‹ Dictionnaire universel des sciences, des lettres et des arts ... refondu sous la direction de E. Faguet [et] J. TanneryChapitre 1087 sur 1729 · NÈGRES · texte numérisé non relu

NÈGRES

Au moven âge, Nef fut aussi le tifre de quelques ouvrages qui obtinrent une grande popularité, notanunent la Se f des fous de Sébastien Braudt.

NEF, t. de Blason, synonyme de navire. Le navire est représenté flottant, habillé, équipé.

NÉFASTES (jours). Voy. fastes.

NÈFLE (lu lat. mespilum), fruit du Néflier.

NÉFLIER, Mespilus, genre de la famille des Rosacées, Iribn des l'omacées, se compose darbres de petite taille, dont les fruits renferment des graines en forme d'osselels durs , engagés au milieu d'ime pulpe plus ou moins savoureuse. Le Ijois de Néflier est excessivement dur et serré. L'espèce type est le Néflier conunun [Mespilus germanica). qui" croit naturellement dans les lx)is de l'Europe. Son tronc tortu émet des branches nombreuses, irrégulières, épineuses à l'état sauvage seulement ; ses feuilles sont molles, lancéolées, pubescentes en dessous ; ses fleurs blanchâtres, légèrement rosées, grandes et solitaires. Ses fruits, ou nèfles, sont velus à leur liase, arrondis, aplatis en dessus, et garnis de 5 petites lanières contournées, qui sont les divisions de l'ancien calice ; avant leur parfaite maturité, ils sont durs, âpres et astringents; mais sous l'influence des premiers froids de lliiver, leur substance devient molle, pulpeuse, douce, acidulée et assez agréable. Pour hâter leur maturité, on tient les nèfles dans la paille ; mais elles v prennent souvent un goût de moisi. Le Néflier commun vient partout et ne craint que l'excès d'humidité ; on en connaît plusieurs variétés, que l'on multiphe par graines, par marcottes, et que l'on greife sur cognassier, sur aubé|)inc ou sur poirier. — Le Néflier du Japon [Mespilus japonica] s'est acchmalc eu Algérie. Ses graines servent à la préparation d'une espèce de kirsch ; elles renferment beaucoup d'acide prussique. — Quelques botanistes compretuient dans le même genre Y Aubépine, VAzérolier et le Buisson ardent. Voy. ces mots.

NÉGATIF îdu lat. negativus), t. d'Algèbre. L'Arithmétique fournit la notion de nombre entier, de nombre fractionnaire, de nombre incommensurable. Désignons ces nombres comme étant les nombres arilhtnétiques. On est amené, de diverses façons, à créer de nouvelles espèces de nombres, dits positifs et négatifs. Les nombres positifs sont les nombres arithmétiques précédés du signe -|- ; les nombres négatifs, les nombres arithmétiques précédés du signe — . On doit, jx)ur le moment, oublier la signification de ces signes, comme signes d'addition et de soustraction. Le nombre ainsi défini sera appelé ici algébrique, le nombre arithmétique qui a servi à le former est sa valeur absolue. Ces nombres servent en particulier à désigner les grandeurs qui sont susceptibles d'être comptées dans deux sens opposés, par exemple les températures que martpie un thermomètre ; au lieu de dire : la température est de 10 degrés au-dessus de zéro ou de 6 degrés au-<lessous de zéro, on dit plus brièvement : la température est + 10" ou — 6°. D'une façon très analogue, ces nombres permettent de fixer la position d'un point ou une droite au moyen d'un nombre algébrique. Pour cela on prend sur la droite un point fixe 0, et on choisit une direction qu'on appelle positire : ce sera, par exemple, la direction de gauche à droite. Pour fixer la position d'un point A sur la droite, on se lionne le nombre qui mesure la longueur du segment OA, et on affecte ce nombre du signe -f- ou — suivant que pour aller de 0 vers A, il faut aller vers la droite ou vers la gauche. Ces signes + et — remplacent ainsi les mots à droite, à gauche. Ces nouveaux nombres ayant été introduits, il est nécessaire de reprendre pour eux toutes les définitions. Deux nombres algébriques sont égaux si leurs valeurs absolues sont égales et si leurs signes sont (les mêmes. La somme de deux nombres algébriques de jmème signe est un nombre algébrique dont la valeur ahsolnc est la somme des valeurs absolues de ces noml)rcs et dont le signe est le même. La somme de deux nombres algébriques de signes différents est un nombre algébrique dont la valeur absolue est la différence arithmétique des valeurs al>solues des nombres donnés, et dont le jsigne est le signe de celui de ces deux nombres qui a la Iplus grande valeur absolue : si, les signes étant différents, les valeurs absolues étaient les mêmes, la somme serait zéro. Knfin la somme d'un noml)re algébrique et de zéro est le inombre algébricjue lui-même.

