OISEAUX
Les plumes movcnnos soni roclicrchces par les plumassiers et les tapissiers. Les grosses plumes de l'aile élaieiil employées pour écrire.
Parmi les espèces, on remarque : l'Oie ordinaire [Atias anscr), originaire de l'Kurope orientale et souche de nos races domestiques : plumajçe gris-cendré, mêlé de brun et de blanc ; bec jaune et ailes courtes ; — l'Oie sauvage {Anser segelum), qui diffère peu de la précédente : les oies sauvages voyagent par troujjos, volant sur deux longues lignes formant un angle aigu; le mâle qui conduit se tient au sommet de l'angle, et va se placer à l'extrémité de l'une des lignes lorsqu'il est fatigué ; elles nous arrivent du Nord au mois de novembre; — l'Oie de neige [A. hypcrboreus] : corps blanc, rémiges noires, bec rouge; eue liabite le pôle nord; — l'Oie rieuse [A. albifrons), ainsi nommée à cause de son cri, qui a quelque analogie avec le bruit qu'on fait en riant : elle est grise avec le ventre noir et une tache blanche sur le front; — l'Oie à cravate [A. canadensis], du Nord de l'Amérique; — l'Oit' de montagne (A. montanus), qui est fort grande; — l'Oie armée, l'Oie renard {Voy. uEnNACHE), etc.
OIE (JKU DE I.'). Ce jeu parait fort ancien; on dit même qu'il est renouvelé des Grecs. Il se joue avec deux dés sur un carton représentant 63 figures, parmi lesquelles les oies sont disposées de 9 en 9; auand on arrive au n» 63, qui est l'oie royale, on a gagné la partie. Le joueur qui tombe sur certains numéros portant des figures telles que le puits ou la jyrison, est obligé de payer une amende et de rétrogi-ader ou même de recommencer la partie.
Palte-d'oie. Voy. patte.
OFE, petite constellation de l'hémisphère boréal, située entre la Lyre et l'Aigle, et qui est souvent réunie à celle du Renara sous le nom commun de Fleuve du Tigre. Voy. ce mot.
oie d'Amérique, constellation. Voy. toucax.
Oie de mer ou Bec d'Oie, nom vulg. du dacphis.
OIGNON ou oGNOx (du lat. unio, sorte d'oigTion), Allium ccy)a, espèce du genre Ail, famille des Liliacées, caractérisée par une hampe s'élevant à plus de 1 m., nue, cylindrique, îlstuleuse, et renflée dans sa partie inférieure ; pardcs feuilles également (Istuleuses et cylindriques ; par des fleurs blanches ou rougcâtres en tête arrondie en ombelle: la graine est longue, d'un vert bleuâtre et anguleuse. Le bulbe, ou oignon propr. dit, se compose de plusieurs tuniques charnues rouges ou blanches qui s'cmboîlent les unes dans les autres, et dont l'assemblage forme un bulbe plus ou moins gros, recouvert d'une pellicule que l'on nomme pelure. Toutes les parties de la plante renferment une huile, d'une odeur pénétrante, qui irrite les yeux et fait pleurer; mais cet effet est détruit par la cuisson : l'oignon devient alors douceâtre et même sucré.
L'oignon est beaucoup plus gros et plus doux dans le Midi que dans le Nord : on peut l'y manger cru. Les Egyptiens nourrissaient leurs esclaves avec des oignons crus ; on en donnait également aux soldats romains. A l'état cru, l'oignon n'a rien de nuisible pour les individus qui mènent une vie active, ou qui se livrent, surtout pendant les grandes chaleurs, à des travaux pénibles; mais les personnes délicates doivent s'en abstenir. L'o'ignon cuit devient un aliment aussi agréable que salutaire ; il entre comme assaisonnement dans presque tous nos ragoûts.
On distingue : l'Oignon rouge, dont le bulbe est couvert de tuniques d'un jaune un peu orangé; l'O. blanc, dont les tuniques sont blanches; l'O. d'Espagne, dont le bulbe
multiplie.
L oignon sç plaît de préférence dans les terres légères, chaudes, sablonneuses et mêlées de terreau.
Au genre Allium se rattachent l'Oignon commun lA.cepa), l Oignon d'hiver (.4. fistulosum), l'Echalote [A. ascalonium), le Poireau (.4. porrum), le Faux Poireau [A. am- Vjyrasum), la Rocaml)ole [A. scorodoprasum), la Civette ou C.ljoule [A. schœnoprasum).
n JriP'r/^^r^ ?." «o^me ^gnon ce que les botanistes rf rl'^f 1^ 1^/ -.-^) •• -1' -^ -sens qu'on, dit :
oiG.NoN. En Médecine, on nomme ainsi une tumeur dure et douloureuse qui vient au voisinage des articulations du pied, particulièrement de celles du métatarse, et qui consiste en un gonllement des os eux-mêmes. Lt* repos, des bains de pied, des cataplasmes émoliients lorsque l'oignon est rouge, chaud, douloureux, des chaussures larges et molles sont les seuls moyens qu'on ait à y opposer.
