ARBRES
MUTILLE, Mutilla, genre d'Insectes, de l'ordre des Hyménoptères porte-aiguillon, famille des Hétérogynes et type de la tribu des Mutillaires. Ce sont des insectes voisins des Fourmis, dont les mâles seuls sont pourvus d'ailes : ils ont la tète arrondie, les yeux lisses, les antennes droites, sétacées. Les femelles ont la tête plus large, les antennes plus courtes, courbées, et courent à terre avec rapidité. La M. tricolore et la M. à pieds roux se trouvent en Europe ; les autres espèces habitent les pays chauds.
MUTIQUE (du lat. mulus, muet, inerte), se dit, en Botanique, de tout organe mousse, sans arête, sans épine ou sans pointe. Lorsque la paillette ou glume des Graminées est privée de soie ou a'arête, on la dit mutique. — On le dit également d'animaux qui manquent de certaines dents.
MUTISIE ^de .1. Mutis, botaniste espagnol), Mutisia, genre de la lamille des Composées, type de la tribu des Mutisiées, ou, suivant quelques botamstes, de la famille des Mutisiacées, ne renferme qu'une seule espèce, la M. élégante [M. speciosa), plante grimpante, indigène du Brésil, à feuilles pennées et à fleurs d'un pourpre vif, réunies dans un capitule solitaire au sommet des rameaux. Cette jolie plante a été apportée en Angleterre en 1827; elle se cultive en serre tempérée.
MUTISME, MUTITÉ. Voy. muet.
MUTOMBO, Cèdre de la Jamaïque. Voy. guazuma.
MUTUALITÉ, iMUTUEL (du lat. mutuus), état de ce qui s'échange entre deux ou plusieurs pereonnes, entre deux ou plusieurs choses. Voy. assurance, enseignement, secours, société coopérative, etc.
MUTULE (du lat. mululus), ornement d'Architecture, propre à la corniche de l'ordre dorique. C'est un modillon carré qui représente au-dessous du larmier l'extrémité des chevrons.
MYCÉLIUM (du gr. [xûxtjî, champignon), substance blanche et filamenteuse, connue plus généralement sous le nom de blanc de champignon, constituant l'appareil végétatif. Tous les Champignons possèdent un mycélium, qui a passé longtemps inaperçu : il se développe en effet le plus souvent on terre ou dans les plantes sur lesquelles ces végétaux inférieurs sont parasites. Le mycélium s'accroît lentement dans le sol sur une surface circulaire, aussi les fructifications (les chapeaux des Agarics) apparaissent-elles très souvent rapprochées les unes des autres sur des circonférences, qui ont été appelées longtemps les ronds de sorcières. Voy. champignons.
MYCODERME (du gr. [jlûxtiî, moisissure, et Sép}!», peau), champignon microscopique qui se développe sur certaines substances en fermentation, en formant un voile à leur surface. Les plus importants sont le Mycoderma
aceti [Voy. vinaigre) et le Mycoderma vini [Voy. vtn; (maladies des)]. — Le nom d(^ ynycoderme devra disparaître de la nomenclature, car il désigne tantôt des levurci [Saccharomyces], tantôt des bactéries [Micrococcus).
MYCOLOGIE (du gr. p^ûxo!;, moisissure, ou |xûx-r^;, champignon, et de Xôyoi;, discoui-s), partie de la Botanique qu s'occupe de l'étude des champignons. On trouvera à l'art champignons la classification de ces végétaux et les nom! des principaux mycologues.
MYCOSE (du gr. [iûxo;), sucre retiré de l'ergot d< seigle en 1833; sa formule est C"H"0". Le mycose esl très sucré, soluble dans l'eau et dans l'alcool ixiùillaiil, el fermciilescible.
MYCTERIA, nom lat. scientifiq. du genre jabiru.
MYDAS (du gr. [xûSoi;, puanteur), Mydaus, genre df Mammifères, de l'ordre des Carnassiers, et voisin du genre Moufette, ne renferme qu'une seule espèce, qu'on trouve dans les îles de Java et de Sumatra : c'est le Télagot, [M. meliceps), animal à tête pyramidale, allongée, au mufle assez semblable au groin du cochon, à queue rudimentaire. Son poil est brun, sauf une ligne blanche sur le dos et la queue. Il répand une odeur infecte.
MïDAS ou MiDAS, Mvdtts, genre d'Insectes, de l'ordre des Diptères, famille des Notacaiithes, type de la tribu des Mydasiens. Ce sont les plus grands insectes de l'ordre : ils ont beaucoup de rapports avec les Asiliques, chassent comme eux leur proie en volant et la sucent avec leur suçoir de 4 soies. Leur tête est transverse, plate, verticale; leurs ailes longues, étroites, écartées; l'abdomen très long. L'espèce type, le Mydaa giganteus, appartient au Brésil.