1 De <leux nombres on passe à trois, quatre, etc. I^s sommes algébriques jouissent des propriétés fondamentales des pommes aritliméliques : on démontre que dans une suininc

algébrique on peut inler^•ertir l'ordre des termes et remplacer tels termes que l'on veut par leur somme algébrique efl'ectuée. La soustraction des nombres algébriques s'elfcctue en ajoutant, au nombre dont on retranche, celui qu'on retranche changé de signe. Si la difl'érence algébrique est positive , le premier nombre est dit algébriquement plus grand que le second : ainsi, les nombres positifs sont plus grands que zéro et que les nombres négatifs. La multiplication et la division des nombres algébriques ont été définies aux mots moltiplication et divisio.n. Ces définitions conservent encore les propriétés fondamentales de ces opérations.

Un nombre algébrique peut se représenter par une lettre comme un nombre arithmétique, mais alors il est essentiel de faire attention à la convention suivante : si une lettre a désigne un nombre algébrique, -f- a a exactement le même sens que a, et — a veut dire un nombre avant la même valeur absolue que a et un signe contraire : si a est zéro, -\-a et — a sont aussi zéro. — Celle convention étant admise, pour représenter une somme algébrique dont les éléments sont, ou des nombres alfeclés de signes, ou des lettres, on écrit ces nombres algébriques les uns à la suite des autres avec leurs signes, et si une lettre n'a pas de signe, on la fait précéder du signe -j-, sauf dans le cas où celle lettre est la première des éléments écrits : ainsi la somme des nombres a, -\- 5, — b, — 7, c, s'écrit a + 5 — b — 1 -j-c. Ajoutons encore que pour ne pas avoir trois espèces de nombres à considérer, aritliméliques, positifs, négatifs , on identifie sans aucun inconvénient les nombres arithmétiques et les nombres positifs; ainsi on convient de regarder 5 et -|- 5 comme étant la même chose : en ce sens les nombres arithmétiques sont positifs. — L'emploi des nombres algébriques permet de donner aux énoncés une simplicité et une généralité parfaites, non seulement dans la pure Algèbre, mais aussi dans les applications, notamment dans la Géométrie analytique.

En Physique, on admet dans l'électricité un fluide négatif et un fluide positif ,ua pôle négatif ei un pôle positif. Voy. KLECTRICITÉ.

En Photographie, on appelle épreuve négative celle qui est obtenue directement dans la chambre noire; sur cette épreuve, les blancs de l'image sont opaques et les noirs transparents. Voy. photographie.

NEGATION (du lat. negatio), action de nier. On oppose ordinairement négation k affirmation [Voy. ce mot). — En Grammaire, on appelle ainsi tout mot qui sert à nier, comme ne, non, ni. etc. Ces mots sont rangés dans la classe des adverbes. En latin, deux négations valent une affirmation.

NÉGATOIRE (du lat. negatorius). En Droit, on appelle ainsi l'action par laquelle on fait déclarer qu'il n'v a pas de droit de servitude ou d'usufruit sur la chose dont on est propriétaire.

NÉGOCE, xÉGociAXT (du lat. negotium, alTaire). La loi appelle négociant : X" toute personne qui fait le commerce en gros, mais sans avoir boutique ouverte, ni aucun étalage et enseigne ; 2° toutes celles qui font un commerce étendu avec des pays lointains; elle range les négociants dans la première classe des commerçants. Sont aussi réputés négociants les banquiers, manufacturiers, fabricants, usiniers qui ne vendent leurs produits qu'en gros [Voy. COMMERÇANT et MARCHAND). — Lcs cultivatcurs et propriétaires, qui vendent, quoique en gros, les produits de leur récolte, tels que blé, grains, lin, chanvre, laine, soie, vins, huile, bois, etc., ne sont point réputés négociants (C. de comm., art. 650-58).

