‹ Dictionnaire universel des sciences, des lettres et des arts ... refondu sous la direction de E. Faguet [et] J. TanneryChapitre 1088 sur 1729 · NERFS · texte numérisé non relu

NERFS

nquciise. molle, d'un parfum exquis, approchant de celui de la fraise. Les Chinois en sont très friands.

NÉPHRALGIE (du gr. vetppd;, rein, et àtXvoî, douleur), douleur excessivement vive qui a son siège dans la région rénale et qu'on appelle souvent colique tirphrélique ; elle provient de la présence de calculs dans le rein ou de leur passage à travers l'uretère. Dans l'un et l'autre cas, on la comhal à l'aide de tous les moyens antispasmodiques et calmants et surtout par les hains j)rolongés et les boissons diurétiques. — Néphralgie rhumatisanle, synonyme de lumbago. Voy. ce mot.

NÉPHRÉTIQUE (du gr. vEtpptTtxôc;), Bois néphrétique, bois d'une piaule léguinineuse du Mexique, réputé autrefois contre les aifections des reins. — Colique néphrétique (Voy. néphralgie). — Douleurs néphrétiques. Voy. ci-après xkpiiiutk.

NÉPHRITE (du gr. vîçpôî, rein), inflammation du rein, se présente sous la forme aiguë et à l'état chronique. — La A', aiguë, due au froid, à l'action de la cantharide (vésicaloires), à certaines infections, comme la pneumonie, la variole, la diphtérie, etc., peut être plus ou moins intense. Elle porte le plus souvent à la fois sur l'épithélium des canaux sécréteurs et des tubes excréteurs. Il y a en outre un certain o'dème du tube conjonctif intertubulaire. Le mal débute mr une douleur sourde, qui devient continue, profonde, anectant un seul rein ou les deux à la fois, irra(hant principalement vers la vessie et les aines. L'urine, moins abondante, albumineuse, rouge ou sanguinolente, laisse un dépôt muqueux dans lequel on retrouve des débris de l'épilliélium rénal (cylindres). En même temps il y a de l'anasarque. L'urémie (Voy. ce mot) peut se montrer. A ces symptômes se joint la lièvre, avec nausées et constipation. La néphrite peut se résou<lre au Ijout de 7 à 15 jours ou passer à l'état chronique. — Au début, le traitement consiste dans l'emploi des antiphlogistiqucs de toute espèce : sangsues sur la région des reins, grands bains, régime lacté.

La néphrite chronique est tantôt interstitielle, tantôt jMirenchymateuse, c.-à-d. portant sur l'épithélium ; le plus souvent elle est mixte. Elle est accompagnée par des symptômes peu marqués au début : céphalalgie, envies fréquentes d'uriner, crampes, démangeaisons, épistaxis, sensibilité au froid. Puis surviennent des œdèmes, des accès d'oppression, et l'analyse de l'urine montre l'albuminurie. A ce moment l'urémie peut déjà se manifester. Le traitement est le régime lacté. L'wémie est combattue par les moyens indiqués à ce mot.

Néphrite albumineuse, nom donné par Rayer à Valbuminurie. Voy. ce mot.

.NÉPHRITE (du gr. vsupÎTTiî) , variété de Jade. Voy. ce mot.

NEPHTIS, 287' petite planète, trouvée le 25 août 1889 par C. 11. F. Peters, à Clinton (Etats-Unis). Voy. planètes.

N ÉPI DES, insectes Hémiptères. Voy. nèpe.

NÉPOTISME (du lat. nepos, neveu). Ce mot, usité d'abord en Italie pour désigner le crédit et l'autorité souvent injustes que certains papes avaient donnés à leurs neveux, s'applique maintenant à l'abus que les hauts fonctionnaires font de leur influence dans tout Etat pour procurer à leurs parents ou amis des emplois et des honneurs.

NEPTUNE (du nom du dieu de la mer), la plus éloignée des planètes connues de notre système solaire, représentée

[»ar le signe y. Sa distance moyenne au soleil est de 30,5, a distance de la la terre étant représentée par 1. Son diamètre est un peu moins de 4 fois 1/2 celui de la terre; son diamètre apparent varie entre 2",6 et 2",8. Son volume est 85 fois, sa masse 20 fois plus grande. Sa densité est le quart de celle de la terre. La durée de sa révolution sidérale est de 165 ans environ. On ne connaît pas la durée de sa rotation. Maxwell Hall, à la Jamaïque, ayant observé «les variations périodiques d'éclat, en conclut une durée de rotation de 7 h. 55 m. — L'existence de la planète Neptune fut signalée au monde savant, ainsi que ses éléments elliptiques et ses dimensions, en 1846, par Le Verrier à la suite d'immenses calculs sur les perturbations d'Uranus; elle fut aperçue six mois après par M. Galle, à Berlin. -— Il est strictement équitable de dire que, à la même épof(ue que Le Verrier, un astronome anglais, Adams, avait annoncé une position de la planète inconnue à peu près aussi exacte ; mais son mémoire n'a été publié c^u'après la découverte de la planète. Neptune a un satellite [Voy. ce mot).

