NUAGE
NOYAU (Hii lat. nucalis, amande). On appelle proprement ainsi, dans un fruit ciiamu , la lo^e tantôt unique jtèche, abricot, cerise, etc.], tantôt multiple nulle, lierre. >ureauj, dont les parois sont ossifiées : dans les fruits à ))lusieui"s noyaux, ces loges prennent le nom de nucules, iVosselets, ou de pyrènes.
En Chimie, on appelle théorie des noyaux une théorie ci'lébre de Laurent, qui a précédé celle des radicaux, et d'après laquelle ce cliimistc admettait que dans un très g:raiid nombre de composés organiques il existait im centre, ou groupement de molécules ayant mie existence propre, autour auquel venaient se rapprocher divers éléments que l'on pouvait changer à volonté, sans détruire l'ensemble général et les propriétés principales du corps primitif.
En Astronomie, on appelle noyau le milieu des taches du soleil et des tètes de comètes, qui parait plus sombre ou plus clair que les autres parties de ces corps.
En Architecture, c'est la maçonnerie qui sert de grossière ébauche pour former une figure de plâtre ou de stuc : on la nomme aussi âme. C'est encore toute saillie brute, particulièrement en brique, où doivent s'appliquer des ornements. — Un noyau d'escalier est tantôt un cylindre de pierre qui porte le fond, et qui est formé par le bout des marches gironnées d'un escalier à vis ; tantôt une pièce de bois qui, posée à plomb, reçoit dans des mortaises le tenon des marches d'un escalier de lx)is : on appelle noyau de fond celui qui porte depuis le rez-de-chaussée jusqu'au premier étage, et noyau à corde celui qui est taillé «l'une grosse moulure en forme de corde, jxtur conduire la main.
Les Fondeurs de mélaus nomment noyau la partie rigide du moule sur lequel ils coulent le métal : ce mot était en usage dans l'Artillerie loi-sque celle-ci fondait ses pièces et ses projectiles.
>oïAC CELLULAIRE. Daiis Ics cellules animales ou végétales, le noyau cellulaire est un petit corpuscule sphérique occupant souvent le milieu de la cellule ; il contient des substances spéciales, en particulier de la nucléine ou chronialine, riche en phosphore. Ce noyau est formé d'une membrane, d'un filament de chromatine enchevêtré, de nucléoles et de suc nucléaire. Le rôle du noyau est capital dans la division cellulaire. Voy. cellule.
NOYÉ ;de noyer, du lat. necare). Quand on se noie, la mort arrive par l'asphyxie : l'air ne |H)Uvant plus pénétrer dans les poumons, que l'eau a remplis, le sang veineux qui y afilue ne subit plus linlluence régénératrice de l'oxygène atmosphérique et devient alors impropre à la vie: jKir suite, le cerveau, ne recevant plus de sang artériel, cesse de fonctionner et la mort ne tarde pas à arriver. 11 faut donc chercher à rétabhr la respiration par des insufflations d'air, exciter la peau par des flagellations, et se garder surtout de pendre le noyé par les pieds : en agissant ainsi, on congestionne le cerveau et on détermine la mort. Chez certaines personnes, quelques minutes suffisent pour amener l'asphyxie; d'autres, au contraire, peuvent être rappelées à la vie après un assez long séjour dans l'eau. — Les Hollandais avaient trouvé dès 1740 le moyen de secourir les noyés; mais ce ne fut qu'en 1772 "u'on s'en occupa sérieusement en France : Pia, échevin c Paris, eut alors l'idée de former des établissements pour les secourir et d'y établir des boîtes fumigatoires. Une partie de ces instruments fut ensuite perfectionnée par Seanegalti, et eu 1776 les boites de secours, telles quelles existent aujourd'hui, furent composées sur les indications de Réaumur et de Portai. Une instruction, rédigée en 1850 par l'ordre du Conseil de salubrité, fait connaître les secours qu'il convient de donner aux noyés. Voy. asphyxie et SECOCKS. En 1893, le D' Laborde a indiqué, pour rappeler les noyés à la vie. un moyen qui réussit dans beaucoup de cas, la traction rythmée de la langue.