NÉGOCIATION (du lat. negotiatio), se dit, en termes de Banque, du commerce des billets et lettres de change qui se fait dans les bourses et sur les places de commerce. Négocier une lettre de change, c'est la céder ou la transjiorter à un autre, moyennant que la valeur que l'acheteur en donne au cédant ou vendeur. Les agents de change ont seuls le droit de faire des négociations des effets publics et autres, susceptibles d'être cotés et d'avoir cours à la Bourse ; de faire pour le compte d'autrui des négociations de lettres de change ou billets et de tous papiers commerçables, et d'en constater le cours.

NÈGRES (de l'espagn. negro, noir), race d'hommes qui a pour caractères : la peau plus ou moins noire, les cheveux courts et crépus, le nez épaté, le front déprimé, les pommettes saillantes, les mâchoires proéminentes, les lèvres épaisses. La coloration de la peau est due chez les nègres à un développement considérable du pigmenlum.

NÉGRET

— Mli

NÉiNUPHAU

Sévefoppdmcnt qui paraît avoir pour cause principale l'iiiflucncc du climat. Quant aux autres caractères, ils ne sont pas aussi généraux ; les Yolofs, les Acliantis et les Gallas, en Afrique, n'ont point les mâchoires proéminentes ni le nez épaté; lès Ali'ourous ou llaraforas de la Papouasie n'ont point les cheveux crépus. L'Afrique est le pays indi-

5cne des nègres ; ils constituent la population principale e la Guinée, de la Sénégambie, du Soudan, de l'Aoyssinie et de la Cafrerie. On en trouve aussi beaucoup dans les îles de l'Océanie, notamment dans la Nouvelle-Guinée. Quant aux nègres qui habitent l'Amérique, ils y ont été transportés comme esclaves. Voy. traite et le Dict. d'Hisl. et de Géogr. au mot nègre. — Voy. aussi races.

Nègres blancs. Voy. albinos.

NÉGRET, cépage à raisin noir qu'on cultive surtout dans le Tarn : bon vin ordinaire.

NÉGRIER, bâtiment approprié pour la traite des nègres. L'entrepont en était dégagé, afin qu'on pût y entasser les esclaves; le pont qui recouvrait l'emplacement qu'ils occupaient était percé de meurtrières, pour tirer sur ces malheureux en cas de révolte. Il y a encore dans l'océan Indien des boutrcs arabes oui servant de négriers. Voy. traite.

NEGUNDO, genre de la famille des Acéraeécs, a pour type le Negundo ou Érable à feuille de frêne. Voy. érable.

NEIGE (du lat. tiivea, de nix, nivis), eau congelée dans les hautes régions de l'atmosphère, et qui tombe sous la forme de flocons légers et d'une blancheur éblouissante. Ces flocons sont formés d'une multitude de cristaux étoiles accroches les uns aux autres, en sorte que les flocons sont d'autant plus gros que la neige se forme à une plus grande hauteur. Les cristaux de neige afi'ectent une régularité et une variété qui avaient excité l'admiration de Kepler, le premier qui ait fait sur ce sujet des observations suivies. Scoresby en a dessiné 96 formes différentes qui toutes se rapportent au système du prisme droit hexagonal. — La neige a pour effet l'hiver, lorsqu'elle recouvre le sol, de préserver les plantes contre les froids trop intenses. M. Rozet a vu en effet un thermomètre placé sous la neige s'alwiisser seulement à — 2°, tandis qu un autre placé à l'air libre s'abaissait à — 6'',5; Tessier, d'autre part, a constaté, pendant l'hiver rigoureux de 1789, que tandis que sous la neige le sol gelait à une profondeur de 0 m. tJO, dans les endroits dépourvus de neige il gelait jus(|u'à plus d'un mètre.

jScige rouge. Quelquefois la neige présente une couleur d'un rouge vif, ainsi que l'ont observé Saussure dans les Alpes et le capitaine Ross aux environs du pôle. M. Francis iJaucr a reconnu que cette couleur est due à la présence d'un cryptogame microscopique du genre Vredo, qui se développe sur la neige, et auquel il a donné le nom (ïUredo nivalis.

NEILLE, espèce d'étoupe. Les Tonneliers appellent ainsi du clianvre ou de la hcelle décordée tlont on se sort pour boucher les fentes d'une pièce de vin qui suinte par le fond à l'endroit du jable.

