NÉVRALGIE
NESTORIANISME, liérésie. Voy. le Dict. d'Hist. et de Géogr.
NEUF (du l»t. novem), nombre impair, le plus élevé des nombres exprimés par un seul chiffre. Ce nombre jouissait d'une certaine laveur cher W& païens : les Muses étaient au nombre de neuf. La religion dirétienne admet veuf chœurs d'anges et rcconnnandc les netnmities [Voy. ce mot).
Preuve par neuf. Si a, ft, c sont des nombres entiers et si a', b' sont les restes de la division par c des nombres o, b, les restes de la division par c des produits a X ft et a'y^b' devront être égaux. De là un moyen de contrôle pour l'exactitude d'une multiplication ; on prend habituellement 6* = 9, parce que le reste d'une division par 9 se calcule sans peine et gue le contrôle pfjrte sur tous les chiffres : il suffit de faire la somme des chiffres du dividende, puis la somme des chiffres du résultat, etc., jusqu'à ce qu'on trouve un résultat moindre que 10; si le résultat est 9, le reste est 0 ; dans tous les autres cas, le résultat final est le reste cherché. — D'ailleurs, dans les sonunes partielles, toutes les fois qu'on a trouvé un nombre supérieur à 10, on le remplace par la somme de ses chiffres. — La preuve par 9, si elle réussit, montre qu'on n'a pu se tromper que d'un multiple de 9.
NEUME, Neunia, terme de Plain-Chant, qui signifie la longue suite de notes vides, qui se chantent sur la dernière syllabe de l'alletuia, du kyrie, etc. Comme cette suite de notes ne forme que le seul son de a ou e, et n'est que le même souffle prolongé, on l'a appelée neiime par abréviation du gr. z'^îûjxa, qui signifie souffle. Le neume est facultatif, et peut être prolongé ou raccourci à volonté.
On appelle aussi neumes ou caractères neumatiques une sorte de notation musicale employée autrefois pour représenter la durée relative des notes et qui se composait de points, de virgules, de traits isolés ou groupés de diverses manières. — Voy. J. Tardif, Essai sur les neumes (1853).
NEURASTHÉNIE, nom donné aux affections nerveuses qui ne proviennent pas d'une lésion. Les formes en sont très variées. Voy. névroses.
NEURITE. Voy. névrite.
NEUROLOGIE, partie de l'Anatomie qui s'occupe du système nerveux.
NEUROPATHOLOGIE, étude des maladies du système nerveux.
NEUTRALISATION (de neutraliser), se dit, en Chimie, de l'extinction des projjriétés particulières aux acides et aux bases par l'action réciproque de ces corps les uns sur les autres. Voy. neutralité.
En Politique, c'est l'action de rendre neutre {Voy. ce mot) un territoire, une ville, un vaisseau, etc.
NEUTRALITÉ (du lat. neutralis). On dit, en Chimie, *!".',' ,' ^, ''neutralité ou neutralisation lorsque les propriétés d'un acide libre et d'une base libre se font disparaître mutuellement. C'est ainsi que, si l'on ajoute de la potasse à de l'acide azotique tant que celui-ci rougit le tournesol, un moment arrivera où les propriétés acides de l'un disparaîtront par l'effet des propriétés alcalines de l'autre. En évaporant la liqueur, on obtient des cristaux d'un sel, l'azotate de potassium, qui est dit neutre au tournesol.
NECTRAi.iTÉ. En Droit international, on appelle ainsi l'état d'une puissance <^ui reste en paix relativement à d'autres puissances belligérantes, ne prenant aucune part aux hostilités qui s'exercent entre celles-ci. La neutralité csl àiic armée, quand la puissance qui reste neutre tient sur pied des torccs suffisantes pour faire respecter son territoire ou ses droits.
NEUTRE (du lat. neuter). En Botanique, on appelle fleurs neutres les fleurs privées d'oi^anes sexuels, dans lesquelles les pétales se sont accrus aux dépens des organes reproducteurs, comme l'Hortensia et la Boule-deiSeige.
En Entomologie, on appelle neutres, ou mulets, les innl: ,t j'^ 1^ lesquels les organes générateurs ne se sont Kn;!:'^ °PP^'' *"' •!"'' P^"" conséquent, ne semblent appartenir a aucun sexe Les Hyménoptères [Abeille, Four-
i rÛ- •"" '*^'"''"* •^^ fréquents exemples. nVV nilT^^' °" f PÇ'^"'' ' '''•^* "''«''•^ tout composé qui nestn. acidem alcaW. Foj/. NECTRALiSATioN.
™"^' f " ^'■^">"iai'-«- yoy. GENRE et VERBE.