On donne quelquefois le nom de Neptune à des atlas de cartes marines. Tel est le Neptune français, recueil des caries du littoral de la France. Voy. cartes marin'es et pilotes.

NEPTUNIENS, se disait, en Géologie, des terrains formés au sein de l'eau, et qui sont désignés le plus or<liiiaiiement sous le nom de terrains sédimentaires. — Au xviii" siècle, on donnait aussi le nom de Neplunicns aux géologues de l'école de Werner qui attribuaient à tous les terrains de l'écorce du globe une origine neptunienne ou sédimentaire. Ils étaient opposés aux Vulcaniens, qui voyaient partout l'action du feu.

NÉRÉIDE (nom mytiiol.), Nereis, vulg. Scolopendre de mer, genre d'Annélides, de l'ordre des Chélopodes dorsibranches, renferme des animaux marins communs sur nos côtes, où on les emploie comme ajjpât de pêche. C'est le genre tj-pe de la famille des Néréididées, qui coin|)iend aussi les Aphrodites. les Amphinomes et les Etmiccs.

NERFS (en lat. nervi, en gr. veûpa). On appelait ainsi autrefois toutes les parties blanches et fibreuses, comme tendons, aponévroses, nerfs véritables. II. reste qucl(|ue chose de celte confusion dans le langage vulgaire. — Hans la science, ce nom est réservé aux cordons qui servent de conducteurs aux impressions, aux mouvements, aux actions végétatives. Ils constituent le système nerveux périphérique, et ils mettent l'ensemble de l'organisme en relation avec les centres nerveux. On distingue les nerfs cérébrospinau.v ou de la vie organique, et les nerfs sympathiques ou de la vie végétative. — Les nerfs cérébro-spinaux sont blancs, brillants, fermes; ils se distribuent, on branches de plus en plus grêles, aux muscles, à la peau et aux organes des sens, et n'offrent des ganglions qu'à leur origine. Ils sont entourés d'une gaine de tissu lamiiicux [névrilème], et formés par la juxtaposition de faisceaux primitifs entre lesquels le névrilème envoie des expansions : ces faisceaux primitifs eux-mêmes sont formés de tubes nerveux à double contour, qui ont un centième de millimètre de diamètre et qui sont constitués par trois parties : une enveloppe, le périnèvre; un contenu visqueux, graisseux, la substance médullaire; une espèce de tige centrale, fragile, transparente, le cylindre-axe. — Les nerfs sympathiques sont gris, mous, plats et présentent en divers endroits des renflements ganglionnaires : ils sont composés de tubes élémentaires moitié moindres que les précédents, et à simple contour; ils forment deux cordons parallèles à la colonne vertébrale et vont ensuite se distribuer aux viscères. — Tous ces tubes nerveux sont purement des oi^anes conducteurs qui amènent d'une extrémité à l'autre les im])ressions ou reactions qu'ils reçoivent d'un autre élément anatomique, la cellule nerveuse^ qui abonde surtout dans les centres nerveux et dans les ganglions.

Les nerfs cérébro-spinaux partent du cerveau ou de la moelle épinière. Ils se distinguent en nerfs moteurs, qui président au mouvement et qui sortent de la partie antérieure de la moelle, et d'autre part en nerfs de sensibilité générale, qui sortent de la partie postérieure de la moelle par une racine spéciale. Les deux racines antérieure et postérieure s'unissent et mélangent leurs éléments à peu de distance de la moelle. On sépare quelquefois de ces derniers une troisième espèce de nerfs, nerfs de la sensibilité spéciale, qui correspondent aux organes des sens : ceux-ci naissent tous de l'encéphale et sortent par les trous du crâne : ce sont les nerfs optiques, olfactifs, acoustiques ou auditifs, etc. — On divise encore les nerfs cérébro-spinaux en nerfs rachidiens, dont il existe trente, et une paires (8 cervicales, 12 dorsales, 5 lombaires, 6 sacrées) et en nerfs crâniens, dont il existe 12 paires. — Pour les 7terfs sympathiques, dits aussi vaso-moteurs, voy. sy.mpathiqce.

Les nerfs peuvent devenir le siège d'une foule de maladies; leur surexcitation donne lieu aux plus vives douleurs et aux maladies les plus graves ( Voy. névralgie et névroses) ; leur paralysie entraîne la paralysie de la partie du corps qui recevait d'eux l'animation et la vie.

Consulter : pour la partie anatomique, J. Swan, Névrologie ou Description anatomique des nerfs du corps humain (trad. de l'angl. par Chassaignac, 1858); Leuret, Anatomie comparée du système nerveux (1839); Cruveilhier, Analomie descriptive', Jamain, Sappey, etc.; — pour les fondions des nerfs, Longet. Anatomie et Physiologie du système nerveux (1845-46) ; A. Bazin, Traité

NÉRINÉE

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