MYDRIASE (du gr. |iu5p ^aaiî) , paralvsie de l'iris, caractérisée par la dilatation permanente de la pupille. Elle succède à l'emploi de certaines substances (atropine, coca'ïne), aux paralysies de la 3° paire crânienne (moteur oculaire commun), à certaines afleclions des centres nerveux, à certaines aftections profondes de l'œil. Le traitement à lui opposer est celui de l'affection qui a produit la mydriase.
MYE (du gr. {iûa|, moule), Mya, genre de Mollusques acéphales, de l'ordre des Orthoconques sinupalléales, et type de la famille des Myacidées. Les Myes se rapprochent dies Panopées par leur coquille oblongtie, bâillante aux deux bouts, leur sinus palléal triangulaire, et leurs deux impressions musculaires obliques; mais elles s'en distinguent par leur charnière pourvue d'un ligament inlenifqui s'insère dans un cuillcron vertical de la valve droite, et dans un cuilleron interne placé sous le crochet de la valve gauche. Ces mollusques se trouvent à l'état fossile depuis l'étage fahinien ; les espèces vivantes, telles que la M. tronquée, la M. des sables, etc., habitent les côtes vaseuses de toutes les mers. Voy. ligule.
MYÉLITE (du gr. [jlusXôî, moelle, et de la finale ite), c'est l'inflammation de la moelle épinière. Tantôt elle est localisée à certaines régions de l'axe médullaire, à la substance grise, aux cordons blancs : ce sont les M. systématisées; tantôt elles envahissent d'une manière diffuse la moelle : ce sont les M. diffuses. Les myélites systématisées occupent différentes régions : 1° cornes antérieures de la moelle [paralysie infantile, atrophie musculaire progressive, etc.) ; 2" cordons postérieure [ataxie locomotrice) ; 3° cordons latéraux [sclérose latérale amyolrophique). Pour les symptômes et le traitement, voy. ces différents mots. Les 'myélites diffuses peuvent être clironi-
aues (sclérose en plaque), ou aiguës succédant aux refroiissements ou à certaines infections. Ses symptômes sont : une douleur vive qui s'exaspère, lorsqu'on presse avec deux doigts sur les apophyses épineuses corresponaant au lieu enflammé : des troubles dans la sensibilité et la motilité du tronc et des membres, consistant presque toujours dans l'affaiblissement ou l'abolition complète de ces facultés ; il y a quelquefois aussi de la contracture et des spasmes tétaniques. Si l'inflammation a son siège dans la portion cervicale, l'engourdissement ou la paralysie peut frapper tous les membres à la fois. Dans ce cas, la mort ne tarde pas à amver. Si la maladie affecte la portion dorsale, il y a constriclion du thorax et des parois alxlominales, gêne de la respiration, palpitations et paralysie de la vessie, du rectum et des membres inférieurs. Enfin, lorsque l'inflammation occupe la région lombaire, il y a paraplégie et rétention ou écoulement involontaire de l'urine et des matières fécales. Quelquefois l'afl'ection, débutant par les parties infcrieureâ
MYÉLOPLAXES
BIYOSOTIS
do la moelle, remonte rapidement le long de l'axe médullaire : t'est la myélite ascendante aiguë. La mert par aspli\ sic survient bientôt.
MYÉLOPLAXES (du gr. (jlusXôç et de irXdÇ, plaque], plaques ou lamelles, à noyaux multiples, de la moelle des os: c'est un élément normal dont le développement exagéré et les modilications constituent ce qu'on appelait autrefois ostéosarcômes. Voy. ce mot.
MYGALE (nom gi'ec de la musaraigne), Mygale, genre d'Arachnides, de l'ordre des Aranéides, tribu des Théra-
Choses : 8 yeux presque égaux, 3 de chaque côté et 2 sm: • devant de la tète; lèvre presque nulle, mâchoires allongées, divergentes: palpes fusiformes; pattes ibrles, inégales. Les Mygales sont les plus grosses des araignées; elles vivent dans le creux des arbres et des rochers, ainsi (jup dans les trous qu'elles se creusent en terrç et qu'elles tapissent avec beaucoup d'art. Elles se nourrissent d'insectes qu'elles poursuivent sur les branches; leurs morsures sont peu dangereuses. La Mygale maçonne [M. csementaria], longue de 0 m. 018, est commune aux environs de Montpellier, et la M. pionnière [M. fodiens), observée en Corse, est \m peu plus grande que la précédente. — On rapporte à ce genre d'énormes araignées d'Amérique qui, les pattes étendues, peuvent présenter un diamètre de 0m.20 et à qui leur forme a valu le nom wx\eairc A' Araignées crabes. L'espèces dite Mygale aviciilaire [M. avicularia) s'attaque même aux colibris et aux oiseaux-mouches.
