‹ Dictionnaire universel des sciences, des lettres et des arts ... refondu sous la direction de E. Faguet [et] J. TanneryChapitre 1073 sur 1729 · MUSÉUM · texte numérisé non relu

MUSÉUM

Dans Ips départements : les Musées de Lille, de Lvon, de Rouen, de Dijon, de Grenoble, de Bordeaux, de toulouse, d'Amiens, de Montpellier, etc., etc., formés, les uns, en exécution du décret du 14 fruttidor an vin qui repartit plus de 800 tableaux entre 15 villes de province, les autres par des collections locales ou les dons d'un particulier. I,cs principaux musées de l'étranger sont : En Italie : à Rome, les Musées du Vatican (peintures, sculptures antiques), — du Cajntole (peintures et anti-

3ues), — Musée National des Thermes (antiques) et e la villa di Papa Giulio (antiques), — de Lalran (peintures; sculptures antiques et clirétiennesj, de la Villa Albaiii, de la Villa Ludovisi, de la Villa Borghèse (peintures, sculptures, antiques), — des palais îiarbermi, Colotina, Corsini (tableaux) ; — à Florence, le Musée des Offices (peintures, sculptures, objets d'art), VAcadémie des Jieaux-Arts (peintures, sculptures italiennes), le Musée National du Bargello (sculptures et objets d'art), le Musée du palais Pitti (tableaux); — à Milan, les Musées de Bréra (sculptures et tableaux; archéologie), de la bibliothèque Ambrosienne (tableaux et dessins), Poldi-Pezzoli (tableaux) ; — à Naples, le Musée National (peintures et sculptures antiques et modernes] ; — à Venise, le Musée de l'Académie (peintures). Civique (peintures et objets d'art), le palais des Doges (peintures, sculptures antiques et modernes) ; — à Turin, la Pinacothèque (antiquités égyptiennes, peintures). En Allemagne : à Berlin, le Vieux Musée (antiques, sculptures du moyen âge, de la Renaissance, tableaux anciens), le Musée moderne, le Musée d'art industriel, le Musée ethnographique ; — à Munich, la Pinacothèque (tableaux), la Glyptothèque (sculptures), le Musée tiational bavarois; — à Dresde, la Galerie de peintures, le Musée de Grùne Gewôlbe (objets d'art), la collection d'antiques, le cabinet des dessins et des estampes; — à Nuremberg, le Musée germanique (tableaux, sculptures) ; — à Cassel, Brunswick, Francfort, Cologne, Colmar, Augsbourg, les galeries de peintures ; — à Hambourg, le Musée d'art industriel.

En Autriche : à Vienne, les deux grands Musées historiques de la Cour hnpériale : l'un, pour les beaux-arts et l'archéologie, l'autre, pour l'histoire naturelle-; l'^lcadémic des Ùeaux-Arls (peintures), VAlbertine (dessins), le Musée d'armes de l'Arsenal, le Musée Autrichien ; les galeries Liechtenstein, Harrach, Schœnborn (tableaux);

— à Pest, VAcadémie des Beaux-Arts.

En Suisse : à Bàle, le Musée Historique cantonal, le Musée des peintures et des dessins ; — à Berne, le Musée historique cantonal ; — à Genève, le Musée Fol (objets d'art, céramique antique, pierres gravées, etc.), le Musée Bath (beaux-arts), le Musée Ariana (collections diverses);

— à Zurich, le Musée Historique national Suisse.

En Angleterre : à Londres, la National Gallery (tableaux), le British Muséum (objets d'art, sculptures, cabinet des estampes et des dessins), le South Kensington Muséum (art décoratif) ; — au château de Hampton-Court, la galerie de tableaux.

En Belgique : à Bruxelles, le Musée de peintures, le Musée d'ai-mes de la porte de liai, le Musée d'art monumental; — à Anvers, le Musée de peintures, le Musée Plantin (ancienne imprimerie de Christ. Planlin).

