‹ Dictionnaire universel des sciences, des lettres et des arts ... refondu sous la direction de E. Faguet [et] J. TanneryChapitre 1091 sur 1729 · NICKEL · texte numérisé non relu

NICKEL

tralqie), de t intestin [entéralgie), du foie, de la vessie, etc.

On emploie une multitude de moyens contre les névralgies : ventouses appliquées sur le lieu de la douleur, flanelle recouverte d'un taffetas gommé, frictions avec des liiiiments, tantôt calmants et tantôt excitants, notamment avec la solution aqueuse de belladone ou l'huile essentielle de térébenthine; emplâtres ou mouches enduites des mêmes substances ; vesicatoires volants, simples ou saupoudrés de morphine ; électricité, acupuncture. A l'intérieur, on administre les antispasmodiques et les narcotiques sous toutes les formes, l'anlipyrine, l'aconitine, les injections sous-cutanées de morphine, le sulfate de quinine (quand la névralgie est franchement intermittente). La cautérisation ponctuée, la congélation par le chlorure de méthylc, l'électricité, la résection des nerfs ont été employées avec succès.

NÉVRILÈME (du gr. vsûpov et erATi(i.a, enveloppe), enveloppe lamineuse et peu résistante qui recouvre les faisceaux primitifs des tubes nerveux. Voy. nerfs.

NÉVRINE (du gr. vEÛpov), alcaloïde que l'on obtient quand on fait lx)uillir la lécithine avec l'eau ou les bases. >Vurtz l'a produite artificiellement en 1867 en faisant agir le glycol chlorhydrique sur le triméthylamine ; il se forme du chlorhydrate de névrine. Cette synthèse montre que la névrine est du triméthyloxéthylénammonium ayant |)our formule 0H.Az.(CH5)5.C*n*0H. Quand on la fait bouillir avec l'eau, elle dégage de la triméthylamine. — La névrine qui se forme ainsi aux dépens de la matière cérébrale, avait été déjà trouvée dans la bile par Strecker, qui lui donna pour cette raison le nom de choline ; elle a été notée aussi dans les globules du sang par Hermann. Elle existe dans les œufs et généralement dans toutes les parties plus spécialement aptes à reproduire l'animal.

NÉVRITE (du gr. vsûpov), inflammation des cordons nerveux ou plutôt du névrilème. Elle donne les mêmes symptômes que la névralgie, mais elle s'en distingue par des troubles trophiques (éruptions cutanées, érythème, sueurs, hypertrophie des poils, atrophie musculaire).

NÉVROLOGIE (du gr. vcûpov et AÔyoî, discours), partie de l'Anatomie qui traite des nerfs du corps numain.

Voy. XERFS.

NÉVROME (du gr. ■izïtço^/], tumeur très douloureuse, qui se développe dans l'épaisseur du tissu des nerfs ou entre les fdets qui les constituent, et qui se présente tantôt sous la forme d'un tubercule dur, mobile et roulant sous la peau, tantôt sous celle d'une tumeur plus ou moins volumineuse, qui finit quelquefois par avoir les caractères des tumeurs cancéreuses. Le seul remède est l'ablation.

NÉVROPATHIE (du gr. vsijpov et iriBoî, maladie), synonyme de névrose. Voy. ce mot.

NÉVROPTÈRES fdu gr. v£Ûpov, nerf, et Txspôv, aile), Nei'roptera, 4" orare de la classe des Insectes, a pour caractères : 4 ailes membraneuses, transparentes, et parcourues par des nervures qui rendent leur tissu comme réticulé; appendices buccaux propres à la mastication; tarses à articles entiers et variant par le nombre; pas d'aiguillon à l'anus. Les Névroptères sont, en général, d'un port élégant et agréablement colorés; ils volent avec facilité, et éprouvent pour la plupart des métamorphoses complètes. Plusieurs sont carnassiers, notamment les Libellules et les Myrméléons : à cet ordre appartiennent les Ephémères, les Panorpes, les Semblides, les Termites, etc. — Latreille a divisé les Névroptères en 3 familles : les Subulicornes, les Planipennes et les Plicipennes. Cette classification a été conservée, malgré les modifications dues aux travaux de MM. L. Dufour, Burnicisler, D"" Rambur, Pictet, etc.

NÉVROSES (du gr. vîûpov, nerf), nom générique donné à toutes les maladies qui paraissent avoir leur siège dans le système nerveux et que l'on appelle aussi vulgairement maux de nerfs, vapeurs, état nerveux, etc. Elles sont ordinairement de longue durée, mais sans fièvre, sans lésion appréciable, et ne laissent aucune trace après la mort. Elles se manifestent, en général, d'une manière intermittente, par des troubles graves et même effrayants qui peuvent atteindre séparément, simultanément ou successivement les parties du système nerveux affectées au sentiment, à l'intelligence et au mouvement, mais qui ne sont le plus souvent que peu dangereux. On range dans celte classe les céphalalgies périodiques (migraine), les

névralgies, la folie, l'hypocondrie, l'hystérie, la catalepsie, l'épilepsie [Voy. tous ces mots). Les symptômes et le traitement varient pour chaque névrose.

