‹ Dictionnaire universel des sciences, des lettres et des arts ... refondu sous la direction de E. Faguet [et] J. TanneryChapitre 1114 sur 1729 · OFFICIER · texte numérisé non relu

OFFICIER

I T'ipclricilé remplit de luiniire loule la capacitL' fin globe; si on laisse rentrer un peu il'air, la lumière doTienl moins (lilliise, et elle forme entre les deux tiges des arcs de couleur pourpre; une (juanlilé d'air de plus en plus grande resserre toujours davantage la lumière, jusqu'à ce (ju'enfin elle ne puisse passer d'une tige à l'autre qu'en jaillissant sous forme d'étincelles.

En Zoologie, on donne lo nom : â'Œuf au têt de certains Oursins dépouillé de ses baguettes; d'ÛB. marins, aux Oursins «le nos côtes; A'Œ. des druides, i.\'Œ. fossiles, aux Oursins fossiles ou Kcliinites; d'CÈ. de vache ou de chamois, aux b'zoards. — En Conchyliologie, on nomme : Œ. de poule ou du Japon, l'Ovule ordinaire; Œ. papyracé, 1 Ovule gibbeuse; (È. de vanneau, la Bulle ampoule.

ŒUVRE (du lat. opéra et opus)- En Architecture, œuvre se prend pour construction, bâtiment, dans les expressions : gros œuvre, hors d'œuvre, dans œuvre, sous œuvre, etc. Au moyen âge, l'architecte était appelé le maitre de l'œuvre.

Dans un navire à flot et chargé, on appelle o?Mwrs vu'ps la partie de la carène nui est submergée, et œuvres mortes celle qui est hors de leau. On appelle: œuvre de marée le travail de radoub ou de carénage que l'on donne aux vaisseaux à mer basse; grosses œuvres, les cabestans, roues de gouvernail, etc.

En Termes de Joaillier, œuvre se dit du chaton dans lequel une pierre est enchâssée; le metteur en œuvre est celui qui monte les pierreries.

Les alchimistes appelaient grand œuvre la pierre philosophale, objet de toutes leurs recherches.

Œuvre so. dit aussi de la fabrique d'une paroisse [Voy. FAnRiQCE et D.^^c d'œuvre), ainsi que de certaines associalions charitables.

Chef-d œuvre. Voy. chef.

Main-d'œuvre. Voy. main.

oaviiKS ET JouBs ("Kpyaxal TjjiipaL), le principal poème attribué à Hésiode ; il présente deux parties oien distinctes : la première, toute morale, est une série de conseils destinés à guider l'homme dans la vie ; dans la seconda partie, le poète passe aux préceptes particuliers sur l'agriculture, l'économie domestique, la navigation, etc., et termine par une nomenclature des jours bons et mauvais (addition apocryphe, suivant les critiques). — Consulter: Hamel, Des œuvres d'Hésiode (Pans, 1832) ; Pierron, Histoire de la littérature grecque).

OFFENSE (du lai. offensa). Voy. intork et outrage. — Toute oifense publique envers le Président de la République ou l'une des Chambres est punie d'amende et d'emprisonnement (C. pén., art. 86. Lois des 12 aoiit 1848, 2!) décembre 1875, 1881 sur la presse).

OFFERTOIRE, offerte ou oblatiox, partie de la Messe pendant laquelle le prêtre offre à Dieu le pain et le vin

3ui doient être consacrés. — On donne aussi le nom 'offertoire à l'antienne qu'on chante pendant ce temps de l'olfice.

OFFICE (du lat. officium). Ce mot, dans son acception Ja plus générale, implique l'idée de service à rendre selon les lois de la société, et est synonyme de devoir [Voy. ce mot). — Dans un sens plus restreint, il a reçu des acceptions diverses. Autrefois on nommait offices de judicature, ou simplement offices, certaines ciiarges avec juridiction, ou bien une dignité avec fonction publique : tels étaient les offices de président, de conseiller, de nroculeur, etc. Les offices étaient vénaux, c.-à-d. vendus et aliénés par le roi, ou non vénaux [Voy. vénalité). Les offices vénaux étaient domaniaux, c.-à-d. démembrés du domaine du roi, et transmissibles jtar héritage, comme les gretfes et les tabollionages; ou casuels, c.-à-d. s'éteignant à la mort de l'officier pourvu par le roi. L'hérédité ou tout au moins la durée viagère des offices les distinguait des charges qui étaient toujours tem|)oraires. Aujourdhui encore, on nomme offices certaines charges, comme celles des notaires, <les avoués, des huissiers, des commissaires-priseurs, etc., qui peuvent, sauf le cas de ncsiuution présenter leurs successeurs à l'agrément du

Inîand n^'''' i^' ''" -^^ »^"' ^816, art. à). - Voy. lunand, Des offices mtmstériels (Paris, 1864).