01 L (langue d'), r.om donné dans le moyen âge à la langue que parlaient les peuples de la France habitant au nord de la Loire, vient de ce qu'ils disaient oïl pour oui, du latin hoc ille. On l'oppose à la langue d'oc, qu'on parlait au Midi [Voy. langues). L'une et l'autre étaient issues du latin introduit en Gaule par la conquête romaine. L'ascendant d'une civilisation supérieure, les relations constantes entre Romains et Gaulois, le prestige d'une littérature qui avait produit de nombreux chefs-d'œuvre, furent les principales causes qui firent que la langue des vainqueurs remplaça celle des vaincus et la relégua peu à peu dans les parties les plus reculées du pays. Le latin, qui du reste n'était pas le latin littéraire ou écrit, mais le latin vulgaire, celui que parlaient non seulement les soldats et les commerçants, mais toutes les classes de la société, subit lui-même de profondes modifications, dues, les unes à l'action de certaines lois phonétiques suivies instinctivement par le peuple dans la formation des mots, les autres à des différences de syntaxe dont la principale consistait dans l'adoption de l'ordre analytique et logique dans la construction de la phrase. Ainsi transformé, le latin produisit au Nord la langue A'oïl cl au Midi la langue d'oc, comme ailleurs il donna naissance au catalan, à Vespagnol, au 2)ortugais, à Vilalicn, au roman et au rhéto-roman. La langue il'oïl comprenait plusieurs dialectes, dont les principaux étaient : le français, le bourguignon, le normand, le jjîcard et le poitevin. Le fond de la langue était le même pour tous; ils ne différaient que pour les détails. C'est l'un d'entre eux, le français, en usage dans l'Ile-de-France, la Champagne, la Rrie, l'Orléanais, le Bas-Maine et le Perche, qui finit par l'emporter non seulement sur tous les dialectes du Nord, mais encore sur la langue d'oc, et par devenir la langue de la France fout entière, celle que nous parlons et que nous écrivons auj. C'est surtout dans l'histoire politique qu'il faut en chercher la cause. Le pouvoir royal avait eu son berceau dans l'Ile-de-France : son développement entraîna l'expansion du dialecte français. L'unité de la langue se fit avec l'unité de la patrie, et l'ordonnance de Yillers-Cotlerêts, en imposant, en 1539, à tous les sujets du roi l'emploi du français dans les actes publics, consacra son li'iomphe définitif. — Le latin ii!est pas d'ailleurs le seul élément qui ait servi à constituer la langue française ; des mots grecs, celtiques, ibériques ou tudesques furent fournis en assez grand nombre soit par les premiers habitants de la Gaule, soit par les peuples du Nord, dans leurs invasions successives. Voy. trouvères.
OILLE (du lat. olla) ou Olla podrida. Voy. ce mot.
OING (du lal. unguen], ce qui sert à oindre, c.-à-d. à graisser. Ce mot n'est guère usité qu'en parlant du vieux oing ou axonge. Voy. axonge.
OINT (participe à'oindre, frotter d'huile). Ce mol se dit, dans le style biblique, de toute personne consacrée, parce que l'on se servait d'huile pour sacrer les rois et les grands prêtres. Jésus-Christ est appelé spécialement VOinl du Seigneur. Le nom de Christ a est qu'un mot grec (ypt^T&î) qui veut dire oint.
OISANITE, syn. d'ANATASE et var. A'Epidole, qu'on trouve à St-Chrîslophe en Oisans (Dauphiné].
OISEAUX (du b.-lat. aiiccllus, p. avicellus, dimin. d'ai7'."î), 2'" classe de l'embranchement des Vertébrés, renferme des animaux revêtus de plumes, et dont les membres antérieurs, ou ailes, sont conformés pour le vol. Chez ces animaux, l'appareil de la locomotion réside non seulement dans les plumes des ailes, mais aussi dans celles de la queue; en outre, le volume considérable de leurs
fioumons, la cavité des os et des plumes augmentent la égèreté spécifique du corps et aident encore au vol. Leur bouche est garnie d'un bec corné qui protège les mâchoires ; ils n'ont ni lèvres molles, ni dents apparentes. Les oiseaux sont les seuls animaux chez lesquels on rencontre immédiatement à la division de la trachée-artère un second larynx dans lequel se renforce la voix. L'appareil ('e la digestion se fait remarquer par le triple rcnflcmei.t de