NEF
sion droite, un grand nombre entre 22 li. et 2 licuros. Dans riiémisphèrc sud elles sont réunies en groupes séparés par des lacunes étendues. La Voie lactée en renferme très peu, de sorte que l'Univers paraît formé du système sidéral et du système nébuleux formé de deux groupes séparés par la Voie lactée. Les spectres de beaucoup de nébuleuses sont discontinus, formés de lignes brillantes qui montrent que ces astres sont formés de gaz incandescents. Les spectres de la plupart des amas sont continus, indiquant que les astres qui les composent sont de véritables étoiles. Quelquefois le spectre est complexe, indiquant à la fois la présence de matière solide incandescente et de gaz enflammés. Ces résultats confirment pleinement les vues de \V. Ilerschci sur la constitution de l'Univers.
NÉCESSITÉ (du lat. nécessitas). En Pbilosophie, il y a trois sortes de nécessité : i" la N. logique, impossibilité de concevoir une cbose autrement que nous la concevons en vertu des lois mêmes de notre intelligence : telles sont les déductions des matbématiques [Voy. principe); 2" la N. métap/iusifjue, impossibilité qu'une chose n'existe pas, parce qu'elle est absolue, c.-à-d. parce qu'elle existe nécessairement par elle-même indépendamment de toute condition : c'est le caractère de Dieu seul; en ce sens, ou oppose nécessah-e à contingent {Voy. ce mot); 5° la JV. physique, impossibilité que la condition d'un fait n'en détermine pas la production {Voy. dktermixisme) : p. ex., les lois de la chute des corps sont contingentes en ellesmêmes, puisqu'elles ne peuvent être conçues a priori; cependant, l'existence actuelle de ces lois étant constatée par l'expérience, la chute des corps a lieu nécessairement en vertu de ces lois. La volonté humaine échappe seule à ce déterminisme. Voy. i.ibeuté.
En Mythologie, la Nécessité est une divinité, fille de la Fortune. Sa puissance était telle, que les dieux mêmes étaient forcés de lui obéir. Elle avait un temple célèbre à Corinthe. Ses statues la représentaient avec (les mains de bronze, dans lesquelles elle tenait un marteau et des clous. •
En Numismatique, on nomme pièces de nécessité des monnaies fabriquées avec des matières sans valeur ou bien auxquelles on ilonne une valeur provisoire bien supérieure à leur valeur réelle, soit faute de métaux précieux, soit
f»our les besoins du moment : telles sont, entre autres, es monnaies obsidionales. Voy. ce mot.
NÉCROLOGE, MôcftOi.oGiE (du gr. vexpôç, mort, et Xôyiov, mémoire, registre). On appelait autrefois nécrologe un livre ou registre sur lequel on inscrivait la date de la mort (les évêques, abbés et autres personnes illustres, particulièrement des bienfaiteurs du clergé, et que l'on conservait avec soin dans les églises. Le même usage s'introduisit dans les congrégations, dans les couvents, dans les paroisses. Le nécrologe était aussi appelé obituaire. — On donne auj. ce nom aux martyrologes {Voy. ce mot), ainsi qu'à tout ouvrage consacré à la mémoire d'hommes célèbres morts récemment.
Plusieui's recueils biographiques ont été publiés sous le titre de Nécrologe, dans le eut de faire connaître, au moment de leur mort, les personnages dont le souvenir doit être conservé; tels sont : le Nccrologe des hoynmes célèbres de France (1764-89), rédigé par Poinsinet de Sivry, Palissol, Castilhon, Lalande, François de Neufchàteau, etc. ; le Nécrologe allemand de SchlichtegroU, publié à Gotha de 1790 à 1806; V Annuaire nécrologique de Mahul (1820-27) ; le Nécrologe de Berton, Acquin et Combes (1853, etc.). Voy. obiTCAiRE et biographie.
On appelle Nécrologie : 1" une notice sur une personne qui vient de mourir; 2° la liste et la revue de tous les |)('rsonnagcs morts dans l'année.
NÉCROMANCIE (du gr. Vcxp(3î, mort, et [xavTeCa, divination), art prétcnclu d'évfKjucr les mânes des morts pour en obtenir la connaissance de l'avenir ou de quelque chose de caché. Les anciens Juifs pratiquèrent de bonne heure la nécromancie : Moïse défen(i en plusieurs endroits ces pratiques superstitieuses ; néamoins elles subsistèrent longtemps encore : on connaît l'histoire de la Pythonisse d'Endor, qui évoqua pour Saiil l'ombre de Samuel. Chez les Grecs, les Thessaliens passaient pour être d'habiles nécromanciens : ils faisaient leurs évocations en arrosant un cadavre du sang chaud d'une victime, après avoir fait les expiations prescrites et satisfait par des sacrifices et des présents les mânes du défunt. C'est ainsi qu'Ulysse,
dans Homère {Odyssée, ch. xi), évoque l'ombre de Tirésias. Pendant tout le moyen âge, les nécromanciens ont joué un grand rôle. Les progrès de la raison ont fait évanouir la foi dans leur art mensonger, mais le spiritisme qui évoque les esprits des morts a gardé encore des adeptes.