Mygale, nom latin scientilique du genre desmax.
MYGINOE, Myginda, genre de la famille des Ilicinées, renferme des arbrisseaux et des herbes de l'Amérique tropicale, et a pour type la M. diurétique, ainsi nommée des pnj|)riélés qu'on attribuait à sa racine.
MYIOTHERA (du gr. [X'jïa, mouche, et SrVjpa, chasse), nom lalin scientifique du genre fourmilier.
MYLABRE, Mylabris (nom grec d'une espèce de Blatte), genro d'Insectes, de l'ordre des Coléoptères hétéromèrcs, famille des Tracbélides et voisins des Cantharides : corps ohloiig, noir, velu; tète plus large que le corselet et inclinée : antennes terminées par une massue arquée. On les trouve sur les fleurs. Ces insectes sont particuliers aux contrées chaudes et sablonneuses d'Afrique et d'Asie. Les Chinois s'en servent comme de cantharides.
MYLIOBATE, poisson. Voy. mourike.
MYLODON (du gr. \i.ukr\, meule, et oSoûî, dent), genre de ilammilèrcs fossiles, de l ordre des Edentcs et voisins du Mégathérium, s'en distinguait par la forme de ses dents, dont plusieurs oifrent un sillon conmie les meules. On en connaît plusieurs espèces, découvertes dans les formations pliocènes des pampas de l'Amérique du Sud.
MYOCARDITE (du gr. |jiijî, [luôî, muscle, et de cardite). 'mï[iimm3iûo\\ delà substance musculaire [myocarde] du cœur. Voy. caudite.
MYOCONQUE, Myoconcka, genre de Mollusques acéphales de l'ordre des Orthoconques intégropalléales, qui se raj)prochent des Moules par leur coquille oblongue et presque î'ennée et dont le crochet est situé près de l'extrémité in- Wieure, mais s'en distinguent par l'épaisseur de leur coquille, par deux impressions buccales au lieu d'une, par leur charnière pourvue d'une dent en dedans du ligament, et surtout par un diaphragme situé entre les deux impressions buccales. Les Myocoiiques se trouvent à l'état fossile, de l'étage pcrmien à l'étage falunien.
MYODAIRES (du gr. [xuîa, mouche), nom donné par quelques Entomologistes à un ordre d'insectes Diptères, qui correspond à peu près à la tribu des Muscides. Voy. ce mot.
MYODOPSIE (du gr. [jluiu)St)i;, qui a l'apparence de mouche, et oi^^iî, yue),ou Mouches i'o/«n/e«, affection de la
vue. Voy. BERLUE et MOUCHES.
MYOLOGIE (du gr. [iO;, [x-jô;, muscle, et Xôyoî, discours), partie de l'Analomie qui traite des muscles. G. Sylvius au xvi" siècle, Ambr. Paré, Fallope, Eustache, Bauhin, Riolan, Spigel et enfin Chaussier sont les principaux anatomistes qui se sont occupés spécialement de cette partie de la science. Voy. muscles.
MYOPE, MYOPIE (du gr. p-ûw^j/, qui serre les yeux ; de l'habitude qu'ont les myopes de rapprocher les paupières en regardant). On nomme myopes ceux qui ne peuvent voir distinctement que les objets situés très près ae l'œil, et myopie l'étal du myope. Chez le myope, les rayons lumineux qui partent d'un point détermine d'un objet éloi-
gné, vont, après avoir été réfractés par les milieux do l'œil (cornée, humeur aqueuse, crisfallin, humeur vitrée), former une image réelle un ))eu en avant de la rétine. II en résulte que l'impression reçue par la rétine n'est pas nette et que la vision est confuse. Pour que l'image se forme exactement sur la rétine, il faut rapprocher davantage l'objet de l'œil ou -user de verres biconcaves destinés à corriger le défaut de réglage de l'œil. — La myopie vient tantôt de la forme du cristallin, tantôt de la distance à laquelle il se trouve de la rétine. Si le cristallin est trop convexe, il rend les rayons trop convergents, de manière qu'ils se réunissent avant d'avoir attemt la rétine; la même chose arrive si, le cristallin ayant la convexité nécessaire, il se trouve à une trop grande distance de la rétine. La trop grande convexité de la cornée fait naître dans la vue le même défaut que la trop grande convexité du cristallin : de là vient que les personnes qui ont les yeux gros ou la cornée convexe sont généralement myopes.
