‹ Dictionnaire universel des sciences, des lettres et des arts ... refondu sous la direction de E. Faguet [et] J. TanneryChapitre 1089 sur 1729 · NESTOR · texte numérisé non relu

NESTOR

du système nerveux (iSA\]: î. Millier, Physiologie du système nerveux (Irad. par Jourdau) ; P. Flourens, liecherclies expérimentales sur les fonctions et les propriétés du système nerveux (1842) ; Cl. Bernard, Leçons sur la physiologie et la pathologie du système nerveux ; les travaux de MM. Hii-sdil'eld, Hertvvig, Ilaller, Biell'eid, Fovillc, Dastrc et Morat, etc.

On appelle vulgairement nerf de bœuf le ligament cervical postérieur du bœuf ou du cheval disposé arlilicicUement en forme de cylindre.

NKBF-FÉRu OU NERF-FÉRCRE (de nctf et de férir, frapper), lésion des tendons fléchisseurs du pied de devant chez le cheval. Elle résulte de tiraillements ou de déchii-ures partielles des fibres tendineuses, pendant les efl"orts violents de la locomotion à gi-ande vitesse.

NÉRINÉE, Neriniea, genre de Mollusques gastéropodes, de l'ordre des Prosobranches, sous-ordre des Cténobranches holostomes : coquille turriculée, allongée, pourvue ou nom d'un ombilic; ouverture carrée ou ovale, présentant en avant un sinus et en arrière un canal très prononcé. La tolumelle et souvent le labre sont munis de dents en nombre variable. — Les Nérinées ne se trouvent qu'à l'état fossile, dans les terrains jurassiques et crétacés ; elles abondent surtout dans les calcaires coralligénes du Jurassique supérieur.

NÉRION, plante. Voy. sérujm.

NÉRIS (Ailierj, eau min. Voy. eaux minérales.

NÉRITE, Nerita, genre de Mollusques gastéropodes, de l'ordre des Pectinibranches et type de la famille des ^érilidées : coquille épaisse, subglobuleuse, aplatie sur la région columellaire ; spire peu saillante ; bouche semilunaire souvent munie de dents. La tête de l'animal est pourvue de deux tentacules coniques et allongés, ayant à leur base des appendices tentaculiformes oculés, et d'un pied ovale portant un opercule calcaire. La plupart des Nérites habitent les eaux marines ; quelques espèces seulement sont fluviatiles. Lamarck croyait à tort que les Nerites sans dents étaient spéciales aux eaux douces, et en avait fait le genre Néritine. — Les espèces vivantes appartiennent à tous les climats; il en existe de fossiles depuis l'étuge sinémurien.

NERITOPSIDE, Neritopsis, genre de Mollusques gastéropodes, de l'ordre des Pectinibranches, famille des Néri- (idées : coquille large, sans ombilic, à spire courte et à iKtuche semi-lunaire. Les Néritopsides se distinguent des Nérites en ce que leur bord columellaire est échancré. Elles se trouvent à l'état fossile depuis l'étage conchylien et vivent aujourd'hui dans les mers chaudes.

NÉRIUM (du gr. Wjpiov), iVerjMm, genre de la famille des Apocynées,se compose d'arbustes toujours verts de l'ancien continent, d'un bois blanc-jaunâtre, assez dur, à feuilles verticillées, d'un vert foncé, marquées en dessous de nervures saillantes; à fleurs en cymes terminales. Les espèces principales sont le JV. oleander ou Laurier-rose {Voy. ce mol), cultivé pour ses fleurs, et le JV. odorant, qui croît dans le nord de l'Hindoustan, le long des ruisseaux : ses fleurs, de couleur rosée, carnée, blanche ou jaune pâle, ont une odeur suave. Les arbustes du genre Nérium donnent un suc vénéneux; leur écorce et leurs feuilles

fiulvérisées ont étiî employées en médecine contre les maadies de la peau; mais leur usage est dangereux. Voy.

WR1GHTIE.

NÉROLI, huile volatile que l'on retire des fleurs de l'oranger amer ou bigaradier. Elle a été ainsi nommée, diton, d'une princesse italieime, qui l'aurait obtenue la première ou l'aurait mise en vogue.

j NERPRUN (de noir et de prune), Rhamnus, genre type de la famille des Rhamnées, tribu des Zizyphées, se ?omj)ose d'arbrisseaux indigènes, à feuilles alternes, enières ou dentées, le plus souvent glabres; à fleurs petites fet verdàtres ; le fruit est un petit drilpe charnu à z ou 4 noyaux osseux. Le genre Nerprun a été divisé en deux wus-genres : Rhamnus et Frangula. — Le premier comjtrcnd le ÎV. alaterne [Voy. alaterne). le A', purgatif ti je iV. des teinturiers. Le iV. purgatif [H. catharticus) pst un arbrisseau épineux, haut de 2 à 3 mètres, à feuilles luisantes, d'un vert très foncé ; à fleurs jaunâtres, petites, héuniss par bouquets le long des rameaux ; à baies petites, lioires à leur maturité. Cet arbrisseau croît dans les bois, es haies, etc. On le cultive dans les liosquets à cause de on feuillage. On en fait aussi des haies, qui sont d'une rès boanc défense. Son écorce et ses baies fournissent

