‹ Dictionnaire universel des sciences, des lettres et des arts ... refondu sous la direction de E. Faguet [et] J. TanneryChapitre 1105 sur 1729 · NYMPHALE · texte numérisé non relu

NYMPHALE

au nombre de 8 (A, D, C, D, E, F, G, H), étaient écrites en colonnes et répétées snccessivemcnt depuis le premier jusqu'au dernier jour de Tannée, comme nos lettres dominicales. A. par exemple, se trouvant être la lettre nunilinalc d'une année où les nundines tombaient le 1"^ janvier, la lettre nundinale de l'année suivante aurait été D, uarcc que, comme l'année romaine a 505 jours, c.-à-d. 45 fois 8 nun<iines, plus 5 jours, et que la dernière tombe par suite 5 jours avant la fin de l'année, il faut, pour atteindre l'autre nundine, aller dans l'année suivante jus- ; <]uau i" jour, qui est marqué de la lettre D, et de même i j)our les autres lettres.

NUNNATION, son nasal. Voy. nasal.

NUPHAR. yitphar, ^cnre de la famille des Nj-mphéacées, délaché du genre Nénuphar, renferme 5 ou 6 espèces, dont la principale est le Suphar des étangs ou Lis jaune {Sympkcea liitea), plante commune dans les rivières à cours lent, dans les eaux stagnantes, etc. Ses feuilles, longuement pétiolées, cordiformes, s'élèvent à la surface des eaux, et paraissent comme de petits îlots flottants, émaillés de fleurs d'un jaune d'or. Voy. nénxphar.

NUQUE, en latin cervix, partie postérieure du cou, située immédiatement au-dessous de l'occiput. Dans le traitement des maladies de la tète, elle est souvent le siège de vésicatoires et de sétons.

NURAGHES, constructions antiques particulières à la Sardaigne : ce sont des monuments coniques, de 50 mètres de diamètre et de 10 mètres de haut, formés de blocs d'un mètre cube, assemblés sans ciment. Les nuragbes paraissent être des tombeaux [Voy. mégalithiques [moxc- MEXTs]]. Vov. A. de la Marmora, Notice sur les nuraghes {Paris, 18'2b), et G. Vuillier, les lie» oubliées.

MUTATION (du lat. nutatio). La nutation est une partie du phénomène général de la précession. Ce phénomène,

3ui est un mouvement de l'axe de la Terre autour de l'axe e l'écliptique, peut être représenté : 1° par un mouvement de rotation autour de l'axe de l'échptique d'une droite fictive peu dilférente de l'axe de la Terre, rotation qui s'elfectue en 26000 ans et constitue la précession proprement dite ; 2" par un mouvement de l'axe de la Terre autour de la droite fictive, mouvement dans lequel l'axe de la Terre décrit en 18 ans | autour de la droite fictive un cône elliptique de 9", 2 et 6",9 d'ouverture maximum €t minimum. La position de l'axe de la Terre sur ce cône dépend de la longitude du nœud de l'orbite de la Lune. La nutation a été signalée en 1747 par Bradley.

En Botanique, on nomme nutation le phénomène que présentent certaines Heurs de suivre le mouvement ap|)arent du soleil. Voy. tolbnesol et héliotrope. Les mouvements de nutation existent dans un très grand nombre de liges : le sommet décrit une hélice, quelquefois très «plalie, simulant alors la circonférence d'un cercle. En général ces mouvements ne laissent pas de traces dans la plante adulte; il n'en est pas de même dans les plantes volubiles, qui durcissent leurs tissus pendant leur circumnutation.

Les Médecins appellent nutation ou branlement de tête l'ostillation habituelle de la tète.

NUTRITION (du lat. nutritio). En Physiologie, ce mot désigne l'ensemble des actes ou des fonctions par lesquels '■ les tissus sont mis en rapport avec la matière réparatrice, introduite comme aliment dans l'organisme, à savoir, chez l'homme : la j)réhension des aliments, la mastication, la déglutition, la digestion, l'absorption, l'élaboration par excrétion et respiration, la circulation, enfin l'assimilation par les diuérents tissus [Voy. ces mots). — Dans un sens plus général, le mot nutrition désigne une propriété élémentaire des corps organisés, la propriété vitale par excellence. Elle est caractérisée par le double mouvement d'entrée et de sortie, de combinaison et de décombinaison, dont chaque élément anatoirïique est le siège. C'est ce double courant que Cmier appelait le tourbillon vital. Les éléments anatomiques ont donc : 1° la propriété de se combiner incessamment avec les suljstances qui pénètrent en eux par endosmose : c'est l'assimilation [Voy. ce mot); 2" la faculté d'abandonner «près décombinaison des principes qui en sortent par exosmose : c'est la désassimilation. — Dans les Végétaux, les faits généraux de la nutrition sont les mêmes : le mode d'accomplissement seul diffère.

NUWA. 150* petite planète, trouvée le 18 oct. 1875 par Walsou, à Aun Arbor ^Etats-Unis). Voy. planètes.