Le défaut des vues courtes diminue quelquefois avec le temps, parce que l'œil s'aplatit à mesure qu'on avance en âge. Elle tend à se développer d'une façon inquiétante : l'éclairage défectueux, la lecture de textes mal imprimés ou trop fins qui obligent à regarder de trop près sont des causes contre lesquelles il convient de lutter; chez les enfants, l'emploi trop continuel de verres correcteurs n'est pas sans inconvénients.
Les myopes peuvent corriger le défaut de leur vue au moyen de verres concaves placés entre l'œil et l'objet. Voy.
LENTILLE et LUXETTE.
MYOPES (du gr. [luïa, mouche, et wt}*, œil, aspect; qui ressemble à la mouche), genre d'Insectes, de l'ordre des Diptères, famille des Athericères, tribu des Conopsaires, qui vivent sur les fleurs et qui sont très communs en Europe, surtout en France et en Allemagne. On distingue la M. ferrugineuse, la M. fulvipenne et la M. naine.
MYOPHORIE, MyophoHa, genre de Mollusques lamellibranches fossiles, de l'ordre des Trigoniacés ou Schizodontes : ils se distinguent des Trigonies par la dent médiane de la valve gauche, beaucoup moins divisée, et par les crochets généralement droits. Ce genre appartient aux terrains triasiques.
MYOPORE (du gr. [loïa, mouche, et icdpoi;, pore),Mj/oporuni, genre type de la famille des Myoporinées, voisine des Verbéuicées, attachées aux Sélaginacécs. renferme des arbrisseaux de l'Australie, ord. visqueux, à feuilles alternes ou rarement opposées, très entières, dentées en scie, souvent couvertes de points translucides qui sont comme de petits trous qui auraient été faits par les mouches, en réalité ce sont des poches sécrétrices oléifères ; à pédoncules axillaires, fascicules, rarement solitaires, uniflores : fleurs blanches ou rougeâtres, garnies à la gorge de poils épars. On distingue le M. à petites feuilles, le M. agréable, le M. à feuilles elliptiques. — La famille des Myoporinées renferme, outre le genre type, les genres Pholidia, Eremophila, Stenochilus et Bontia.
MYOPOTAME (du gr. p.û<;, rat, et tcoTajiôi;, fleuve), Myopotamus, Potamys, genre de Mammifères, de l'ordre des Rongeurs, dont on ne connaît qii'une seule espèce, le Coypou [M. coypus), qui est long de près d'un mètre, y compris la queue; son pelage, de couleur brun-marron sur te dos, roux dans les parties inférieures, a du rapport avec celui du castor ; sa peau a été longtemps l'objet d'un grand commerce; elle se vendait sous le nom de raconde. Cet animal est encore commun dans l'Amérique méridionale.
MYOSIS (du gr. [xûw, cligner les yeux), resserrement extrême et permanent de la pupille, qui rend la vision difficile ou impossible : c'est le plus souvent un effet de l'inflammation de l'iris ou de la rétine.
MYOSITE (du gr. pLÛ;, (luô?, muscle, et de la finale ite), inflammation des muscles. On dislingue : les M. primitives; les M. secondaires, développées dans la lièvTC typhoïde, les fièvres éruptives; la M. infectieuse, relevant d'une infection générale ; la M. ossifiante , observée surtout chez les soldats, aux muscles adducteur et deltoïde.
MYOSOTIS (c.-à-d., en grec, oreille de rat: de la forme des feuilles), genre de la famille des Borraginées, renferme de petites plantes herbacées, à fleurs extrêmement petites, mais élégantes, tantôt d'un bleu pâle, tantôt roses ou blanches; à graines lisses ou hérissées sur leurs angles. Les deux principales espèces sont le Myosotis dês marais
MYOSURUS
MYRONATES
{M. paltislris, M.perenuis), commun dans les prairies ot les lieux luimides de l'Europe : racine dure et vivace, feuilles sessiles, oblonji^es, lancéolées, obtuses; fleurs d'un beau bleu, jaunes à l'orilice du tube, disposées en cymes scorpioïdes, qui, avant leur entier (léveloppemenl, sont roulées en crosse ; et le M. des champs (M. arvensis, M. anima] : racine fibreuse et annuelle ; tige bérissée de |)oils blanchâtres, ainsi que les feuilles et les calices; fleurs très petites, qui se succèdent pendant tout l'été. On distingue encore : le Petit Myosotis (M. pusilla), le M. nain [M. iiana) et le M. en corymbc. Les myosotis afaondent partout, dans les pâturages et les marais, sur les montagnes, dans les bois, etc. ; il en résulte un grand nombre de variétés intermédiaires. On peut en orner les endroits frais et humides des jardins, ainsi que le bord des pièces d'eau; ces plantes produisent un ellet agréable au milieu des gazons. On les élève aussi eu pots dans les appartements. Dans certaines provinces, on nomme le myosotis Grémillet, Soitvencz-vous de moi. Ne m'oubliez pas (en allemand vergiss mein nicht) ; dans d'autres. Plus je te vois, plus je l'aime.