NÉVROTOMIE (du gr. veûpov et TO|XTi, section), se dit, en Anatomie, de la dissection des nerfs, et, en Cliirurgie, de la section d'un cordon nerveux pratiquée conune moyen curalif.

Névrotomie plantaire ou Enervation, opération pratiquée en Chirurgie vétérinaire, et qui consiste dans l'excision d'une partie des nerfs du pied, afin de faire cesser la douleur résultant de certaines maladies chroniques du saijot.

NEZ (du lat. nasus], éminence osseuse et cartilagineuse située au milieu de la face de l'homme, et qui forme la partie extérieure de l'organe de l'odorat. On y distingue : la raciHC,qui en est le sommet ; les ailes, ou faces latérales ; et les narines (Foj/. ce mot). Le nez est formé de diverses parties : d'os et de cartilages qui en constituent la charpente et qui sont maintenus ensemble par des tissus fibreux, d'une couche musculeuse, de peau, etc. ; à l'intérieur il est tapissé par la membrane pituitaire. — Le nez, ordinairement situé dans le plan de symétrie, est souvent dévié d'un côté ou de l'autre ; il affecte diverses formes qui

Jicuvent se ramener à quatre : le nez droit, le nez aquiin, le nez retroussé, le nez camus ou épaté.

Le nez est sujet à des saignements abondants [Voy. ÉPisTAXis), et peut devenir le siège de maladies graves, dont quelques-unts en amènent la destruction partielle ou totale. On réussit, dans ce cas, à remplacer cet organe par un nez artificiel, au moyen de l'opération dite rhinoplastie. Voy. ce mot.

Chez les Mammifères, le nez présente une grande analogie avec celui de l'homme; il en diffère néanmoins en ce qu'il se détache moins des autres portions de la face. Dépourvu de poils à son extrémité, il est en outre presque toujours enduit d'une humidité muqueuse [Voy. mufle). Chez quelques-uns, cet organe se modifie de manière à former un boutoir, une trompe, etc., et à devenir un organe de tact et de préhension.

NIAIS, faucon pris au nid. Voy. fauconnerie.

NIBELUNGEN, vieille épopée germanique [Voy. ce mot au Dict. d'Hisl. et de Géogr.). Voy. aussi G.-A. Heinrich, Histoire de la littérature allemande, t. I, p. 133-182.

NICHAN. décoration turque. Voy. ce mot au Dict.

NICHE (de l'ital. nicchia, coquille), renfoncement ou espace creux, de forme variable, pratiqué dans l'intérieur des murs d'un édifice, pour y placer une statue, un buste, un vase, un trépied, un poêle, etc. Les anciens employaient les niches (qu'ils appelaient zotheca, loculamentum) dans leurs monuments funéraires ; elles étaient principalement destinées à recevoir les urnes cinéraires. Les monuments du moyen âge en renferment un grand nombre, ornées de dentelures et de colonnettes : on y plaçait des madones, des saints sculptés.

NICKEL (nom d'un des génies nains qui vivent sous terre), Ni=:59, corps simple métallique, d'un blanc grisâtre, dur, très peu fusible, ductile, malléable, susceptible de prendre le poli, et d'une cassure fibreuse; il est presque aussi magnétique que le fer ; mais il perd cette propriété vers 400°. Sa pesanteur spécifique est d'environ 8,4. Les principaux minerais du nickel sont le kupfer-nickel ou nickel arsenical, et le nickel gris [Voy. ci-après). Ce métal a beaucoup d'analogie avec le cobalt, et se trouve presque toujours dans les mêmes gisements. On en trouve aussi fréquenraient dans les aérolithes. Le nickel forme avec l'oxygène un peroxyde noir et un protoxyde vert. Il se combine avec loxyde de carbone pour donner le nickelcarbonyle. Les principaux sels de nickel sont le sulfate et l'azotate ; ce sont des sels verts, solubles dans l'eau en donnant une liqueur verte. L'oxalate de nickel est peu soluble, et, calciné, il donne le métal. On se sert du nickel pour faire quelques alliages avec le cuivre et le zinc, qui portent le nom d'argentan ou de maillechort. On a frappé des monnaies de nickel en divers pays, on va en frapper en France (1903). — Le nickel a été découvert en 1751 par le minéralogiste suédois Cronstedt. Bei^nann en étudia les propriétés ; mais ce fut Richter qui parvint le premier à l'obtenir à l'état de pureté. Les applications de ce métal, soit à l'état de bronze blanc, soit à l'état pur, se multiplient tous les joure dans l'industrie. C'est de tous les métaux le mieux approprié aux usages domestiques : il est

NÎCKELINE

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