MULTIPLE
se divisait en 12 setters, équivalait : à 18 hcctol. 75 litres quand il s'agissait du blé ; à 57 hectol. 46 lit. pour l'avoine, et à 24 lieclol. 78 lit. pour le sel. MUIRE. l'oy- MUKE.
MU LASSE RIE, industrie ayant pour objet la production du mulet par hybridation {Voy. ce mot), par croisement de l'âne entier avec la jument.
MULÂTRE (de l'espagn. tnulato, de mulo, mulet], dit aussi Homme de couleur. Petit Blanc, individu qui provient de l'union d'un nègi'c ou d'une négresse avec un individu de la i-acc blanciic. Les diverses nuances <pii résultent ensuite de l'alliance d'un mulâtre avec un blanc sont désignées d'une manière générale sous le nom de sang mêlé ou reçoivent des noms spéciaux : l'individu issu d'un blanc et d'une mulâtresse, ou d'un mulâtre et d'une blanche s'appelle terceron ou morisque ; h; terccron et le blanc pi-otlnisent le rjuàrteron. D un autre côté, l'union d'un nègre avec une mulâtresse, et réciproquement, <lonne un cabre ou griffe. On nomme casques les mdividus nés de l'union de mulâtres entre eux. Les mulâtres sont licrs, sensibles, irascibles et voluptueux; ils sont en général robustes, bien faits, souples, agiles et nerveux; toutefois ils n'ont jws le plus souvent l'intelligence supérieure des Européens.
MULE, Mula, femelle du Mulet. Voy. mulet. wuLF. (du lat. mulleus, espèce de bi-odenuin rouge, de mullus, rouget), pantoufle à l'usage des aames; elle est sans quartier et généralement à talon élevé et en cuir rouge. — Il y en avait jadis qu'on mettait par-dessus d'autres chaussures, pour se garantir de la crotte. — La mule du pape est une pantoufle sur laquelle il y a une croix, et que le pape donne à baiser à ceux qui lui sont présentés. On a aussi nommé mules les engelures qui viennent aux talons dans les grands froids, et qui les rendent rouges et luisants comme le cuir rouge avec lequel on faisait les talons des chaussures de ce nom.
MULE-JENNY (c.-à-d. jenny i>âtarde), métier à fder perfectionné, employé dans presque toutes les fdatures de colon [Voy. filatche). Il a sur les appareils antérieurement employés l'avantage de conserver le parallélisme au mouvement du chariot. Lsl mule-jetmy fut inventée en 1779, en Angleterre, par Crampton; elle ne fut introduite en France qu'en 1791. Cet appareil exigeait, pour le ren vidage, la présence d'un ouvrier, appelé fileur; un nouveau perfectionnement, dû à G. Perrm et Arnould (1852), permet de se passer de cet ouvrier : le métier est dit alors selfacting ou renvideur.
MULET (de l'espagn. muleta], Mulus, produit de l'accouplement de l'Ane avec la Jument, ou du Cheval avec l'Anesse; il prend aussi, dans ce dernier cas, le nom de bardot ou bardeau. La femelle s'appelle mule. Le mulet tient de l'âne et du cheval : il a les jambes sèches comme le cheval, et la queue presque nue; sa tête est plus grosse que celle du cheval, ses oreilles presque aussi longues que celles de l'âne. Les mulets sont impropres à la reproduction ; il parait qu'il n'en est pas de même des mules. Les mulets sont, cii général, plus sobres et plus robustes que les chevaux et vivent plus longtemps. L'Espagne, le Portugal, l'Italie et le midi de la France élèvent un grand nombre de mulets, qui supportent mieux la chaleur et coulent moins à nourrir que les chevaux : ils portent plus aisément des fardeaux à travers les montagnes; la sûreté de leur marche, leur vigueur pour gravir les sentiers les plus escarpés, leur font donner la préférence sur les chevaux. En France, le Poitou est surtout renommé pour la production des mulets ; il en fournit annuellement plus de 16000. — Les mules étaient autrefois un attelage de luxe; il en est encore ainsi en Espagne et en Italie. Autrefois, en France, c'était la monture ordinaire des magistrats, des médecins et des ecclésiastiques.
On donne quelquefois, par extension, le nom de mulet à tout animal de sang mêlé, produit par le croisement de deux espèces voisines. Les canards mulets proviennent du Canard musqué, originaire du Brésil, et de la Cane barboline. Le Serin et le Chardonneret produisent un mulet qui participe de l'un et de l'autre. Le Dinde blanc et le Dinde noir produisent des Dindes gris ou marbrés. — Mulet se dit aussi des Abeilles et des Guêpes de la classe des ouvrières ; mais c'est à tort qu'on leur donne ce nom, car elles ne sont d'aucun sexe. Voy. neutre.
Mulet, nom vulgaire du Poisson' appelé Muge. — Mulet barbu, nom vulgaire du Surmulet.