NÉLOMBO ou NÉLCMBo, Nelutnbium, genre type de la petite sous-famille des Nélwnbiacées ou Nélumbonées, rattachée aux Nymphéacées, renferme des plantes herbacées qui croissent dans les eaux douces de l'Asie et de l'Amérique tropicales : rhizome épais et rampant, d'où partent des pétioles portant des feuilles en lame peltée, orbiculaire, concave, et de grandes fleurs qui ont jusqu'à 0 m. 50 de diamètre ; le fruit est une petite noix monosperme. Le Nélombo brillant [N. speciosutn], une des plantes dans lesquelles on a cru reconnaître le Lotus des anciens, a des fleurs, blanches ou roses, qui rappellent celles des magnolias et qui ont l'odeur de l'anis; cette espèce croît dans l'Inde et la Chine. Le iV. jaune (iV. liUeum], commun dans la Floride et la Caroline, a des fleurs semblables à celles de l'espèce précédente, mais plus petites et de couleur jaune.

NEMATE (du gr. vfijxa, hl), Nematus, genre d'Insectes, de l'ordre des Hyménoptères térébrants, famille des Porte- Scie, tribu des Tenthrédiniens : antennes de 9 articles, simples, longues et sétacées; mandibules échancrées, etc. On en connaît plus de 40 espèces, appartenant toutes à l'Europe. L'espèce type est le Némate du satde (N. salicis), long de 0 m. 012, de couleur jaune et noire : les larves enirent en terre au mois d'août, et s'y (lient des coques d'un i)run presque noir. On cite encore les N. capreœ, papillosus, Degeeri, ribis, etc.

NÉMATODES ou nkmatoïdks (du gr. vf.jia, fil, et eÎ8o forme), ordre dt; la classe des Helminthes, renferme i

Frand nombre de genres, pour la plupart parasites r homme ou des animaux, et caractérisés par leur apparen» cylindrique et lilifornu!. Tous ces animaux manquei d yeux ; leurs œufs sont nombreux et entourés d'une» co<p solide ; leur développement exige souvent pour se tcrmim qu'ils passent d'un premier hôte dans un second. Les sexi sont séparés. Les Nématodes subissent peu de métamo phoses; les parasites de l'homme sont pris à l'état d'œuf naissent dans le corps, s'y développent et y accomplisseï toute leur évolution avec une forme unique et des dirnei sions fort variables. — Parmi les espèces qui ne, sont poii parasites on distingue la famille des Anguillules [Voy. i mot). Les NémaltKles parasites com[)reiinent : les Sclcn stomes, dont une espèce, le Syngame, provoque chez h oiseaux de basse-cour la maladie du larynx que les Angla appellent gapes : les Strongylides, qui habitent ordinain ment le tube digestif des mammifères et des oiseaux ; 1( Ascarides, parmi les(juels l'Ascaride lombricoidc t l'Oxyure, parasite du fondement chez les jeunes cnfanti les Trichocéphalcs ; les pilaires ; les Gordidés, qui rei ferment les Trichines. Voy. ces mots.

NÉMAUSA. 51'' petite planète, trouvée le 22 janv. 18S par Laurent, à l'observatoire de M. B. Valz, à Nîmes. Voi planètes.

NÉMÉENNES, odes de Pindare se rapportant aux jei] Néméens, c.-à-<l. aux jeux célébrés à Némée (Argolidc). - Pour les jeux, voy. némée au Dict. d'Hist. et de Géogi

NÉMERTE, Ncmertes, dit aussi binaire et liorlus'u genre d'Helminthes marins, en forme de rubans étroits qi dépassent quelquefois plusieurs mètres et qui ont la pr< priété de se raccourcir. On en trouve plusieurs espèces si nos côtes. Voy. planaire.

NÉMÉSIS. déesse antique personnifiant l'esprit de Vei gcancc. Barthélémy en 1831 a donné ce titre à un jouriii politique en vers.

NÉMÉSIS, 128" petite planète, trouvée le 25 nov. 187 par Watson, à Ann Arlior (Etats-Unis). Voy. planètes.