M.LTHES (DROIT UEs). En PolïUque, il sc dit du droit re-
connu par les puissances belligérantes aux Etats qui ne prennent point de part à la guerre. 11 se dit surtout en parlant de la navigation maritime. La manière d'agir de» puissances belligérantes à l'égard des neutres a souvent varié, et n'a jamais été fixée par un Code qui ail été accepté par toutes les nations. Cependant l'usage généralement reçu aujourd'hui autorise le commerce des nations neutres avec celles qui sont en guerre, et admet que le pavillon couvre la marchandise, eu exceptant toutefois la emmiïebande de guerre [Armas et munitions). On n'admet de btoctt» ffi'an blocus elfeclif. Ces principes, jMsés d'abord dans les traités de 17t)6 entre l'Angleterre et la Russie, de 1778 entre la France et les Etats-Unis, ont été confirmés en 1780 par une déclaration célèbre de la Russie, à laquelle accédèrent l'Autriche, la France et autres grandes puissances maritimes : l'Angleterre, qui U première avait
Sroclamé ces principes, refusa seule d'y accéder; cepcnant elle a fini par les reconnaître en se joignant à la déclaration de Paris des 30 mars et 16 avril 1856.
NEUVAINE (de neuf), durée de neuf jours consécutif* pendant lesquels on fait, en l'honneur de Dieu, de la Vierge ou de quelque saint, dont on implore le secours, certains actes de piété, tels que stations, messes, prièresparticulières, etc. La neuvaine qui a lieu tous les ans à Paris, du 3 au 11 janvier, en l'honneur de Ste Geneviève, patronne de Paris, est une des plus célèbres.
NEUVIÈME (laL se dit, en Musique, de l'intervalle dissonant de neuf degrés, intervalle compris entre 9 notes diatoniques [ut 2 à ré i) : ce n'est donc, en réalité, que le redoublement de l'octave de la 2". La neuvième majeure se compose de 14 demi-tons, et la neuvième mineure [ut à ré bémol] de 13 demi-tons. Vaccord de neuvième majeure [ut, mi, sol, si bémol et ré naturel) se compose de tierce majeure, quinte, septième mineure et neuvième majeure. Il sc place sur la 5" note d'un ton majeur ou mineur, et fait sa résolution par quarte supérieure ou quinte inférieure. Dans cette résolution, la tierce monte d'un demi-ton, la quinte monte d'un degré, la septième et la neuvième descendent d'un degré. Cet accord a quatre renversements peu usités ; mais on emploie souvent Vaccord de septième de sensible, qui n'est autre que l'accord de neuvième majeure sans fondamentale, et ses divers renversements. — L'accord de neuvième tnineure {ut, mi, sol, si bémol' et ré bémol) ne diffère du précédent que par sa neuvième, qui est mineure. Il suit les mêmes règles. Ses renversements sont peu usités; mais on emploie souvent Vaccoid de septième diminuée.^ qui n'est autre que cet accord sans foncfamentale. — Voici la manière de cliiffrer ces accords : accord de neuvième,
majcpr ou mineur j î accord de septième de sensible c r
accord de septième diminuée 7.
NE VARIETUR. Voy. varietur (ne) et parafe.
NÉVÉ, nom donné, en Météorologie, à cet état |X)reux: de la glace des glaciers qui est intermédiaire entre la neige et la glace propr. dite. Voy. glaciers.
NEVEU (du lat. nepos), fils du frère ou de la sœur. — On appelle : petit-neveu le fils d'un neveu: neveu à la mode de Bretagne, le fils du cousin germain ou de la cousine germaine, parce que la coutume de Bretagne regardait, par une espèce de fiction légale, les cousins germains et cousines germaines comme frères et sœurs. — Le mariage est prohibé entre l'oncle et la nièce, la tante et le neveu ; toutefois cette prohibition peut être levée par le chef de l'Etat (C. civ., art. 163, 164). — Pour lesdroits de succession des neveux, voy. succession.
NÉVRALGIE (du gr. vsûpov, nerf, et S.'k'^o^, douleur), affection du système nerveux, fixe ou mobile, intermittente ou rémittente, irrégulière ou périodique, mais sans fièvre : elle est surtout caractérisée par une douleur vive, exacerbante, qui a son siège dans un nerf, sur toute l'étendue de son trajet, sans que ce nerf soit affecté d'aucune lésion matérielle ni d'aucune altération appréciable. On a divisé les névralgies en deux grandes classes, suivant qu'elles se rapportent aux nerfs cérébro-spinaux ou aux nerfs sympathiques, et ces deux classes ont été elles-mêmes subdivisées à leur tour en autant de névralgies particulières qu'il y a de faisceaux nerveux qui peuvent en être atteints : telles sont, dans la première classe, les iV. faciale, brachiale, dorsale, abdominale, crurale, cutanée, etc. ; dans la seconde, les iV. du pharynx, de l'œsophage, du poumon, du cœur, de l'estomac [gas'
NÉVRILÈME