En Hollande : à Amsterdam, le Musée de l'Etat (qui comprend le M. religieux, le M. civil, le M. de marine, le M. des objets d'art et le M. de peinture) ; — à la Haye, le Musée de peintures et le Musée Meermamo-W estreenianium (manuscrits, vases antiques, etc.) ; — à Rotterdam, le Musée des peintures et des dessins; — à Leyde, le Musée d'antiquités (sculptures grecques, romaines, égyptiennes, indiennes, etc.), le Musée municipal (tableaux, antiquités locales), le Musée elhnogi'aphique:

— à Harlem, le Musée de peintures ; — à Utrecht, le Musée de peintures, le Musée archiépiscopal (tableaux, sculptures, objets d'art).

En Russie, à St-Pélersbourg, le Musée de l'Ermitage.

— En Espagne, à Madrid, le Musée du Prado (peintures, sculptures, objets d'art), VAcadémie de S. Fernando (tableaux).— En Grèce, les Musées d'Athènes eld'Olympie. — En Turquie, le Musée de Constantinople (antiques). — En Egypte, le Musée de Gizeh. — En Amérique : à New-York, le Musée métropolitain ; — à Boston, le Musée d'art ; — à Baltimore, la Galerie Walters.

Consulter les catalogues des musées, guides, recueils de

gravures et de reproductions photographiques, les bulletins

Périodiques publics par les Musées (îi Berlin : Jahrbuchdcr '.ôniglich Preussischen Kunstsammlungen ; — k Vienne : Jahrbuch der Kunsthistorischen Sammlungen des allerhôchsten Kaiserhauses ; — à Paris, le Bulletin des Musées, publié sous le patronage de la direction des Beaux-Arts et des Musées nationaux, etc., etc.) ; Viardot, les Musées d'Europe, 3 vol. ; Lavice, Bévue des Musées d' Allemagne (1864) ; d'Angleterre (1867) ; de Belgique, de Hollande et de Bussie (1872); d'Espagne (1864); de France (1870); d'Italie (1861) ; Armengaud, les Galeries publiques de l'Europe (1856) ; Inventaire des richesses d'art de la France ; Clément de Ris, les Musées de province, 2 vol. (1859); Desnoyers, les Musées de province (1887) ; Guédy, les Musées de France (1888) ; De Conty, les Musées de Paris illustrés (1873); Léonce de Pesquidoux, Voyages artistiques en France, études sur les Musées d'Angers, de Nantes, etc. (1857) ; Burckhardt, Le Cicérone (traduct. Gérard), 2 vol. (1892) ; Nadault de Buffon, les Musées italiens (1864); Barbier de Montault, les Musées et galeries de Borne (1870) ; comte de Toulgouet, les Musées de Bome (1866) ; Henri Havard, Objets d'art et de curiosités tirés des grandes collections hollandaises (1873) ; Bûrger, Musées de Hollande, 2 vol. (1858-60) ; Casati, Petits Musées de Hollande; Michel, les Musées d' Allemagne ; Frimmel, Kteine Galeriestudien ; Rcisel, les Musées de Londres; Juste, Bapporl sur les Musées archéologiques d' Allemagne (1867) ; Vachon, Bapport sur les Musées et les écoles d'art industriel en Angleterre, en Suisse, en Prusse rhénane, en Allema-

?ne, en Autriche-Hongrie, Italie, Bussie; Nieuwererke, Bapporl sur la situation des Musées impériaux sous Napoléon III; — Giraud, l'Organisation des Musées et le fonctionnement de l'enseignement en Ançjlcterre.

MUSEROLLE (de museau), bande de cuir qui entoure les mâchoires du cheval et sert à maintenir la partie inférieure des montants au-dessus du mors.

MUSETTE, sorte de cornemuse : c'est un instrument à vent et à anches, composé de trois chalumeaux à anche et d'une espèce de vessie ou bourse en peau de mouton que le Joueur de cornemuse tient sous son bras gauche, et qu'il entle comme un ballon, à l'aide d'un sohfflet ou d'un tuyau appelé porte-vent. Le plus grand des 3 chalumeaux, dit grand bourdon, a près d'un mètre, et se jette pardessus l'épaule gauche; le second s'appelle le petit bourdon; le troisième est percé de trous qui servent à modifier les intonations par le jeu des doigts. La musette a nii timbre aigre et criard, mais qui s'allie bien au caractère des danses de la campagne : son échelle embrasse 3 octaves. — Cet instrument était connu des anciens : les Romains le nommaient tibia utricularis.

