‹ Dictionnaire universel des sciences, des lettres et des arts ... refondu sous la direction de E. Faguet [et] J. TanneryChapitre 1064 sur 1729 · MOYEN · texte numérisé non relu

MOYEN

nioMlo fictif : la vitosse à cliaqiie instant de ce mobile ficlir, ou plutôt un segment égal, parallèle à ce segment et de même sens, ayant pour origine la position du mobile vrai à cet instant, est ce qu'on appelle V accélération de ce dernier mobile à l'instant considéré. On donne aussi le nom A' accélération au nombre qui mesure ce segment de droite. Lorsque le mouvement est rectiligne, l'accélération est dirigée suivant la droite sur laquelle a lieu le mouvement : ce dernier est accéléré ou retardé suivant que l'accélération est de même sens que la vitesse ou de sens contraire. Dans l'un ou l'autre cas, le mouvement est varié ; si l'accélération est nulle, il est uniforme, et réciproquement.

— Quand on a les équations d'un mouvement, c.-à-d. quand on connaît à chaque instant lee coordonnées du mobile par rapport à un système d'axes fixes, la détermination de la vitesse et de l'accélération est un problème de calcul différentiel. Au contraire, quand on connaît seulement à chaque instant la vitesse ou l'accélération en grandeur et en direction, la détermination des éauations du mouvement est un problème de calcul intégral. — L'étude du mouvement d'un corps solide donne lieu à de beaux développements géométriques; elle n'est pas moins intéressante au point de vue pratique, car elle est le fondement des procédés mécaniques qui servent à transformer un mouvement en un autre. Ce problème est le problème essentiel de la cinématique appliquée. Les forces motrices dont 1 industrie peut se servir ne produisent directement que certains mouvements simples; p. ex. la vapeur, dans la machine à vapeur, imprime au piston un mouvement alternatif (de va-et-vient) en ligne droite; p. ex. encore, dans beaucoup de machines primitives, la force musculaire de l'homme ou des animaux permet d'obtenir un mouvement de rotation autour d'un axe; c'est un mouvement du même genre que l'eau, ou le vent, produit dans les moulins. Ces mouvements simples sont transmis à d'autres organes assemblés de façon que le mouvement de chacun oblige le suivant à se mouvoir d'une façon déterminée, et dont le deiiiier, l'outil, est animé du mouvement qu'il convient pour effectuer le travail que l'on veut. Connaissant le mouvement du moteur, de l'organe sur lequel la force motrice agit directement, quelle forme faut-il donner aux organes intermédiaires, et comment faut-il les assembler pour que l'outil ait le mouvement que l'on veut? Telle est la question qui se jwse et qui est, au fond, d'ordre géométrique et cinématique.

De toute autre nature sont les questions relatives au mouvement que les corps prennent sous l'influence des forces : ces questions sont l'objet de la dynamique, qui se divise aussi en dynamique du point matériel, du corps solide, des svstèmes. A chaque partie de matière est attaché un nombre, qu'on appelle masse de cette partie de matière [Voy. masse). Si l'on considère une petite partie de matière (point matériel), assez petite pour que les dimensions en soient négligeables par rapport aux espaces qu elle parcourt, ce |K)int matériel restera en repos ou sera ammé d'un mouvement rectiligne et uniforme si aucune force n'agit sur lui. S'il est soumis à une force, il prendra un mouvement tel que, à chaque instant, la force et l'accélération soient dirigées suivant une même droite et que le rapport des longueurs des deux segments qui représentent la force et l'accélération soit égal à la masse. D'après cette proposition, qui est le fondement de la dynamique, la connaissance du mouvement d'un point matériel, connaissant la force qui agit sur lui, est un problème de calcul intégral. Par ex., si la force est constante en grandeur et en direction (comme la pesanteur), l'accélération sera cotistante : si en outre le point part du rejK>s, son mouvement aura lieu suivant la direction de la pesanteur (verticale), il sera rectiligne et uniformément accéléré. Si le point pesant est animé, au moment du départ, d'une vitesse initiale ayant ime direction autre que la verticale, son mouvement s'effectue suivant une parabole. — Quand une force cesse d'agir au bout d'un temps très court iforce instantanée, force d'impulsion, force de percussion), elle communique au point une vitesse finie au bout de ce temps : cette vitesse est le rapport de la force à la masse.

— La quantité de mouvement d'un point matériel est le produit de la masse par le nombre qui mesure la vitesse. La quantité de mouvement d'un corps est la somme des quantités de mouvement de ses parties.

Mouvement perpétuel. Voy. perpétuel Mouvement diurne. Voy. diurxe.