NÉMOCÈRES (du gr. v?,ixa, fil, et vtépaî, corne), .Vcwio cera, famille de l'ordre îles Diptères, renferme des insecte ayant pour caractères : des antennes filiformes de 6 article au moins, le corps et les pattes grêles, la tète petite, le yeux gros, un suçoir allongé et incliné ; l'abdomen élroil terminé en pointe dans les femelles, et par des crocliel dans les mâles ; les ailes longues et étroites. Les Némocère habitent les lieux humides ; souvent ils se rassemblent <lan les airs en essaims nombreux. Cette famille se divise e: deux tribus, les Culicides et les Tipulaires.

NÉMOPANTHE, ycmopanthes, genre de la famille de llicinées, se compose d'arbrisseaux à tige rameuse; i feuilles alternes, oblongues, glabres et coriaces; à ileiir petites, d'un blanc verdàtre, solitaires sur des pédoncule filiformes; à baies rouges. 11 est commun dans l'Amériqu( du Nord.

NÉMOSOME (du gr. vfijia. (il, et ffwjxa, corps), gcnri d'Insectes, de l'ordre des Coléoptères tétramères, fainiil» des Xylophages : corps linéaire, antennes en massue, |»^r foliées; tète longue. On trouve ces insectes en France el en Allemagne sous les écorces des hêtres et des ormes

NÉMOURE (dugr. vfijia, (11, et oôpi, queue), IS'eninura genre d'Insectes, de l'ordre des Nevroptères, fainili»! de Planipennes et tribu des Perlides : palpes maxillairiis cl labiaux, courts, filiformes, le dernier article ovoïde, arrondi et très large ; soies caudales nulles ou rndimentaires. Ce; insectes, au corps petit et grêle, de couleur fuligineuse «u brunâtre, se trouvent dans les bois humidoe au printemps et au commencement de l'été. Leurs larves vivent dans l'eau.

NEMS, Mammifère carnassier. Voy. mangouste.

NENETTA, 289« petite planète, trouvée le 10 mars 181K par Charlois, à Nice. Foî/. planètes.

NÉNIES (du lat. neniœ), chants funèbres en usage clic; les anciens Romains. Ils exprimaient les louanges de If personne qui venait de mourir, el étaient débités d un< voix lamentable, au son des flûtes, par une femme nomraei prsefica, louée pour cet oflice. ,

NÉNUPHAR ou nénufar (de larabe-persan ninoûfar) Nymphœa, genre type de la famille des Nymphéacécs, rcn! ferme des plantes herbacées aquatiques, à rhizome gn charnu, s'attachant au fond de I eau par un ciievelii <''|i feuilles nageantes, larges, épaisses, arrondies, éclianti'

NÉOCOMIEN

NEPHELIUM

leur base ; à fleurs grandes et brillantes ; les feuilles et les Heurs tiennent aux racines par de longs pédoncules qui leur' permettent de venir s'étaler à la surface de l'eau; le soir, les Heurs se ferment et rentrent dans l'eau pour ne rei»araitre qu'à la lumière du soleil. Le fruit est une ca\ysuie remplie d'une pulpe dans laquelle sont plongées les graines. Le y'éniiphar blanc (yymphœa alba), vulg. Lis d'étang. Blanc d'eau. Lune d'eau. Plateau blanc , à fleure grandes, d'un blanc pur, est commun en Europe, <lans les fossés, les étangs et les eaux faiblement courantes. On lui attribuait autrefois, mais à tort, des propriétés sédatives et antiaphrwlisiaques. Le .V. jaune (A', lutea), vulg. Lis jaune d'eau, Jaunet d'eau, est semblable au précédent par le port et la forme des feuilles, mais ses ileurs sont plus petites et de couleur jaune. Plusieurs botanistes en font un genre à part, qu'ils appellent yuphar. — Parmi les espèces exotiques, on remarque le A. bleu (.V. fa?rM/ea),d'Egv'pte, ainsi que le A', lotus [Lotos blanc d'Hérodote;. Voy. lotos.

