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ŒNANTHKJLK
Œil-de-bœuf, se dit, on Arcliilcctiirc, de toulc ouverture ronde ou elliptique destinée àdonntîr du jour. — Daiis le palais de Versailles, une salle sans l'enètre qui servait d'antichambre aux appartements du roi, et qui était éclairée par une semblable ouverture, portait le nom A- œil-de-bœuf.
Œil-de-lièvre, disposition vicieuse de l'œil. Voy. la-
GOPllT.M.MIE.
ŒILLÉ, nom vulgaire de plusieurs poissons appartenant aux genres Squale, Labre, Callionyme, qui ollrcnt des taches semblames à des yeux.
C'est aussi le nom de diverses pierres [agates, calcédoines, etc.), susceptibles de poli, qui présentent à leur surface et dans leur cassure des cercles concentriques d'une substance ou d'une couleur différente de la pâte et du fond do la pierre, et rappelant la forme de l'œil.
ŒILLÈRE {A'œil), petit vase destiné aux bains oculaires, consiste en un petit bassin ovale, do 0 m. 05 do longueur. — Partie de la bride du cheval de harnais, est composée de deux morceaux de cuir cousus sur les montants de la bride à côté dos yeux, afin de les garantir des coups de fouet, et d'assujettir les chevaux à regarder droit devant eux.
Dents œillères. Voy. dents.
ŒILLET, Diaiilhus, genre de la famille des Caryophyllées, type de la trii)u des Silénées, renferme des plantes herbacées, vivaces pour la plupart, à feuilles opposées, linéaires ; à tige d'un vert glauque, articulées, et se brisant toujours plus facilement aux nœuds qu'aux autres parties; à fleurs isolées, ou en bouquets : calice tubulé à 5 dents, entouré à sa base de plusieurs écailles imbriquées; 5 pétales, 10 étamines, 2 stylos; capsule uniloculaire, p-olyspermc.
Le genre Œillet renferme environ une centaine d'espèces. L'Œillet commun [D. cary ophy Uns), dit aussi Œillet- Giroflée ou des fleuristes, est l'espèce la plus répandue dans nos jardins, et celle que les amateurs cultivent le
filus ordinairement dans dos pots. Tout le monde connaît a forme de ses fleurs et le parfum qu'elles exhalent. La perfection de l'œillet tient moins à la grosseur et aux bigarrures dont il est souvent chargé qu'à la blancheur pure de ses pétales et à la disposition sunplo et tranchée de ses couleurs, qui ne doivent point se fondre et se nuancer avec le fond. Parmi les nombreuses variétés de cette espèce, on cite : l'Œ. rouge, dit Œ. à ratafia, l'Œ. blanc pur, le blanc tiqueté ou jaspé de rose, do lilas, de violet, de pourpre ou de brun; \c jaune sanguin, etc. Les plus belles portent, comme les tulipes et les jacinthes, des noms pompeux : le Jupiter, VAjax, V Apollon, Y Auguste, le nonfavil, le bâton royal, la France triomphante, etc. — L'Œ. superbe [D. superbus) oifrc une tige ramifiée vers le sommet; des feuilles un pou élargies; des fleurs en corymbe, d'un rose pâle, ou tout à fait blanches; [létales découpés jusqu'au milieu de leur largeur, écailles surmontées d'une pointe courte, aiguë. Cette plante croît dans les Pyrénées et les Alpes. — VŒ. mignardise [D. moschatùs ou plumarius) produit une infinité de fleurs roses exhalant une odeur délicieuse : on le cultive pour bordures. On en connaît plusieurs variétés : le blanc, le rose taché de pourpre, etc. ; la plus recherchée est la tnignardise couronnée, au. fond velouté, d'un rourpre plus ou moins foncé. On peut en rapprocher Œ. de Chine (D. sinensis) ou Mignonnet, et VŒ. à feuilles de pâquerette [D. pulcherrimus\ do Chine également. — VŒ. barbu [D. barba tus], vulg. Œ. de poète. Jalousie et Fleur d'Arménie, croît dans le Midi ; il n'a point d'odeur, mais ses fleurs, réunies en un faisceau épais, d'un rouge foncé, quelquefois blanches ou piquetées de rouge, produisent un assez bel effet. — LŒ. des chartreux [D. carthusianorum) a dos tiges simples, droites et grêles ; des feuilles étroites, subuléos, munies d'une longue gaine fendue laléralemenL ; des Heurs rouges, réunies sur un petit faisceau très serré. Cette plante croît dans les lieux incultes et stériles. — VŒ. protifere [D. prolifer), ou à la carte, le plus gi-and de tous, est ainsi nommé à cause du nombre de ses pétales qui, ne pouvant le plus souvent rester enfermés dans le lube du calice le fendent pour s'ouvrir un passage : on
S^rl, "" ^%^"'' "^^«^ ""'^ ^««-te- Cet œillet a peu d éclat et sa corolle est de peu de durée.
