombre qui mesure ce segment reçoit encore le nom de vitesse. — Si maintenant par un point fixe de l'espace, pris pour origine, on mène à chaque instant un segment égal et parallèle à la vitesse à cet instant, et de même sens, l'extrémité de ce segment pourra être regardée comme un