NÉOCOMIEN, nom donné, en Géologie, au premier des étages crétacés, et tiré du nom latin yeocotnuni,de la ville de N'cuchàtcl. On divise maintenant le Néocomien en trois sous-étages : le Valangien. l'Haulerivien et le Barrémien. Le Valanginien (de Yalangin, près A'eucbàtel) est représenté dans le Jura par des calcaires compacts ou oolilliiques et ferrugineux, contenant surtout Pygurus roslraius. Strombus Sautieri et des >'érinées. Il n'est pas conim à l'état marin dans le bassin anglo-parisien. Dans les Alpes françaises il est représenté par des marnes à Beleinnilcs lalus et à petites ammonites ferrugineuses. L'Haulerivien i,d'Hauterive, près Aeucliàtel) comprend dans le Jura des marnes à Ostrea Couloni, Ammonites radiatus, A. Leopoldinus, Echinospalagus cordiformis, surmontées de calcaires jaunes. Les mêmes dépôts se rcncon- Ireiit dans le bassin de Paris et dans les Alpes françaises; mais, dans cette dernière région, ils alternent avec des calcaires marneux à Crioceras Duvali, Ammonites Astierianus et Bélemuites plates, qui représentent quelquefois, à eux seuls, tout le sous-ctage. Le Barrémien (de Barrème, Basses-Alpes) ne présente en France le faciès à céphalopotles que dans la Drôme, les Basses-Alpes et les régions «voisinantes ; il est représenté par des calcaires marneux à Macroscaphites Yvani et Ammonites des genres Holcodiscus, Desnioceras, Pulchellia, etc. Dans le bassin de Paris il est à l'élat de dépôts lagimaires, tandis que dans le Jura et dans une partie de la région alpine il est constitué par des calcaires coralligènes, qui ont reçu le nom d'étage urgonien. Voy. ce mot. Les différentes assises du A'éocomien sont bien représentées dans lAllemagne septentrionale, dans les Carpathes, en Espagne, en Algérie, dans les .\ndes, etc.

NÉOCTÈSE, syn. de scorodite {Voy. ce mot).

NÉOGRAPHIE. Voy. orthographe.

NÉOLATINES langues), nom donné aux langues vivantes qui ilérivLiit du latin. Voy. langues.

NÉOLITHIQUE (époque). Voy. préhistorique.

NÉOLOGIE, .néologisme (du gr. véo;, nouveau, et "kôyo^, discours). On appelle néologie l'introduction de termes nouveaux, ce qui est souvent une nécessité, et ce qui enrichit une langue quand les mots sont formés suivant l'analogie; et néologisme, l'aiffcclaiion de langage qui consiste à se servir d'expressions et de mots nouveaux et bizarres.

NÉOMÉNIE (du gr. veoiiTiVta), nouvelle lune [Voy. lune). — Les Grecs donnaient ce nom au premier jour de chaque mois. Voy. le Dict. d'Hist. et de Géogr.

NÉOMÉRIS, nom donné, en Histoire naturelle : 1° à un genre de Cétacés cétodontes, du groupe des Delphinidcs, section des Pliocénins ; 2' à un genre d'Algues calcaires de la mer des Antilles.

NÉOPHYTE (du gr. v£Ô»jto;, nouvellement né), nom <loiiiié dans la primitive Eglise aux nouveaux chrétiens, c.-à-d. aux païens nouvellement convertis {Voy. catéchumènes). — 11 se dit encore auj. de toute personne iiouveilenicnl baptisée.

NÉOPLASE. Voy. botryogène.

NÉO-PLATONISME. La métaphysique platonicienne, longtemps oubliée pendant les mallienrs de la Grèce depuis 1» \y siècle av. J.-C, renaquit à Alexandrie d'Egypte en se combinant avec des idées religieuses venues de l'Orient, l'iotin (ii« s. ap. J.-C.) essaya de fusionner le piaton.sme avec l'aristotélisme et le stoïcisme en le superposant à celles-ci. Pour lui, Dieu est l'Un ou le Bien ineffable,

supérieur même à la pensée et à l'être: de ce Dieu suprême émane un second Dieu, l'Intelligence, et de celui-ci un troisième, moins élevé encore, l'Ame du Monde. L'Ame du Monde produit les âmes particulières,

aui se fabriquent leurs corps. Ainsi toutes choses émanent e Dieu, en procèdent. Et toutes choses tendent à remonter à Dieu : par l'intelligence et l'amour, l'âme humaine remonte les degrés de la hiérarchie divine, pour arriver, par l'extase, jusqu'au Bien même. Après Ptotin, la doctrine néo-platonicienne fut défendue par Porph>Te et par Jambliquc. Mais avec celui-ci elle s'allie à des" pratiques magiques et théurgiques qui en compromirent la grandeur. Belevée un instant à Athènes par Proclus, elle s'éteignit avec le monde ancien, devant le triomphe du christianisme. — Voy. les art. platonisme et alexandrine (philosophie), et aussi les nombreuses histoires de l'Ecole d'Alexandrie, dues à Matter, Vachcrot, Barthélemy-St Hilaire, Jules Simon; et la traduction des Ennéades de Plotin par Bouillet.