NOYER (du b.-lat. nucarius], Juglans, c.-à-d. Jovis glans, gland de Jupiter, genre type de la famille des Juglandées, renferme de grands et beaux arbrçs à feuilles alternes, pennées avec foUole imj)aire et sans stipules ; à Heurs monoïques, les mâles en chatons, les femelles solitaires ou groupées en petit nombre. Le fruit est un drupe bien connu sous le nom de noix. — Le Noyer commun [J. regia), le seul connu en Europe jusqu'à la découverte de r.^mérique, est originaire des bords de la mer Caspiemie. Tout est précieux dans le noyer : son fruit, la noix, est aussi délicat à l'état vert [cerneau] qu'à celui de maturité parfaite; on en extrait une lioucur excellente, aiuâi (^u'mie huile siccative [Voy. xoix] ; le bois s'emploie
en ébénisterie pour toute sorte de meubles et pour les parquets ; les tourneurs, les Sculpteurs, les carrossiers, les armuriers s'en servent également ; on en fait aussi des sabots. Dans certaines localités, vers la fin <le l'hiver ou pendant tout le printemps, on fait au tronc du noyer un trou de 0 m. 12 de profondeur; il en découle un liquide sucré et mucilagineux qui, convenablement épaissi, a toutes les qualités de la mélasse. Toutes les parties du nover exilaient une odeur forte et jjénétrante, surtout pendant la saison chaude. Ces émanations |>assent pour être nuisibles également aux animaux et aux végétaux : c'est pour celte raison que le plus ordinairement on ne plante cet arbre que le long des routes ou dans les vergers à distance des autres arbres. Parmi les variétés du Noyer commun, on remarque surtout le .V. jatine (/. niaxima], dont le fruit égale en grosseur un œuf de dinde ; le N. à coque tendre ou de Mars [J. tenera], dont le fruit est appelé noix mésange, parce que ces oiseaux peuvent le pereer avec leur bec : le .\. de la St-Jean ou de mai {J. serotina], à floraison tartUve; enfin le .Y. laciniè [J. helerophylla], curieux par ses feuilles laciniées. — Le Noyer noir [J. nigra). originaire de l'Amérique du Nord, atteint de 20 à 25 mètres de hauteur. Le cœur de l'arbre est violet, et devient noir j en vieiUissant : les vers ne l'attaquent pas. On l'emploie I aux mêmes usages oue le noyer commun. Parmi ses variétés, on remarque le A. cendré [J. cinerea], de la Louisiane, ainsi nommé de la couleur de son fruit, et le N.pacanier (J. ulivseformis], qui produit des fruits oblongs presque cylindriques.
! On nomme : Noyer de Ceylan ou des Indes, la Cannanj tine ou Justicie; N. de la Jamaïque, le Sablier; N. du I Japon, le Ginkgo ou Arbre aux quarante écus.
NU i|du lat. nudus], se dit, en Botanique, d'une partie quelconque privée des appendices qui l'accompagnent souvent ou ordinairement. Les Gj-mnospermes ont des graines nues.
xn (le), se dit, en Peinture et en Sculpture, des figures [foy. figire) ou des parties de figures qui ne sont pas drapées, ou des parties que les draperies recouvrent, mais sans empêcher de voir les formes.
En Architecture, le nu d'un mur est la partie du mur qui est plane, où il n'y a point de ressaut d'ornements qui excèdent sur ce nu.
NUAGE de nue, du lat. nubes). Les nuages sont des amas de vapeur d'eau condensée qui se maintieiment suspendus dans l'atmosphère en affectant les formes les j plus diverses et qui, quelquefois presque immobiles, sont d'autres fois emportés avec rapidité par les vents. Ils se partagent en plusieurs espèces : les cirrus, qui ont la I forme de pinceaux ou de filets déliés et transparents; les stratus, formés d'amas (Usposés en couches parallèles; les aimulus, qui présentent des masses accumulées les I unes sur les autres et arrondies à la pai-tie supérieure, mais planes à la base ; les nimbus ou nuées, qui voilent le ciel sous leur masse étendue, et ne présentent aucune i division apparente. Toutefois la distinction est loin d'être tranchée entre ces différentes espèces de nuages; c'est I ainsi que certains nuages sont appelés cirro-stratus, I cumulo-stratus ou strato-cumulus, etc. — La hauteur des nuages est très variable : dans les pays de montagnes 1 il arrive souvent que l'on aperçoit des images au-dessous I de soi ; les brouillards un peu étendus sont de ^Tais I nuages qui rasent le sol. D'autres fois cette hauteur est ] considérable : dans sa célèbre ascension aérostatique où il 1 s'est élevé à plus de 7 000 m., Gay-Lussac voyait au-dessus de lui des nuages, à une hauteur qu'il évaluait à 5 000 m. Les nuages se produisent dans des circonstances très diverses. Tantôt les vapeurs, qui se forment à la surface de la terre, s'élèvent dans l'air par leur force expansivc et leur légèreté spécifique, ou sont transportées par les courants ascendants de l'atmosphère, jusque dans des régions où la température est trop froide pour qu'elles puissent s'y maintenir à l'état aériforme : c'est à cette cause que sont dus généralement les nuages les plus légei*s. D'autres fois Ta vapeur suspendue dans l'atmosphère est refroidie et condensée sur place : ainsi, après une journée chaude, l'air se refroidit le soir et l'horizon se couvre de nuages qui, s'ils ne dispai*aissent pas le matin au lever du soleil, peuvent devenir des nujiges orageux. De même encore, autour des pics élevés, il se forme sans cesse des nuages, parce que l'air humide se relroiilil à leur contact et laisse condenser la vapeur dont