‹ Dictionnaire universel des sciences, des lettres et des arts ... refondu sous la direction de E. Faguet [et] J. TanneryChapitre 1106 sur 1729 · NYMPHE · texte numérisé non relu

NYMPHE

OBESITE

les supérieures sinuées, les inférieures denticulécs. Les Kyniplialcs hahitont les bois, volent très haut, se posent volontiers sur la terre humide ou sur le crottin du ilioval. Leui-s chenilles, vertes et sans taches, dévorent les feuilles des arbres. — Espèces principales : le iV. dti peuvlier X. povuli), vulg. Grand Sylvain; le i\. Petit Sylvain

N.SiL '^ ■■■

y lia); le N. Grand Mars [N. Iris), le N. Petit Mrs [N. llia) ; le N. Jasius, vulg. Pacha à deux queues, etc.

NYMPHE (du lat. nympha), état particulier des insectes

Pendant leurs métamorphoses et qui est intermédiaire entre état de larve et celui d'insecte parfait [Voy. insectes). Dans cet état, les Lépidoptères et les Diptères sont enveloppés par une membrane dure et solide iVoy. chbvsaude) ; les Coléoptères, les Hyménoptères, la plupart des INévroptères et quelques Hémiptères ont les membres distincts et visibles à l'extérieur, mais dans un tel él,at de gène qu'ils ne peuvent servir à mouvoir le corps. Enfin la plupart des Hémiptères, ciuelques Hyménoptères et les Orthoptères n'ont que les ailes à l'état rudimentaire.

NYfMPHÉACÉES (du g-type Nyniphœa, Nénuphar), famille de plantes Dicotylédones dialypétales à ovan-e id)re, renferme des espèces aquatiques quï se lixent au sol par un rhizome épais et léculcnt, tantôt globuleux ou pyriforme, tantôt allongé et horizontal, à feuilles alternes, entières, cordiformes ou orbiculées, portées sur de très longs pétioles ; à fleui-s très grandes, solitaires, et portées sur de longs pédoncules cylindriques; à fruits indéhiscents et charnus intérieurement. Les Nymphéacées croissent dans les eaux douces tranquilles ou faiblement courantes. —

Genres principaux : Kyni])hiea ou Nénuphar, Nelumhium ou Lotus, Victoria, Eunjale.

NYIVIPHÉE (du gr. vutiipatov, temule des Nymphes), se dit, en Architecture, d'un Heu où il y a de l'eau, et qui est orné de statues, de vases, de bassuis et de fontaines. Dans presque toutes les maisons de plaisance des anciens il y avait des nymphées, qui servaient ordinairement de i)ams : c'était le plus souvent une grotte, naturelle ou artificielle, quelquefois un petit temple consacré aux nymphes. L'usage des nymphées est encore assez commun eu Italie.

NYMPHÉEN, nom donné autrefois par Brongniard et ses élèves aux terrains et aux roches dont la formation est due aux eaux douces.

NYMPHIPARES, section de l'ordre des Diptères. Voy.

DU'IÈIIKS.

NYSA, 44" petite planète, trouvée le 27 mai 1857 par Goldscbmidt, à Paris. Voy. planètes.

NYSSON (du gr. vûaao), piquer), genre d'Insectes, del'ordre des Hyménoptères porte-aiguillon, famille des Fouisseurs et type de la tribu des Nyssoniens. Les Nyssonssont noirs avec une raie jaune sur le corselet et des pattes fauves. On en trouve aux environs de Paris, notamment sur les fleurs de la carotte. — La tribu des Nyssoniens renferme les genres Astatus, Nysson, Oxybelus, Nilela et Pison.

NYSTAGMUS (du gr. vjaTayiiôî), mouvement oscillatoire et latéral des yeux ; lié le plus souvent aux vices de réfraction, aux cataractes congénitales, aux leucomcs de la cornée; on le rencontre aussi sans lésions de l'œil, chez les mineurs par exemple.

0,15° lettre de l'alphabet et la 4° des voyeTles. — Comme lettre numérale, o' valait 70 chez les Grecs ; 'o 70 000 ; w' 800. Chez les Romains, 0 valait II ; Ô, II 000. — Dans les abréviations, cette lettre se meilait pour optinius, p. ex. dans cette formule D. 0. M. [Deo optinio ma.riino). Chez les Irlandais, 0' veut dire fils de. — En Géographie, 0. est l'abréviation A'ouest; S.-O.. de sud-ouest. — Dans lanc. Musique, 0 indique la mesure à 5 temps; une moitié d'O ou G, la mesure à 2 temps. — En Logique, 0 désignait la proposition négative particulière. — Sur les monnaies anciennes, 0 est la marque de la ville de Riom. — En Chimie, 0 signifie oxygène ; Os, osmium.