^njl T A '"""■'Pl'cnt ]«r graines, par marcottes et
par boutures. On peut semer les graines tout le printemps
et tout l'été; les marcottes se font au milieu do l'été; le.s boutures se font au printemps, et se mettent en pot au mois de septembre. — Les œillets sont sujets à une maladie appelée crochet : c'est un nœud qui se forme sur la tige des marcottes et qui leur fait faire le crochet.
Les Confiseurs font avec des œillets, de l'cau-de-vie et du sucre une liqueur dite ratafia d'œillet. Les Parfumeurs extraycnt l'essence de la fleur pour en faire des parfums.
ŒILLET d'inde, Tagctcs, genre de la famille des Com|)osées, tribu des Sénécionidécs, renferme deux espèces, originaires du Mexioue : l" l'Œ. d'Inde propr. dit [T. erecta), plante nerbacée, annuelle, qui ne s'élève guère au-dessus de 0 m. 30 à 0 m. 40; à tiges peu rameuses, à feuilles ailées, composées de folioles linéaires, doutées et d'un vert très foncé; à fleurs radiées, solitaires, répandant une odeur forte et vireusc, mais ayant un certain éclat et produisant beaucoup d'effet dans les platesbandes : ces fleurs doublent facilement; leur couleur varie du jaune pur au brun sombre, et souvent ces deux teintes se combinent ensemble ; 2° le Petit Œ. d'Inde (T. patula), qui ne diffère du précédent que par sa taille.
On nomme vulg. : Œillet de Dieu, Œ. des prés, deux Lyclmides; Œ. de Pâques, le Narcisse des poètes; — Œ. de mer, les Caryophyllies, polypes du groupe des Astrées.
ŒILLET [A'œil], trou de forme circulaire entouré de soie, de fil, de cordonnet ou même de laiton, que l'on pratique dans les tissus de soie, de toile ou de laine, pour y passer un lacet, une aiguillette, un cordon, etc. — 1)ans la Marine, on nomme ainsi nue sorte do ganse ou de bague qu'on pratique au bout de diverses manœuvres, pour y passer un cordage.
ŒILLETON (A'œil), pièce ronde de cuivre que l'on place dans les télescopes à rextrémitc du tuyau des oculaires. Elle est percée d'un trou fort petit, auquel on applique l'œil.
En Agriculture, on donne ce nom aux pousses latérales qui se forment après la floraison au collet des racines des plantes vivaces. On s'en sert quelquefois pour la reproduction dos végétaux.
ŒILLETTE ou oliette (d'i lat. oleum), nom vulgaire do certains pavots cultivés pour leurs graines, et dont on extrait l'huile dite huile d'œillette. Voy. pavot et iiniLE.
ŒNANTHE (du gr. 0'.vâv9T,), Œnanthe, genre de la famille des Ombellifères, tribu des Sésélinées, renferme des herbes acpiatiques, glabres, à ombelles composées, à involucre variable, à fleurs blanches fixées sur de longs pédicclles,qui croissent dans les lieux humides de l'hémisphcre boréal ; elles sont vénéneuses. Les espèces principales sont : l'Œ. safranée (Œ. crocala], dont les racines tuberculeuses ont une saveur douceâtre qui n'est point désagréable, mais contiennent un suc lactescent qui prend à l'air une couleur safranée, et qui, lorsqu'on l'avale, produit une chaleur brillante dans le gosier, des vomissements, des vertiges, des convulsions, et même la mort si l'on n'est point secouru à temps; l'Œ. fistulcuse [Œ. fistulosa], un
[leu moins dangereuse que la précédente ; elle croît dans es marais et est facile à distinguer par ses tiges creuses, SOS pétioles fistuleux et ses fruits d'un vert roussàlre ; l'Œ. pimprenellière (Œ. pimpinelloides], qui parait n'avoir rien de vénéneux; l'Œ. aquatique [Pliellandrium aquaticum], dite aussi Fenouil d'eau. Ciguë aquatique, qui croît dans les sols humides, marécageux : tige fistulcuse, de 1 ou 2 mètres, quelquefois de la grosseur du bras; feuilles grandes, étalées, ailées; fleurs petites et blanches ; elle fleurit en été. On la confond souvent avec le Céleri sauvage [Apium] à cause de ses feuilles. Cotte plante est mortelle pour l'homme et les animaux : cependant ses racines, féculentes et sucrées, peuvent donner de l'alcool.
ŒNASTIIE, nom latin scientifique du Motteux. ŒNANTHIQUE (acide et éther) , du gr. oTvo;, vin, et àv6o;, fleur. Pelouze et Liebig ont admis qu'il existait dans les vins un éther qui leur donne leur Ixiuquet et qu'ils ont nommé pour cela éther œnanihiquc: mais on a mis en doute son existence constante dans les vins, et, suivant Fischer, l'éthor œnanthique no serait qu'un mélange d'acides caprique et caproïque. En tout cas, le bouquet des vins est une chose extrêmement complexe qui ne peut être due à une substance unique. — Quant à l'acide œnanthique ou œnanthyliqiœ, qui est identique avec l'acide heptylique,
ŒXOBAROMtTRE