Mouvement de la terre. Voy. terre.

Dans l'Horlogerie, le inouvemcnt d'une horloge, d'une montre, est l'ensemble des rouages qui font marcher lea aiguilles des horloges et des montres.

Dans la Métaphysique d'Aristote, mouvement signifie changement en général. Voy. métaphysique.

En Musique, le mouvement est le degré de vitesse ou de lenteur dans lequel on exécute un morceau. Les différents degrés de mouvement sont le largo (ou lento), l'adagio, Vandante, Vallegro et le presto. Chacun de ces mots peut être modifié par un adjectif qualificatif, largo sostenuto, allegro moderato, allegro molto. Le mouvemenL est encore la marche des sons du grave à l'aigu et de l'aigu au grave, entre des parties qui concertent ensemble; en ce sens, on distingue : le M. direct ou semblable, celui de deux parties qui montent ou descendent en même temps ; le M. oblique, dans lequel une partie reste au même degré tandis que l'autre monte ou descend, et le M. contraire, où l'une des deux parties monte pendant que l'autre descend.

Mouvement différentiel, se dit, en Vélocipédie, d'un appareil installé sur l'arbre d'un tricycle pour faciliter les mouvements tournants de cette maclnne. Dans les tricycles primitifs, les deux roues entre lesquelles est assis le cavalier étaient reliées à un même axe rigide et, par suite, avaient nécessairement la même vitesse toutes les deux, d'où une difficulté lorsque le cavalier voulait faire décrire une courbe à sa machine. Dans les tricycles actuels, les deux roues ne sont pas liées invariablement, l'axe qui les porte est coupé en dent, et les deux parties en sont reliées par un système de pignons dont l'ensemble porte le nom de mouvement différentiel.

MOXA (mot chinois ou japonais), sorte de cautère, consiste en un cylindre de 0 m. 02 de long sur un diamètre de 0 m. 015 à 0 m. 045, fait de coton cardé comprimé ou de moelle de tournesol desséchée qu'on entoure d'une bandelette de toile ou d'un fil enroulé. Le moxa allumé est placé sur la partie que l'on veut brûler et maintenu avec de petites pinces : on active et on rend plus régulière la combustion du moxa en faisant macérer d'abord la mèche dans une solution concentrée d'azotate de potasse, ou de sous-acétate de plomb. La brûlure, plus ou moins profonde qui ,en résulte, pro<luit toujours une escaiTC, dont la chute laisse une plaie ciu'on peut fermer ou entretenir suivant les cas. — Ce motie de cautérisation, employé pour exciter fortement le système nerveux, changer le siège d'une irritation, produire une dérivation, etc., dans les maladies chroniques, la sciatique, la carie des vertèbres, etc., a été remplacé avantageusement par l'emploi du fer rouge ou mieux du thermocautère.

Le moxa est originaire de l'Inde ou de la Chine. Les Japonais et les Chinois se servent, à cet effet, d'un tissu cotonneux qu'ils préparent avec les feuilles desséchées de Y Ai-temisia sinensis. Us font, avec le parenchj-me de ces feuilles, une espèce de cône dont ils allument le sommet, et dont ils appliquent la base sur la partie qu'ils veulent cautériser.

MOYEN (du lat. medianu^, de médius). Ce mot se dit, en général, de toutes les quantités dont la valeur est intermédiaire entre les valeurs de quantités de même espèce. C'est en ce sens qu'on dit, en Astronomie : le mouvement moyen, le lieu moyen, le temps moyen, la parallaxe moyenne, etc. Voy. temps, etc.

En Mathématiques, on appelle moyenne arithmétique entre plusieurs quantités le résultat obtenu en divisant la somme de ces quantités par leur nombre. — Les moyennes jouent un grand rôle dans les statistiques, en météorologie, et dans toutes les sciences d'observation. Quand on veut mesurer une quantité avec précision, on fait plusieurs mesures et l'on prend la moyenne de ces mesures.

On appelle moyenne géométrique ou moyenne proportionnelle entre deux nombres la racine carrée du produit de ces nombres. — Moyenne harmonique. Voy. harmonique.

Insérer n moyens arithmétiques ou géométriques entre deux nombres donnés A et B, c'est former une progression, soit arithmétique, soit géométrique, ayant ces deux nombres pour termes extrêmes et n termes intermédiaires. S'il s'agit de moyens arithmétioues, la raison de la progression s'obtient en divisant la différence B — A pr H -(- 1 ; et s'il s'agit de moyens géométriques, eu extrayant

la racine (n-}-l]« du quotient ^j.

MOYETTE

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