NYCTAGE )du gr. vjÇ, yjxxô;, nuit), Nyctago, Mirahilis jalappa de Tf.inné, vulg. Ùelle-de-nuil, genre type de la famille des yyctaginées, renferme des plantes exotiques herbacées, à feuilles opposées ou alternes; à fleure éphémères, colorées, qui ne s'épanouissent qu'après le coucher du soleil.

NYCTAGINÉES (du g.-type Nyctago], famifle de plantes Dicotylédones apétales, rattachée aux Chénopodées, renferme des plantes herljacées, des arbustes ou même des arbres, à feuilles simples, opposées ou alternes; à fleurs axillaires ou terminales, réunies dans un involucre commun, ou ayant chacune un involucre propre et calic;forme : càhce monosépale, souvent tubuleux; liraLu divisé en lobes plisses; de 5 à iO élamines; ovaire à une seule loge. Le fruit est un akène recouvert en partie par la base du calice. — Principaux genres : Syctago, Boerhavia, Bougainvillea, Pisonia, etc.

NYCTALOPIE (du gr. vuxTaXw-îa), maladie de l'oeil caractérisée par la faculté qu'a le malade de distinguer les objets à une faible lumière ou pendant la nuit, tandis qu'il ne peut exercer la vision pendant le jour. Celle affection est, en général, symptomatique de toutes les maladies dans lesquelles la vision ne peut avoir lieu sans dilatation considérable de la pupille, p. ex. de la cataracte commençante, de certains cas de taie centrale, etc. Elle dépend aussi de la sensibihté exagérée de l'iris ou de la rétine, qui amène un resserrement de la pupille. La durée, la mart"he et le traitement de cette affection varient comme ses causes.

NYCTANTHE ^du gr. vu;, nuit, et àvOoç, fleur), Nyclanthes, genre de la famille des Jasminées, renferme des arbrisseaux de l'Asie tropicale, à rameaux quadrangulaires; à feuilles opposées, ovales, pointues, épaisses, rudes, velues en dessous ; à fleurs portées sur des pédoncules axillaires et munies de bractées ; à fruits capsulaircs. L'espèce unique de ce genre, le Sycttint/ie triste, croît au Malabar dans les lieux sablonneux et stériles ; ses fleurs jaunes, d'une odeur agréable, ne s'épanouissent que la nuit.

NYCTÈRE (du gr. vjxxsptî), Nycleris, genre de Chau^'e- Souris d'Asie et d'Afrique, de la famille des Vesperlilionidés : 52 dents, narines recouvertes par un opercule cartilagineux mobile, oreilles très gi-andes, antérieures, contigucs à leur base, membrane interfémorale plus grande que le corps et embrassant la queue. Ce genre renferme 4 espèces : le .\. thebaicus, long de 0 m. 03, qui se trouve dans toute l'Afrique; le iV. hispidus ou Campagnol volant, du Sénégal; le N. javamcus, de Java, et le .V. capensis, de l'île de Pâques.

NYCTÉRIBIE (du gr. vjxxsptî et P-Oî^ ''^ie), Nycleribia, genre d'Insectes, de l'ordre des Diptères, famille des Pupipares, tribu des Phliromyes, renferme plusieurs espèces, qui vivent en parasites sur les Chauves-Souris.

NYCTICÈBE (du gr. vûE. nuit, et xr,6oî, singe), Nifclicebus, genre de Quadrumanes, de la famille des Lémuriens, renferme des animaux nocturnes ressemblant aux Loris, dont ils ne diffèrent que par leur museau moins pointu et 'moins relevé, leur corps épais et ramassé, et leur queue très courte. Les Nycticèbes vivent d'insectes» de petits oiseaux, de fruits sucrés, etc. ; ils sont très lents et très indolents. L'espèce principale, le N. du Bengale, dit aussi Loris paresseux, a 0 m. 55 ; son pelage est roux. On distingue en outre le N. de Java et le iV. de Ceylan.

NYCTICÉE, Nyciiceus, genre de Chauves-Souris, de la famille des Vespertilionidés. Espèces principales : le N. lasiurus, le A', bonariensis, le S. borbonicus, etc.

NYCTICORAX (c.-à-d. en gr. corbeau de nuit). Ce nom, qui parait appartenir proprement à la Hulotte, a aussi été appliqué à l Engoulevent et à une espèce de Héron, ainsi appelé à cause des croassements lugubres qu'il fait entendre la nuit.

NYCTIPITHÈQUE (c.-à-d. en gr. singe de nuit), Nyctipilhecus, genre de Singes d'Amérique, de la famille des Cébins, section des Sagouins. Ce sont des animaux nocturnes, qu'on appelle aussi Nocthores.

NYLGAU. Voy. ml-gaut.

NYMPH>EA, nom lat. botaniq. du genre Nénuphar.

NYMPHALE. Nymphnlis. genre d'Insectes, de l'ordre des Lépidoptères, famille des Diurnes, tribu des Papilionides : anteimcs assez longues, en massue, et palpes très courts ; tête étroite ; corselet robuste ; ailes très amples,

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