MYOSURUS (du gr. ijlûî, [x'jô;, rat, et oùpà, queue), vulg. Queue de rat, fiatoncule, genre de la famille des Renancuiacées, tribu des Anémonées : c'est une fort petite . plante, dont les semences, disposées en un long épi grêle, subulé, figurent assez bien une queue de rat. Les feuilles sont fines, linéaires, toutes radicales, ramassées en touffes; de leur centre s'élève une hampe courte et simple, terminée par une petite fleur d'un vert jaunâtre. Cette plante, très répandue, fleurit en été sur les collines arides et dans les terrains secs et sablonneux.
MYOXUS, nom latin scientifique du genre loir.
MYRIA... (du gr. aûptot, dix mille), préfixe qui, place devant le nom d'une unité principale du système métrique, sert à exprimer l'unité secondaire qui vaut 10 000 fois celte unité principale. — C'est du même radical que s'est formé le mot myriade ([xupiâî), qui désigne un nombre de 10 000 objets et par suite un nombre indéfini, mais considérable, d'objets.
MYRIAGRAMME, 10000 grammes.
MYRIAMÈTRE, iOOOO ?nètres. Le myriamètre est, nvec le kilomètre et l'hectomètre [Voy. ces mots), l'unité itinéraire légale employée en France.
MYRIANE, MYRIAMDE. Voy. NÉRÉIDES.
MYRIAPODES (du gr. [lùpioi, dix mille, sans nombre, et de Tîoû;, ttoSôî, pied) ou mille-pieds, classe de l'embranchement des ArthrojKjdes, renferme des animaux articulés, terrestres, ayant le corps composé de segments nombreux dont chacun a le plus souvent une paire de pattes; la tête pourvue de deux antennes, les yeux stemmatiformes, composés ou nuls. Leur circulation est incomplète; leur respiration, trachéenne; leur génération, bisexuée. Les Myriapodes ont de douze paires de pieds à plusieurs centaines. Certaines espèces sont frugivores, d'autres carnassières. Ils vivent dans les lieux humides, sous les mousses, les pierres et dans les bois nourris; ils ne sortent de leurs trous que la nuit. Ils ont la vie très dure, et résistent aux plus grandes mutilations. On les trouve dans toutes les parties du monde. — La classe des Myriapodes se divise en deux ordres : les Diplopodes et les Chilapodes. Voy. ces mois.
MYRICA, nom que les anciens donnaient au Tamarix, a été adopté par les botanistes modernes pour désigner un autre genre, type de la famille des Myricacées {Voy. ciaprès), dans lequel on distingue surtout : le Myrica Gale, vulg. Gale odorant. Piment royal, P. aquatique ( Voy. 6ALÉ), et le .M. cerifera, vulg. Cirier, Arbre à cire. Ce dernier produit de petites baies charnues, globuleuses, d'où l'on extrait une matière odorante, luisante, friable, analogue à la cire des abeilles, en faisant bouillir les graines dans l'eau. Le Cirier croît naturellement en Amérique, et réussit en Europe On a essayé d'acclimater en Algérie l'espèce dite C. de Cayenne ou Guingamadou.
MYRICACÉES ou myricées (du g.-type Myrica, Gale odorant), famille de plantes Dicotylédones apétales à ovaire supère, se compose d'arbres et d'arbrisseaux à feuilles alternes ou éparses ; à fleurs unisexuées et le plus souvent dioiques ; le fruit est une sorte de petite noix monosperme et indéhiscente, quelquefois membraneuse et ailée. — Cette famille comprend le seul genre Myrica.
MYRICINE. Voy. mvricique (alcool).
MYRICIQUE (alcool). La cire d'abeilles, après épuise-
ment à l'alcool, laisse la myricinc, substance blanche, fusible à 65», qui est l'éllier palmili(pie de l'alcool myricique. Cet alcool peut s'obtenir par la saponification de l'citlier et il se présente sous forme de cristaux, d'éclat soyeux, fondant à 85».
MYRIOPHYLLE (ilu gr. (xûptoi, dix mille, et de œûXXov, feuille), Myriophyllum, genre de la famille des ilaloragécs, renferme des plantes herbacées aquatiques, submergées, mais qui s'élèvent à la surface de l'eau au moment (le la floraison : ces plantes croissent en alwndance dans les eaux stagnantes. Les deux espèces principales sont le M. en épi (M. spicatum) ou Volant d eau et le M. verticillc (M. verticillalimi).
MYRIOPODE. l'o?/. MYRIAPODE.