Voy. DIVINATION, MAGIE et SPIRITISME.
NÉCROPHORE (c.-à-d. en gr. f'ossoycw-], Necrophorus, genre d'Insectes, de l'ordre des Coléoptères pentanières, famille des Clavicornes, tribu des Silphales : tête forte, mandibules sans dentelures, yeux ovales, pattes propres à fouir, antennes de 11 articles, plus longues que la tête et terminées en massue. Les Nécrophores sont de taille moyenne (0 m. 02); ils ont un instinct remarquable pour la nourriture de leurs larves. Doués d'un odorat très subtil, ils découvrent à de grandes distances le cadavre d'un animal de petite taille (taupe, souris, grenouille),
1)ondent leurs œufs dessus, puis l'enterrent en creusant e sol au-dessous; une fois ecloses, les jeunes larves se nourrissent aux dépens du cadavre. Ce genre renferme plus de 40 espèces, entre autres le N. vespillo ou fossoyeur, le N. hiimator, le N. grandis, etc.
NÉCROPOLE (du gr. vsxpôicoAtî, ville des morts). On a donné surtout ce nom : 1» aux tombeaux souterrains, ou hypogées, que les Egyptiens creusaient dans le voisinage de toutes leurs villes : on cite surtout la nécropole d'Alexandrie ; 2° aux carrières consacrées à la sépulture chez différents peuples, tels que les Grecs d'Afrique, les Asiatiques, les Etrus(jues, etc. On a retrouvé en Italie plusieurs nécropoles de ce genre; celle de Canosa, près de Bari (Italie méridionale), découverte en 1852, est une des plus remarquables. Voy. cimetière et catacombes.
NECROPSIE. Voy. autopsie.
NÉCROSE (du gr. v£Xp(i)?i;, mortification), état d'un os ou d'une portion d'os privé de la vie : c'est la gangrène des os. Quelle que soit la cause de la nécrose, il s'opère, soit par les seuls efforts de la nature, soit avec le secours de 1 art, un travail qui finit par éliminer la portion mortifiée et qui répare par une ossification nouvelle la perte de la substance. Cette séparation a lieu de deux manières : le séquestre s'exfolie par couches ou lames minces, ou bien il est expulsé en masse ou par fragments. La nécrose se produit le plus fréquemment par défaut d'irrigation de l'os, soit qu'une suppuration détruise les vaisseaux des canalicules de llavcrs, soit qu'une ostéite condensante oblitère ces mêmes canaux.
NECTAIRE (de nectar), se dit, en Botanique, de tout appareil glandulaire situé dans l'intérieur de la fleur, et destiné à sécréter un liquide mielleux; le liquide produit est le nectar, qu'un grand nombre d'insectes, en particulier les abeilles, viennent récolter. Ces nectaires se trouvent dans toutes les fleurs, et aussi à la base des feuilles (Cerisier, Ricin), etc.
nectaire (sai.nt-) (Puy-de-Dôme), eau miner. Voy. eacx
MINÉRALES
NECTAR. Ce mot, composé, selon les Grecs, de la particule négative vt; et de xxdd), tuer, c.-à-d. qui empêche de mourir, désignait un breuvage délicieux réservé aux dieux immortels et qui communiqué aux hommes leur aurait donné l'immortalité. Suivant la Fable, Ganymèdc le versait à Jupiter, et Hébé aux autres divinités. On oppose ordinairement le nectar à V ambroisie (Voy. ce mot au Dict. d'Hisl. et de Géogr.). Suivant les mythologues modernes qui font dériver ce mot du même radical que VEXoôî, ce breuvage serait la même chose que l'eau du Létné que l'on fait boire aux morts dans 1 autre inonde pour leur faire oublier celui-ci.
En Botanique, on nomme nectar le suc mielleux que sécrètent beaucoup de fleurs et qui sert de nourriture à tous les insectes suceurs.
NECTIQUE (siLEx), var. d'Opale, en masses poreuses assez légères pour flotter sur l'eau.
NEF (du lat. navis). Dans les églises, on appelle ainsi la partie comprise entre la façade ou le porche et le chœur, ou bien, lorsqu'il y a un transept, la partie en deçà de celui-ci; ce nom, en latin navis, vient du rajiprochement que l'on faisait de la forme de la nef avec celle du vaisseau; on dit du reste, fort souvent, d'une église : <s c'est un beau, un large vaisseau ». — Outre la nef centrale, un très grand nombre d'églises ont des nefs latérales, ou basses nefs, ou collatéraux, ou encore bas-côtés, séparées de la première par des rangées d(i piliers.