On nomme également musette un air champêtre, convenable à l'instrument de ce nom ; cet air est d'un caractère naïf et doux, d'un mouvement un peu lent; la mesure en est ordinairement à six-huit.

Musette est aussi le nom vulgaire de la Musaraigne commune et de V Alouette des bois ou Cujelier.

MUSÉUM (du gr. pLOuaeïov). Ce nom, qui fut donné d'abord à une célèbre école de philosophie, de sciences et de littérature, que Plolômée Soter avait fondée dans la ville d'Alexandrie (228 av. J.-C), ainsi qu'au palais où se rassemblaient les membres de celte espèce d'académie, a été adopté par les modernes pour désigner de vastes établissements destinés à contenir les productions les plus intéressantes de la nature ou de l'art. Pour les collections d'objets d'art, on dit plutôt, en France, musée (Voy. ce mot).

On désigne spécialement sous la dénomination de Muséum ou Muséum d'histoire naturelle un grand établissement scientifique situé à Paris. Il se compose : de Slusieurs galeries où se trouvent rangées méthodiquement es collections appartenant aux trois règnes de la nature; d'un vaste jardin, dont certaines parties, ouvertes seulement aux élèves, sont destinées à l'étude de la botanique et de la culture; de serres chaudes et tempérées; d'une ménagerie d'animaux vivants, d'une bibliothèque, enfin d'amphithéâtres. On y fait des cours publics sur toutes les branches de l'histoire naturelle.

L'idée première de cet établissement est due à un médecin du roi Louis XIII, à Hérouard, qui, en 1026, obtint des lettres patentes pour la fondation d'un jardin botanique. Dufay fut le premier directeur spécial uU

MUSIF

MLTATION

Jardin des Plantes; il lit de cet établissement, négligé

Oue-là. le plus beau jardin de l'Europe. En 1739, on, désigne par Dufay lui-même, en fut nommé intendant et lui donna de nouveaux développements. En 4793, l'établissement, un instant compromis, l'ut reconstitué par la Convention et reçut le nom de Muséum. Deleuze a donné l'Histoire et la description du Muséum d'histoire naturelle (1823 et suiv.). MM. Boitard, Bernard et Couailliac, Rousseau et Lemonnicr, Cap (1853), etc., ont publié des ouvrages analc^cs.

MUSIF ou McssiF (ob). Voy. or hussif.

MUSIQUE (du lat. musica), art de combiner les sons d'une manière agréable à l'oreille. Les éléments essentiels de la musique sont la mélodie et le rytlime, auxquels il faut joindre le timbre et l'accentuation, enfin l'hannonie qui iixe les lois de la simultanéité des sons.

La musique, soit vocale, soit instrumentale, se divise, selon ses applications diverses, en trois grands genres : 1^ la M. sacrée ou M. d'église, qui se chante dans les églises, les temples, les concerts spirituels : elle comprend le plain-cbant, les cboraux, les cantiques, qui n'admettent guère que l'accompagnement de l'orgue, et les messes, les motets, les oratorios, etc., qui emploient toutes les ressources de la science musicale; z" la .)/. dramatique, qui comprend l'opéra, le drame Imque, l'opéra-comique et le ballet ; 3° la .«. de concert et de chambre, à laquelle appartiennent les symphonies, les quatuors, quintetti, etc., les sonates, concertos, airs variés, fantaisies, caprices ; les cantates, nocturnes, romances, chansons, etc. — La .V. militaire ne l'ait guère qu'emprmiter aux précédentes leurs compositions et les adapter à son usage.