MYRIOZOONIDÉES, famille de Bryozoaires, a pour type le genre My)iozoon,d'daiUssiMyriapode. Voy. uryozoaires.
MYRISTICA (du gr. (lupiaTixôî, qui parfume), nom latin botanique du Muscadier. Voy. ce mot.
MYRISTICÉES (du g.-type Myristica), famille de plantes Dicotylédones dialypétales à ovaire supère, détachée des Laurinées, se compose d'arbres exotiques et croissant sous les tropiques, à feuilles alternes, non ponctuées, entières, à fleurs dioïques, axillaircs ou terminales : calice à 3 divisions; dans les fleurs mâles on trouve de 3 à 12 étamines monadelphcs, dont les anthères, rapprochées et souvent soudées ensemble, s'ouvrent par un sillon longitudinal ; dans les fleurs femelles, l'ovaire est libre, à une seule loge. Le fruit est une Ijaie capsulaire, s'ouvrant en deux valves ; la graine est recouverte par une fausse arillc charnue. Voy. muscadier.
MYRISTINE. Voy. muscadier.
MYRISTIQUE (acide), acide qui se rencontre dans le blanc de baleine, dans le leurre et dans la inyristine du beurre de muscade; on lui a donné aussi le nom de séricique à cause de l'aspect soyeux de ses cristaux. Cet acide appartient à la série grasse et on peut en faire dériver la série des composés myristiques.
MYRMÉCOBIE (du gr. (xupijL-^Ç, fourmi, et ptoî, vie), Mynnecobius, genre de Mammifères, de la classe des Marsupiaux, est ainsi appelé parce qu'il vit de fourmis. Sa forme est celle de la fouine : tête allongée, oreilles médiocres et droites, quc^^ie également médiocre, 5 doigts aux pieds antérieurs, 4 aux pieds postérieurs. Le M. fascié a 0 m. 25 de long, moins la queue, qui a 0 m. 15. Le
Ï)elage est rougcâtre, avec des raies blanches et noires. Il labite l'Australie.
MYRMÉCOPHAGE (c.-à-d. qui mange les fourmis). Voy. fourmilier et oryctérope.
MYRMÉCOPHILE (c.-à-d. qui aime les fourmis), genre d'Insectes, de l'ordre des Orthoptères, famille des Sauteurs, tribu des Grillides. Voy. grillon. — Se dit aussi des nombreux insectes, domestiques ou commensaux des fourmis et que l'on trouve soit clans les fourmilières, soit parqués au dehors comme les pucerons.
MYRMÉLÉON. Voy. focrmi-lion.
MYRMICE (du gr. [AÛptJLT,^), Myrmica, sous-gcnre du genre Fourmi, établi pour des espèces, vulg. appelées Fourmis rouges, qui vivent particulièrement sur les vieux arbres, où elles se creusent des galeries. Ces fourmis piquent assez vivement.
MYRMIDON, ou Fourmilier didactyle, petit Mammifère, de l'ordre des Edentés et du genre Fourmilier. Il est esscnlicllement grimpeur.
MYRMILLON ou mieux mirmillon, gladiateurs. Voy. le
MYRMOTHERA. Voy. fourmilier.
MYROBALAN (du gr. fiupo6â)^avo;), vulg. Mirobolan, fruit desséché de diverses espèces de Badamier [Terminalia), qu'on apporte de l'Inde, et dont on fait usage comme purgatif ou comme astringent. On dislingue : les citrins, d'un jaune rougeàtre, d'un goût astringent et désagréable, qui ont la forme de nos prunes de mirabelle; les emblics, noirâtres et chagrinés, de la grosseur d'une noix de galle, et faciles à se mettre en quartiers; les bèlerins, de la grosseur d'une muscade, d'un jaune rougeàtre au dehors et jaunâtre en dedans; los indis, gros comme le bout du petit doigt, noirs en dehoi-s et en dedans, et fort durs, d'un goût aigrelet. Voy. badamier.
MYRONATES (du gr. piûpov, baume), sels de Vacide myroiUque. Le myronate de potasse se trouve dans la moutarde noire ; sous l'influence d'une diastasc, la myro-
MYROSINE
MSTÈRES
sine, il se transforme en sucre, sulfate acide de |X)lass«» î et suifocvanure d'allyle (essence de moutarde). Il a clé ■ découvert par Bussy. |
MYROSINE. diastase existant dans la moutarde noire et ! dans la plupart des graines de crucifères. Voy. moctarde, .