MULETTE (p. moulette), Unio, vulg. Moule de rivière, genre de Mollusques acéphales, de l'ordre des Orthoconques inlégropalh'^les et type de la famille des Unionidées : coquille bivalve, équilatérale, ronde, ovale ou allongée ; généralement éjiaisse, et presque close; impressions musculaires très prononcées; charnière généralement formée de deux dents cardinales de forme variable, et d'une ou deux dents latérales longitudinales. — Les espèces fossiles apparaissent avec l'étage néocomien. Les espèces aujourd liui vivantes habitent les eaux douces de tous les climats; la plus connue est la Mulette des peintres [Unio pictorum), ainsi appelée parce qu'on se sert de ses valves jjour mettre l'or et l'argent employés comme couleurs.
MULINUM, genre de la famille'des OmbeUifèrcs-Orthospermécs, type de la tribu des Mulinées.
NULLE, Mullus, genre de Poissons acanthoptérygiens, de l'ordre des Squamotlermes, famille des Percoïdcs : corps oblong, couvert de larges écailles dures et rudes; tèle comprimée; nageoires dorsales courtes et très écartées l'une de l'autre ; deux longs liarbillons sous la symphyse de la mâchoire inférieure. Les principales espèces sont le Houget et le Surmulet [Voy. ces mots). Elles sont communes dans la Méditerranée, et recherchées pour la table.
MULLÉRINE, syn. de Krennérile.
MULLICITE, syn. de Vivianile.
MULOT, Mus médium, M. sylvaticus, vulg. Rat des champs, petit Mammifère rongeur, du genre Rai, a beaucoup de rapport avec la Souris, mais est un peu plus gros, a la tète proportionnellement plus longue et plus grosse, les yeux plus grands et plus saillants, les oreilles plus larges et plus allongées, les jambes plus longues. Son pelage est gris fauve. I;es mulots se trouvent dans les forêts et dans les champs, où ils causent de grands dégâts en dévorant les grains et les racines. Ces animaux arrivent en nombre prodigieux, désolent une contrée pendant plusieurs années, et disparaissent ensuite tout à coup pour aller ravager d'autres pays. On les extermine en les assommant, ou bien on les empoisonne en Jetant de la noix vomique dans leurs terriei-s; mais ce qui en détruit le plus grand nombre, ce sont de petites fosses de 0 m. 30 de profondeur, faites avec la bêche, dont les côtés sont coupés à pic, et que l'on remplit à moitié d'eau : les mulots tombent dedans accidentellement ou en allant boire, et s'y noient. — On appelle : Petit Mulot, le Rat champiMre ; Grand Mulot, le Surmulot; Mulot à courte queue, le Campagnol.
Mulot volant [Vespertilio molossus) , espèce de Chauve- Souris, de la famille des Vespertilionidés, a le pelage <l'un cendré brun en dessus, et ne dépasse guère 0 m. 05 : elle habite la Martinique.
MULQUINERIE (de mullequin ou molequin, espèce d'étoffe, du b.-lat. melocineus, couleur de mauve; du gr. \i.okô-/T\), mot autrefois employé, surtout dans le nord de la France, pour désigner des fabriques de toiles fines, telles que le linon, la batiste, la dentelle, etc. On n'y employait que le beau lin ramé, surtout celui que l'on récoltait dans le Hainaut. Cette branche de l'industrie linière avait pris naissance à Cambrai et elle existait déjà dans le le llamaut au temps où il était gouverné (lar des comtes particuliers. Depuis, elle se répandit en Flandre, en Picardie et dans toute la Belgique. Elle disparut lorsque les tissus de coton, ainsi que les mousselines, devinrent d'un usage presque général, et que l'on trouva le moyen de filer et de tisser des toiles de mulquinerie à la mécanique.
MULTI... (du \&{..multus, nombreux), préfixe qui entre dans la comjiosition d'un grand nombre de termes scientifiques, tels que multicaule, mulfiflore, muliiloculaire, ■multinervé, multivalve, c.-à-d. qui a Ijcaucoup de tiges, de fleurs, de loges, de nervures, de valves, etc.
MULTIPLE (du lat. multiplex). On dit qu'un nombre est multiple d'un autre, quand il le contient un nombiv exact de fois, ou, ce qui revient au même, quand il est exactement divisible par ce nombre. — Le plus petit multiple commun de plusieurs nombres est le plus petit nombre qui soit exactement divisible par ceux-ci. Tout multiple des nombres est un multiple de leur plus jielit commun multiple. Pour l'obtenir, on les décom|K)se en facteurs premiers, et l'on fait le pro<luit de tous les fac- , teurs différents ainsi obtenus, affectés de leurs plus forts exposants. On peut encore obtenir le plus petit multiple commun de deux nombres en divisant leur pro<luit par