NUMERO
NUNDINAÏ.ES
On fcrît successivement, en allant de gauche à droite, le chiffre des centaines, celui des dizaines et celui des unités, en mettant des zéros à la place de celles de ces unités qui viendraient à manquer. Ainsi le nombre deux cent quarante-sept s'écrit 247; le nombre huit cent six s'écrit 806. 2° cas : Le nombre proposé est plus grand que mille. On écrit successivement, en allant de gauche à droite et en commençant par l'ordre le plus élevé, les nombres moindres que mille, qui représentent chaque ordre ternaire, en ayant soin, si quelqu'un de ces nombres a moins de trois chiffres, de le faire précéder d'assez, de zéros pour lui donner trois chiffres. Ainsi le nombre 546 millions 827 mille 259 unités s écrit 346827 259; le nombre 524 millions 7 mille 38 unités, s'écrit 524007038. — Les règles pour la lecture d'un nombre écrit sont la conséquence des règles pour l'écriture d'un nombre sous la dictée. 1" cas : Le nombre à lire n'a pas plus de trois clnlFres. On lit successivement chacun des chiffres du nombre, à partir de la droite, en disant l'espèce d'unités que chacun d'eux représente et en employant s'il y a lieu les irrégularités de langage consacrées par l'usage. Ainsi le nombre 537 s'énonce ciiiq cent trente-sept. 1" cas : Le nombre a plus de trois i-liilfres On partage le nombre proposé en tranches de trois chiffres à partir de la droite, afin d'y mettre en évidence les unités des différents ordres ternaires; \ commençant alors par la gauche, on énonce chaque [ tranche comme si elle était seule, en mettant à la suite le nom de l'ordre ternaire correspondant. Ainsi, pour lire le nombre 86457625, on le partage d'abord comme il suit : 86.457.625, et on l'énonce : quatre-vingt-six millions quatre cent trente-sept mille six cent vingt-cinq unités. La numération écrite, qui permet, au moyen de dix caractères, d'écrire tous les nombres, est un instrument i d'une rare perfection, que l'habitude ne doit pas nous | empêcher d'admirer. |
Différents systèmes de numération. — Outre le sys- I tème de numération qui vient d'être exposé, on peut concevoir autant de systèmes de numération qu'il peut exister de rapports entre les unités de chaque ordre et celles de l'ordre immédiatement inférieur. — Le système duodéci- j mal est celui où chaque unité vaut 12 fois l'unité iminé- ! diatemenl inférieure et où les nombres s'écrivent à l'aide de 12 ciiilfres. — Dans le système binaire, chaciue unité vaut 2 fois l'unité immédiatement inférieure, et les nombres s'écrivent tous avec 2 chilfres, etc.
NUMÉRO, NUMÉROTAGE (du lat. numerus). On appelle numéro tout chilfre ou nombre entier qui sert à indiquer la place d'un oi)jet parmi d'autres objets. Ainsi, on numérote les pages d'un livre, les articles d'un code, les maisons d'une ville, les régiments d'une armée, etc.
Le numérotage des maisons en France est récent. A Paris au xviii' siècle il se faisait par rues, sans côté pair ni impair ; ailleurs il n'y avait souvent qu'une série de numéros pour toute la ville. Le système actuel date de 1806. Il y a encore quelques villes en France qui n'ont pas adopté le numérotage et s'en tiennent à la vieille coutume de la désignation des maisons par leur situation ou le nom de leur propriétaire, — Les Manufacturiers se servent de numéros pour designer la grosseur, la largeur, la longueur et la qualité de certaines marchandises. Les épingles des numéros 5, 4, 5 sont les plus petites de toutes. Les fils de lin et de coton sont soumis à un numérotage uniforme (Loi dul" juillet 1829] .
Des macliines ingénieuses, dites numéroteurs, ont été imaginées pour le numérotage des billets de banque, des actions de chemin de fer, des coupons d'emprunt, etc. Nous citerons, entre autres : les presses Bramah et Derriey, employées par la Banque d'Angleterre et par la Banque de France, ainsi que les numéroteurs Trouillet et Lecoq.
