NIVELLEMENT
organismes anaorobics ([ui puUulonl Oîiiis certaines terres.
NITRIL.es, classe de composés azotes qui dilTèrcnl des sels iimnioniacaux par perte de deux molécules d'eau, tomme les amidcs [Voij. ce mot) par perle A'une molécule d'eau. Ces corps sont identiques avec ceux que l'on a appelés à tort élhers cyanhydriques [Voy. ce mot). Les iiitriles s'obtiennent soit eu dcsliydratant par les corps avides d'eau les sels ammoniacaux à acides gras, soit en chaull'ant un étlicr chlorbydrique ou un ctlier sulfurique acide avec le cyanure de potassium. Ce sont des liquides d'odeur éthéréc" eu gcnéi-al agréable, mais dangereux à manier à cause de leurs propriétés toxiques. L'acide cyaiihydri(jtie ou prussique [AzCIl] ou tiilnle formique est le premier de ces nitriles ; le cyanure d'éthyle ou propionitrile f AzC^ll'] en est le troisième ; le cyanogène [C*Az-J est le nilrile oxalique. Ces composés, au contact de l'eau, reproduisent les sels ammoniacaux qui leur ont donne naissance. Ainsi le cyanogène en solution aqueuse se transforme peu à peu en oxalate d'ammoniaque. Dumas a découvert que, traités par l'eau et la potasse, ces corps donnent de l'ammoniaque et un acide gras : ainsi le cyanure d'éthyle donne l'acide propionique. Ils sont donc importants en ce qu'ils permettent d'obtenir artificiellement des acides contenant des quantiliis croissantes de carlx)ne. 51. A. Gautier a montré que tous ces corps jouissent de la propriété de s'unir aux bydracides pour donner de véritables sels et qu'ils sont comparables non à des étiiers, mais à des ammoniaques. — Les nitriles proprement dits sont isomères des carbylamines LVoy. ce mol). — Voy. aussi amides.
NITRIQUE (acide). Voy. azotique (acide).
NITRITES. Voy. azoteux (acide).
NITROBENZINE. Voy. de\zine.
NITROGENE (c.-à-d. qui engendre le iiitre), synonyme iVAzofe. Les chimistes allemands et anglais représentent l'azole par le symbole N.
NITROGLYCERINE, liquide oléagineux, légèrement jaunâtre, pesant 1,5 environ, et qu'on obtient en versant lentement de la glycérine dans un mélange à volumes égaux d'acide nitrique et d'acide sulfurique. Ce composé redoutable a la propriété de faire explosion au moindre choc : aussi l'utilise-t-on, en place de poudre ordinaire, dans le travail des mines. C'est un éther trinitrique de la glycérine {Voy. glyckrtxe). Grâce aux recherches de M. Nobel, l'industrie a pu tirer parti de cet explosif et le substituer à la poudre pour le forage des puils, des galeries de mines, des creusements de poris; toutefois ses effets sont trop brisants pour qu'on puisse l'utiliser dans le chargement des bouches à feu. C'est M. Nobel qui imagina de faire absorber la nitroglycérine par une matière poreuse et inerte comme le sable ou les cendres ; le produit de ce mélange constitue la dynamite. Il en existe autant de variétés qu'il existe de matières pouvant servir de liant; mais le produit le plus parfait, sous tous les rapports, est la dynamite-gomme ou gélatine explosive, qu'on obtient en dissolvant, dans de la nitroglycérine en proportion de 7 à 8 pour 100, un fulmicoton préparé comme pour la fabrication du coliodio:i. Ce mélange donne une pâle d'un jaune ambré et d'une consistance gélartineuse qui n'a aucune tendance à l'exsudation, même sous de très fortes pressions.
La dynamite-gomme peut être coupée et manipulée sans crainte. A l'air, comme du reste la plupart de ces corps, elle brûle et fuse tranquillement : il faut la percussion pour déterminer l'explosion. Enfin elle est inaltérable a l'eau et peut dès loi-s être transportée plus facilement ( ans de gi-ands tonneaux, ce qui évite les chances d'accidents. Par contre, comme les autres dynamites, elle gèle a une température de -f- 5" ou +6°. L'opération du ■logelement est des plus périlleuses, et ainsi congelée elle est plus susceptible de faire explosion.
Dans le commerce, on vend la dynamite par caisses de io a 00 kilogi-., renfermant des cartouches entassées et tineloppecs de papier gris. Quand on laisse en magasin .es caisses un certain temps, il peut arriver que la nitroglvcerme qui fait la base de la dynamite, se sépare peu à PnvpL'nn "i"'^'- "'''^P et pénètre le papier des cartouches emeloppanles; ,1 suffit alors d'un petit choc, à l'ouverture n! r^A^f^' ''T'" '^^'^'■.«"niner une explosion redoutable.