L invention de la musique a été attribuée, dans l'antiquité, à une foule de pcrsoimages : chez les Egyptiens, à Hermès ou à Ûsiris; dans l'Inde, à Brahraa; chez les Chinois, à Fo-hi; chez les Hébreux, à Jubal; chez les Grecs, à Apollon, à Cadmus. à Âmphion; on racontait, en outre, les fables les plus merveilleuses sur les musiciens antiques, Orphée, I.inus. Amphion, etc. I^ musique vocale précéda, sans doute, la musique instrumentale; parmi les nistruments, les premiers connus furent les instruments à

Si?i-cussion, puis les instruments à vent, notamment la ùle de Pan. ThamjTis et Thaïes, chez les Grecs, perfectionnèrent, dit-on, la musique instnmientale ; Phémius inventa les modes ; Terpandre, contemporain de Lycurgue, donna le premier des règles à la musique; enfin Lasus, qui vivait du temps de Darius le Mède, é-crivit le premier sur cet art.

Les Grecs (Pj-thagore, Platon, etc.) donnaient au mot musique une acception Ijcaucoup plus étendue que celle que nous lui donnons de nos jours. Ils distinguaient une musique théorique ou contemplative, et une musique active ou pratique. A la première ils rapportaient : l'astronomie, ou harmonie du monde ; l'arithmétique, ou harmonie des nombres; l'harmonique, qui traitait des sons, des intervalles, des systèmes, etc. ; la rythmique, qui traitait des mouvements, et la métrique, ou prosodie. La deuxième comprenait : la mélopée, art de créer des mélodies ; la rythmo]>ée, art de la mesure, et la poésie. Les Romains ne commencèrent à s'occuper de la composition musicale que sous le règne d'Auguste : auparavant ils ne connaissaient guère c^ue la flûte [tibia, fislula), Ja trompette guerrière [buccina, cornu, tuba, lituus) et les instruments de percussion [tympanum, cymbalum, tintinnabulutn), etc. Les Hébreux, au contraire, cultivèrent de l)onnc heure la musique et le chant, témoin les cantiques de Moïse, les trompettes de Jéricho, la harpe de David, etc. La musique était intinaement liée à toutes leurs cérémonies religieuses. Les premiers chrétiens imi-

' tèreiit les Juifs sous ce rapijort ; de là l'origine du plainchant, créé, au iv* siècle, par St Ambroise, et qui est comme un reflet de la musique des anciens. Jusqu'au

I XI* siècle il n'y eut guère d'autre musique que les chants

I de l'Eglise ; mais, à cette époque, l'invention de la gamme, ou échelle musicale, due au bénédictin Gui d'.\rczzo, et celle du contrepoint donnèrent naissance à la musique

j moderne. — La France et la Belgique se signalèrent les premières dans cette régénération de la science musicale : elle est due surtout aux travaux de G. Dufay (vers 1452], J. Okcnheim (I4()0\ Josquin Dupré ou Desprez '(1500), Coslanzo Festa 1530) et Cl. Goudimel, uni fut le maître do Palcstrina. L'Italie, formée par les leçons de eus maîtres, ne tarda pas à nous surpasser : elle produisit

entre autres grands compositeurs J. Zarlino, Tarlini, Durante, A. Scarlati; vers 1590, Claude de Monteverdc fixe la tonalité moderne et crée le drame lyrique. A partir du xv!i« siècle, le nombre des musiciens célèbres devient de plus en plus considérable. Nous nous bornerons à citer : en France, Lulli, Rameau; Gluck et Piccinni, avec lesquels commença la lutte de la musique française et de la musique italienne, q^ui remplit la seconde moitié du xvni"= siècle; Sacchini, Monsigny, Grétry; en Italie, Por-

E)ra, Pergolèse, Paësiello, Cimarosa; en Allemagne, eynhard, Keiser, J.-Séb. Bach, Haydn, Mozart; en Angleterre, Haëndel. Le xix' siècle n'a pas été moins fécond en grands maîtres que le précédent : l'Italie a protluit Cherubini, Spontini, BcUini, Mercadante, Rossini, Verdi; l'Ailemagne, Beethoven, Weber, Meyerbeer, Schumann, Wagner; la France, Lesueur, Méhul, Boieldieu, Hérold, Berlioz, Auber, Adam, Halévy, F. David, Gounod, etc. ; noms auxquels il faut joindre ceux des savants théoriciens : Catel, Reicha, Choron, Félis.

