TIO.N
OGIVE (p. augive, du lat. augere, augmenter, parce
Sjue cet arc est une sorte de contrefort qui augmente la orce de la voûte et <ie l'arèlier). En Archilcclure, c'est proprement la nervure qui couvre les arêtes de la voûte dans le style ogival {Voy. gothiqce), par suite l'arc aigu lui-même : de là les expressions voûte, arcade, fenêtre
en ogive. Tandis que l'arcade romane est à plein cinire, ou en fer à cheval, ou surbaissée, ou homhee, ou surhaussée, quelquefois trilobée, l'arcade ogivale est obtuse (en plein cintre brisé), en tiers-point, équilatérale, suraiguë, lancéolée, surhaussée, ou bien, à partir du XN-* siècle, mousse, surbaissée. 11 y a aussi au xv siècle l'arcade ogivale à contre-courbure, en talon, en doucine, en anse de panier. A partir de la Renaissance, elle fit place à l'arcade surlwissée ou serai-circulaire ou semi-elhplique. — L'ogive paraît devoir son origine à une simple modification du plein cintre, auquel elle se trouve souvent associée, et n'être pas une imixirtation étrangère. On en trouve aussi des exemples dans l'Inde, l'Egvpte, l'Asie Mineure et l'Italie. En France, elle apparaît dans l'architecture romane dès la deuxième moitié au moins du xi° siècle. — L'Ecole des Chartes cherche à rétablir pour le mot ogive l'ancienne signification de croisée d'ogives ou nervu7-e de voûte ; son exemple est déjà suivi par un grand nombre d'archéologues qui, pour l'arc gothique luimême, ne se servent plus que des termes arc brisé et tiers-point.
OGNON. Voy. oigxox.
OGNONNET, variété de Poire d'été, ainsi nommée parce qu'elle raj)pclle la forme de l'oignon.
OGOTON, espèce de Lagomys. Voy. ce mol.
OGRE, OGRESSE (du lat. orcus). On appelle ogres, dans les contes de fées, des hommes voraces qui mangent les petits enfants. On a prétendu que la croyance aux ogres a jK)ur origine la terreur qu'inspirèrent au moyen âge les invasions barbares des Hongres ou Oïgours, qui buvaient, dit-on, le sang des vaincus, et dont les annales conlempo- I raines ne parlent qu'avec horreur. La forme du mot dans j les langues romanes [orco en ital., huerco en espagn.) ne s'accorde point avec cette opinion.
OHM, nom donné, en l'honneur du physicien Ohm, qui étudia les lois de la résistance des conducteurs électriques, ' à l'unité pratique de résistance {Voy. résistaxce). On doit distinguer l'olun théorique, qui vaut 1(F unités absolues de résistance {Voy. uxités), el l'ohm légal, qui est la résistance d'une colonne de mercure à zéro avant un millimètre carré de section el 106 centimètres (fe longueur. Cette valeur a été admise comme se rapprochant beaucoup des nombres obtenus dans la détermination expérimentale de l'ohm théorique.
OIDEMIA, nom latin spécifique de la Macreuse.
OÏDIUM ;dimin. fictif du gr. cLôv, œuf), étal conidial des Champignons du genre Erysiphe {Voy. ce mol), qu'on a pris quelque temps pour un genre à part. On connaît surtout \'0. Tuckeri, qui produit la malaaie de la vigne : ce cr\-ptogamc étend ses filaments végétatifs comme un lacis, à la surface des grains, enfonce dans lépidenne de
fctits filaments latéraux complétant le rôle de suçoirs; et épiderme alors, durci el séché, ne peut suivre l'accroissement des tissus sous-jacents ; il se rompt el amène la destruction du grain. Le soufrage est le seul moyen de se
. débarrasser de ce parasite.
I OIE (du b.-lat. auca, p. avica, oiseau), Anser, genre d'Oiseaux, de l'ordre des Palmipèdes, famille des Lamellirostres (Anatidées), el tj-pe de la tribu des Ansérinées. Les Oies se distinguent des Canards par le volume du corps el la forme du bec plus court que la tête, plus étroit en avant qu'en arrière, plus haut que large à sa base. Elles ont le col plus court el plus raide que les Cygnes ; elles ont aussi les tarses plus élevés, moins écartés el plus portés en avant, ce qui leur rend la marche plus facile : aussi les voit-on plus souvent se tenir sur terre que dans l'eau.
; Le jars, ou mâle de l'oie, peut suffire à douze femelles.
j Les oies font leur nid à terre, et y jjondenl de huit à dix
: œufs, dont l'incubation dure un peu plus d'un mois. Aussitôl sorti de sa coquille, l'oison marche et pourvoit à sa nourriture. Ces oiseaux ont la vue lx)ime, l'ouïe très fine
' et une vigilance remarquable : tout le monde connaît l'histoire des oies du Capitale. C'est sans doute à ses fonnes disgracieuses que cet animal doit sa réputation de stupidité, qui n'est point méritée. Les oies vivent très longtemps : elles se nourrissent de graines et de plantes aquatiques. Leur chair fournit un mets substantiel et savoureux, recherché surtout pr le jwiuvre. On les engraisse spécialement pour leur foie, avec lequel on fait, surtout à Strasbourg el à Toulouse, des pâtés excellents. La fiente de l'oie fournil im bon engrais. La peau, garnie de son duvet, sert à faire des fourrures, des houppes à jKJudrer, etc.