foncLnfhn '^ •i'"""'^* ''ffi''^^ <^« '« couronne certaines dW .horrh""^' "1"' donnaient aux titulaires le droit

de Kd chl'.!:;.P"T"'' "^^ '•«' = "■'« "^''«i»^"» I^« "ïï'ce^ Ile giand chambellan, de grand chancelier, de grand maître

dos cérémonies, de connélable, de grand aumônier (Voy. A. Eavyn, Des Grands offices de la couronne de France, Paris, 1615). L'Empire eut, outre ses Grands dignitaires [Voy. ce mot), de Grands officiers de l'Einpire et de Grands officiers civils de la couronne. La Restauration ne conserva que ces derniers. — Les Offices de finance étaient les places dans lesquelles on avait le maniement des deniers de l'Etat, à charge d'en rendre compte.

On appelait autrefois procureur d'office celui qui remplissait les fonctions du ministère public. — Auj. l'avocat d'office est celui que le président d'une cour d'assises ou d'un tribunal correctionnel nomme dans l'intérêt d'un accusé qui n'a pas fait choix d'un défenseur; le juge d'office est celui qui informe sans en être requis et par le seul devoir de sa charge.

En Droit canonique, on donnait autrefois le nom d'office à toute charge ecclésiastique qui ne rapportait pas de revenu. On appelait offices claustraux ceux qui étaient exercés dans 1 intérieur du cloître, ou qui du moins étaient censés l'être, comme ceux d'aumônier, de sacristain, d'infirmier, etc. — On donne souvent à l'Inquisition le nom de Saint-Office {Voy. inquisition au Dict. d'Hist. et de Géogr.).

L Office divin est le nom qu'on donne aux prières publiques de l'Eglise. Le mode de célébration de l'office varie chaque jour, selon le degré de solennité de la fête, la grandeur du mystère, etc. On distingue des offices solennels majeurs ou doubles de première classe, solennels mineurs ou doubles de seconde classe, doubles, semidoubles, simples. — L'Eglise impose à tous les prêtres l'obligation de réciter tous les jours l'office divin ou le bréviaire. Voy. liturgie. — On appelle petit office l'office abrégé de la Vierge.

Dans les grandes maisons, on appelle encore office la partie de l'hôtel qui forme le département de la bouche, comme cuisines, garde-manger, etc., et particulièrement la pièce où l'on serre tout ce qui dépend du service de la table.

En Angleterre, office est synonyme de bureau, cabinet : le Foreign Office est le Ministère des affaires étrangères. Ce mot a été transporté chez nous dans le sens A'agence; il existe à Paris plusieurs offices de publicité, de correspondance, etc.

OFFICIAL (du lat. officialis), juge ecclésiastique délégué autrefois par l'évêquc pour exercer sa juridiction contentieuse. L'official devait être prêtre, gradué en droit canon, ou du moins licencié en tliéologic; il était révocable au gré de l'évêque. Les officiaux connaissaient des matières purement ecclésiastiques, et en particulier des actions en promesse ou on dissolution <le mariage. — Les officiaux ne furent institués que vers la fin du xiii" siècle. Ils eurent de fréquents conflits avec les parlements. — Il y a encore dans chaque diocèse un chanoine appelé officiai, qui ne juge guère que les cas relatifs au mariage.

L'officialité était le tribunal ecclésiastique présidé par Vofficial. Le ministère public y prenait le nom de promoteur et le lieutennant celui de vice-gérant. On distinguait jadis les 0. ordinaires, établies dans la ville épiscopale ; les 0. foraines, établies hors de cette ville, et les 0. privilégiées, dont les appellations étaient portées directement au pape.

OFFICIER. Ce mot désigne en général quiconque possède un office, une charge, ou exerce certaines fonctions civiles et militaires : tels étaient autrefois les Grands officiers de la couronne (Voy. office); tels sont auj. les 0. civils et les 0. militaires.

Officiers civils. On appelle ainsi : les 0. de l'état civil, tels que maires et adjoints; les 0- de police judiciaire : juges d'instruction, commissaires généraux de police, officiers de gendarmerie, juges de paix, procureurs et substituts, maires et adjoints, commissaires de police et officiels de jyaix (chargés de veiller au maintien de la tranquillité publique), gardes champêtres et forestiers; les 0. ministériels : notaires, avoués, greffiers, huissiers, commissaires priseurs, agents de change, courtiers; les 0. municipaux, ou membres dos municipalités, etc.

Officiers militaires. Dans l'Armée de terre, les officiers se divisent en trois catégories : les officiers subalternes : sous-lieutenants, lieutenanls, capitaines; les officiers .mpérieurs : chefs de bataillon ou d'escadron, nommés aussi commandants, licutonaiits-colonels, colonels; les officiers généraux : généraux de brigade et de divi-

OFFICINAL

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