En Liturgie, on appelle les 0 de Noël neuf antiennes que l'Eglise chante, pendant l'Avcnt, neuf jours avant Noël ; dans le rit romain, il n'y en a que sept. On les appelle ainsi parce que chacune de ces antiennes commence par l'exclamation 0: 0 sapienlia, 0 Adonai, 0 radix, etc. OASIS (du gr. ôafftî, aîiaTiî; orig. égyptienne), se dil, en parlant de l'Afrique et de l'Arabie, de tout endroit arrosé et cultivé au milieu d'un désert aride. Voy. oasis au Dict. d'Hist. et de Géogr.

OBANG ou OBA.N, lingot d'or, au titre de 22 carats, sert de monnaie au Japon. L'obang vaut 89 fr. 98 c.

OBCONIQUE (du préf. latin ob indiquant renversement, et de cône), se dit, en Histoire naturelle, des parties qui ont la forme d'un cône renversé : la Poire, l'involucre de VAnlliemis clavata, les antennes de certains Insectes sont obconirjties.

OBCORDÉ, oucoudiforme (du lat. ob et de cor, cordis, cœur), se dit, en Botanique, de toute partie qui a la forme d'un cœur renverse : les pétales du Delphinium obcordatum, les capsules de la Véronique officinale, etc.

OBCURRENT (du lat. ob, à l'encontre, et currens, qui court), se dit, en Botanique, des cloisons partielles d'un liuit, lorsqu'elles concourent par leur rapprochement à diviser la cavité péricarpionno en plusieurs loges : c'est ce qu on observe dans les Convolvulacées.

OBEAU ou ODEL, nom vulg. du Peuplier blanc. OBEDIENCE fdu lat. obedienlia), dépendance d'un prêtre ou rt un rc igieux envers son supérieur spirituel. On appelle lettre d obédience un écrit par lequel un supérieur ecclésiastique donne à son inférieur une mission, le translere dun heu .ans un autre, ou l'autorise à dire la messe ïrn.n//T '^rfw-^" a appelé particulièrement en France lettres d obédience, des autorisations d'enseigner.

délivrées par des supérieurs religieux ou religieuses (lor du 15 mars 1850) et qui ont dispensé, jusqu'à la loi du 16 juin 1881, du brevet de capacité. — Pour les pays d'obédience, voy. ce mot au Dict. d'Hist. et de Géogr. ' OBÈLE (du gr. ô6e>wôî, broche), signe critique en foiTue de broche ou de raie transvci^sale, est employé dans les anciens manuscrits pour indiquer une répétition, une surabondance de mots ou une transposition. On distingue : l'obèle ponctué {-^ ou -7-), qui indique que l'on doute si l'on doit ôter ou laisser le passage ainsi marqué; VO. surmonté de deux points (-^),qui indique une transposition; VO- et astérisque [■^-*), qui indique un vers déplacé, etc.

OBÉLISQUES (du gr. oêeXtaxoç, proprement petite broche). Ce mot s'applique à tous les objets qui ont une extrémité en pointe, et plus spécialement à des monuments en forme d'aiguilles, comme l'Egypte les aimait. Les Egyptiens ont élevé beaucoup d'obélisques : quelques-uns sont encore en Egypte, d'autres ont été transportés en Europe. Sous l'empire romain, un obélisque fut apporte à Rome pour décorer le mausolée d'Auguste dans le champ de Mars ; l'Angleterre a l'obélisque dit Aiguille de Gléojmtre ; la France a l'obélisque de Louqsor, qui s'élève à Paris au milieu de la place de la Concorde. Plusieurs monuments commémoratifs ont la forme d'obélisque : l'obélisque de Washington, en Amérique, a 169 m. de haut.

OBÉRON, 4" satellite d'Ùranus [Voy. satellite); accomplit sa révolution autour d'Uranus en 13 j. 11 h. 7 m. Le grand axe de son orbite est 24 l'ois le diamètre de la planète; Obéron s'écarte du centre au plus de 44". Le plan de l'orbite est incliné de 82° sur le plan de l'écliptique, et le mouvement est rétrograde.

OBÉSITÉ (du lat. obesitas), embonpoint excessif, résultant d'une accumulation de graisse dans le tissu cellulaire, qui, au lieu de servir simplement de soutien aux organes, entrave leur jeu et leur fonctionnement. La bonne chère, le sommeil trop prolongé ou pris immédiatement après le repas, l'hérédité, la dyspepsie, la sédentarité, les perles de sang fréquentes et peu abondantes, la grossesse, la lactation prolongée sont des causes d'obésité. Outre la gêne qui résulte <le cet état, les personnes ainsi surchargées d'embonpoint ont à craindre de graves maladies, entre autres les troubles circulatoires, l'apathie intellectuelle, les calculs, etc. — Les traitements de l'obésité sont très nombreux. L'exercice pratiqué à jeun, les frictions sèches avec le gant de crin, les nains froids de mer

OBIER

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