MïHONATES et ALLÏLIQUE. 1
MYROSPERWA ou myrostle (du gr. fiôpov et aréoixa, praine, ou ÇJXov, bois), Myrospennum ou Myroxyton, genre de la famille des Papilionacées, trihu des Soplio- , récs. renferme plusieurs espi-ces, dont les deux principales sont : le .V. du Pérou, à écorce lisse, épaisse, à feuilles i alternes, à fleurs blanches et disposées en grappes rameuses : j toutes les parties de cet arbre, et surtout son écorce, sont j résineuses; elles donnent par incision ou par infusion le [ baume du Pérou ; le .>/. de Tolu, qui croît près de Tolu i (prov. de Carthagène] , et qui dilfére du précèdent par ses ioliolos moins nombreuses, lancéolées et aiguës : son écorce donne par incision le baume de Tolu, employé en Médecine. Voy. baume.
MYRRHE (du gr. ;j.jôpa), gomme-résine, en larmes ou en grains jaunes ou rougeàtres, translucides, d'une otleur aromatique agréable, d'une saveur amère et un peu acre. On la tire d'.\rabic et de la côte d'Ajan, où croît l'arbre qui la produit, et qu'on suppose être une espèce de Térébinlliacée, l'Ainyrig ou le Balsamodendron opobalsatntim. Les Aralies la mâchent continuellement, et ils la considèrent comme un siK'cifique contre une foule de maladies. En Europe, on n'emploie plus la myrrhe que comme parfum, en fumigations ou sous forme de teinture. Elle entre dans la préparation de l'élisir de Garus et du baume de Fioraventi. — La myrrhe était célèbre chez les anciens par la suavité de soii parfum (Voy. myrrua au Die t. dHist. et de Géoar.); c'était un de ceux que les Israélites brûlaient en l'honneur de l'Eternel; elle est citée parmi les présents offerts par les rois mages au divin Fils de Marie; on l'employait aussi aux embaumements. Jetée sur des charbons ardents, la mjTrhe, celle du moins qu'on connaît auj., donne une fumée qui n'a rien d'agréable; elle est loin d'égaler le parfum ac l'encens, auquel on la substitue parfois à cause de la modicité de son prix.
MYRRHIDE du gr. p-up^ût;), Myprhis, Myrrhidium, geiu"e lie la famille des Ombellifères, tribu des Scandicinées, dont les feuilles sont assez semblables à celles de la ciguë, renferme deux espèces, dont la principale est la Myrrhide odorante, plus connue sous les noms de Cerfeuil d'Espagne et de Cerfeuil musqué Scandix odorata^. Voy. cerfeuil.
MYRSINE (du gr. ix'jût^'^. myrte), Myrsina, genre type de la famille des M vrsinées, renferme des arbustes propres aux régions tropicales du globe, à feuilles alternes, membraneuses, très entières; à fleurs dioïques axillaires, réunies en faisceaux ou en ombelles ; le fruit est de nature cornée ou crustacée. — La famille des Myrsinées, qui fait partie des Dicotylédones gamopétales à ovaire supère, est voisine des Sapotées et des Primulacées. Elle forme deux tribus : les Ardisiée» (genres Ardisia, ilyrsine, Badula. etc.) et les Mésées (genre Mœsa).
MYRTACÉÉS (de Myite, genre t\-pe), famille de plantes Dicotylédones dialypétales à ovaire supère, se compose d'arbres et d'arbrisseaux d'un port élégant, dont les diverses parties sont pleines d'un suc odorant et résineux : feuilles opposées, entières, souvent persistantes, souvent martjuécs de iioints translucides ; Heurs diversement disposées, soit à l'aisselle des feuilles, soit au sommet des rameaux : calice adhérent, avant son limbe partagé en 4, 5 ou 6 divisions, à préfloraison valvaire; corolle formée d'autant de pétales qu'il y a de lobes au calice; étamines nombreuses; ovaire infère; le fruit est tantôt sec, déhiscent et séparé en autant de valves qu'il y a de loges, tantôt indéhiscent et charnu.
La famille des Myrtacécs renferme un grand nombre de genres, qui apiwrtiennent, pour la plupart, à la zone torride : les uns sont remarquables par leurs propriétés aromatiques {Giroflier, Melaleuca caieputi. Piment des Antilles], ou astringentes et rafraîchissantes [Goyavier, Jambosier, etc.) : les autres, par l'élégance de leur |)ort ou de liurs fleurs [Myrte commun, Eugenia, Eucalyptus, Metrosidéros, etc.), par la forme de leurs fruits, comme le Lecythis ou Marmite des singes, etc. — On divise ordinairement les Mvrtacées en 5 sous-ordres : Chamae- Ittuciées, Leptospermées, Myrtées, Barringlouiécs et
Lécythidécs. M. Brongniart en a détaché les deux derniers, dont il a fait la famille des Lécythidées.