une couleur jaune ; le suc de ces mêmes baies,' mêlé à l'alun, fournit le vert de vessie, employé par les peintres en miniature: on en fait aussi un sirop avec lequel on purge les chiens. Le N. des teinturiers [li. infectorius), moins haut que le précédent, se divise presque dès sa base en rameaux diffus qui lui donnent la forme d'un buisson. Ses semences, également purgatives, sont connues sous le nom Ad graines d'Avignon; on en tire une couleur jaune, appelée stil de grain. — Le second sous-genre a pour espèce principale le lihamnus frangula, vulg. Bourdaine ou Bourgène. Voy. bocrdai.ne.

NERVAL (baume). Voy. baume.

NERVATION, se dit, en Botanique, de l'ensemble des nervures d'une feuille, des ramifications foi-mécs par les vaisseaux qui parcourent le limbe. La nervation est simple et parallèle dans les Monocotylédones, et très ramiiiée dans les Dicotylédones.

NERVEUX (du lat. Herw«M«), cequi a rapport aux nerfs.

— Système nerveux. Pour le système nerveux, chez l'Homme, voy. nerfs, innervation, encéphale, moelle, etc.

— Chez les Vertébrés (Mammifères, Oiseaux, Reptiles, Batraciens et Poissons), on trouve un système nerveux construit sur le même plan nue chez l'Homme ; mais chez les animaux tout à fait inférieurs, les fonctions animale? se manifestent sans qu'il existe aucun système nerveux. Les Protozoaires et les Spongiaires n'en présentent aucune trace. Chez les Polypes zoanthaires et les Polypoméduses il est réduit à Quelques amas diffus de cellules nerveuses ou neuromusculaires. On ne voit cet appareil se montrer bien nettement que chez les Ecbinodermes, où il a une disposition rayonnée. Chez les Mollusques, le système nerveux se com-

[wse de trois systèmes de ganglions réunis par des filets : es deux premiers forment un anneau [collier œsophagien) autour du tube digestif. Les Annelés (Insectes, Crustacés, Arachnides, Vers, etc.) ont un système nerveux formé d'une double chaîne de ganglions qui embrasse le tube digestif à son extrémité supérieure ; on commence à trouver ici l'analogue du système grand sympathique.

Fluide nerveux. On a appelé ainsi un fluide qu'on a supposé circuler dans les nerfs, et qu'on a regardé comme l'agent de la sensibiUté et du mouvement : c'est l'hvpothèse des esprits animaux de Descartes. Aujourd^'hui on admet plutôt que la conununication nerveuse se fait par une espèce d'ébranlement qui se propage de proche en proche comme une ondulation. On sait que l'agent nerveux ne peut être assimilé au fluide électrique : il n'est pas arrêté par les mêmes obstacles, et sa vitesse, au lieu d'être incalculable, varie entre 20 et 30 mètres par seconde, d'après les recherches récentes de llelmholtz, Du Bois-Reymond et Marcy.

Maladies nerveuses. Voy. névroses.

Plexus nerveux, réseau formé par la réunion de plusieurs branches nerveuses.

Tempérament nerveux. Voy. tempérament.

Tissu nerveux. Voy. nerfs, lécithine et névrine.

NERVINS, se dit, en Médecine, des médicaments que l'on regarde comme propres à fortifier les nerfs, et surtout de ceux dont on fait usage extérieurement.

NERVOSISME, état morbide, confinant à la manie, à l'hypocondrie et à l'hystérie, sans se confondre toutefois avec elles. Ce qu'on a appelé vapeurs, fièvre nerveuse, névrospasme, hystéricisme, névropathie, n'est le plus souvent que le ner^osisme [Voy. névroses^.

NERVURES, lignes plus ou moins saillantes qui parcourent la surface des feuilles, et en sont, en q^uelquc sorte, le squelette ; elles sont constituées par les faisceaux libéro-ligneux conducteurs de la sève. ioy. feuille.

Les relieurs appellent nervures les parties saillantes produites sur les dos de livres, par la couture sur nerf de bœuf telle qu'on la pratiquait anciennement ; ou sur ficelles dite fouet, telle que la couture sur nerfs se pratique de nos jours.

En Architecture, on appelle ainsi les moulures saillantes formant les arêtes d'une voûte, les côtés des cannelures, les angles des pierres, etc.

NESKHY, écriture qui a remplacé le koufique, et dont les Arabes se servent dans leurs livres.

NESLE, ancienne monnaie de billon, tirait son nom de la tour de Nesle, à Paris, où elle se fabriquait. Elle valait 15 deniers.

NESTOR, pfenre de Perroquets de la Nouvelle-Zélande, section des Cacatoès. -^

NESTORIANISME

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