NÉORAMA (du gr. vEtû;, temple, et opafia, vue), sorte de panorama représentant l'intérieur d'un temple, inventé en 1827 jiar J.-P. Allaux. Voy. panorama.

NÉOTTIA (du gr. VcOTTta, nid; à cause de l'entrelacement des racines), genre de la famille des Orchidées, à tige blanche, à feuilles rudimentaires, plus connu sous le nom d'Ophrys [Voy. ce mot), a donné son nom à la tribu des Néottiées.

NÈPE. Nepa, genre d'Insectes, de l'ordre des Hémiptères hétéroptères, famille des Hydrocorises et type de la tribu des Képides, se compose de punaises d'eau, au corps étroit et allongé, qui ont pour type la .V. cendrée, commune dans les eaux stagnantes. — La tribu des y'épides renferme les genres Nèpc, Galgule, yaucore, Banâtre, etc.

NÉPENTHÈS (du gr. vr\, privatif, et tévOoî, douleur). Homère (Odyssée, IV, 221) appelle ainsi un breuvage narcotique que composa Hélène pour calmer la douleur de Télémaque. Elle avait reçu le uépenthès de Polydamna, femme de Thon, l'Egyptien. Les uns ont dit que c'était l'opium ou la jusquiame blanche; d'autres, l'année, la buglosse ou la Ijourrache. — Ce mot désigne auj. un genre de plantes des Indes, type de la petite famille des S'épenthées, voisine des Droséracées. Ces plantes sont remarquables par une sorte d'urne qui se trouve à l'extrémité de leurs feuilles, et qui renferme une eau fraîche, qui fcut désaltérer les voyageurs, et dans laquelle viennent souvent se prendre des insectes.

NEPETA (de Nepete. ville d'Etrurie), genre de la famille des Labiées, type de la tribu des Répétées, renferme des plantes herijacées ou frutescentes, de l'Europe et de l'Asie tempérée, à feuilles d'un vert foncé, souvent tachetées, et à fleurs en épi. Le fruit est un akène, sec, lisse et nu. Ce genre renferme une trentaine d'espèces, dont les deux principales sont : la Cataire commune ou Herbe aux chats (xV. cataria), qu'on rencontre fréquemment sur le bord des chemins, et dont l'oileur pénétrante et fétide paraît plaire aux chats; et la Cataire réticulée (AT. reticulata), qui forme un buisson de 1 à 2 m. de haut, portant pendant l'été des Heure d'un violet pâle ou d'un bleu purpurin foncé. — On a aussi donné le nom de Nepeta à des espèces de Menthes et de Mélisses. Voy. ces mots.

NÉPHÉLINE (du gr. veséX-.ov, nuage), substance minérale qu'on rencontre laminaire ou compacte, mais le plus souvent cristallisée en prismes hexagonaux. Elle est d'un blanc grisâtre, devient opaque et nébuleuse (d'où son nom) dans l'acide azotique. C'est un silicate double d'aluminium et de sodium [Na*O.A1^^.2SiO*]. La néphéline se trouve : dans les laves du Vésuve, à la Somma ; dans les roches basaltiques, à Heidelberg; et dans une syénite, à Lauwig en Norvège. — La Davyne et VEléolithe ne sont que des variétés de la Néphéline.

NÉPHÉLION (du gr. vEçéXtov), dit aussi Nttbécule, sorte de leucome [Voy. albugo) : c'est une petite tache située dans la couclie extenie de la cornée et qui laisse passer les rayons lumineux comme à travers un nuage.

NÉPHÉLIS. Voy. sangsue.

NEPHELIUM ou euphoria, le Li-tc/ii des Chinois, genre de la famille îles Sa|»indacécs, renferme das arbres fruitière propres à l'Asie tropicale, hauts de 12 à 15 ra.. à écorce ponctuée et à branches horizontales. Les fleure sont itlanchàtres; le fruit drupacé, d'un rouge ponceau, revêtu d'une peau chagrinée, sous laquelle un trouve une pul|)C

NÉPHRALGIE

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