Les livres classiques, en France, sur la Musique sont : les Principes élémentaires de musique du Conservatoire ; le Manuel de musique de Choron ; la Musique mise à la portée de tout le inonde de Fétis; les Principes de la musique de M. Aug. Savart (1861), et les Traités d'harmonie pratique, méthodes, solfèges, etc., de Panseron, et autres ouvrages indiqués aux mots composition. HARMONIE, CONTREPOINT, SOLFÈGE, ctc. Consulter aussi sur l'enseignement actuel de la musique les Rapports des Jurvs des diverses Expositions universelles. — J.-J. Rousseau (1768), Castil-Blaze (1821 et 1825), Escudier frères (1854), ont donné des Dictionnaires de musique. On doit a Fétis la Biographie universelle des musiciens, ainsi que la Bibliographie générale de la musique (1850).

Parmi les Histoires de la musique, on cite celles de Burnev (Londres, 1776-89), de llawkins (1776), du P. Martini (Bblogne, 1757-89), de Forkel (Leipz., 1790-1801'. de Kalkbrenner (Paris, 1802), du comte G. Orlolf 1822), d'A. de La Fage (1843), de Ch. Poisot (1860), les Études sur fhistoire de la musique de J.-B. I.abat (1852), l'Histoire de F instrumentation de M. H. Lacroix (Paris, 1878). Mentionnons enfin les ouvrages de Vincent et de Gevaërt sur la musique des anciens; et, à l'étranger, les célèbres dictionnaires de musique de Grove (Londres, 1879) et H. Mendel (Berlin, 1870).

MUSOPHAGE [^ui mange le fruit du Bananier, Musa), espèce d'Oiseaux grimpeurs. Voy. touraco.

MUSQUIN. Voy. chrasse.

MUSSIF. Voy. or mussif.

MUSSiTATION (du lat. mussitatio). On appelle ainsi, en Médecine, un trouble de la parole, qui consiste dans une espèce de murmure confus et dans des mouvements automatiques des lèvres, que le malade exécute comme s'il parlait à voix basse. La mussitation est un signe fâcheux dans certaines maladies : eUe accompagne ordinairement le délire.

MUSTELA (du lat. mu«/e/a, belette), nom latin scientifique du genre Marte, a formé le mot Mustélidés, famille de Mammifères carnassiers, qui a pour type le genre Marte. Voy. ce mot.

MUSTELLUS, poisson. Voy. émissole.

MUSTIMÈTRE. Voy. glecométrie.

MUSULMANS. Voy. marométisme au Dict. dHist. et de Géogr.

MUTAGE (de muter, rendre muet, inerte), opération destinée à suspendre ou à arrêter complètement la fermentation alcoolique. Les vins sont dits muets ou mutés. Le mutage peut se faire : à l'aide de l'alcool ( Voy. vunage) ; par l'acioe salicylique, mais ce dernier est interdit par le conseil d'hygiènié; enfin j)ar l'acide sulfureux. Le mutage à l'acide sulfureux consiste à arrêter la fermentation en faisant brûler du soufre dans les tonneaux; mais l'acide sulfureux communique au vin un goût désagréable, qu'on ne peut faire disparaître qu'en exposant le liquide longtemps à l'air, ou en pratiquant des soutirages répétés.

MUTATION (du lat. mutatio), se dit, en Droit et en termes de Finances, de la transmission des biens d'une ut^-rsonne à une autre. Il peut y avoir mutation par vente, échange, donation, succession, etc. A chaque mutation. l'Etat perçoit un droit proportionnel; ce droit varie, su'ivant le degré de prcnté, toutes les fois que la mutation s'opère par donation ou iwr succession. Les lois des 22 frimaire an vil, 28 avril 1816 et 21 avril 1832 règlent le

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