NUMIDA, nom lat. scientifique de la Pintade. NUMISMATIQUE (du gr. vôfiiaixa, monnaie), science qui traite de la description, du classement, de l'explication et de l'histoire des monnaies, médailles et autres pièces de cjuelque métal que ce soit {Voy. médailles et MONNAIES). L est depuis le xvi» siècle seulement que celte science a pris un développement remarquable. En 1514 et 151b a l>ans, et en 1522 à Venise, parut le traité De asse de Budce. Au siècle suivant, Spanheim, dans ses Disserta-
%Zi!âirr*T^ln^i{ "*,"• "«""S'»"'"»» antiquorum (Paris 16/1 ; Lond., 1706), pleines de remarques très avan-
cées pour le temps, éleva la numismatique à la hautov d'une science véritable. Aujourd'hui cette science es', devenue indispensable pour la connaissance de la géographie antique, de l'histoire, de la mythologie, de la paléographie, des poids et mesures, de l'iconographie. Elle enseigne le nom d'un grand nombre de villes et de rois, tels que ceux des Arvernes, des Bretons, du Bosphore, de la Characène, de la Nabatène, de Byblos, de l'Ethiopie, qui n'étaient pas connus d'ailleurs. L'existence de plusieurs personnages romains des familles impériales (p. ex., Plantiana, Orbiana, Paulina, Marinus,Otacilia Severa, Pacatienus, Etruscilla, Mariniana, etc.) ne nous a été révélée que par les médailles. On peut en dire autant des monuments : ce n'est qu'ainsi que l'on connaît le phare d'Alexandrie. La numismatique a été fructueusement employée par Visconti et Moiigcz dans leurs Iconographies Îjrecque et romaine (1811-29). La fin du iviii" siècle et e commencement du xix° virent paraître deux ouvrage* importants pour la numismatique : celui d'Eckhel, Doctrina nummorum veterum (Venise, 1792-98, 8 vol.), et celui de Mionnet, Description des médailles antiques (Paris, 1806-57). La numismatique, tant antique que moderne, a été de nos jours l'objet d'un si grand nombre d'ouvrages et de monographies, dont il serait impossible de citer môme les plus importants; nous signalerons seule- [ ment les remarquables travaux de MM. de Saulcy, La Saus- [ saye, de Longperier, Ch. Lenormant, de Ponton d'Amécourt, Lelevel, Mommsen, Borghesi, Cavedoni, Florez, 11. Cohen, Beulé, Gardner, etc. Voy. glyi'tique.
Entre autres manuels de numismatique d'un usage pratique, on peut citer : la Science des médailles, par Jobert et Bimard de la Bastie (1759), dont il existe des traductions allemande et espagnole ; le Traité élémentaire de numis- I inatique, traduit en fiançais d'après Ecklicl (1825) par I Gérard-Jacob Kolb, et en italien par Caronni et le P. Gar- I rucci; le Manuel de numismatique d'Hennin (1850); les I Manuels (en anglais) dePinkerton et d'Akerman ; le Manuel (en allemand) de Werliiof ; les Manuels de numismatique ancienne et de tiutnismatique moderne (1854) de M. Anatole Barthélémy ; Lenormant, la Monnaie dans l'antiquité ; Gardner, les Types des monnaies grecques, le Catalogue des Jiionnaies au musée Britannique, etc. — Kasche, après Gussemc (1775-1777), a donné un Lexicon universale rei nummariœ (1785-95). Lipsius, après Christian Hirsch et Banduri, a publié une Bibliotheca nummaria,. livre continué par M. Leitzmann. Le mouvement actuel de la science est représenté principalement par la Bcvuc numismatique, créée en 1855 et qui se publie à Paris. Il y a d'autres Revues numismaliques, à Bruxelles, Londres, Berlin, Vienne, etc. Paris et New-York possèdent des sociétés importantes, dites l'une et l'autre Société de numismatique et d'archéologie.
NUMME, en lat. nummus, noia générique de toutes les. monnaies chez les Romains, et en particulier de la monnaie d'or (Foî/. aurecs). Le numme d'argent était {a denier; le numme de cuivre, l'as ou le sesterce. Voy. ces mots. NUMMULAIRE, plante. Voy. lysimaciiie.
NUMMULITE (du lat. nummus), genre de Foraminifères perforés, type de la famille des Nummulitidés : coquille lenticulaire, composée de tours enroulés en spirale, complètement embrassants et divisés en loges nombreuses,, communiquant entre elles par une ouverture en forme de fente. Les cloisons et le cordon dorsal sont traversés par un système de fins canaux ramifiés. En outre, des piliers compacts constituent une sorte de squelette intermédiaire. Les Nummulites font leur apparition dans le terrain carbonifère; elles sont, auj. encore, entièrement inconnues dans les terrains secondaires, et reparaissent en quantités énormes dans les terrains éogènes des régions méridionales, que l'on a souvent désignés sous le nom de terrains numtnulit'iques. Enfin, les Nummulites sont très rares dans les terrains néogènes et dans les mers actuelles. NUMMULITIQUE (terrain), nom par lequel on désigne souvent, en Géologie, les étages inférieurs de la série tertiaire dans les [régions méditerranéennes, étages caractérisés par la présence des nummulites. Le Nummiilitique correspond exactement au système éogène, c.-à-d. aux groupes éocène et oligocène.
NUNCUPATION (du lat. nuncupatio). Voy. testament.
NUNDINALES (lettres), du lat. 7iundi?ialis ; lettres en
usage dans le calendrier romain pour marquer les jours
de marché [nundinx, de 7iona dies, 9' jour). Ces lettres,