,e .nS ?"'"'^ ''" '^"'^ "" ^™" 'l'^ ">"'«' l'explosion peut se raamlester au moment où le bourroir chrsse la car-
touche, par l'effet du choc contre la nitroglycérine <|ui enduit le papier.
Parmi les variétés de la dynamite, qui toutes sont loin de la valoir, nous citerons la dualine, la glycoxyline, la poudre de Ilorsley, le lilhofracteur des ïreres Krebs de Cologne, etc. — Voy. panclastite.
NITROPICRIQUE (acide). Voy. picrique.
NlTROSALICYLiQUE (acide). Foi/. i.'Jdigotique et sali-.
CYMQUE.
NITROSYLE, nom donné au radical AzO dont l'hydrato est l'acide azoteux AzO. 011.
NIVEAU (du lat. libella, dimin. de libra, balance], instrument qui sert à reconnaître si un plan est horizontal. Il y a plusieurs espèces de niveaux. Le plus simple est le niveau d'eau, employé par les arpenteurs : c'est un tube en fer-blanc long d'environ 1 m. sur 0 m. 030 ou 35 de diamètre, et recourbé à angle droit par les deux bouts, où sont fixées deux fioles de. verre; tout l'appareil est monté sur un pied à trois branches. On y verse assez d'eau, ordinaire ou colorée, pour qu'elle paraisse dans les deux fioles; en vertu des principes de l'hydrostatique, le rayon visuel tangent aux deux surfaces apparentes de l'eau est nécessairement horizontal. — Le niveau à bulle d'air est un tube de verre légèrement courbé et fermé à ses deux bouts ; il est rempli d'espril-de-vin, sauf un léger espace où est logée une bulle d'air. Ce niveau sert de base à tous les niveaux composés, tels que le niveau à lunette [N. d'Egault, N. de Lenoir, etc.) et l'écliinèlre. Tous ces appareils sont établis de telle sorte que la ligne de visée de la lunette est horizontale lorsque la bulle du niveau est entre ses repères, c.-;''-d. occupe le centre de la fiole. — Le niveau à perpendicule (niveau des maçons et des menuisiers) est composé de deux règles jointes à angle droit et dont l'une porte un iil à plomb.
Dans les machines à vapeur, on appelle niveau un tube en verre appliqué contre la chaudière cl en communication avec elle. Ce tube est placé sous les yeux du mécanicien; il indique constamment la hauteur de l'eau dans la chaudière.
NIVELLEMENT. L'objet du nivellement est de déterminer les colcs des différents points d'un terrain, c.-à-d. leur élévation au-dessus d'un plan horizontal fixe, dit plan de comparaison. Si l'on suppose connue à l'avance ou choisie arbitrairement la cote d'un des points du terrain, pour obtenir la cote de tons les antres, il suffit de connaître leur différence de niveau en ])lus ou en moins par rapport au premier. Le problème du nivellement se réduit d'après cela à la détermination de la différence de niveau de deux points, et se résout à l'aide de l'instrument appelé 7iiveau. — Le niveau le plus employé est le niveau d'eau, auquel est jointe une mire, le long de laquelle on peut faire glisser un voyant ; un autre niveau qri'on emploie souvent aussi est le N. d'Egault à bulle d'air : la mire jointe à ce dernier est une mire parlante, c.-à-d. sans voyant, et sur laquelle l'opérateur lit lui-même à l'aide de la lunette les hauteurs correspondant à la position du niveau. Voy. niveau et mire.
Nivellement s'imple. On établit le niveau à peu près à égale distance de deux points A et M, et de là on vise la mire établie alternativement en chacun de ces points, [-a différence des hauteurs de mire ainsi obtenues représente la différence de niveau des deux points, et cette différence est ascendante si la première hauteur est l)!us grande que la seconde, descendante dans le cas contraire.
Nivellement composé. On le pratique lorsque la distance des deux points A et M est trop grande ou lorsque d'une station intermédiaire on ne peut viser la mire établie successivement sur chacun d'eux. On marque dans l'intervalle de ces deux points une suite de repères B, C, D...; puis, plaçant successivement le niveau entre A et B, entre B et C, etc., on vise alternativement la mire établie en chacun de ces points. La dilTérence de niveau des deux points extrêmes A et M est égale à la différence entre la somme des différences d'arrière et celle des différences A'avant ; cette différence est d'ailleui-s montante ou descendante suivant que la premièin de ces sommes est plus grande ou plus petite que la seconde.
Quelle que soit celle des deux méthodes ipie i'tu emploie en ajoutant à la cote du pttint A, ou eu en reirancbaiit,
NIVÉOI.E