MYRTE (du gr. [ijoto;), Myrtus, genre tvpe de la famille des Myrtacées et de la section des Myrtées, se comjjose d'arbres et d'arbrisseaux toujours verts, à feuilles lancéolées, à fleurs blanches ou rouges, accompagnées de deux petites bractées, pédicellées, solitaires à l'aisselle des feuilles; le fruit est une baie à 2, 5 ou 4 loges, ou à une seule |)ar avorlement. Ce genre renferme plus de 200 espèces, répandues dans toutes les parties du monde. La plus connue est le Myrte commun [M. communis], qui croît spontanément dans les contrées voisines de la Méditerranée. En Orient et en Corse, c'est un arbre de moyenne hautem*; mais dans nos climats ce n'est qu'un arbuste élégant, dont les fleurs, petites et blanches, exhalent une odeur suave que l'on retrouve dans les feuilles en les froissant; aux fleurs succèdent, vers la Hn de l'été, des baies d'un bleu foncé, quelquefois blanches, qui persistent tout l'hiver avec les feuilles. Le m}Tte peut vivre fort longtemps. Dans le Midi, on en forme' des clôtures et des buissons, où on l'associe souvent à des grenadiers. Les anciens préparaient avec ses fruits une sorte de vin et une huile qu'ils emplovaient en médecine comme astringente; l'eau de myrte distillée sert de cosmétiaue sous le nom A'eau d'ange. Le myrte sauvage a les feuilles l)eaucoup plus grandes que celles du myrte cultivé. On fait avec ses tiges des cannes et des tuyaux de pipes; son lx)is est employé par les tourneurs; son écorce sert pour le tannage des cuirs. — Les variétés ordinairement cultivées comme plantes d'agrément sont : le Myrte de Belgique, le M. à petites feuilles, le M. à feuilles d'oranger, le M. de Borne et le .V. de Portugal.
Les Grecs avaient consacré le myrte à Vénus et à l'Amour ; ils en ornaient les temples et les, autels, et en couromiaient les images de leurs ancêtres les jours de fête; une des Grâces portait un bouquet de mjTte à la main ; les faits d'armes ordinaires étaient récompensés par une couronne de myrte. Les Hébreux, dans la fête des Tabernacles, mêlaient les rameaux du mvrte avec des branches de dattier et d'olivier, qu'ils portaient à la main.
On donne vulgairement le nom de Myrte bâtard, M. des marais, M. du Brabant, au Myrica gale [Voy. GALE et pime-m) ; de Myrte épineux, M. sauvage, au Fragon piquant. Voy. fragox.
MYRTILLE (dimin. de myrte), Vaccinium myrtillus, espèce du genre Airelle, ainsi nommée parce que le port et le feuillage de cette plante ont quelque ressemblance avec le myrte. Voy. airelle.
MYSTACINUS ou Mésange moustache. Voy. mésange.
MYSTÈRES (du gr. pyjr^ip'.ov). Chez les anciens, on appelait mystères tout culte secret où l'on n'était admis qu'après des initiations successives. L'enseignement religieux que recevaient les mustes ou initiés parait avoir eu, en général, un caractère élevé, supérieur au polythéisme vulgaire. Le dogme de l'immatérialité de l'âme et celui d'une vie future y étaient expliqués sous des formes allégoriques ou symboliques; les cérémonies consistaient en purifications, expiations, processions, chants et danses, qui prenaient quelquefois un caractère orgiastinue. Les plus eélèbres de ces mystères étaient ceux des dieux Cabires, dans l'ile de Samôthrace ; de Cérès et de Proserpine, à Eleusis; de la Bonne-Déesse, d'Isis, de Mithra, etc. — Voir sur ce sujet: Plolin, Ennéades (VI, liv. ix. ch. Il, passage le plus l)eau que nous ait laissé l'antiquité sur les mvstères d'Eleusis) ; Sle-Croix , Becherches historiques sûr les mystères du paganisme (1817); Lobeck, Aglao-
Ïhamus (1829), et les travaux mytliologiques de Voss, r. Creuzer, Ottfried Mûller, PrelleK Max Mûller, etc. Dans la Religion chrétienne on appelle mystère tout ce qui est proposé aux lidèles comme maccessible à la raison humaine, et doit être néanmoins reçu comme article de foi : tels sont les mystères de la Trinité, de ^Incarnation, de la Bédemptton, de la Présence réelle ou de l'Eucharistie; c'est ce dernier que l'on désigne spécialement quand on dit : célébrer les saints mystères.
MYSTÈRES. Ce mot apparaît avec un sens dramatique vers 1400. Il désigne d abord des représentations ligurées muettes ou presque muettes, qu'on donnait aux fêtes, aux entrées de rois ou de princes. C'est seulement vers 1450 que ce mot s'applique, presque à l'exclusion de tout autre, aux pièces sérieuses de notre répertoire dramatique au moyen âge. Ce serait une grossière erreur que de cou-